FAMILLES, CONFEDERATIONS, NATIONS
ET TRIBUS AMERINDIENNES

(Indiens d'Amérique)


Q R S T U V W X Y Z

M à P ; A à C ; D à L



Les nations, appartenant à des familles linguistiques, sont composées de tribus parfois groupées en confédérations.

Voir Cartes.


Totem séminole 7


Q

QUAIQUER voir KWAIKER

QUAPAW, QUIPAS, ARKANSAS
Voir Omaha et Modoc. Les Quapaws ou Arkansas sont l'une des cinq tribus qui constituent le groupe Deghiha (Poncas, Kaws ou Kansas, Omahas, Osages) à l'intérieur de la famille linguistique siouane.

QUATAQUOIS
Voir Kiowa.

QUECHUA, Quichua, Kichua, Kichwa, Kechua
Du VIIe siècle avant notre ère à 1200 apr. J.-C., le centre de l'Empire tiahuanaco occupait le haut plateau bolivien, près du lac Titicaca et était peuplé d'Indiens : Aymara, Chiquito et Quechua. Puis, pendant la période allant du XIIIe au XVIe siècle, la région fut incorporée à l'Empire inca. Ces premières civilisations furent le foyer d'aires culturelles prédominantes.
Les Quechua sont le plus important des peuples indiens de l’Amérique du Sud (6 M d’individus), établi principalement en Bolivie et au Pérou, mais aussi en Equateur et dans le Nord des Andes chiliennes.
Seuls les habitants des Andes péruviennes, berceau de la pomme de terre comestible, connaissaient (depuis 8000 ans) la pomme de terre appelée papa en quechua. Ils la cultivaient il y a plus de 1000 ans avant J.-C.
Il existe 4.000 variétés de patates natives.
Le Parc de la pomme de terre (Parque de la papa) a été créé en 1997 par six communautés quechua habitant sur l'Altiplano (au sud de la Vallée sacrée des Incas).
Voir Incas.

QUECHUA du rio Napo
Amazonie équatorienne.

QUEROS, Q'EROS
Les Queros, derniers descendants des Incas, vivent au Pérou, dans la partie haute de la forêt tropicale du parc national de Manu, à 4500 m d'altitude. Les gens de cette communauté andine cohabitent naturellement avec les condors, renards, lamas, vigognes et alpagas. Ils élèvent des lamas, des vigognes et des alpagas et pratiquent l'agriculture et l'artisanat. Ils travaillent la laine et confectionnent des habits comme au temps des Incas. La communauté de Queros Incas ne reconnaît pas la notion de propriété ou de la propriété individuelle de la terre. Ils ont des normes éthiques et sont régies par les lois morales qui sont déterminées par le Conseil des Anciens, à savoir les indigènes et les prêtres Queros (Kurak). Ils adorent Pacha Mama (Terre Mère) et Inti (Père Soleil). Les cérémonies chamaniques visent à établir le contact avec la Pacha Mama, la mère terre, et avec les Apus (esprits des montagnes).

QUETSAN, Quechan
Californie, sur le cours inférieur du fleuve Colorado, près de Blythe.

QUICAPOUX
Voir KICKAPOO.

QUICHE (Quiché), Kitché
Indiens du Guatemala du groupe maya parlant le quiché.
Peuplement ancien, ils formaient autrefois un royaume important dont la capitale était la cité fortifiée d’Utatlan.
Ils avaient une organisation sociale et politique avancée, avec une structure de classe complexe, un système d'écriture, originale et une religion autonome.
En 1524, ils furent conquis par les Espagnols : Pedro de Alvarado (l’un des lieutenants de Cortés) brûla la capitale de leur royaume.
Ils vivent actuellement sur les hautes terