FAMILLES, CONFEDERATIONS, NATIONS
ET TRIBUS AMERINDIENNES

(Indiens d'Amérique)

M N O P

Q à Z ; A à C ; D à L

Les nations, appartenant à des familles linguistiques, sont composées de tribus parfois groupées en confédérations.

Voir Cartes.



M

MACHIGUENGAS
Amazonie péruvienne ; basse vallée du rio Urubamba jusqu'au rio Alto Madre de Dios ; parc national de Manu.

MADEIRA
(Tupi) Amazonie brésilienne (Rivière Madeira).

MAHICAN, MOHEGAN, LOUPS, WOLF, WOLVES
Mahican (Mahikan) ou Mohegan, déformé en Mohican, vient de Muheconneok ("peuple de la rivière Hudson"). Famille des Algonquiens. Ils vivaient dans ce qui est maintenant l'Est du Connecticut, lorsque les premiers colons blancs arrivèrent en Nouvelle-Angleterre. Ils prirent le parti des Anglais contre les autres tribus d'Amérique du Nord. Ils pratiquaient la chasse, la pêche et cultivaient le maïs. Ils ont vendu la plupart de leurs terres et se sont dispersés.
Voir Pequot.

MAIDUS
(Pénutiens). Californie. Répartis en Konkow (nord-ouest) et Nisenan (vallée).
Le coyote invente le feu ou le vole et l’apporte dans ses oreilles ou encore organise une course au cours de laquelle les hommes dérobent le feu aux dieux.

MAKAH
Côte Nord-ouest du Pacifique, Etat de Washington, depuis 4.000 ans. Langue : wakashan.
Chasseurs de baleine.

MAKIRITARES, Yekuana
Venezuela ; langue caribe

MAKU
(Orénoque).
La vue du rhombe est interdite aux femmes. L’objet, tenu par des lanières, que les chamans font tournoyer, est un instrument magique ; son vrombissement est censé provoquer quelque sortilège.

MAKUNA ou MACUNA
Amazonie colombienne, rivière Apaporis. Ils vivent dans le Parc national naturel de Yaigojé-Apaporis (2009) avec les Letuama, les Yauna et les Tanimuka.

MALAGANA
Civilisation préhispanique (Colombie).

MALAYO voir Wiwas

MALECITES, Maléchites, Maliseet, Etchemins, Almouchiquois
(Algonquiens).
La Confédération Wabanaki regroupe Penobscot, Malécites, Passamaquoddy, Abénaqui du Maine et Micmac.
Chasseurs et pêcheurs semi-nomades mais aussi agriculteurs (maïs), les Malécites ont vécu au Nouveau-Brunswick jusqu'au XVIe siècle.
Les Français les appelaient Etchemins ("hommes des canoës") ou Almouchiquois.
Les Motowolon (hommes ou femmes ayant le pouvoir de communiquer avec les esprits) possédaient des sacs-médecine contenant des os, des cailloux, des figurines sculptées et d'autres objets sacrés.
"Le sac-médecine est une sacoche contenant des objets sacrés auxquels se rattachent certaines significations et certains souvenirs et censés être la source médecine (force spirituelle) pour un individu, un clan ou une tribu" (Larry J. Zimmerman, anthropologue).

En 1694, une partie de la population meurt de la peste apportée par les Européens forçant les Malécites à abandonner provisoirement leur village (Médotec) aux abords de la rivière Saint-Jean.
En 1828, les Malécites s’installent à Viger près de la rivière Verte en Gaspésie d'où l'origine de leur appellation actuelle, les Malécites de Viger. Le Gouvernement en leur fournissant des semences et des provisions tentera d’inciter les Malécites à s’établir définitivement dans cette région. Tentative infructueuse... Viger sera donc rétrocédé aux colons (que ces terres très fertiles intéressent) par le gouvernement Canadien en 1869.
Les réserves de Whithworth et Cacouna sont créées en 1876 et 1891 par le gouvernement fédéral afin de tenter de nouveau de sédentariser les Malécites. Ceux-ci résistent encore... d’ailleurs, on en oubliera presque leur présence tant les Malécites se sont dispersés sur le territoire québécois.
En 1987, des Malécites n‘ayant jamais quitté Viger se sont réunis à Rivière-du-Loup pour élire un conseil de bande. En 1989, le gouvernement du Québec reconnaissait officiellement la Première Nation malécite de Viger.
Actuellement, les Malécites, toujours fidèles à leur mode de vie refusent encore d’être obligés à résider dans une réserve, aucun d'entre eux ne vit en permanence dans les réserves de Whithworth et de Cacouna.

MALISEET
Voir Malécites

MAMES
Descendants des Mayas

MANAHATTA, MANNA-HATA, Manhattes
Ile de Manhattan. Voir Delaware

MANAOS
Ils vivaient sur le Rio Negro (Brésil) quand il fut découvert par les Portugais. Manaus, dont le nom perpétue leur mémoire, est la capitale de l'État de l'Amazonas.

MANDAN

Dakota du Nord. Famille linguistique sioux.
La MHA Nation (7 000 Indiens) regroupe aujourd'hui trois tribus : les Mandans, les Hidatsas et les Arikaras.
Certains ont prétendu que les Mandans n'étaient pas vraiment des indigènes, mais plutôt des Européens perdus, voire même les descendants métissés des Vikings qui auraient découvert l’Amérique avant Colomb.
Les Européens rencontrèrent les Mandans pour la première fois au XVIIIe siècle à l'embouchure de la rivière Heart, dans la partie inférieure du Missouri.
Les Mandans, plus agriculteurs que nomades, vivaient dans des huttes en terre, dans des villages fortifiés. Ils avaient coutume de se tatouer le visage et la poitrine et pratiquaient certaines cérémonies sociales sophistiquées. Une épidémie de variole en emporta un grand nombre en 1837.

Long Mandan s'opposa aux tentatives que firent les Blancs de s'emparer des Black Hills du Sud Dakota que les Sioux considéraient comme le centre sacré du monde.

Fête du printemps ; commémoration du retrait des eaux ; le "premier homme" est nu, peint en blanc, 4 peaux de loups sur les épaules et 2 dépouilles de corbeau sur la tête.

Quatre ancêtres vinrent un jour des profondeurs de la terre pour leur apprendre l'art de l'agriculture. Le plus jeune, qui avait pour nom "Tête chauve comme un hochet en calebasse", apporta la courge.

MAPUCHE, ARAUCAN, ARAUCANIS

Langue mapudungun ("parlé de la terre") ; mapuche signifie "Peuple de la Terre". Zone centre-sud du Chili et de l'Argentine (Araucanie et Patagonie). Autrefois nomades et polygames, les Mapuche (prononcez : Mapoutché), dont l’ancien nom est Araucan, ne furent soumis qu’au XIXe s. Certains furent regroupés dans des réserves situées entre le fleuve Bio-Bio et le canal de Chacao (Chili).

Le 12 février 1541, dans une vallée des Andes du Sud, dans la région que les Mapuches appelle Chile (neige), Pedro Valdivia, ancien soldat de l'armée de Pizarro, fonda une cité qu’il baptisa Santiago del nuevo Estremo (la future Santiago du Chili), en honneur de Saint-Jacques et de l'Estrémadure dont il était originaire. Valdivia tenta de soumettre les indiens mapuches mais mourut, torturé par eux, douze ans plus tard.

Le 11 novembre 2007, à Chimpay (Argentine), le mapuche Ceferino Namuncurà, né le 26 août 1886 en Patagonie argentine, fils du cacique Manuel Namuncurà et frère salésien qui mena une vie vertueuse, est le premier indigène argentin (deuxième en Amérique Latine) à être béatifié par le pape Benoît XVI.

MAQUAES
Voir Agniers.

MARICOTA, MARICOPA, PEE-POSH
Arizona.

MAROCASERO
Wiwa. Colombie

MARUBO
Vallée du Javari en Amazonie brésilienne.

MARUVA
Amazonie brésilienne. Tribu réputée pour sa pratique du chamanisme.

MARY’S RIVER
Orégon. Langue pénutienne.

MASATEC, MASATEK
Mexique, province d'Oaxaca ; langue mixtèque.

MASAWA
Langue d'Amérique centrale de la famille Oto-pameano (Oto-Mangue).

MASCOGOS
Nom mexicain des Muskogee. Au XIXe siècle, les "Séminoles noirs", descendants d’esclaves noirs en fuite s’étant mis sous la protection des Indiens Séminoles de Floride, fuient les Blancs jusqu’au Mexique où ils adoptent le nom des Indiens Muskogee (Mascogos en mexicain) pour pouvoir bénéficier de terres.

MASCOUTINS, MASKOUTINS, MASKOUTEN
Ouest du lac Michigan. Wisconsin.

MASHCO-PIRO
Amazonie péruvienne. Recouverts de peinture rouge (rocou) extraite d'un arbre, le rocouyer, ils vivent de la chasse, du manioc, des papayes et des bananes.

MASKEGONS
Nord du Lac Supérieur ; sud-est des territoires du nord-ouest (Canada).

MASSACHUSETT
(Algonquiens). Près des rivières Charles et Neponset ; de l’Est du Massachusetts à la rive est de la Baie de Narragansett à Rhode Island.
Les Massachusett étaient une confédération comprenant les Massachusett proprement dits, les Nauset, les Nipmuc et les Wampanoag.

MASTANAHUA
Amazonie péruvienne.

MATACOS
Nord Argentine.

MATAOUAN
Canada. Nord-ouest du lac Nipissing.

MATIS
Les Matis se nomment eux-mêmes Deshanmikitbo ("gens de l'amont"). Langue pano. Amazonie brésilienne, sur le rio Itui, dans le bassin du Javari.

MATSES (Matsés).
Vallée du Javari en Amazonie brésilienne.

MATSIGENKA
Amazonie péruvienne ; Rio Urubamba.

MAXAKALI
Les Maxakali vivent dans l'État brésilien du Minas Gerais.

MAYAS
Famille linguistique maya-zoque.

Ce groupe de peuples était établi dans les Etats actuels de Vera Cruz, du Yucatan, de Campeche, de Tabasco et du Chiapas au Mexique, dans une grande partie du Guatemala, et dans certaines régions du Belize et du Honduras.
Les Mayas de la péninsule du Yucatán formaient le principal peuple de ce groupe, auquel ils donnèrent leur nom. Les autres, d'importance politique moindre, étaient les Huaxtèques du nord de Vera Cruz, les Tzental de Tabasco et du Chiapas, les Chol également du Chiapas, les Quichés, les Cakchiquel, les Pokonchi et les Pokomam des hauts plateaux du Guatemala, et les Chorti de l'Est du Guatemala et de l'Ouest du Honduras. À l'exception des Huaxtèques, isolés au nord, ces peuples occupaient tous des territoires contigus. Ils appartenaient à une même culture qui, à bien des égards, atteignit un degré de développement que n'égala aucune autre civilisation précolombienne.
Aujourd’hui peu nombreux et regroupés principalement au Yucatán, ils fondèrent une civilisation précolombienne très évoluée qui s’étendit sur les territoires actuels des Etats mexicains du Yucatan et des Chiapas, et sur ceux du Guatemala et du Honduras.
L’origine de cette civilisation remonterait au IVe s. av. J.-C. Les VIIe, VIIIe et IXe s. marquent son apogée.

PRINCIPAUX SITES MAYAS

Au Guatemala :

- Tikal (la plus grande cité, palais, 8 temples/pyramides, dont le plus imposant a 58 m de haut), Naachtun et Naranjo (où une stèle raconte l'arrivée de la Dame du sixième ciel, une reine guerrière, qui fonda sa dynastie à partir de l'an 682) ;
- Dos Pilas, un avant-poste de Tikal, entre les fleuves Pasión et Salinas dans le nord du Guatemala ;
- Piedras Negras est le plus grand des sites archéologiques mayas situés le long de la rivière Usumacinta
- Quiriguá, site archéologique situé dans la vallée du Motagua, sur la ligne ferroviaire reliant Puerto Barrios à Guatemala, dans le département d'Izabal au Guatemala.
- Kaminaljuyú, site archéologique mésoaméricain situé à 1 500 m d'altitude dans les Hautes Terres du Guatemala sur la ligne de partage des eaux Atlantique/Pacifique.

Au Honduras :

- Copan (30 ha, stèles colossales, escalier hiéroglyphique, escalier des jaguars, terrain de jeu où les joueurs disputaient des parties de pok-a-tok sorte de basket avec des anneaux fixés aux murs dans lesquels ils tentaient de faire passer une balle de gomme, marquer un but était exceptionnel, le gagnant pouvait demander habits et bijoux aux spectateurs, etc.) ;

Au Belize :

- Caracol : le temple Caana est la plus grande structure de Caracol (sa disposition rappelle les temples en triade du site préclassique d'El Mirador ; certains gradins de la pyramide étaient couverts de salles voutées) ; Caracol possède un nombre important de sacbeob (chemins) qui relient le centre à la périphérie ; le site comprend trois aguadas (points d'eau) ; 2 stèles représentant des reines ; on a trouvé deux masques en forme d’alligator 3 ;
- Lamanai, site archéologique localisé dans le nord du Bélize à l'embouchure de la New River dans le district d'Orange Walk.

Au Chiapas (Mexique) :

- Palenque (temples de la Croix Feuillue, du Soleil, des Inscriptions dans lequel fut découvert le sarcophage d’un chef, etc.),
- Yaxchilan connue pour son grand nombre d'excellentes sculptures, notamment ses superbes linteaux,
- Bonampak : parois peintes (fresques de la Chambre sacrée) ;
- Toniná, cité située à environ 13 km à l'est d'Ocosingo, dans l'État du Chiapas.

Au Yucatan (Mexique) :

- Uxmal (splendide palais du Gouverneur, jaguar bicéphale, phallus de 3 mètres, Grande Pyramide de 37 mètres),
- Chichén Itzá (signifie "bouche des puits d'Itzá" en référence à la tribu maya des Itzá qui y vivait et aux deux puits naturels qui alimentaient la ville en eau et autour desquels était centrée la vie religieuse et culturelle. Chichén Itzá fut fondée au début du VIe siècle apr. J.-C. et abandonnée vers 670. Reconstruite par les Itza à leur retour dans la région, elle devint l'une des plus importantes cités du nord du Yucatán et un centre majeur de la culture maya. Au Xe siècle, la ville fut conquise par les Toltèques, des envahisseurs originaires du nord du Mexique, qui participèrent à l'essor de la ville. Selon la légende, une divinité toltèque rivale, Tezcatlipoca, avait chassé de Tula Quetzalcoatl et ses adorateurs vers l'an 1000. Ils se déplacèrent vers le sud et finirent par faire de la cité maya de Chichén Itza leur capitale et un important centre religieux. Elle fut désertée plus d'un siècle avant l'arrivée des Espagnols, sans causes connues. Monuments : la "tour astronomique", la pyramide El Castillo en réalité temple de Kukulcan, le temple des Guerriers avec l’image de Chac-Mool, dieu couché tenant le plateau où il recueille des cœurs des immolés, les cenotes sacrés puits naturels dans lesquels ont été découverts des squelettes et des objets votifs, terrain de jeu),
- Mayapan (influence des Toltèques. Fondée dès 1050, Mayapan était la capitale politique des Mayas dans la péninsule du Yucatan de la fin des années 1220 jusque dans les années 1440),
- Calakmul ou Kalakmul, puissante cité maya, rivale de Tikal, fut habitée pendant plus d'un millénaire, avant d’être engloutie par la jungle après son abandon (à son apogée, Calakmul administrait un vaste domaine marqué par l’inscription largement répandue de son glyphe-emblème, qui est caractérisé par le signe de la tête de serpent et qui se lisait Kaan. Calakmul était le siège de ce que l'on a appelé le Royaume du Serpent. On estime que Calakmul avait une population de 50.000 personnes et contrôlait des localités situés à une distance allant jusqu’à 150 km. Il existe 6.750 structures anciennes identifiées à Calakmul, dont la plus importante est la grande pyramide du site - plus de 45 m de haut - ce qui en fait une des plus hautes pyramides de la civilisation maya. Quatre tombes ont été localisées dans la pyramide. Les guerres contre Palenque auraient été menées dans le but de prendre le contrôle des routes commerciales très actives qui traversaient la partie occidentale de la zone maya) 2.
- Cobá, site archéologique situé dans la péninsule du Yucatán, au Sud-Est du Mexique (État du Quintana Roo) dans le petit village de Cobá à environ 106 km de Playa del Carmen et à 42 km de Tulum.
- Tulum ou Tuluum, site archéologique situé dans la péninsule du Yucatan, dans le sud-est du Mexique (État du Quintana Roo), dans une région appelée la Riviera Maya, le long de la mer des Caraïbes.
- Dzibilchaltùn, site archéologique situé dans l'État mexicain du Yucatán, à 17 kilomètres environ au nord de la capitale de l'État, Mérida. Son nom signifie « où il y a des écritures sur des pierres plates ». L'édifice le plus connu est le Temple des sept poupées, nommé ainsi à cause de sept petites statues trouvées sur le site quand le temple fut découvert par les archéologues dans les années 1950.
- Edzná, site archéologique du puuc (collines en maya) ancien au Campeche. Il contient l'un des rares exemples au Yucatán de pyramide maya dont les étages sont pourvus de chambres voûtées.
- Isla de Jaina (île de Jaina), petite île calcaire du golfe de la péninsule du Yucatán qui se situe dans l'actuel État mexicain de Campeche à environ 40 km au nord-est de la ville de Campeche et à 15 km au sud de l'île de Piedras. Elle abrite un site archéologique qui est un ancien lieu de sépulture de l'élite maya ; de fait, les recherches archéologiques y ont mis au jour de nombreuses figurines en céramique de grande qualité qui ont été classées en trois phases : Jaina Phase I (600-800), Jaina Phase II (800-1000) et Phase Campeche (1000-1200).

Au Tabasco (Mexique) :

- Pomoná, site archéologique comprenant six ensembles architectoniques importants, ainsi que quelques quartiers résidentiels distribués sur une surface de presque 175 hectares sur la rive droite du ruisseau Pomoná, petit affluent de l'Usumacinta. Un des textes hiéroglyphiques signale que Pomoná était alliée à Palenque et que, en 790 ap. J.-C., elle affronta la cité de Piedras Negras au Guatemala et fut défaite.

La société maya était divisée en classes : nobles, religieux, militaires, artisans, commerçants, paysans (la majorité) et l'équivalent des serfs. Elle était dirigée par des chefs héréditaires, de filiation patrilinéaire, qui déléguaient leur autorité sur les communautés villageoises à des chefs locaux. La terre, propriété de chaque village, était distribuée en parcelles aux différentes familles.

De tous les autres peuples américains, les Mayas furent les seuls à cimenter les pierres de leurs édifices.

Ils aplatissaient le crâne des bébés entre 2 tablettes attachées ensemble.
Ayant une étrange passion pour le strabisme, les Mayas contraignaient l’enfant à loucher en lui faisant porter, suspendue au front, une petite balle de résine qui descendait jusqu’au milieu du nez.

Les prêtres transmettaient leur charge de père en fils ; signe de leur fonction, ils buvaient du chocolat 2 fois par jour (la graine de cacao était la monnaie des Mayas).
Chez les Mayas et les Aztèques, le chocolat était la boisson des classes riches ; les pauvres l’utilisaient sous forme de bouillie, avec de la farine de maïs relevée de piment. Le chocolat était également employé pour les massages.
Il y a plus de 5 000 ans, les Mayas mastiquaient de la sève de sapotillier, un arbre du Yucatan dont la sève est un latex appelé "chiclé" (tchiclé).
Chez les Mayas, le tabac est surtout une plante sacrée et curative, utilisée par des prêtres et des chamans. Il sert à communiquer avec les esprits et à apaiser des douleurs.

Les prêtres prévoyaient les éclipses et calculaient les révolutions synodiques de Vénus.

Panthéon maya

Le panthéon maya est rendu complexe et confus par les nombreux aspects et titres que chaque divinité pouvait avoir. Une divinité était associée par une couleur aux 4 points cardinaux ; nombre d'entre elles avaient un partenaire de sexe opposé et certaines se manifestaient aussi dans l'inframonde. Elles habitaient dans un cosmos à 3 niveaux : un inframonde avec 9 couches (Xibalba), un monde intermédiaire peuplé par les hommes et un univers supérieur céleste soutenu par 4 dieux, les Bacabs. L'axis mundi représenté par un grand ceiba, un arbre sacré, reliait ces 3 niveaux. Il permettait aux âmes des morts, ainsi qu'aux dieux, de voyager.
A force d'ennuyer les seigneurs de l'Inframonde en jouant continuellement à la balle, les jumeaux Hunahpu et Xbalanque furent invités à se mesurer aux dieux dans leur demeure infernale. Ils franchirent par magie la maison des Couteaux et allumèrent du feu pour traverser la maison du Froid. Dans la maison des jaguars, ils apprivoisèrent les animaux en leur donnant des os et parvinrent ensuite à rester en vie dans la maison du Feu. Dans la maison des Chauves-souris, une de ces créatures décapita Hunahpu. Jetant un sort aux animaux, Xbalanque convainquit une tortue de se faire passer pour la tête de son jumeau. Les garçons jouèrent alors à la balle avec les dieux, avec la tête de Hunahpu suspendue sur le terrain. Les dieux lancèrent la balle vers la tête, mais elle sortit. Un lapin en profita pour quitter son terrier et distraire les dieux ; il permit à Xbalanque de remplacer la vraie tête par celle de la tortue. Les jumeaux abusèrent les dieux en leur montrant leur habileté à se couper et à se reformer. Quand les seigneurs de l'Inframonde demandèrent qu'ils recommencent ce tour sur eux, les garçons les démembrèrent et les laissèrent épars. Ce fut la victoire finale des jumeaux Héroïques. Ils renaquirent comme Soleil et Lune.
Le mythe reflète la croyance selon laquelle un dirigeant maya devait être préparé à sa mort à affronter les dieux, et à se montrer plus malin qu'eux pour être transformé en corps céleste. Des scènes de sacrifice humain ornent le terrain de jeu de balle de Chichen Itza où les joueurs vainqueurs décapitent les perdants.
- Hunab, créateur du monde, le rétablit après trois déluges : le premier monde fut habité par des nains qui construisirent les cités, le second par une race inconnue, les Dzolobs qualifiées de transgresseurs, le troisième monde est habités par les Mayas ;
- Itzamna (lézard Maison), fils de Hunab, dieu du Ciel, dieu du jour et de la nuit, donne écriture, codex, calendrier, cérémonies religieuses ; il règne sur le paradis ; il est représenté comme un aimable vieillard aux joues creuses et au nez proéminent ;
- Ix Chel (déesse Arc-en-ciel), la lune, femme d’Itzamna, est liée à la fertilité, à la fécondité, à la médecine et à certaines activités féminines comme le tissage ; déesse des inondations et des orages, elle est représentée par une vieille femme méchante entourée des symboles de mort et de destruction ; un serpent est enroulé autour de sa tête et des ossements décorent sa robe ;
- Ahau Kin ou Kinch Ahau ou Kinich Ahau ou Ah Kinchil, dieu solaire, sous la forme d’un jaguar, est souvent associé à Itzamna ;
- Inich Kakmo, dieu soleil ;
- Chac ou Chaak, dieu de la pluie, représenté par un serpent au long nez, et les 4 dieux bienveillants de la Pluie se manifestent par le tonnerre et la foudre ;
- Ah Mun ou Yumtaax ou Yum Rax, dieu du Maïs, est représenté par un jeune homme portant des épis dans sa chevelure ;
- Kukulcan ou Gucumatz, dieu du vent, est l'équivalent de Quetzalcoatl, le Serpent à plumes, divinité toltèque introduite chez les Mayas par les Toltèques ;
- Ah Puch, connu aussi sous le nom de Hunhau, dieu de la Mort, règne sur Mitlan, le domaine des Morts ; il est représenté par une tête de hibou, un squelette ou un crâne décharné avec des clochettes ;
- Hunhau, chef des démons, est aussi une représentation de Ah Puch ;
- Ek Chuah, dieu de la guerre est associé à Ah Puch ;
- Chuy Kak, dieu de la guerre, est un destructeur de feu ;
- Ah Cun Can, dieu de la guerre, est un charmeur de serpent ;
- Ahulane, dieu de la guerre, est un archer ;
- Nacon est un autre dieu de la guerre ;
- le dieu « L », coiffé de la tête et des plumes de l’oiseau moan (effraie), est assis sur un trône en peau de jaguar ;
- le dieu « N » ou Pauahtun est associé à la conque ou à la carapace de tortue ;
- le dieu « K » porte le signe Miroir Fumant sur son front ;
- Ab Kin Xoc, dieu de la poésie, est connu aussi sous le nom de Ppiz Hiu Tec ;
- Ahau Chamahez et Cit Bolom Tum sont des dieux de la médecine ;
- Ahmakiq est le dieu de l'agriculture ;
- Ixtab, déesse du suicide, est représentée suspendue au ciel par une corde autour du cou (les mayas croient que le suicide par pendaison permet à l'âme d'atteindre directement le paradis) ;
- Akhushtal est la déesse des accouchements ;
- Ekahau est le dieu des voyageurs et des marchands ;
- Kan-U-Uayeyab est le dieu gardien des cités ;
- Kisin, dieu des tremblements de terre, vit sous la terre dans le purgatoire où toutes les âmes, sauf celles des guerriers morts à la bataille et les femmes mortes en couches, séjournent quelques temps (les suicidés, par contre, y demeurent à jamais) ;
- Les dieux Bacabs se trouvent aux 4 coins du monde pour soutenir les cieux.
- Le scorpion est le dieu de la Chasse ; il est utilisé comme symbole de la pénitence et de la saignée.
- La Voie Lactée est représentée par un grand serpent blanc.
- Les 4 éléments et les 4 directions cardinales sont commandés par les 4 tigres ou jaguars, défendant les plantations du village.
- une multitude de divinités sont associées aux jours et aux mois de l'année.
Ce monde divin prêché par le clergé était étroitement lié à la terreur, à la souffrance, à la mort. Le tribut demandé au peuple était un tribut de sang. L'un des sacrifices les plus communs était de se passer au travers de la langue une cordelette hérissée d'épines ou de se percer profondément le bras, la jambe, le nez, n'importe quel point du corps capable de saigner. Mais parfois la vie d'un homme était demandée (par exemple des enfants pour les rites saisonniers ou des esclaves qui accompagnaient leur défunt maître au tombeau). Chacun pouvait être requis. Les victimes venaient probablement droguées. Elles ne manifestaient en effet aucun emportement devant les autels. Elles étaient égorgées ou précipitées du haut de l'un des escaliers de cauchemar de ces temples pouvant avoir jusqu'à 70 mètres de haut. Elles étaient ensuite écorchées et les prêtres pouvaient revêtir leur dépouille sanguinolente. Les guerres des Mayas, comme celles des Aztèques, n'avaient qu'un but : se procurer des prisonniers à offrir aux dieux.

Les peuples mayas créèrent un système d'écriture hiéroglyphique pour consigner leur mythologie, leur histoire et leurs rites sous forme d'inscriptions sculptées et peintes sur des stèles, des linteaux et des escaliers ou peintes dans des livres formés de feuilles de papier en fibres végétales (écorce d’arbre) recouvertes d'une pellicule de chaux. 4 de ces manuscrits nous sont parvenus : le codex Dresdensis, conservé à Dresde, le Peresianus, à Paris, le Tro et le Cortesianus, à Madrid. Ces livres, utilisés comme calendriers divinatoires, traitaient de thèmes comme l'agriculture, le temps, la maladie, la chasse et l'astronomie.

Le maya (également appelé yucatèque), la langue propre des Mayas, est parlé par environ 350 000 personnes dans le Yucatán, le Nord du Guatemala et au Belize. Les autres langues de la famille linguistique maya sont au nombre de vingt-trois. Malgré cette persistance linguistique, moins de la moitié des 400 signes hiéroglyphiques répertoriés ont été déchiffrés : nombres et noms des jours, des mois, des dieux.

Les Mayas possédaient des calendriers très perfectionnés : le calendrier solaire, Haab, dont le début était marqué par la position zénithale du soleil, le 16 juillet, et qui comportait 365 jours, répartis en 18 mois de 20 jours plus 5 jours, et le calendrier vénusien rituel, Tzolkin, de 260 jours, découpé en 13 périodes de 20 jours. Les Mayas exprimaient les dates dans les deux calendriers. Le calendrier maya, très complexe, fut le plus fiable de tous les calendriers connus jusqu'à l'invention du calendrier grégorien au XVIe siècle. Il fut élaboré grâce à des observations diurnes et nocturnes répétées du Soleil, de la Lune, de Vénus et d'autres astres qui permirent de relever des positions et d'établir des moyennes. Les visées et calculs astronomiques mayas sont presque aussi précis que les nôtres alors qu'ils étaient obtenus par des moyens bien plus simples comme la mensuration des ombres portées et la triangulation. Ces calculs étaient enregistrés grâce à un système original : un point pour l'unité, une barre pour le 5 et un signe en forme de coquillage équivalant au 0 (à la même époque était inventé dans la civilisation indienne l'autre zéro, celui que nous avons adopté via l'islam). Pour une raison inexpliquée, la première année du calendrier maya correspond à 3113 av. J.-C., alors que la civilisation maya proprement dite ne semble débuter que peu avant notre ère.
Dans la tradition maya-quiché (selon le Popol-Vuh rédigé par un groupe du Guatemala) il y a eu 4 créations successives, correspondant à 4 soleils ou âges. L'homme définitif (homme façonné à partir d’un mélange de maïs blanc et de maïs jaune) n’apparaît qu'avec le 4e âge. Le 5e Soleil est appelé “l'Âge Itza”, l'âge de Lumière.
Certains mayanistes ont estimé que, selon le calendrier maya, le 4e soleil ou âge (celui des Hommes) finissait le 13.00.00.00.00 4 ahau 3 kankin, jour qui correspondait au vendredi 21 décembre 2012 de notre ère, jour du solstice d'hiver.

Entre 300 et 900 : les Mayas connaissent leur âge d'or.

IXème siècle : dépeuplement quasi total des puissantes cités mayas.

Début du XIème siècle : fin de la civilisation maya ; les Mayas abandonnent leurs cités après deux siècles de guerres incessantes entre les Cités-Etats, les rébellions, l'anarchie, la prolifération des Seigneurs de guerre, la famine et le manque d'eau dus à une série de sécheresses.

MDEWAKANTON
Sioux du groupe des Dakota.

MENOMINEE, Ménominis, Manomini
(Langue affiliée à l’algonquin). Wisconsin.
Ils croyaient que le tabac du calumet les rendait plus sages.

MESCALERO
(Apaches). Nouveau-Mexique. Langue : athapascan.

METCHI-GAMIA
Illinois

METIS

Nom donné au groupe ethnique né au cours du XVIIIe siècle, dans la Prairie et dans le nord-ouest de ce qui est aujourd'hui le Canada, de l'union de marchands de fourrure français (et plus tard écossais), de la Compagnie du Nord-ouest et de femmes des tribus amérindiennes avec lesquelles les marchands commerçaient dans ces régions, en particulier les Cree, les Assiniboins et les Chipewyan.
De par leur culture, les Métis étaient principalement francophones et catholiques mais partageaient le mode de vie de leurs voisins indigènes, basé sur la chasse aux bisons.
Très rapidement, ils furent confrontés aux colons européens qui s'intéressaient essentiellement à l'agriculture. Ces colons vinrent s'implanter dans la région en 1812 lorsque le comte de Selkirk, Thomas Douglas, envoya un groupe sous les auspices de la Compagnie de la baie de Hudson pour établir une colonie au point de confluence des rivières Rouge et Assiniboine, site de l'actuel Winnipeg (Manitoba). Les frictions avec les Métis qui soutenaient la compagnie rivale, la Compagnie du Nord-ouest, menèrent au massacre de Seven Oaks (19 juin 1816) au cours duquel 20 colons furent tués. Pendant les quelques années suivantes, cependant, la fusion des 2 Compagnies de traite de la fourrure et la volonté des colons de rester engendrèrent une paix de facto qui dura 40 ans.

La Confédération du Canada en 1867 fit de nouveau naître chez les Métis la crainte de voir leur mode de vie menacé. Menée par le jeune avocat Louis Riel, la rébellion de la Rivière Rouge (fin le 25 avril 1870) aboutit à l'emprisonnement des colons blancs de la région, qui ne furent libérés qu'après que le gouvernement canadien eut accepté d'admettre le Manitoba dans la Confédération (à compter du 12 mai 1870) et de garantir ses traditions. L'un des prisonniers fut toutefois exécuté, ce qui obligea Riel à quitter le pays. La tension continua de couver jusqu'au début des années 1880.
La construction de la voie ferrée, le Canadian Pacific Railway, permit l'installation d'un nombre considérable de colons non seulement à Winnipeg, mais dans l'ensemble de la Prairie ; ceux-ci exterminèrent la totalité des troupeaux de bisons. Riel revint alors en Saskatchewan en juillet 1884 et présenta au gouvernement les doléances des Métis. Il ne reçut aucune réponse. Le 18 mars 1885, la rébellion du Nord-ouest éclata à nouveau ; le 19, Riel proclama un gouvernement provisoire et le 26, un groupe de Métis battit un détachement de la police montée du Nord-ouest au lac Duck. Les soldats détachés de l'Ontario sur la ligne de chemin de fer, dont la réalisation s'achevait, durent riposter aux attaques des Métis, commandés par le brillant chef Gabriel Dumont, et des guerriers Cree, menés par les chefs Faiseur d'enclos et Gros Ours. La rébellion connut son apogée à Batoche (Saskatchewan) du 8 au 12 mai 1885. Les troupes écrasèrent les Métis ; Louis Riel fut capturé et pendu avec 8 indiens : les ambitions politiques des Métis visant à constituer une nation s'évanouirent à tout jamais.

METOAC
Algonquins. Voir Montauk

METYKTIRE
La tribu Metyktire est un peuple d'indiens brésiliens qui vit dans la réserve Menkregnoti sur le bassin du fleuve Amazone. Ce peuple a été découvert en mai 2007 et son effectif est estimé à 87 individus. Les Metyktire font partie du peuple Kayapo et parle une version archaïque de la langue Kayapo.

MEXICAS
Autre nom des Aztèques.

MHA (Nation)

Au Dakota du Nord (Etats-Unis), sous l'acronyme MHA (Nation), sont regroupées trois tribus (7 000 Indiens) : les Mandans, les Hidatsas et les Arikaras.

MIAMI
Fond lexical algonquien.
Les Miamis occupaient à l'origine certaines parties des Etats actuels de l'Indiana, de l'Ohio, de l'Illinois, du Michigan, du Wisconsin et de l’Oklahoma. A ne pas confondre avec une tribu de Floride qui s'appelait Mayaimi (voir Tequesta).
Etroitement liés et parfois confondus avec les peuples Wea et Piankashaw, les Miamis vivaient dans des huttes et chassaient le bison.
Au cours de la guerre franco-indienne (1754-1763), les Miamis s'allièrent aux Français. Lors de la guerre de l'indépendance (1776-1783), toutefois, ils se joignirent aux autres peuples indigènes de la vallée de l'Ohio pour combattre aux côtés des Anglais. En 1790, ils battirent le général Josiah Harmar et ses 1 500 miliciens.
Le 4 novembre 1791, lors de la bataille de la Wabash (ou défaite de St Clair), près de Fort Recovery (Ohio), les Indiens (1 180 guerriers), menés par Little Turtle de la tribu des Miamis, Blue Jacket de la tribu Shawnees, et Buckongahelas de la tribu Delaware vainquirent les troupes américaines (1 000 hommes) menées par le général Arthur St. Clair.
Le 20 août 1794, à la bataille de Fallen Timbers, dernière bataille de la guerre amérindienne du Nord-Ouest, les forces du général Anthony Wayne écrasèrent la coalition des Shawnees (chef Blue Jacket), Lénapé (ou Delaware, chef Buckongahelas), Miamis (chef Little Turtle), Wyandot, Ojibwés, Outaouais, Pottawatomis et Mingos, à laquelle s'était jointe une compagnie de miliciens canadiens sous le commandement du capitaine Alexander McKillop, ce qui ouvrit la vallée de l'Ohio à la colonisation américaine.
Entre 1795 et 1854, les Miamis signèrent 13 traités par lesquels ils cédaient presque toutes leurs terres aux Etats-Unis.
Le 5 octobre 1813, Bataille de la rivière Thames (Ontario) : victoire américaine ; le chef shawnee Tecumseh fut tué et son rêve d'unité s'éteignit avec lui ; les tribus Delaware, Miami, Ojibwa (ou Chippewa) et Wyandot firent la paix avec les Américains.
En 1827, ils furent nombreux à s'expatrier dans le Kansas où leurs descendants résident encore. Ceux qui restèrent en Indiana rompirent leurs relations de groupe en 1872, partagèrent leurs terres et se fondirent dans la population locale

MICMAC, MI'KMAQ, Micmaques, SOURIQUOIS
Algonquiens.

La Confédération Wabanaki regroupe Penobscot, Malécites, Passamaquoddy, Abénaqui du Maine et Micmac.
Les Micmac vivent sur la côte Est du Canada (province de Québec, Nouvelle-Ecosse, île du Prince Edouard, Gaspésie, Terre-Neuve). Il en reste un très faible nombre (3 000 à 5 000 individus).
Les Mi'kmaq s'appellent L'nu'k ("le peuple"). Leur surnom de Mi'kmaq vient de leur mot "nikmak" ("mes amis/parents").

Le mot wigwam vient de wikuom, mot mi'kmaq pour "habitation". Les femmes construisaient le wigwam, presque toujours dans une journée. Les plus grands wigwams pouvaient accommoder de douze à quinze personnes ; si la famille était plus nombreuse on construisait un wigwam plus long avec deux foyers. L'écorce de bouleau servait admirablement de couvert car c'était une matière à la fois étanche et portative. Lorsque la famille se déplaçait elle portait avec elle les bandes d'écorce.

Les vêtements des Mi'kmaq était faits de peaux de mammifères, d'oiseaux et de poissons. Ces peaux, fumées, tannées à l'aide de cervelles d'animaux et de foies et graisses d'oiseaux, étirées et bien travaillées, produisaient des fourrures et des peaux splendides. Des poinçons en os servaient à percer les peaux ; le fil était un fin filament de tendon d’animal.
Au XVIIe siècle, et sans doute plus tôt, les vêtements masculins comportaient une ample robe de fourrure ou de peau portée en couverture sur les épaules, ouverte devant et tombant sur les genoux. Des jambières en peau d'orignal, de caribou ou de peau de phoque étaient attachées à la hanche à une gaine de cuir à laquelle était aussi attaché un pagne de peau très souple. L'ensemble était complété de mocassins en peau d'orignal ou de phoque, une blague à tabac et d'accessoires divers.
Les femmes portaient des robes semblables portées drapées sous les bras comme un drap de bain. Des lanières de cuir sur les épaules faisaient office de bretelles. Ces robes étaient serrées à la taille et tombaient sous les genoux.
Hommes et femmes portaient souvent une paire de "manches" en fourrure ou en cuir, ressemblant à deux moitiés d'un boléro coupé au milieu, les deux moitiés attachées ensembles au milieu du dos et du devant. Les femmes portaient également des jambières et des mocassins ainsi qu'une blague à tabac. Leurs bébés étaient emmaillotés dans les peaux les plus douces (renard, duvet de cygne et d'oie) tandis que les enfants portaient des costumes similaires à ceux des adultes. Des dents et griffes d'animaux, des os travaillés et des piquants de porc-épic étaient cousus sur les vêtements. Parfois des plumes étaient utilisées en décoration : un homme, par exemple, pouvait porter une aile d'oiseau de chaque côté de la tête. Des racines, de l'écorce, des feuilles et des fleurs fournissaient les teintures pour les piquants. Pour se peindre le corps les Mi'kmaq mélangeaient les colorants avec des graisses animales.
Dès le XIXe siècle le costume de la femme Mi'kmaq comportait une jupe de laine et un chapeau pointu perlé, et celui de l'homme un pardessus modelé sur l'uniforme militaire européen de l'époque.

L'argile, le cuivre à l'état natif et la pierre servaient, à leur tour, à couper des arbres (dont ils utilisaient aussi les racines et l'écorce) et à tailler le bois ; une dent de castor produisait un taillage plus fin.

Certaines pierres extrêmement dures, comme la calcédoine, leur donnaient des pointes de lance et de flèche pour la chasse et couteaux et grattoirs pour le dépeçage du gibier. Ils façonnaient des harpons en os pour la chasse à l'esturgeon et au marsouin, et des pointes en os pour les fouines à prendre des poissons et des anguilles. Les poinçons, les outils à peindre et les aiguilles à coudre étaient également en os. Le cuivre servait parfois à en faire des aiguilles et des hameçons. Ils façonnaient également des porte-bébés, des toboggans et des armatures de raquettes ainsi que des pipes en pierre, en os, en écorce, en bois et même en pince de homard.

Les femmes Mi'kmaq tissaient des paniers, des sacs et des nattes en joncs, en écorce de cèdre et de tilleul, en foin d'odeur et en chanvre. Les Mi'kmaq utilisaient des nasses pour prendre des poissons. Ils enfonçaient des perches dans le fond d'une rivière, y entrelaçaient des branches pour barrer le cours d'eau, et obligeaient les poissons ou les anguilles à entrer dans le piège.

Le fond du canoë mi'kmaq était plus large que d'ordinaire et avait une courbe au centre du plat-bord et aux deux extrémités. Cette forme distinctive permettait aux Mi'kmaq de naviguer au large de la côte, dans des cours d'eau peu profonds et même dans des rapides. Le canoë était construit d'écorce de bouleau étendue sur une légère ossature de bois. La longueur variait de 3 m à 8 m. Un petit canoë pouvait tenir un chargement de centaines de kilos et pourtant était si léger qu'une personne était capable de la porter.

La raquette est une invention amérindienne. La forme et le tissage variaient selon la consistance de la neige. Les Mi'kmaq construisaient aussi des traîneaux pour tirer des poids lourds sur la neige ; ce traîneau s'appelait "toboggan".

Les Mi'kmaq passaient toute l'année sur la côte, jouissant de la nourriture abondante de la région. Cette nourriture consistait de toutes sortes de poissons, dont le saumon et l'esturgeon, de marsouins, de baleines, de morses, de phoques, de homards et d'autres crustacés, de calmars, d'anguilles et d'oiseaux de mer et leurs œufs. Ils chassaient aussi l'orignal, le caribou, le castor, le porc-épic et des animaux plus petits, comme l'écureuil. En été ils mangeaient des baies, des racines et des plantes comestibles.
Ils séchaient et fumaient les viandes et les poissons pour les conserver.

Leur tabac était un mélange d'écorce de saule, de feuilles du raisin d'ours et d'un tabac sauvage de la région.

Les Mi'kmaq s'amusaient à se raconter des contes et histoires.

Ils aimaient beaucoup les jeux de hasard dont un, le jeu de dés, "waltes", est encore populaire aujourd'hui, et ils s'adonnaient également aux concours de courses à pied, de luttes et de tir et à des jeux à la balle.

La langue des Mi'kmaq, riche et descriptive, appartient à la famille linguistique de l'algonquien.

"Je suis vraiment étonné que les Français n'aient pas plus d'intelligence. Ils essayent de nous convaincre de transformer nos perches, nos barques, nos wigwams en maisons de pierre et de bois aussi grandes et élevées que ces arbres. Très bien ! Mais pourquoi des hommes qui mesurent entre un mètre cinquante et un mètre quatre-vingts auraient-ils besoin de maisons qui mesurent entre mille huit cents et deux mille cinq cents mètres ? N'avions-nous pas tous les avantages dans nos maisons que ceux que vous avez dans les vôtres ? Nous nous y reposions, buvions, dormions, mangions et nous nous y amusions avec nos amis lorsque nous voulions. Etes-vous aussi ingénieux que les Indiens, qui emportent leur maison et leur wigwam avec eux afin d'habiter là où il leur plaît ? Nous sommes chez nous partout parce que nos wigwams se construisent rapidement où que nous allions sans qu'il soit besoin de demander à quiconque l'autorisation de le faire. Vous nous reprochez - tout à fait mal à propos - de vivre dans un pays qui est un véritable petit enfer comparé à la France que vous comparez à un paradis terrestre. Si cela était, pourquoi l'avoir quitté ? Pourquoi avoir abandonné femmes et enfants, relations et amis ? Qui est le plus sage et le plus heureux : celui qui travaille sans cesse et n'obtient avec difficulté que ce dont il a besoin pour vivre ou celui qui se maintient dans un certain bien-être et trouve tout ce dont il a besoin dans le plaisir de la chasse et de la pêche ? Sache maintenant la chose suivante, mon frère, une bonne fois pour toutes car je me dois de t'ouvrir mon cœur : il n'y a pas d'Indien qui ne se trouve pas infiniment plus heureux et plus puissant que le Français". (Un chef micmac en 1676)

MICHUAQUES
Voir Tarasques.

MIKOSUKI, MICCOSUKEE
(Séminoles). Floride : Everglades.
Les origines du maïs (mot d’origine arawak : "mahiz"), culture de base de l'alimentation des Amérindiens, font l'objet de nombreux récits. Le mythe du maïs que l'on rencontre chez les Mikosuki intègre deux idées communes un rôle éminent dévolu à deux frères ou héros, et la création d'une substance provenant d'une partie du corps d'un autre être. Deux frères vivaient chez leur grand-mère. Un jour, lassés de manger de la viande, ils lui demandèrent de préparer autre chose. Dès lors, lorsqu'ils revenaient de la chasse, elle leur servait du maïs, qu'ils jugèrent délicieux. Mais comme la grand-mère refusait de leur en révéler l'origine, le frère cadet l'espionna un jour tandis qu'elle se rendait au garde-manger. A sa grande horreur, il découvrit qu'elle prélevait le maïs à même son corps, en frottant ses flancs. Ce soir-là, comme les frères refusèrent de manger, la vieille femme comprit qu'ils avaient découvert son secret. Elle leur annonça alors qu'elle devait les quitter pour toujours, mais qu'elle vivrait à jamais, comme le maïs poussant sur sa tombe.

MILUK
Voir Coos.

MIMBRENO, MIMBRES
(Chiricahua). Tribu installée sur la rivière Mimbres, dans le Sud-ouest du Nouveau-Mexique.
En 1837, des Mexicains massacrèrent des indiens Mimbres. Suite à cette action, Mangas Coloradas s'imposa comme chef. Il fit connaissance avec les Blancs de l'expédition Kearny pendant la guerre du Mexique (1846-1847). Il cherchait à être en paix avec les américains mais haïssait les mexicains. Néanmoins en octobre 1860 il aida Geronimo à Apache Pass où il faillit perdre la vie. A partir de 1861, il prit ouvertement les armes et harcela des renforts californiens se rendant dans l'Est pendant la guerre de Sécession. Il se fit capturer par des chercheurs d'or en 1863 et, pendant la marche qui menait les Apaches à la réserve de San Carlos, il fut tué par un blanc qui prétendit que le chef indien avait tenté de s'enfuir. Comme Mangas Coloradas était grand et fort, on lui coupa la tête, on la fit bouillir, puis on l'expédia dans l'Est où elle fut exhibée !

MINGOS
Les Mingos (du mot algonquin mingwe), d'origine iroquoise, habitaient la région de l'Ohio au milieu du dix-huitième siècle. La majorité émigra vers le Kansas puis, plus tard vers l'Oklahoma ; depuis 1937, ils sont reconnus comme les descendants des Seneca-Cayuga de l'Oklahoma. 6
Le 30 avril 1774, des pionniers attaquèrent un campement de Mingos pacifiques à Yellow Creek, sur l'Ohio près de l'actuelle Wheeling, en Virginie-Occidentale : l'épouse shawnee du chef mingo Longan fut tuée, ce qui provoqua la guerre de Lord Dunmore en Pennsylvanie contre les Shawnees.
Le 20 août 1794, à la bataille de Fallen Timbers, dernière bataille de la guerre amérindienne du Nord-Ouest, les forces du général Anthony Wayne écrasèrent la coalition des Shawnees (chef Blue Jacket), Lénapé (ou Delaware, chef Buckongahelas), Miamis (chef Little Turtle), Wyandot, Ojibwés, Outaouais, Pottawatomis et Mingos, à laquelle s'était jointe une compagnie de miliciens canadiens sous le commandement du capitaine Alexander McKillop, ce qui ouvrit la vallée de l'Ohio à la colonisation américaine.

MINITAREE, MINITARI
Voir Hidatsa.

MINNECONJU, MINICONJOU
Mnikwojupi ("Ils plantent près de l'eau"). Voir Lakota (Sioux).

MINQUAS
Voir Andaste

MISAK voir Guambianos

MISKITOS, MISQUITOS voir Mosquitos.

MISSISQUOI
Voir Abénaquis.

MISSISSIPI (culture du).
En 750, la "culture du Mississippi", reposant sur la culture extensive du maïs, se développa et vit la création de grandes villes : la plus grande semble avoir été Cahokia, sur le site actuel de Saint-Louis, qui aurait abrité plus de 50.000 personnes. Les puissants étaient inhumés dans des tumulus avec des serviteurs sacrifiés.

MISSOURI
(Sioux). Les Chiwere sont un groupe de tribus sioux comprenant les Oto, les Ioway et les Missouri.

MISTASSIN
Canada. Est de la baie James.

MIWOK
(Pénutiens). Californie.

MIXE
Mexique ; langue sokès.

MIXTEQUES
Ancien peuple du Mexique précolombien entre Mexico et la péninsule du Yucatan.
Apparus vers 300 av. J.-C., d’origine obscure, ils imposèrent leur pouvoir aux Zapotèques (XIIIe s.) avant d’être eux-mêmes en butte à la conquête aztèque (fin XIVe s.).
Leur civilisation s’épanouit autour de Mitla située dans la vallée d'Oaxaca.
Au sud, les Mixtèques prirent part à la civilisation Maya en déclin ; au nord ils défendirent farouchement leur indépendance contre les Aztèques.
Les Mixtèques étaient réputés être les meilleurs artisans du Mexique. Leur travail du métal et de la pierre, par exemple, resta inégalé. Les compositions de plumes, les poteries peintes aux motifs polychromes, le tissage et la broderie de tissus faisaient partie des spécialités dont ils étaient passés maîtres.
Les Mixtèques laissèrent une mémoire pictographique de l'histoire militaire et sociale (beaucoup de ces codex sont parvenus jusqu'à nous), des techniques agricoles de l'architecture (les ruines de Mitla et Monte Alban sont parmi les plus impressionnantes du Mexique), et un calendrier semblable à celui qui était utilisé par les Aztèques.
Aujourd’hui les Mixtèques (env. 275.000 individus) se cantonnent dans les Etats d’Oaxaca, de Puebla et de Guerrero.
Ils croient que la terre est née d’un crocodile vivant dans la mère originelle.

MOBILIANS
Dans la baie de Mobile en Louisiane.

MOCHE ou MOCHICA

MODOC, MOATOKNIS
(Pénutiens). Langue : shapwailutan.
Les Modoc étaient étroitement apparentés aux Klamath, avec qui ils formaient une famille linguistique indépendante.
Ils occupaient autrefois un territoire situé, dans les Etats-Unis actuels, entre le sud-ouest de l'Oregon et le nord de la Californie.
Ils avaient à l'origine une économie fondée sur les graines de nénuphars comme nourriture de base, et sur la chasse et la pêche. La vannerie était très développée, et ils fabriquaient des paniers, des berceaux et des nattes à l'aide de roseaux de scirpe. Ils habitaient l'hiver dans des cabanes de rondins et de terre, construites de façon à être partiellement souterraines, et vivaient l'été dans des huttes de branchages ou de roseaux appelées Wickiups.
Les Modoc résistèrent à l'invasion d'origine européenne en Californie mais, vers 1864, ils n'étaient plus que deux cent cinquante. Par la suite, ils s'installèrent dans l'ancienne réserve klamath dans le sud de l'Oregon, et cédèrent leurs terres au gouvernement américain.
En 1870, le chef Kintpuash, connu sous le nom de Captain Jack, ramena une partie de son peuple en Californie. Lorsque les Modoc refusèrent de retourner à la réserve, éclata la guerre modoc le 29 novembre 1872. En 1873, Captain Jack se rendit et fut pendu. Un certain nombre des rebelles fut renvoyé dans la réserve klamath, et ceux qui restaient furent envoyés dans la réserve quapaw, en Oklahoma.
La réserve klamath fut démantelée en 1963, et les Amérindiens de la réserve quapaw fusionnèrent avec d'autres peuples.

MOGOLLON ou TONTO
Voir Apaches. Voir Pueblo.

MOHAVE, MOJAVE
Groupe linguistique yuman, zone culturelle du Sud-Ouest.
Les Mojaves vivaient sur les terres arides du Nevada, sur les bords du fleuve Colorado en Arizona et en Californie. Ils se nommaient eux-mêmes Pipa a'ha macave ("le peuple qui vit près de l'eau").
Peuple essentiellement agraire, les Mojaves cultivaient du blé et des haricots sur des terres inondées annuellement par le fleuve qui laissait lors des décrues un fertile dépôt de limon. Ils étaient aussi d'habiles pêcheurs et chasseurs.
Les Mojaves vivaient dans des cabanes de branchages, dans des villages dispersés le long des rives du fleuve.
Leur unité sociale était essentiellement fondée sur la famille.
La religion mojave était fondée sur l'idée d'un créateur suprême. Les rêves des hommes de la communauté, racontés en détail dans des chansons, jouaient un rôle important dans les cérémonies religieuses.
Actuellement, les descendants des Mojaves vivent surtout à proximité ou dans les réserves de Parker, en Arizona, et près de Needles, en Californie.

MOHAWK, AGNIERS, KANIENKEHAKA

(Iroquois). Kanienkehaka signifie "peuple du silex". Etat de New-York. Ils vivent aujourd’hui dans l’Ontario et dans la région de Montréal.
Avant le XVIe siècle, les Mohawks pratiquaient la chasse, la pêche, la cueillette ainsi que le commerce des produits agricoles (farine de maïs et tabac) et artisanaux.

Hiawatha (XVIe siècle, lieux et dates de naissance et de décès inconnus), chef de la tribu des Mohawks, aurait été le fondateur de la Ligue des Cinq Nations iroquoises, comprenant les Mohawk, Oneida, Onondaga, Cayuga et Sénéca. Au XVIIe siècle vinrent s'ajouter les Tuscarora, ce qui porta à six le nombre des membres de la Ligue.
A l'origine, les buts de cette Ligue étaient purement pacifiques, savoir maintenir la paix entre les tribus.
Avec le temps, les Six Nations établirent un empire militaire, qui s'opposa à la pénétration des colons : ce fut l'origine de certaines des guerres indiennes des XVIIe et XVIIIe siècles, et de la dislocation de la Ligue. Notons que ses survivants furent parmi les seuls à échapper à la déportation, puisque les Iroquois continuent à habiter l'Est de l'État de New York.

Au XVIIe siècle, le mode de vie des Mohawks est transformé par l’arrivée des Européens et de leurs armes à feu. Ils subissent notamment l'influence des missionnaires jésuites et se convertissent au catholicisme.

Isaac Jogues (1607-1646), né à Orléans, entra chez les jésuites en 1624. Après avoir été ordonné prêtre en 1636, il fut envoyé au Canada pour évangéliser les Hurons, puis entreprit une mission chez les Indiens Algonquins (1639-1641). Capturé, mutilé et réduit en esclavage par les Indiens Mohawks en 1642, il fut secouru par des colons hollandais. En 1644, Jogues fut envoyé par ses supérieurs auprès des Indiens Iroquois. Après avoir conclu un traité de paix, il se rendit à Québec pour préparer l'installation d'une mission permanente auprès des Iroquois. Jogues et le père Jean de La Lande, furent tués par les Mohawks, en 1646, au cours d'une tentative de conciliation qu'ils effectuaient auprès d'eux pour le compte des Hurons.
"Je mène une vie vraiment misérable dans laquelle toutes les vertus sont en danger. La foi, certes, dans les épaisses ténèbres de l’infidélité. L’espérance, dans de si longues et dures épreuves. La charité, dans une si grande corruption et l’absence de tout sacrement". (Lettre de st Isaac Jogues)

Lors des guerres franco-anglaises qui marquèrent les débuts de la colonisation en Nouvelle-France, les Mohawks s'allièrent aux Anglais et prirent le monopole du commerce des fourrures que les Hurons détenaient en leur livrant une guerre sans merci. Les femmes mohawks se comportaient en véritables Amazones.

Tiyanoga (v. 1680-1755) rencontra la reine Anne d'Angleterre puis fut surnommé King Hendrick. Il critiqua la stratégie de l'armée anglaise contre les Français dans le nord de l'Amérique. Il mourut sur le champ de bataille en combattant les Français.

Joseph Brant Thayendanegea (v. 1742-1807) consacra sa vie au combat pour le droit des Cinq Nations à vivre libres. Il fut le plus célèbre des chefs de guerre des Cinq Nations iroquoises qui combattirent pour parer à l'avance des Européens. Il décida ensuite de combattre aux côtés des Anglais dans la guerre de la Révolution après la mission d'information en Angleterre. Cet intellectuel était aussi fin stratège militaire que traducteur de documents religieux (iI fut missionnaire pour l'Église d'Angleterre auprès des Mohawks). Reçu franc-maçon, en 1776, à la Hiram Cliftonian Lodge en Grande-Bretagne, il fonda, en 1798, la Brantford Lodge n°31. II mourut le 24 novembre 1807 à Burlington, en Ontario.

A partir du XIXe siècle, les Mohawks furent utilisés comme pagayeurs par les compagnies de transport ; ils affrontaient sans peur les rapides et les eaux tumultueuses.

Le fait qu’ils ne connaissaient pas le vertige leur permit de travailler pour d'importants chantiers de construction aux États-Unis et au Canada : construction du pont Victoria de Montréal en 1860 et du pont de Québec en 1899 (le 29 août 1907, 33 Mohawks de Kahnawake trouveront la mort dans l’écroulement du pont qui fera 96 victimes).

Les Mohawks n’acceptent pas les frontières actuelles du Canada et des États-Unis et revendiquent le droit de libre circulation et de libre commerce.

Le 26 septembre 1990, les Mohawks, qui occupent depuis mars, près du village d'Oka, proche de Montréal, une pinède qu'ils considèrent comme sacrée en tant que cimetière de leurs ancêtres et qui se trouve menacée par un projet d'extension du golf municipal, se rendent. Le gouvernement fédéral s'engage à étudier les revendications territoriales de tous les Amérindiens du Canada.

Aujourd'hui, les Mohawks sont établis à Kanesatake et à Kahnawake.

Le fait que les Mohawks soient près des grands centres urbains leur permet d’exploiter des petites entreprises de services publics et privés très prospères.

MOHEGAN
Voir Mahican.

MOHICAN
Voir Mahican.

MOJAVE
Voir Mohave.

MONTAGNAIS, Montagnets
Voir Innu.

MONTAUK, Montaukett, Metoac
Algonquins. Etat de New-York.

MOQUI
Voir Hopi

MOSCA voir MUISCA

MOSQUITOS, Miskitos, Misquitos
Etablis sur la côte de la mer des Antilles, au Nicaragua et au Honduras (réserve de Rio Platano).

MOTILONES
Colombie, Venezuela ; langue caribe.

MOUNDBUILDERS (civilisation des)
Est du Mississippi.
De 1000 av. J.-C. à 1500 apr. J.-C. : constructeurs des "monticules", tumulus funéraires surmontés, à partir de 800 apr. J.-C., de petits temples. Formes stylisées de pierre polie (banner stones), usage non élucidé. Céramique et pierre polie (statuettes, pipes, plats). Coquilles gravées et cuivre martelé (influence mexicaine).
Les Creek sont probablement leurs descendants.

MOWACHAHT-MUCHALAHT
Nootka (voir).

MUCKLESHOOT
D’origine salish. Le long des rives orientales de l'État de Washington dans la région de Puget Sound et sur le cours d'eau adjacent de la Cascade Range.

MUISCA, MOSCA
Voir.

MUNDURUCU, MUNDURUKU
Amazonie brésilienne : États du Pará, de l’Amazonas et du Mato Grosso.

MUNSEE
(Delaware).

MURUNAHUA, CHITONAHUA
Amazonie péruvienne.

MUSKHOGEE, MUSKOGEE, MUSKOGEENS, MUSKOGI, MASCOGOS
(Famille hokan). Comprennent les 5 tribus civilisées (Chickasaw, Cherokee, Choctaw, Creek et Séminoles) et les Natchez. Voir Séminoles.

MUSQUEAM
Les Musqueam sont une population amérindienne de Colombie-Britannique dont la réserve est située au cœur de la ville de Vancouver. La langue d'origine des Musqueam était un dialecte de halkomelem, une langue salish.

MUZOS
Colombie, département du Cundinamarca. Les Muzos étaient établis sur les rives du río Negro et y exploitaient les nombreuses mines d'émeraudes. En 1558-1559, le capitaine Luis Lanchero dirigea une expédition contre les Muzos, lesquels, guidés par leur chef Quirimaca, égorgeaient les Espagnols qui tombaient entre leurs mains et dévoraient les malheureux Muiscas.


N

NADENE, NA-DENE
Nadéné ou Na-déné. Amérique du Nord. Famille linguistique comprenant les Haida, les Tlingit, les Hupa, les Tlatskanai, les Wailaki et tous les Athapascan.
L’homme est le fruit des relations secrètes d’une femme et d’un chien.

NAHANES, NA’ANNES
Na’annès. Montagnes du Mackenzie, coin nord-est de la Colombie britannique (Canada).

NAHUAS, Nawas
Aztèques. Mexique. Voir Canaris

NAKOTA, Nakoda, Stoney
(Sioux). Le groupe des Nakota, chasseurs de bison, était composé des tribus des Yankton ("Iyanktonwan = Ils habitent au bout"), des Yanktonais ("Iyanktonwanna = Les petits Yankton"), des Assiniboine ou Stoney (apparentés aux Yankton).
Peuple de l'ouest du Canada et, à l'origine, des Etats-Unis.
Le 22 septembre 1877, est signé un traité entre les Pieds-Noirs, les Sangs, les Piegans, les Sarsis, les Nakoda et le gouvernement canadien qui leur octroie un terrain de 69 039 km carrés et 12 $ par indien pour l'éducation (écoles) et de l'aide agricole.

NAMBIKWARAS, NAMBIQUARAS
Nord-Ouest du Mato Grosso (Brésil central). Ils n'utilisent pas de hamacs et dorment à même le sol.

NANTI
Amazonie péruvienne.

NARRAGANSETT
Groupe algonquien. Nouvelle-Angleterre.
Conflits avec les Anglais en 1643-1645.
Soulèvement avec les Wampanoag en 1675-1676.
Les Narragansett et les Delaware, habitant sur la côte, furent les premiers à utiliser le wampum suivis par les Iroquois, Hurons, etc. Ce sont des perles taillées à partir de la colonne intérieure d'un coquillage. Elles sont blanches ou noires à reflets violets. Elles servirent à la décoration d'objet puis, dès le XVIIe, comme monnaie d'échange. Les Hollandais et Anglais fournirent du matériel pour faciliter leur façonnage et augmenter ainsi la production. Les sachems et autres membres honorables portaient de nombreuses décorations (colliers, bracelets, ceintures, tours de tête...) en wampum.
Les ceintures eurent également une autre signification : les messagers en apportaient aux personnes à qui ils devaient délivrer leur message. Perles blanches : message de bon augure. Perles noires : malheur.
On disait du wampum "qu'il tirait le castor du bois". Progressivement, le métal, notamment l'argent, remplaça le wampum. Au milieu du XVIIIe, sa notoriété diminuait tellement que déjà les indiens entre eux le refusaient comme monnaie. Cependant, le wampum demeura encore longtemps pour les ornements et les ceintures-messages. La plus célèbre d'entre elles est la Covenant Belt donnée en 1794 par le Gouvernement américain à la confédération iroquoise pour sceller un accord.

NASA, PAEZ
Langue chibcha. Le peuple Nasa, également appelé Páez, vit dans la zone andine du sud-ouest de la Colombie. La population nasa se concentre notamment dans les départements du Cauca, du Valle del Cauca et du Putumayo.

NASKAPI
(Algonquiens). Chasseurs du Canada.
Pour eux, l’âme est une petite flamme qui sort par la bouche du mort.
Au XVIIème siècle, la petite communauté nomade des Naskapis vit au sud de la Baie d'Ungava, entre la côte du Labrador et de la Baie de Hudson. Ne pouvant cultiver ces terres trop froides, les Naskapis chassent le caribou, le phoque et les oiseaux migrateurs, et pratiquent la pêche blanche.
La Nation naskapi se distingue des autres nations par une culture et une langue bien spécifiques, distinctes des autres nations autochtones et inuit.
En 1838, un comptoir de fourrures s’ouvre dans la région de Schefferville, à Fort-Nascopie, ce qui amène les Naskapis à délaisser leurs pratiques de chasse pour piéger les animaux à fourrure. La dispersion des familles, entraînée par cette activité, empêche les Naskapis de se tenir au courant des lieux où se trouvent les caribous... Privés de cette source d’alimentation, la famine fait son apparition, menaçant l’existence des Naskapi.
En 1949, le gouvernement fédéral doit fournir aux Naskapi une aide alimentaire et sanitaire afin d’assurer leur survie.
A partir de 1956 et ce pendant 25 ans, les Naskapis vont vivre à Schefferville (Matimekosh) en compagnie des Montagnais où ils ont été placés par le gouvernement fédéral.
En 1978, Le gouvernement fédéral concède aux Naskapis un nouveau territoire à usage exclusif en compensation de la perte de leurs territoires et droits ancestraux.
En 1984, il reste environ 400 Naskapis qui prennent possession de leur nouveau village : Kawawachikamach. La communauté naskapie y vit depuis de façon permanente.

NATCHEZ
(Muskhogee). Amérique du Nord.
Ils vivaient autrefois sur la rive est du cours inférieur du Mississippi, près de l'actuelle ville de Natchez. C'était la tribu la plus nombreuse et la plus unie de la région, avec plus de 5.000 individus au milieu du XVIIe siècle.
Les Français installèrent un comptoir en 1713 et leurs relations avec les Natchez se détériorèrent rapidement. En 1729, les Français, avec l'aide des Choctaw, chassèrent les Natchez de la région. Certains se joignirent aux Creek, aux Cherokee et aux Chickasaw et furent assimilés ; d'autres furent capturés par les Français et vendus comme esclaves.
Devenus chrétiens et agriculteurs, ils se groupèrent en 1859 en une sorte de confédération réunissant Cherokee, Choctaw, Creek, Chickasaw et Séminoles.
Les Natchez sont aujourd’hui considérés comme une race éteinte.
Leur religion, leurs coutumes et leur mode de vie fondée sur la culture du maïs les rapprochaient des Creek, des Choctaw, ou d'autres peuples du golfe du Mexique.
Ils adoraient le Soleil et conservaient un feu perpétuel brûlant dans leurs temples.
Leur société, bien que matriarcale, était particulièrement hiérarchisée : leur monarque, le Grand Soleil, avait droit de vie et de mort sur ses sujets ; à sa mort, toute sa cour était sacrifiée. Les esclaves étaient rapidement intégrés.

NAUSET
Les Massachusett étaient une confédération comprenant les Massachusett proprement dits, les Nauset, les Nipmuc et les Wampanoag.

NAVAJO, NAVAHO, DINE, DINEH, DINEE, TINNEH

Ils rejettent le nom de Navajo pour celui de Diné ou Tinneh.
Famille linguistique athapascane, zone culturelle du Sud-ouest. Langue très complexe, parlée par la plus importante population amérindienne actuelle. Chef célèbre : Natani.
Les Navajos vivent aux Etats-Unis, dans des réserves du Nord-est de l'Arizona et des régions contiguës du Nouveau-Mexique et de l'Utah. Ils sont étroitement apparentés aux Apaches. On pense qu'ils venaient du nord et se sont installés dans le Sud-ouest des Etats-Unis au cours du XVIe siècle.
Au XVIIe siècle, les Navajos, influencés par la civilisation des pueblos, étaient devenus un peuple pastoral, avec une économie fondée en grande partie sur l'élevage et la chasse.
Ils entrèrent en conflit avec les colons espagnols et les Mexicains au XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle. Leur contact avec les Espagnols fut limité mais important ; ces derniers introduisirent les chevaux, les moutons et les chèvres, qui devinrent des éléments vitaux de l'économie navajo.

En 1846, les Navajos conclurent un premier traité avec le gouvernement des Etats-Unis, mais la ruée des colons à travers leurs terres suite à la découverte d’or en Californie en 1848, provoqua leur révolte. Des accrochages avec les troupes américaines entraînèrent des hostilités en 1849 (traité le 9 septembre) et des combats répétés jusqu’en 1863. Cette année-là, les forces américaines, dirigées par le colonel Kit Carson, un métis, lancèrent une vaste campagne contre les Navajos, et firent prisonniers 8 000 d'entre eux. Ces Amérindiens furent envoyés à pied dans la réserve de Fort Sumner, au Nouveau-Mexique. Cette déportation est connue dans l'histoire navajo comme la "Longue marche". Dans cette réserve, les Navajos eurent à souffrir cruellement d'épidémies et de famines dues aux mauvaises récoltes, et furent attaqués par d'autres tribus.
Un nouveau traité fut signé à Fort Laramie le 6 novembre 1868, autorisant les survivants à rejoindre une réserve aménagée sur leur ancien territoire, et leur attribuant des moutons et des bovins. En retour, ils acceptèrent de vivre en paix avec les colons américains. En 1884, la réserve fut agrandie pour pouvoir accueillir leurs troupeaux qui se développaient.

À la fin du XIXe siècle, les Navajos prospéraient, la population avait doublé, et des terres supplémentaires furent encore annexées à la réserve. Comme il s'agissait généralement de terres pauvres, les étrangers firent peu de tentatives pour envahir la réserve. De sérieux problèmes d'érosion du sol et de pâturage intensif dus au développement considérable du cheptel poussèrent le gouvernement américain à imposer aux Navajos un plan de réduction du bétail.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, bon nombre d'entre eux quittèrent la réserve pour servir dans l'armée ou pour travailler dans les villes à des activités liées à la guerre.
L'Amérique vient de rendre hommage aux Indiens navajos qui élaborèrent un code secret fondé sur leur idiome que les Japonais, malgré leurs efforts, ne parvinrent jamais à déchiffrer. Début 1942, le sergent Philip Johnston, fils d'un missionnaire élevé dans une réserve navajo et l'un des rares Blancs à le parler couramment, proposa aux instances militaires un code indéchiffrable basé sur cette langue alors non écrite qui est l'une des plus complexes et des moins répandues dans le monde, en raison notamment de sa syntaxe et de ses particularités tonales. Une campagne de recrutement fut aussitôt lancée dans les réserves du Nouveau-Mexique et de l'Arizona. 29 Indiens navajos gagnèrent un camp militaire de San Diego où, dans le plus grand secret, ils travaillèrent des mois durant à mettre au point un code basé sur environ 200 mots ou expressions du jargon militaire qui furent traduits en navajo et enrichis de variations inspirées des rites et des danses sacrées de ce peuple. Au cours de tests en simulation de combats, Jonhston prouva que les Indiens navajos pouvaient encoder, transmettre et décoder en 20 secondes un message de 3 lignes, quand les machines mettaient 30 minutes à réaliser le même exercice. 400 recrues navajos entraînées à utiliser le code furent réparties dans 6 divisions de marines.

Les Navajos se divisent en plus de cinquante groupes, et leur mode de filiation est transmis par les femmes (clans matrilinéaires). Les Navajos doivent se marier en dehors de leur propre clan. L'unité sociale de base est une famille élargie dont les membres ont une gamme complète de responsabilités. On trouve de véritables unions homosexuelles masculines chez les Navajo.

Bien qu'il existe des logements modernes dans la réserve, de nombreux Navajos continuent à construire les hogans traditionnels et à y vivre. Il s'agit de maisons coniques faites d'une armature de bois et recouvertes de terre, pourvues d'un trou pour la fumée au sommet et d'un passage étroit et couvert servant d'entrée.

La religion navajo est fondée sur le culte des vents et des cours d'eau, et fait appel à un certain nombre de dieux qui interviennent occasionnellement dans les affaires humaines. Ces dieux sont fréquemment invoqués ; des offrandes leur sont faites et des danses cérémonielles sont exécutées dans lesquelles ils sont représentés par des hommes peints et masqués.
Les chansons, les incantations, les prières et les peintures de sable font aussi partie de rituels religieux complexes, et il existe une vaste mythologie.

Les Navajos croient que les humains descendent d’un ancêtre féminin.
Dieux Yei : création du monde et guérison.
Mythe de Coyote (néfaste et astucieux, entrave action des héros créateurs, responsable de ce qui est mauvais dans la création : notamment mort et hiver). Le coyote invente le feu (ou le vole) et l’apporte dans ses oreilles, ou encore organise une course au cours de laquelle les hommes dérobent le feu aux dieux. Voie du Coyote : cérémonie de guérison en cas de maladie due à Coyote, le chaman répand des sables colorés en formant un tableau qui extirpe la maladie.

Les capteurs de rêves, cerceaux de roseau tressés censés attraper les mauvais rêves et les mauvaises pensées, étaient utilisés et fabriqués par plusieurs tribus amérindiennes en Amérique du nord : Chippewa, Sénécas, Navajos, Pawnees et Sioux des plaines du Canada.

Les Navajos fabriquent de la poterie et de la vannerie et sont réputés pour leurs bijoux en argent et leurs belles couvertures solides.

La base de leur économie de subsistance est fondée sur des troupeaux de moutons et de chèvres, quelques bovins et chevaux, et des emplois occupés dans divers secteurs, notamment le tourisme.

Au milieu du XXe siècle, la production de pétrole et la découverte de riches gisements minéraux sur les terres de la réserve améliorèrent considérablement leur économie.

La population navajo s'accroît rapidement (219.198 en 1990) ; cette croissance risque de mettre une pression considérable sur leur économie traditionnelle. Leur réserve (la plus vaste des Etats-Unis) s’étend sur plus de 6 millions d'hectares.

Les Navajos ont le revenu le plus élevé de tous les peuples amérindiens des Etats-Unis (estimé à environ 50 millions de dollars provenant des contrats d'exploitation du pétrole et du gaz aussi bien que des ressources minérales et forestières).

NAWAS
Voir Nahuas.

NAZCA (culture de)
Voir.

NEDNIS, Nednais, Pinery Apaches
Voir Chiricahua.

NEPISSING, NIPISSING, NEPCINQUI, NIPERCINEAN, NEPICIRINIEN
Appelés Askicouaneronnon par les Hurons, Nation des sorciers par les Français et Skekwanenhronon par les Iroquois.
Langue : algonquin.
Lac Nepissing à l'est de la baie Georgienne du lac Huron (Canada).
Ils sont réputés parmi les autres tribus pour le pouvoir spirituel de leurs chamans et sont accusés de sorcellerie.
L'hiver 1649, les Iroquois déciment les tribus de Petuns et d'Algonquins et les bandes de Nepissing. En 1653, les Nepissing survivants doivent abandonner leur patrie et s'enfuir vers l'ouest.
Dans le cadre de la communauté missionnaire d'Oka, les Nepissing deviennent membres de l'alliance des Sept Nations du Canada (Seven Fires of Caughnawaga). Parmi ses membres figurent : Caughnawaga (Mohawk), Lac des Deux Montagnes (Iroquois, Algonkin et Nepissing), Saint-François (Sokoki, Pennacook et Algonquin de Nouvelle-Angleterre), Bécancour (Abenaki oriental), Oswegatchie (Onondaga et Oneida), Lorette (Huron) et St. Regis (Mohawk). Les Sept Nations du Canada sont les principaux alliés français contre les Britanniques pendant la Guerre du Roi George (1744-48) et la Guerre française et indienne (1755-63). Bien que frappés par la variole en 1748, les guerriers Nepissing et Algonkin vivant à Oka demeurent fidèles à la cause française, aidant à détruire l'armée de Braddock en 1755 au Fort Duquesne et à combattre au lac George dans le nord de New-York en 1758. En 1760, cependant, il est évident que les Français ont perdu la guerre, aussi, en août, les Sept Nations signent une paix avec les Britanniques. Grâce aux efforts de Sir William Johnson après 1763, les Sept Nations du Canada fusionnent avec la Ligue iroquoise pour former une alliance unique en faveur de l'intérêt britannique. L'énorme pouvoir de cette coalition permet aux Britanniques d'écraser l'insurrection de Pontiac dans les Grands Lacs et ensuite de mettre les Nipissing d'Oka du côté britannique pendant la Révolution américaine (1775-83). La taille de la réserve d'Oka diminue à la suite de la guerre grâce à la vente de terres pour accueillir la réinstallation dans le Haut-Canada de loyalistes britanniques qui ont été forcés de quitter les États-Unis nouvellement formés. Les Nepissing se battent aux côtés des Britanniques pendant la guerre de 1812 (1812-1814), mais Oka a du mal à faire vivre sa population en raison de la perte continue des terres livrées à la colonisation blanche. Le coup final vient en 1835 lorsque le choléra balaie la réserve. Seuls quelques descendants Nepissing peuvent être trouvés avec les Mohawk à Oka aujourd'hui. La grande majorité d'entre eux vivent dans les environs du lac Nepissing et ne tarderont pas à vous dire qu'ils sont Nepissing, pas Algonkin, Ottawa ou Ojibwe. 8

NESPELEM
Etat de Washington, réserve de Colville.

NEUTRES
(Iroquoiens). Les Neutres du début du XVIIe siècle vivaient dans le district de Hamilton-Niagara, dans le sud-ouest de l'Ontario, et, par-delà la rivière Niagara, dans l'ouest de l'État de New York. Les Hurons les appelaient Attiwandaronk ("gens dont la parole est de travers ou un peu différente") mais ils se nommaient eux-mêmes Chonnonton ("Peuple du chevreuil"). En 1615, Samuel de Champlain les qualifia de "Nation neutre" car ils étaient alors en paix avec les Cinq-Nations et les Hurons. En 1651, les Iroquois réussirent à disperser les Neutres et à les anéantir en tant qu'entité culturelle. Dans les écrits des Français, la dernière allusion aux Neutres remonte à 1671. 4

NEZ-PERCES, NIMIPU

(Shahaptin). Langue shapwailutan.
Les Nez-Percés occupaient autrefois un vaste territoire situé dans le Sud-est de l’Etat de Washington, le Nord-est de l'Oregon et le centre de l'Idaho.
Leur nom leur fut donné par les explorateurs français pour leur coutume de porter des pendants de nez.

L'économie des Nez-Percés était fondée sur la pêche, surtout du saumon, et sur la cueillette de plantes, telles que les bulbes de camass, les racines sauvages et les baies.

Après 1700 environ, les Nez-Percés élevèrent des chevaux et chassèrent le bison.

En hiver, ils habitaient sur les berges des rivières dans des villages dont les maisons étaient construites avec des écorces, des nattes et des peaux. En été, ils campaient en montagne et sur les grandes prairies de camass des plateaux. Ils faisaient du tissage et décoraient des peaux de bisons avec de la peinture et des piquants de porcs-épics.

Leur principale cérémonie religieuse était une danse en l'honneur de l'esprit gardien, leur divinité tutélaire. Ils exécutaient également des danses guerrières.

Le peuple tout entier était divisé en plus de 40 groupes, mené chacun par un chef sélectionné par le peuple. Les mariages se pratiquaient généralement en dehors du groupe.

Une mission protestante s'établit à Lapwai (Idaho) en 1837, pour répondre à la demande d'éducation chrétienne faite par les Nez-Percés.

En 1855, les Nez-Percés signèrent un traité avec les Etats-Unis cédant la majeure partie de leur territoire au gouvernement, et reçurent une réserve qui englobait Wallowa Valley, dans l'Oregon. Lorsqu'on découvrit de l'or dans cette région, ils furent contraints d'abandonner toutes leurs terres et de retourner dans une réserve à Lapwai.

Un groupe mené par Chief Joseph (de son véritable nom In-mut-too-yah-lat-lat = Tonnerre né de l'eau qui déferle sur terre) refusa de se soumettre et, le 11 juillet 1877, il gagna une bataille contre les troupes fédérales. Joseph mena alors son groupe, composé aussi de femmes et d'enfants, dans une retraite longue de plus de 1 600 km, à travers les Rocheuses, et, bien que poursuivis par des troupes fédérales nettement plus nombreuses, les Amérindiens gagnèrent plusieurs batailles. Cependant, le chef Looking Glas trouva la mort à la bataille des monts Bear Paw. Finalement, le 4 octobre, à environ 50 km de la frontière canadienne où ils auraient été sauvés, Joseph et sa troupe furent capturés. Ils furent envoyés vers le territoire indien où beaucoup périrent rapidement. Joseph (1840-1904) et ceux qui restaient furent envoyés dans la réserve de Colville, dans le Nord de l’état de Washington. Quelques-uns des survivants furent plus tard autorisés à retourner dans l'Idaho où la plupart d'entre eux vivent actuellement dans la réserve des Nez-Percés et y élèvent des chevaux renommés : les Appaloosas.

"Le temps est glacial et nous n'avons plus de couvertures. Nos enfants meurent de froid. Une partie de mon peuple s'est enfui dans les montagnes où il n'a ni couvertures ni nourriture. Je veux avoir le temps de rechercher mes enfants, de voir combien je pourrai en retrouver. Peut-être les trouverai-je parmi les morts. Ecoutez-moi mes chefs, mon cœur est triste et malade. A partir de cette heure que marque le soleil, jamais plus je ne combattrai. Nos pères nous ont transmis de nombreuses lois, qu'ils avaient apprises eux-mêmes de leurs pères. Elles disaient de traiter les hommes comme ils nous traitent, que nous ne devions jamais rompre un accord les premiers, que c'était une honte de dire des mensonges, que seule la vérité devait être dite." (Chef Joseph, chef des Nez percés)

NIANTIC
Algonquins. Connecticut, Rhode Island.

NICARAO
Nicaragua, côte du Pacifique.

NIPMUC, NIPONUC
Groupe algonquien. Plateau central du Massachusetts se prolongeant au sud dans le Rhode Island Nordique et le Connecticut du nord-est.
Les différentes parties de leur territoire étaient sujettes à leurs voisins plus puissants : Massachusett, Wampanoag, Narraganset et Mohawk.
Les Massachusett étaient une confédération comprenant les Massachusett proprement dits, les Nauset, les Nipmuc et les Wampanoag.

NISQUALLI, NISQUALLY
Salish. Etat de Washington. Le chef Leschi, condamné à mort et pendu en 1858 pour le meurtre d’un soldat, a été innocenté en 2004 par un tribunal américain présidé par un juge de la Cour suprême.

NO BOW
Voir : Sans Arc.

NOOKSACK
Voir Salish. Etat de Washington.

NOOTKA, NUU-CHAH-NULTH-AHT, MOWACHAHT-MUCHALAHT, Noutkans, Wakash
Amérique du Nord. Ile de Vancouver.
Nuu-chah-nulth-aht, vient de Nuu-chah-nulth signifiant : « Tout au long des montagnes et la mer ».
La langue Nuu-chah-nulth fait partie du groupe des langues wakashanes.
Pêcheurs et chasseurs de baleine, ils sont convaincus que la recherche des plaisirs les empêcherait de capturer les baleines. Endurcis au froid, ils marchent pieds nus dans la neige.
Ils sculptent de magnifiques totems et pratiquent le potlatch (distribution extraordinaire de cadeaux minutieusement réglée). Le potlatch était pratiqué par les peuples Amérindiens de la côte Pacifique, de l'Oregon jusqu'en Alaska. Ces peuples, comme les Kwakiutl et les Chinook dont ils sont proches, mettaient l'accent sur la compétition et accordaient une extrême importance à la position sociale. Les mariages et les morts survenus dans la famille de l'hôte pouvaient être des occasions de potlatchs. Les festivités commençaient par des danses, un banquet et des discours. L'hôte distribuait alors des cadeaux, sous forme de nourriture et de couvertures, et pouvait aller jusqu’à détruire de l'argent et insulter verbalement ses invités pour montrer sa supériorité financière et sociale. Les invités qui recevaient des cadeaux étaient tenus d'organiser à leur tour des potlatchs à une date ultérieure. Ils essayaient généralement d'offrir des cadeaux d'une valeur encore supérieure à ceux qu'ils avaient reçus, afin d'affirmer leur propre supériorité et leur richesse.
N'aas est "Le grand créateur". La seiche ou le calmar qui vivait aussi bien sur terre que dans la mer était le premier maître du feu ; le feu lui fut volé par le daim qui le transmit aux hommes. Parmi leurs masques de danse : le pétrel, oiseau de mer.
Le 29 mars 1778, le capitaine James Cook débarqua à Nootka (aujourd'hui Vancouver).
En 1792, le chef Maquinna accueillit des délégués espagnols (menés par Juan Francisco de la Bodega y Quadra) et britanniques (dirigés par George Vancouver) à la Convention de Nootka qui eut lieu à San Miguel.
En 1803, Maquinna attaqua un navire de commerce et tua tout l'équipage à l'exception de deux personnes. L'un des survivants écrivit le récit de cette prise qui fut lu par nombre de blancs.

NORRIDGEWOCKS
Faisaient partie des Abénakis.

NORTE CHICO (civilisation de)
Voir.

NOURAGUE
Ethnie disparue de Guyane au XVIIIe siècle. Les derniers indiens Nouragues seraient partis, à cette époque, vers la région de Camopi.
La réserve naturelle nationale des Nouragues se trouve dans le département de la Guyane, sur les communes de Régina et Roura.

NOUTKANS
Voir Nootka.

NUKAK MAKU
Colombie, entre les bassins du Guaviare et de l'Inirida. Nomades de la forêt amazonienne.

NUMA, NUMU, NUWUVI
Voir Paiute.


O

OCONEE
Séminoles.

OCTATAS
Voir Oto.

ODAWA, OTTAWA
Voir Ottawa.

ODJIBOUEKS
Voir Ojibwa.

OGLALA

Sioux.
Le groupe occidental (Dakota, Wyoming) des Lakota ou Tétons (chasseurs de bison) se composait des Oglala ("Ils se dispersent") dont faisaient partie les Hunkpatila, des Sicangu ("Cuisses brûlées") ou Brûlés, des Hunkpapa ("Ils campent à l'entrée"), des Miniconjou ou Minneconju ("Mnikwojupi = Ils plantent près de l'eau"), des Itazipco ("No Bow = Sans Arc"), des Ooenunpa ("Deux fois bouilli") ou Two Kettle ("Deux Bouilloires") et des Sihasapa ("Pieds noirs ou Blackfoot Sioux", à ne pas confondre avec le peuple Pieds Noirs).
Chefs oglala : American Horse ; Many Horses (chef de guerre et riche éleveur de chevaux qu'il acquit lors de raids ; tué en 1867 lors d’une bataille) ; Luther Standing Bear (1868-1939), chef spirituel et homme médecine ; Black Elk, Hehaka Sapa = Elan Noir (env. 1863-1950).
Juge oglala : Four Guns (XIXe siècle).

En 1860, de l'or fut découvert dans le sud du Montana. Les colons déferlèrent sur le pays de la Powder River, territoire de chasse aux bisons des Indiens. Les Sioux des chefs Red Cloud (oglala) et Crazy Horse (oglala hunkpatila), appuyés par les Cheyennes et les Arapaho, attaquèrent les convois sur la piste Bozeman conduisant aux sites aurifères du Montana à travers un important territoire de chasse.

Le chef oglala Red Cloud, Nuage Rouge, Mah'piya Luta (1822-1909), résista à l'occupation par les Etats-Unis du territoire qui fait maintenant partie du Wyoming, Montana et Dakota du Sud. Red Cloud commanda un groupe de Sioux et de Cheyennes qui attaqua les forts pendant 2 ans. Il massacra les 80 hommes du capitaine Fetterman près du Fort Phil Kearny (1866) et remporta le combat du Wagon Box (1868). Le général Sheridan décida alors d'exterminer les troupeaux de bisons, piliers de l'économie indienne. Finalement, le gouvernement américain accepta d'abandonner trois forts et Red Cloud signa le second traité de Fort Laramie le 29 Avril 1869 : le gouvernement des Etats-Unis abandonnait la piste Bozeman mais une clause du traité installait les Sioux dans une grande réserve entre le Wyoming et le Dakota. Red Cloud se fit le chantre d'une paix juste, conduisit une délégation appelée La Croisade de Red Cloud à Washington D.C. en 1870 et voyagea dans les grandes villes de l'Est. Il resta un porte-parole de son peuple jusqu'à sa mort. Red Cloud fut destitué de son rôle de chef Oglala après une dispute avec un agent gouvernemental en 1881. Il revint vivre parmi les siens dans la réserve de Pine Ridge, près des Bad Lands, Dakota du Sud, et y mourut, résigné mais non réconcilié avec la politique fédérale.
"Ils nous ont fait beaucoup de promesses, plus que je ne puis me rappeler, mais ils n'en ont jamais tenu qu'une : ils avaient promis de prendre notre terre, et ils l'ont prise." (Chef Red Cloud)

Le chef oglala Red Dog = "Chien Rouge" (XIXe siècle) fut aussi un farouche opposant aux mineurs et aux colons blancs qui déferlèrent dans les Black Hills du Sud Dakota (collines sacrées) pour y chercher de l'or à partir de 1874 et déclenchèrent la guerre sioux de 1875-1876. Les Sioux, vaincus, furent placés dans des réserves. Red Dog fut un orateur zélé, défendant les droits des Indiens et s'opposa par conséquent au gouvernement blanc qui trahissait les obligations qu'il avait contractées par traité.

Iron Tail (Sinte Maza) combattit aux côtés de Sitting Bull à la bataille de Little Big Horn (1876). Il joua dans le spectacle (Wild West Show) de Buffalo Bill dans les années 1890 et dans celui des frères Miller (101 Ranch Wild West Show) de 1913 à sa mort, le 28 mai 1916.

Le 27 février, 200 Sioux Oglala de l'American Indian Movement occupèrent le village de Wounded Knee (Dakota du Sud) pour protester contre les conditions de vie dans les réserves et pour exiger que l’on reconnût leurs droits et leurs terres ; au bout de 71 jours, ils obtinrent le réexamen du traité de 1868.

"Je ne comprenais pas alors tout ce qui s'est achevé là. Quand je regarde maintenant vers le passé du sommet de mon vieil âge, je peux encore voir les femmes et les enfants étendus, massacrés, les corps jonchant le sol du ravin. Je les vois aussi clairement que lorsque je les ai vus avec mes yeux encore jeunes, et je peux voir qu'autre chose est mort dans cette boue sanglante, enseveli dans la tourmente de neige, le rêve d'un peuple a été brisé là. C'était un beau rêve, et moi à qui une si grande vision a été donnée dans ma jeunesse, vous me voyez maintenant comme un vieil homme pitoyable qui n'a rien fait, car le cercle de la nation est brisé, il n'y a plus de centre depuis longtemps et l'arbre marqué d'une cicatrice est mort." (Chef Black Elk, survivant du massacre de Wounded Knee)

"Nous ne considérions pas les grandes plaines ouvertes, les superbes collines ondulées, et les méandres des fleuves... comme sauvages. C'est pour l'homme blanc seulement que la nature était une jungle... et la Terre infestée de sauvages, hommes et animaux. Pour nous la Terre était généreuse, et nous étions entourés par les bienfaits du Grand Mystère [...] Ma main n'a pas la même couleur que la tienne, mais si je la perce, j'aurais mal. Le sang qui en coulera sera de la même couleur que le tien. Nous sommes tous deux enfants du Grand Esprit." (Chef Luther Standing Bear)

OÏOGOUENS
Voir Cayuga.

OJIBWA (ou Ojibwé ou Ojibway), CHIPPEWA, ANISHINABE, MISSISSAUGA, SALTEAUX ou SLATEAUX, Saulteurs, Sauteux, Odjiboueks, Baouichtigouins, Cheveux-relevés

Famille linguistique algonquienne, zone culturelle des Woodlands de l'Est.
Michigan, Montana, Dakota du Nord, Wisconsin. Leur vaste territoire s'étendait jusqu'au sud du Canada entre le lac Huron et les monts Turtle dans le Dakota du nord. À l'origine, ce peuple émigra de la région du fleuve Saint-Laurent vers l'est, avec les Ottawa et les Pottawatomi.
Les Ojibwas (gardiens de la foi) et les Pottawatomi (gardiens du feu) forment avec les Odawa (marchands) la confédération des 3 feux.
Tous trois se séparèrent dans le Michigan. Les Ojibwé s'installèrent vers l'Ouest le long des deux rives du lac Supérieur, tandis que les deux autres groupes se dirigèrent vers le sud. Les Ojibwas se dispersèrent sur une vaste région.
Les Saulteaux (ou Salteaux, Slateaux, Saulteurs, Sauteux, Odjiboueks, Baouichtigouins, Cheveux-relevés vivaient à l’origine à l’ouest du Lac Winnipeg (Canada). On en trouvait aussi au Nord du Michigan et dans la région des Grands Lacs. De nombreux Saulteaux vivent encore aujourd’hui dans les réserves canadiennes.

Chaque tribu ojibwé était divisée en clans composés de plusieurs groupes familiaux. L'économie des Ojibwas était essentiellement fondée sur la chasse, la pêche, et la récolte du riz sauvage, qui poussait en abondance ; ils produisaient aussi du sucre à partir de sirop d'érable.

Les wigwams, leurs maisons en forme de dôme étaient fabriqués avec de l'écorce de bouleau. Les Ojibwas se servaient aussi de ce matériau pour consigner les affaires courantes.

La mythologie ojibwé était complexe ; les principaux rites religieux et superstitieux étaient concentrés autour du Midewiwin, où était célébrée la "Grande société de médecine".

Le chaman conservait ses coquilles magiques dans une sacoche en peau de loutre.

Les capteurs de rêves, cerceaux de roseau tressés censés attraper les mauvais rêves et les mauvaises pensées, étaient utilisés et fabriqués par plusieurs tribus amérindiennes en Amérique du nord : Chippewa, Sénécas, Navajos, Pawnees et Sioux des plaines du Canada

La loutre est un esprit initiateur.

L’aigle empaillé et articulé ornait les épaules des danseurs ; il symbolisait l’union avec les forces de l’au-delà.

Le monde a été créé par Nanabozo (Nanabozho, Winabozho, Nanabush ou Menebuch), fils d’un esprit céleste et d’une femme de la Terre. Nanabozo avait le pouvoir de se transformer en arbre ou en animal et c’est ainsi qu’il a ramené le feu pour les siens.

Nanabozo, apparu sous la forme d’un lièvre, recréa la terre après un déluge. Il est le lien entre le Grand Manitou et les hommes. Son frère le loup règne à l’ouest sur le royaume des morts.

Les Ojibwa croient que l’âme du mort va vers le pays des morts jusqu’à ce qu’elle parvienne à une énorme fraise. Si elle goûte le fruit, l’âme oubliera le monde des vivants et ne pourra plus y revenir ; si elle n’en mange pas, elle a la possibilité de revenir.

Des guerriers volontaires se préparaient à la guerre pendant un an en jeûnant et en s’isolant dans la forêt.

Bien que les Ojibwas eussent été l'un des plus grands groupes amérindiens du Nord du Mexique, ils avaient peu de relations avec les premiers explorateurs et colons européens. Ils rencontrèrent les Européens au milieu du XVIIe siècle, alors que les invasions des Sioux et des Fox les avaient confinés dans une zone étroite sur la rive du lac Supérieur. Ils acquirent des armes à feu auprès des Français vers 1690, chassèrent leurs ennemis, et agrandirent considérablement leur territoire.

Les Ojibwas apportèrent leur soutien aux Français contre les Anglais lors des différentes guerres qui eurent lieu en Amérique du Nord (guerre du roi William, guerre de la reine Anne, guerre du roi George et guerre franco-indienne).

Au cours de la guerre d'Indépendance et de celle de 1812, ils se rangèrent aux côtés des Britanniques contre les Américains. Le 20 août 1794, à la bataille de Fallen Timbers, dernière bataille de la guerre amérindienne du Nord-Ouest, les forces du général Anthony Wayne écrasèrent la coalition des Shawnees (chef Blue Jacket), Lénapé (ou Delaware, chef Buckongahelas), Miamis (chef Little Turtle), Wyandot, Ojibwés, Outaouais, Pottawatomis et Mingos, à laquelle s'était jointe une compagnie de miliciens canadiens sous le commandement du capitaine Alexander McKillop, ce qui ouvrit la vallée de l'Ohio à la colonisation américaine.
Le 5 octobre 1813, Bataille de la rivière Thames (Ontario) : victoire américaine ; le chef shawnee Tecumseh fut tué et son rêve d'unité s'éteignit avec lui ; les tribus Delaware, Miami, Ojibwa (ou Chippewa) et Wyandot firent la paix avec les Américains : en 1815, les Ojibwa se joignirent aux autres peuples pour signer un traité de paix avec les Etats-Unis.
Selon les termes des traités ultérieurs, ils vendirent (?) la plus grande partie de leur territoire. Aseenewub, Ojibway de Red Lake, connu également sous le nom de Little Rock, participa aux négociations de 1863 où le gouvernement des Etats-Unis encercla de canons les négociateurs ojibways, les menaçant de pendaison s'ils ne signaient pas le traité où ils renonçaient à leurs terres.

George Copway Kahgegafahbowh (v. 1818 - v. 1863), fut l'un des premiers écrivains indiens à être vraiment lu par les Blancs. Né en Ontario d'un chef héréditaire, il devint missionnaire et traduisit des textes religieux en ojibway.

Le 3 octobre 1873, le Dominion du Canada et la « tribu des Saulteux de la nation des Ojibeways » signèrent un traité à l'angle nord-ouest du Lac des Bois.

Le 20 septembre 1875, au Canada, fut signé un Traité entre la reine, les Saulteaux et les Cris du centre du Manitoba.

La plupart des descendants des Ojibwa vivent dans des réserves du Minnesota, du Michigan, du Wisconsin, du Dakota du Nord et du Montana.

OKANAGON
Groupe linguistique salishan.

OLMEQUES

Peuple précolombien établi dans la grande plaine côtière du golfe du Mexique.
On a retrouvé des vestiges de constructions (temples, pyramides, stèles, autels), de sculptures (hommes/jaguars) et de peintures murales. Sur des bas-reliefs et des vases apparaissent des traces de hiéroglyphes. Les Olmèques ont laissé des statues gigantesques : les têtes colossales des forêts du Tabasco.
"Olmèque" vient d'un mot aztèque qui signifie "les gens du caoutchouc", parce que ces Indiens vivaient en bordure du golfe du Mexique où poussent des hévéas.
Les Aztèques, qui régnèrent sur le Mexique de 1325 à 1521, tenaient les descendants des Olmèques, sur lesquels ils avaient étendu leur domination, pour fort cultivés. La civilisation olmèque avait alors disparue depuis des centaines d'années, mais son empreinte demeurait vivace. Apparue vers le IIe millénaire avant Jésus-Christ, elle s'est perpétuée jusqu'au début de notre ère et disloquée sans que l'on sache les raisons de sa fin brutale.

Les Olmèques cultivaient les basses terres du golfe, particulièrement fertiles, qui permettaient deux récoltes de maïs par an.
Leurs villages se groupaient autour de centres cérémoniels, tels que San Lorenzo ou La Venta, qui étaient devenus de véritables cités après la construction de pyramides à gradins, s'achevant par une plate-forme où s'élevait un sanctuaire, et de vastes palais rectangulaires composés de salles et de cours, foyers religieux et politiques. Les constructions exigeaient une main d’œuvre nombreuse.

La société olmèque était dirigée par une élite de prêtres secondée par la noblesse. En échange des efforts consentis pour tirer les blocs de basalte, ciseler la pierre ou entretenir les champs, les prêtres appelaient sur les hommes la bénédiction des divinités. Trois d'entre elles dominaient toute la vie des Olmèques : le dieu/jaguar (peut-être dieu de la Pluie), le dieu du Maïs et le dieu de la Mort.

Avant de retourner au silence de la forêt, la civilisation olmèque laissa aux Mayas, ses voisins, un calendrier solaire, un système de comptabilité et un ensemble cohérent de signes symboliques constituant une écriture.

Les Olmèques furent les premiers Américains à placer le jade au sommet de l'échelle des valeurs, bien au-dessus de l'or. Ils réalisèrent avec habileté des haches votives de jade ou de serpentine, enrichies de motifs gravés ou sculptés.
Leur céramique noire et blanche, à décor incisé, s'orne d'animaux mythiques.

OMAHA

Nebraska. Zone culturelle des Plaines.
Les Omaha sont étroitement apparentés aux peuples Kansa, Osage, Quapaw et Ponca.
Les Omahas sont l'une des cinq tribus qui constituent le groupe Deghiha (Poncas, Quapaws ou Arkansas, Kaws ou Kansas, Osages) à l'intérieur de la famille linguistique siouane.
Les Omaha habitaient autrefois un vaste territoire à l'ouest du Missouri, entre les rivières Platte et Niobrara, à l'intérieur du Nebraska actuel.

L'économie Omaha était fondée sur la culture du maïs et des légumes, et la chasse au bison. Leurs habitations étaient généralement des cabanes couvertes de terre, mais ils construisaient aussi des cabanes d'écorce et se servaient de tipis en peau pendant leurs expéditions de chasse.

Les Omaha virent leur nombre considérablement diminuer à la suite d'une épidémie de variole en 1802 et de guerres incessantes contre les Sioux, qui se terminèrent avec l'intervention du gouvernement américain.
En 1854, les Omaha cédèrent une grande partie de leur territoire aux Etats-Unis. Le reste fut conservé comme réserve, dont une partie fut plus tard vendue au gouvernement comme réserve pour le peuple Winnebago.
En 1882, les Omaha obtinrent le droit de posséder individuellement des terres.

Une pierre noire représente le tonnerre. Un galet translucide symbolise la puissance de l’eau.

Big Elk = "Grand Elan", chef omaha (env. 1772-1846) fut un grand partisan de la paix même s'il mena des campagnes contre les Pawnee. Orateur réputé, il fit le voyage à Washington D.C., pour signer les traités de paix.

OMISSI
Cheyennes 1.

ONAS
Extrême Sud du Chili. Ils remontent à la préhistoire. Quelques survivants.

ONEIDA, Onyades, Onneyouts, Onneiouts
(Iroquois). Etat de New-York, Wisconsin. Font partie des 5 nations iroquoises.

ONONDAGA, Onondagos, Onontagués
(Iroquois). Etat de New-York. Font partie des 5 nations iroquoises.
Canassatego (+ 1750) représenta les Iroquois pendant les négociations avec les Anglais. Il fut probablement tué par un Iroquois profrançais.

OOENUNPA
"Deux fois bouilli" ou "Deux bouilloires". Voir Lakota.

OSAGE
Zone culturelle des Plaines, apparentés aux Omaha. Les Osages sont l'une des cinq tribus qui constituent le groupe Deghiha (Poncas, Quapaws ou Arkansas, Omahas, Kaws ou Kansas) à l'intérieur de la famille linguistique siouane.
En Oklahoma. Ils possédaient autrefois un territoire étendu, situé entre les fleuves Missouri et Arkansas.
Au cours du XVIIe siècle, ils furent découverts par Jacques Marquette, un explorateur français, près du fleuve Osage dans l'actuel Missouri. Par la suite, ils firent alliance avec les Français contre d'autres peuples amérindiens, en particulier les Illinois.
Entre 1808 et 1870 les Osages vendirent la plus grande partie de leurs terres aux Etats-Unis. Ils s'installèrent alors dans leur réserve actuelle du Nord-est de l'Oklahoma. Par la suite, du pétrole fut découvert sur leurs terres et, avec les revenus provenant de leurs puits, ils devinrent la communauté amérindienne la plus riche de toutes. Leur population était d'environ 5 500 au début du XIXe siècle. Elle a à peu près doublé depuis.
Le calumet est décrit comme un être humain, chacune de ses parties reçoit le nom d’une partie du corps.

OSAKIS
Voir Sauk.

OSSIPEE
Voir Abenaki.

OTAVALO
Les Otavalos sont l'un des peuples indigènes d'Équateur, résidant pour la plupart dans la province d'Imbabura et appartenant à la nationalité Kichwa (du groupe Quechua). Héritiers d'une histoire commençant avant même l'invasion de l'actuel Équateur par les Incas, ils se caractérisent en particulier par leur langue, le kichwa, variante du quechua, qu'ils partagent avec les autres peuples indigènes de la sierra équatorienne.

OTO, Ottoe, Octatas, Otteaux, Zotoès
(Sioux). Les Chiwere sont un groupe de tribus sioux comprenant les Oto, les Ioway et les Missouri.

OTOMI
Mexique.

OTTAWA, ODAWA, OUTAOUAIS, Outaouacs

Famille linguistique algonquienne, zone culturelle subarctique.
Les Ottawa vivaient autrefois dans la région supérieure de l'Ottawa, aujourd'hui au Canada. Ils pratiquaient un commerce à grande échelle avec d'autres Amérindiens le long des voies d'eau de la région.
Leurs règles de conduite morale, représentées par 21 préceptes, ressemblaient aux dix commandements.

Aux environs de 1650, les Ottawa furent chassés de leur territoire par les Iroquois et se réfugièrent sur l'île Manitoulin. Ils partirent ensuite vers la rive sud du lac Supérieur, mais furent obligés de revenir sur l'île Manitoulin à la suite d'attaques de Sioux. Plus tard, ils étendirent leur territoire jusqu'à ce qu'ils aient le contrôle de tout le bas Michigan, de certaines parties de l'Ohio et de l'Illinois, et d'une région située sur la rive canadienne du lac Huron.

Pendant l'époque coloniale, les Ottawa combattirent aux côtés des Français, et l'un de leurs chefs, Pontiac (vers 1720-1769), de son nom original Obwandiyag, acquit un grand renom dans la guerre contre les Britanniques.
Pontiac appartenait à une tribu Ottawa, dont il aurait pu être le sachem, mais la chose n'est pas sûre. Ce qui est certain, c'est qu'il avait été un allié fidèle des Français, jusqu'à leur défaite dans French and Indian War (la guerre de Sept Ans). Le 7 mai 1763, pour des raisons inconnues, il participa au soulèvement des tribus indiennes de la région des Grands Lacs contre les Anglais et parut diriger le siège de Detroit, un des rares forts demeurés entre les mains des occupants. Les consignes étaient de tuer tout sujet britannique et d'épargner les Français ; les Indiens réalisèrent ce que les Britanniques pensaient inimaginable ; Fort Sandusky, Fort St Joseph, Fort Miamis (actuellement Fort Wayne, Indiana) tombèrent aux mains des alliés de Pontiac (Hurons, Miamis, Potawatomi, Ottawa, Delaware, Mingo) ; plus à l'est le Fort Pitt fut assiégé ; plusieurs navires furent pris et 20 des 35 hommes de la garnison de Fort Michilimackinac furent tués ; Fort Ouiatenon, Fort Venango et Fort LeBoeuf furent pris, puis Fort Edward Augustus ; en moins de deux mois les Britanniques perdirent tous les bastions des Grands Lacs et de la Vallée de l'Ohio à l'exception de Fort Pitt et Fort Detroit. Le 5 août 1763, à la Bataille de Bushy Run en Pennsylvanie, le chef Pontiac fut vaincu. Il ne signa la paix que le 24 juillet 1766, après les autres tribus. Une fois la paix rétablie, Pontiac respecta la parole donnée et mourut le 20 avril 1769, probablement assassiné par un Indien peoria, peut-être au service des Anglais, dans l'Illinois.
Pendant la guerre de l'Indépendance américaine et la guerre de 1812, les Ottawa s'allièrent aux Britanniques contre les Américains.

Le 20 août 1794, à la bataille de Fallen Timbers, dernière bataille de la guerre amérindienne du Nord-Ouest, les forces du général Anthony Wayne écrasèrent la coalition des Shawnees (chef Blue Jacket), Lénapé (ou Delaware, chef Buckongahelas), Miamis (chef Little Turtle), Wyandot, Ojibwés, Outaouais, Pottawatomis et Mingos, à laquelle s'était jointe une compagnie de miliciens canadiens sous le commandement du capitaine Alexander McKillop, ce qui ouvrit la vallée de l'Ohio à la colonisation américaine.

En 1870, des Ottawa partirent vers le territoire indien, dans l'actuel Oklahoma, et perdirent rapidement leur identité de peuple. La majorité des Ottawa restèrent au Michigan, d'abord dans des réserves, puis dans des communautés dispersées où beaucoup d'entre eux résident encore.
Voir Ojibwa.

OUARASTEGOUIAK
Voir Abnaki.

OUTAGAMI
Voir Fox.

OUTAOUAIS
Voir Ottawa.

OYAMPIS, Wayapis
Amazonie : Guyane française, commune de Camopi.

OYANA
Forêts de la Guyane française.

OYATE SICANGU
Voir Sicangu.


P

PACCIOCA
Voir Diaguita.

PADOUCA
Voir Comanches.

PAEZ
Andes colombienne ; langue chibcha. Voir Nasa

PAIUTE, PIUTE, PAVITSO, NUMA, NUMU, NUWUVI

Langue de la famille uto-aztèque. Les Paiutes ("Vrais Utes") se nomment eux-mêmes "le peuple" : Numa ou Numu ou Pavitso au nord (Californie, Nevada et Oregon) et Nuwuvi au sud (sud-est de la Californie et du Nevada, Arizona et Utah).
Les Wadatika (waada-eaters), Paiutes qui vivaient au sud et au centre de l’Oregon, sont les ancêtres des Burns Paiute dont la réserve se trouve dans le comté de Harney, au nord de Burns.
Langue shoshone.

Une Paiute, Sarah Winnemucca (1844-1891), fit de brillantes études chez les Blancs pour devenir l'interprète de sa tribu auprès du gouvernement américain. Son autobiographie, parue en 1883, est un vibrant réquisitoire contre la brutalité des envahisseurs blancs et un hommage à son peuple.

Vers la fin des années 1880, les Sioux se mirent à pratiquer la religion enseignée par Wovoka, prophète de la tribu des Paiutes, connu sous le nom de "Messie Paiute". Wovoka tomba malade à la suite d'une éclipse de soleil en 1889 et eut, par la suite, des visions. Il disait que le Grand Esprit redonnerait au peuple indien sa gloire d'antan si tous participaient à la Danse de l’Esprit (Ghost Dance). Elle assurerait le retour des terres natales, la résurrection des ancêtres, la disparition des colons et un avenir de paix et de prospérité éternelles. La Danse des Esprits devint une grande cérémonie religieuse chez les Indiens des plaines dans les années 1890.

Une plume d’aigle, procurée par un chaman, est posée sur la tête du malade et le mal est emporté par l’Aigle.

PALIKOU
Littoral de la Guyane française.

PAMES
Pamés. Mexique ; langue Otomi.

PAMLICO
Caroline du Nord.

PAMUNKEY
Une des 11 tribus de Virginie. C'est un des groupes de la confédération Powhatan les plus puissants. Ils ont habité la marée côtière de la Virginie sur le côté nord de la rivière James à proximité de la baie de Chesapeake.

PANAOMESKA
Voir Abénaquis.

PANAS, PANIS
Voir Pawnee.

PANO
Amérique du Sud.
Ils furent les premiers habitants de l'actuel Brésil (avec les Arawak, les Caribes, les Gê et les Tupi-guarani) installés à l'ouest. La plupart de ces tribus étaient semi-nomades et vivaient de chasse, de cueillette et d'une agriculture primaire. Les peuples des régions les plus reculées ont conservé leur mode de vie et leurs traditions jusqu'à nos jours, alors que leur existence est désormais menacée par l'avancée du front pionnier à travers la forêt amazonienne.

PAPAGO, TOHONO O'ODHAM
(Pueblo). Amérique du Nord, Sud-ouest. Arizona. Ancêtres : Hohokam. Famille uto-aztèque. Langue : pima.

PAQUIME
(Culture). La zone archéologique est située près de la ville de Casas Grandes dans l'Etat de Chihuahua au Mexique. La culture paquimé, apparue vers 700, disparut en 1340 après que la population fut attaquée et massacrée par des peuples ennemis. Le site de Paquimé fut ensuite occupé par des nomades : cette culture du désert était morte.

PARACAS (civilisation de)
Voir.

PARECIS
Amazonie brésilienne. Mato Grosso.

PARKATEJE, PARKATEYE
Amazonie brésilienne, au sud-est de l'État de Pará. Les Parkatéjés sont appelés "Gavião" (épervier) par les blancs.

PASCAGOULA
Est du Mississipi. Langue sioux.

PASSAMAQUODDY
(Algonquiens). Maine. Réserve de Pleasant Point.
La Confédération Wabanaki regroupe Penobscot, Malécites, Passamaquoddy, Abénaqui du Maine et Micmac.

PATAGON
Amérique du Sud (Patagonie). Exterminés au XIXe siècle.

PATAXOS
Tribu côtière de l'État de Bahia dans le nord-est du Brésil.

PATSUIKET
Voir Abnaki.

PATWIN
Voir Wintun.

PAVITSO
Voir Paiute.

PAWNEE, PANIS, PANAS, CHAHIKSICHAHIKS

(Caddo). Langue : caddoan.
Ils portent une mèche de cheveu sur le crâne.
D’abord nomades, ils vivaient dans la région de la Platte River, au Nebraska, au début du 16ème siècle. Ouest du Mississipi, Missouri, Oklahoma.
Les Pawnee étaient répartis en plusieurs bandes : les Kitkehahkis, les Chauis, les Pitahauerats et les Skidis ou Panimahas.
Les Panis étaient très souvent en guerre avec les Sakis et les Renards des rives du Wisconsin ; ces derniers vendaient aux Français les Panis qu’ils faisaient prisonniers.

Les Pawnee offraient des sacrifices humains à l’esprit suprême "Tirawa" (Arche du Paradis).
Tirawa ordonna au soleil (Shakuru) et à la lune (Pah) de s’accoupler pour créer le premier homme ; Etoile du matin (Vénus) et Etoile du Soir donnèrent la première femme. Tirawa attribua une place et un peu de son pouvoir à chaque corps céleste.

Le Cerf conduit vers la clarté du jour.

Le bison, symbole d’abondance, est associé à l’épi de maïs dans la cérémonie de Hako. « Nous avons fait quatre fois quatre tours autour de la loge... Quatre fois quatre signifie plénitude. Maintenant toutes les forces de là-haut et d'ici-bas, mâles et femelles, ont été invoquées. » (Cérémonie de Hako).

Le chat sauvage est sacré et ne peut être tué qu’en observant certains rites religieux.

Le pivert se dispute avec la dinde le titre de protecteur de l'espèce humaine. La dinde argue de sa prolificité : « Nul ne donne plus d’œufs que moi ! ». Mais le pivert l'emporte au nom de la sécurité qui peut seule assurer la continuité de la vie : « J'ai moins d’œufs que toi, mais mon nid étant inaccessible, dans le creux d'un grand chêne, il en sort des oiseaux qui sont assurés de mourir tous de vieillesse. »

Le prunier sauvage est symbole de fécondité.

Les maracas symbolisent les seins de la Mère Première.

Les capteurs de rêves, cerceaux de roseau tressés censés attraper les mauvais rêves et les mauvaises pensées, étaient utilisés et fabriqués par plusieurs tribus amérindiennes en Amérique du nord : Chippewa, Sénécas, Navajos, Pawnees et Sioux des plaines du Canada.

Sharitarish (v. 1790-1822) rencontra Zebulon Pike dans le Nebraska (Zebulon Pike, mandaté par le gouvernement des États-Unis en 1806 pour explorer les régions à l'ouest du Mississippi, remontait avec ses troupes le fleuve Arkansas jusqu'à sa source dans les Rocheuses).
Sharitarish prononça un discours devant le président Monroe sur l'autodétermination des peuples. Il mourut du choléra.

PAZIOCA
Voir Diaguita.

PEBAS
Campinas Piaui (Brésil) ; langue caribe.

PECOS
(Pueblo). Ont disparu en 1838.

PEHUENCHES
(Chili).

PEND D’OREILLE
Voir Kalispel.

PENNACOOK
Confédération algonquienne. New Hampshire.

PENOBSCOT
(Algonquiens). Voir Abénaquis.

PENTAGOET
Voir Abénaquis.

PEORIA, Pimeteouis, Pimitouis, Péouaréas
Oklahoma. Langue : algonquin.

PEQUOT
Groupe algonquien. Ils vivaient à l’Est des Woddlands, dans la vallée de la Thames.
Le chef Sassacus dirigea pendant un temps les Pequot et les Mohegan (voir Mahican).
Début de la Guerre des Pequots : en août 1636, suite au meurtre d’un négociant blanc, John Stone, fauteur de trouble et kidnappeur d’indien avéré, par les Pequots au Connecticut en 1634, puis à celui de John Oldham le 20 juillet, une expédition punitive quitta Boston pour attaquer les Narragansetts de Block Island pris pour des Pequots. Les Indiens se réfugièrent dans les forêts et les Anglais investirent des villages désertés, détruisant les récoltes.
Le 26 mai 1637, le capitaine John Mason attaqua le village Pequot Missituck sur la Mystic River, faisant plus de 600 victimes ; extermination presque totale de la tribu ; les Anglais offraient une prime pour chaque indien tué contre remise de son scalp ; les prisonniers furent réduits en esclavage.
Sassacus, capturé le 28 juillet, fut tué par les Mohawk. Les survivants furent regroupés dans deux réserves dans le sud-est du Connecticut.

PETUN, Tionontati, Tobacco
(Iroquoiens). Entre le lac Huron et le lac Ontario. Ils produisaient du tabac au XVIIe siècle et étaient connus des Français sous le nom de "Peuple du Tabac".
L'hiver 1649, les Iroquois déciment les tribus de Petuns et d'Algonquins et les bandes de Nepissing.

PIANKASHAW
Liés aux Miami.

PIAROA
(Orénoque).
Le rhombe, objet tenu par des lanières que les chamans font tournoyer, est un instrument magique ; son vrombissement est censé provoquer quelque sortilège. La vue du rhombe est interdite aux femmes.

PICUNCHES
(Chili).

PIEDS-NOIRS, BLACKFOOT, SIKSIKA, SAKOYITAPIX, NITSITAPIC

Confédération de tribus indiennes appartenant au groupe linguistique algonquien et peuplant la région des Plaines, entre les rivières Missouri et Saskatchewan.
Les Pieds-Noirs comprennent 3 catégories : les Siksika ou Pieds-Noirs ou Blackfoot (tribu la plus ancienne de l’Ouest américain), les Piegan ou Pikuni et les Kainah ou Sang ou Blood. Les Blood sont divisés en petits groupes : All Tall People, Lone Fighters, Black Elks, Buffalo Followers, Fish Eaters (auxquels appartenait le chef Red Crow).
Originaires de la province de la Saskatchewan, ils migrèrent au milieu du XVIIIe siècle dans le Montana à la recherche de bisons. Au milieu du XIXe siècle, à l'apogée de leur puissance, ils contrôlaient un vaste territoire.

Les Pieds-Noirs étaient d'excellents cavaliers, des chasseurs de bisons émérites et des guerriers redoutables. Ils étaient craints par les autres tribus indiennes et partaient fréquemment en guerre contre leurs voisins Cree, Sioux, Crow, etc. En temps de guerre, les trois catégories de Pieds-Noirs s'unissaient pour défendre leurs terres.

Peuple nomade, les Pieds-Noirs vivaient dans des tipis (tentes couvertes de peaux d'animaux) regroupés en villages facilement démontables. Ils étaient divisés en plusieurs bandes, chacune dirigée par un chef. Ces bandes se réunissaient l'été pour les cérémonies sociales et religieuses.

Hormis la culture du tabac, les Pieds-Noirs ne pratiquaient pas l'agriculture. Ils présentaient une économie typique des peuples des Plaines ; les hommes fabriquaient des armes et chassaient, tandis que les femmes s'occupaient des enfants et récoltaient des plantes sauvages pour la nourriture.

Les Pieds-Noirs pratiquaient la polygamie ; un guerrier valeureux pouvait posséder plusieurs femmes.

Les femmes avaient la garde des sacs-médecine et étaient les seules à pouvoir les ouvrir pour les confier momentanément aux hommes.

Les Blackfoot racontent que, voici bien longtemps, Napi, le Vieil Homme, parcourait seul ce pays. A cette époque, il n'y avait rien, pas même une pierre. Trouvant que ce monde était un endroit glacial, Napi créa "l'épine dorsale du monde" (les Montagnes Rocheuses), les rivières, les peupliers et les bosquets de saules, le bison, l'aigle, le loup, le castor et l'ours ainsi que tous les autres animaux à quatre pattes. Il créa ceux qui rampent, ceux qui volent, ceux qui nagent et tout ce qui est vivant. Puis il considéra son œuvre avec satisfaction. Pourtant, quelque chose manquait et Napi comprit qu'il était seul sur cette terre. Comme c'était un vieil homme très malin, avec la boue de la rivière il modela deux figurines sur lesquelles il souffla un instant avant de s'éloigner. Quand il revint le lendemain, un homme et une femme se tenaient sur la rive. Appréciant ce spectacle, Napi créa d'autres êtres humains. Ainsi naquirent les Blackfoot. Napi leur apprit à chasser le bison, à découper la viande et à se servir des peaux pour confectionner mocassins, vêtements et tipis. Il leur enseigna également la cueillette des baies et des racines comestibles ainsi que l'art de se défendre contre leurs ennemis. Puis il leur montra comment recevoir des visions et leur enjoignit de toujours honorer les animaux et de les écouter quand ceux-ci les visiteraient en songe. Enfin, Napi délimita un territoire et déclara : « Voici votre pays, si on cherche à vous le prendre, prenez vos armes et repoussez les envahisseurs. Si vous échouez, alors viendront des temps difficiles. »

L’Etoile Polaire est une ouverture dans la voûte céleste par laquelle le héros Soatsaki a été emporté au ciel et est ensuite redescendu sur terre.

Avec 18.000 membres, les Blackfoot ou Pieds-Noirs (ainsi nommés parce qu'ils noircissaient leurs mocassins) sont aujourd'hui la plus importante tribu indienne du Montana. Ils ont réintroduit dans les prairies plusieurs centaines de bisons.

Le chef Crowfoot grandit parmi les Pieds-Noirs. Adolescent, il démontre beaucoup de bravoure quand il pénètre dans le camp ennemi des Crows, au cours d'une bataille, et qu'il frappe un tipi peint. Grâce à cette prouesse, il reçoit le nom d'un ancêtre, « Isapo-muxika », qui signifie « Grand pied des Indiens crows », ou Crowfoot, selon des interprètes. Il participe à 19 guerres et est blessé six fois. Son plus grand exploit, réalisé à la vue de tous, est d'avoir tué un grizzli avec une lance. Peu après, en 1865, il devient chef de la bande de Big Pipes et, en 1870, il est l'un des trois grands chefs de la tribu.
Le 22 septembre 1877, est signé un traité entre les Pieds-Noirs, les Sangs, les Piegans, les Sarsis, les Nakoda et le gouvernement canadien qui leur octroie un terrain de 69 039 km carrés et 12 $ par indien pour l'éducation (écoles) et de l'aide agricole.
Une fois les Pieds-Noirs installés dans leur réserve en 1881, Crowfoot perd ses illusions à l'égard du gouvernement canadien. Il interdit toutefois à son peuple de prendre part à la rébellion du Nord-Ouest de 1885, moins par loyauté envers le gouvernement, que par conviction que la bataille est perdue d'avance. Malade pendant les dix dernières années de sa vie, il pleure sans cesse la perte de ses enfants, dont seulement un fils aveugle et trois filles survivent 7. Il meurt le 25 avril 1890.
"Qu’est-ce que la vie ? C’est l’éclat d’une luciole dans la nuit. C’est le souffle d’un bison en hiver. C'est la petite ombre qui court dans l'herbe et se perd au coucher du soleil". (Crowfoot)

PIEDS NOIRS, BLACKFOOT-SIOUX
Voir Sihasapa.

PIEGAN, PIKUNI
Au sud-ouest des territoires du nord-ouest (Canada). Confédération des Pieds-Noirs.
23 janvier 1870 : massacre de la Marias River. Le colonel Baker, veut attaquer le camp de Mountain Chief, un chef pikuni qui a vainement défendu ses intérêts devant le général Sully, mais le chef qui perçoit le danger abandonne son camp et se réfugie au Canada. Baker, mis au courant par ce changement par son éclaireur Joe Kipp et qui ne veut pas avoir fait le voyage pour rien, attaque le camp de Heavy Runner, autre chef piegan, qui se trouve en amont de celui de Mountain Chief. Le camp est rasé et ses habitants massacrés. Baker sera déclaré innocent par le gouvernement après que des plaintes ont été déposées contre lui.
Le 22 septembre 1877, est signé un traité entre les Pieds-Noirs, les Sangs, les Piegans, les Sarsis, les Nakoda et le gouvernement canadien qui leur octroie un terrain de 69 039 km carrés et 12 $ par indien pour l'éducation (écoles) et de l'aide agricole.

PIGWACKET
Voir Abnaki.

PIMA, AKIMEL O'ODHAM
(Pueblo). Arizona. Ancêtres : Hohokam. Famille uto-aztèque. Langue : pima.

PIMETEOUIS, PIMITOUIS
Voir PEORIA.

PINERY APACHES, Nednis, Nednais
Voir Chiricahua.

PIPIL
Sud du Mexique.

PIRAHAS
Amazonie brésilienne, sur les rives du rio Maici. Les Pirahâs se dénomment eux-mêmes Hi'aiti'ihi' ("Ceux qui sont droits"). Leur langue ne comprend que 7 consonnes et 3 voyelles. Ils ne calculent pas, n'ayant pas de vocabulaire pour décrire les nombres. Ils ne s'expriment qu'au présent (il n'existe pas de forme passée). 5

PISCATAWAY
Voir Conoy.

PITAHAUERATS
Bande de Pawnee.

PIUTE
Voir Paiute.

POCANET
Voir Shawnee.

POCASSET
Virginie (région de Portsmouth).

POKOMAM
Groupe maya des hauts plateaux du Guatemala.

POKONCHI
Groupe maya des hauts plateaux du Guatemala.

POLE-CAT ou Putois
Voir Winnebago.

POMO
Californie. Langue : hokan.
Initiation par l’ours grizzly. Vêtus d’écorces tissées, vivent dans des maisons de terre quasi enterrées. Vannerie.

PONCAS
(Sioux). Apparentés aux Omaha. Les Poncas sont l'une des cinq tribus qui constituent le groupe Deghiha (Kaws ou Kansas, Quapaws ou Arkansas, Omahas, Osages) à l'intérieur de la famille linguistique siouane.

POPOICA
Mexique.

PORTEURS, CARRIER, TAKALI, TAKULLI
(Athabascans). Colombie britannique. Région du lac des Porteurs (lac Stuart).
La veuve portait sur le dos les ossements calcinés de son mari.

POTTAWATOMI, POUTOUATAMI, POUTEOUATAMIS
Poutéouatamis. Groupe algonquien. Kansas, Michigan, Oklahoma, Wisconsin.
Les Odawa (marchands) forment avec les Ojibwé (gardiens de la foi) et les Pottawatomi (gardiens du feu) la confédération des 3 feux.

Le 20 août 1794, à la bataille de Fallen Timbers, dernière bataille de la guerre amérindienne du Nord-Ouest, les forces du général Anthony Wayne écrasèrent la coalition des Shawnees (chef Blue Jacket), Lénapé (ou Delaware, chef Buckongahelas), Miamis (chef Little Turtle), Wyandot, Ojibwés, Outaouais, Pottawatomis et Mingos, à laquelle s'était jointe une compagnie de miliciens canadiens sous le commandement du capitaine Alexander McKillop, ce qui ouvrit la vallée de l'Ohio à la colonisation américaine.

Simon Pokagon, chef Pottawatomi (1830-1899), conférencier, écrivain, organiste professionnel, parlait cinq langues couramment ; il rencontra les présidents Lincoln et Grant.

POWHATAN

Virginie. Tabac.

Wahunsonacook (+ 1618) fut le chef ou "empereur" de la puissante confédération indienne qui régnait sur la Virginie au moment de l'arrivée des premiers colons en 1607. Cette confédération rassemblait une trentaine de tribus algonquines au sud du Potomac. Il est possible qu’il ait lui-même ait appartenu à une tribu chassée du Mexique par les Espagnols. Il fut le père de 20 fils et de 11 filles dont la très célèbre Pocahontas. Il laissa la réputation d'un chef très dur, autoritaire, implacable à l'égard de ses prisonniers comme de ses sujets. De là ses difficultés avec les premiers colons anglais, des escarmouches fréquentes, auxquelles mit fin le mariage de sa fille Pocahontas avec John Rolfe. Afin de se rallier son appui pour leur installation à Jamestown, les Anglais placèrent une couronne dorée sur sa tête et le proclamèrent "King Powhatan". Après sa mort, son frère Itopatin prit sa succession, avant que les gouverneurs de Virginie désignent eux-mêmes le chef de la confédération.

Pocahontas, née vers 1595 en Virginie, mourut en 1617 à Gravesend en Angleterre. Son nom est lié aux débuts de la colonisation anglaise en Virginie et aux efforts sincères d'entente entre Blancs et Indiens. Fille du chef powhatan Wahunsonacook, elle aurait sauvé, par son intervention, le capitaine John Smith, fait prisonnier par son père. Tombée entre les mains des Anglais en 1613, elle fut baptisée, puis mariée, l'année suivante, à John Rolfe, un colon, qui l'emmena en Angleterre. Elle y fut présentée à la cour et mourut au moment de se rembarquer. Pocahontas est demeurée le symbole de l'amitié, temporaire, entre les Indiens et les colons de Virginie, qu'elle aida dans leur établissement.

Le 22 mars 1622, commandés par le chef Opechancanough, oncle de Pocahontas, les Powhatan massacrèrent 347 colons européens établis à Jamestown. Après une trêve de quelques années, Opechancanough fut arrêté et exécuté en 1644.

POYAS
(Chili).

PRIMA MARICOPA
Arizona, réserve San Xavier.

PUANTS, POLE-CAT, Putois
Lac Michigan et Sud du lac Supérieur. Voir Winnebago.

PUEBLO

Famille tanoan et tewa-keresan.
Acoma, Cochiti, Isleta, Jémez, Laguna, Nambe, Picuris, Pojoaque, San Felipe, San Ildefonso, San Juan, Sandia, Santa Ana, Santa Clara, Santo Domingo, Taos, Tesuque et Zia (ancêtres : Mogollon, Hohokam, Anasazi). Nouveau-Mexique.
Au XVIe siècle, les Espagnols donnèrent aux habitants du sud-ouest des Etats-Unis actuels le nom de "Pueblo", ce qui signifie "village" (villages permanents aux maisons de pierre ou d'adobe très serrées, brique mêlée de paille séchée au soleil).

Les Pueblo comprennent 4 groupes linguistiques distincts (hopi, Zuni, kérés et tanoan), mais les cultures des différents villages sont étroitement apparentées. Dans les villages de l'Est, situés le long du cours supérieur du Rio Grande près de Santa Fe et d'Albuquerque, on parle les langues tano et keresan. Les villages de l'Ouest sont keresan pour deux d'entre eux, et surtout hopi au nord-est de l'Arizona, et zuni, ces derniers étant concentrés depuis le début du XVIIIe siècle dans un seul gros village tout à fait à l'ouest du Nouveau-Mexique.
Ces régions arides, celles du Nouveau-Mexique, de l'Arizona et du Colorado d'aujourd'hui, avaient tout d'abord accueilli des peuples de nomades, chasseurs-cueilleurs équipés d'arcs.
Les Pueblo sont les descendants d'un peuple ancien connu sous le nom de Basket Maker (Culture des Vanniers).

Au cours du 1er millénaire av. J.-C., le développement de l'agriculture favorisa l'épanouissement des premières communautés villageoises. Mogollon, Hohokam ou Anasazi semblent avoir bénéficié de l'influence des civilisations mexicaines voisines, comme l'attestent l'usage de la céramique peinte et du coton, la similitude des rites religieux associés à la fertilité agricole ou la construction de terrains de jeu de balle.

Les Indiens Pueblo, d'aujourd'hui, descendants hopi et zuni, habitent toujours la région des mesas ("plateaux" en langue castillane). Vers le XIVe siècle, les Apaches ("ennemis" en langue hopi) et leurs cousins Navajo furent les derniers à s'installer en pays pueblo. Essentiellement agriculteurs (maïs et coton, puis laine), ils devinrent éleveurs grâce au bétail introduit par les Espagnols à partir du XVIIIe siècle. Dès la fin du XVIe siècle, en effet, les Espagnols occupèrent le pays pueblo.
Le 10 août 1680, une révolte pueblo massive chassa les Espagnols du territoire. Aucun autre groupe indigène n'y avait réussi, et les Pueblo ne furent pas reconquis avant 1692. Peu de missions furent rétablies, et la plupart des villages continuèrent à pratiquer librement leur ancienne religion. Les Pueblo restèrent ensuite sous domination espagnole, puis mexicaine, jusqu’à la fin de la guerre du Mexique en 1848, où ils passèrent sous la juridiction américaine, mais leur mode de vie résista remarquablement.

Leur activité artistique s’exprime à travers la vannerie, le tissage et surtout la poterie.

Dans les régions semi-désertiques du Sud-ouest, se développèrent, à une époque ancienne, des rituels pour aider la pousse et la germination.

Les 4 éléments et les 4 directions cardinales sont commandés par les 4 Dieux de la Pluie. La chambre cultuelle très secrète du Grand Prêtre des Pluies, "le maître des pluies du Nord", contiendrait 2 petites colonnes de cristal et de turquoise ainsi qu’une pierre en forme de cœur : "le cœur du monde".

Le nom de Kachina désigne à la fois les esprits des ancêtres qui font venir les nuages, les danses dans lesquelles les êtres surnaturels sont figurés par des hommes masqués et les petites poupées en bois, copies conformes des hommes masqués. Ces poupées sont destinées à l'éducation morale et religieuse des enfants. Au solstice d’hiver, les esprits sortent du monde souterrain par un trou, le sipapu, situé au centre de la salle souterraine, le kiva. Les kachinas, qui les incarnent sermonnent les enfants, dansent pour réveiller la terre endormie et aider les enfants et les haricots à pousser. Ils incitent aussi les esprits à ouvrir "l'écluse céleste" indispensable aux cultures. Dans le kiva se déroule la cérémonie d'initiation des enfants ayant atteint l'âge de 8 ans. Les danseurs enlèvent leur masque et leur dévoilent la Vérité qu'ils ne devront jamais révéler : les katchinas sont des hommes investis par les esprits. Les masques, déposés dans le kiva, seront honorés et nourris.

Les Pueblo considèrent la sorcellerie comme un crime, le coupable est pendu par les pouces.

La Terre est la mère toute puissante. Il y a deux sortes de divinités : les dieux des éléments et les esprits ancestraux (katchinas) intermédiaires entre les dieux et les hommes. Héros Jumeaux, le dieu du matin et le dieu du soir, ont tué les monstres et transformés les choses imparfaites : ils sont les libérateurs et les guides de l’humanité.

Dans leurs temples souterrains se trouve un foyer rituel appelé "ours" (animal lié aux pouvoirs souterrains).

Le grand sapin du monde souterrain a servi d’échelle aux ancêtres qui grimpèrent "jusqu’à la terre de notre soleil".

Le coq est associé au soleil.

Les Pueblos du Rio Grande n'entraient pas dans une maison où l'on avait exposé les plumes ou le cadavre d’un hibou.

Le mariage d’arbres est associé au mariage humain.

Les enfants sont le produit de la semence sortie de la moelle épinière de l’homme et du sang du cœur de la femme.

Les chants et les tambours scandent les pulsations de la terre ; les baguettes figurent les pieds de l’homme foulant la terre (la peau du tambour).

PUELCHES
(Chili).

PUINAVE
(Orénoque). La vue du rhombe est interdite aux femmes. L’objet, tenu par des lanières, que les chamans font tournoyer, est un instrument magique ; son vrombissement est censé provoquer quelque sortilège.

PURMAMARCAS
Voir Diaguita.

PUTUN
Les Putún étaient un groupe de Mayas Chontal de la côte du golfe du Mexique où sont aujourd'hui les États de Tabasco et Campeche.

PUYALLUP
Salish.


Voir dossier Les Amérindiens.


Notes
1 Les Indiens d’Amérique du Nord. Thomas Page. Minerva. 1979. Page 103
2 http://fr.wikipedia.org/wiki/Calakmul
3 http://fr.wikipedia.org/wiki/Caracol
4 http://www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/neutres
5 http://fr.wikipedia.org/wiki/Pirah%C3%A3_(langue)
6 http://fr.wikipedia.org/wiki/Mingos
7 http://www.lessignets.com/signetsdiane/calendrier/avril/25.htm
8 http://www.dickshovel.com/nipi.html


Sources
Les Indiens d’Amérique du Nord. Thomas Page. Minerva. 1979
L’agonie des Peaux-Rouges. Claude Fohlen. Resma
Paroles des sages d’Amérique du Nord. Kent Nerburn. L’Age d’Etre
Les Aztèques. W.H. Prescott. Ed. Minerva. 1970
Les Incas. W.H. Prescott. Ed. Minerva. 1970
Les Mayas. Vittoria Calvani. Ed. Minerva. 1976

Autres


Auteur : Jean-Paul Coudeyrette
Référence publication : Compilhistoire ; toute reproduction à but non lucratif est autorisée.

Date de mise à jour : 22/04/2017

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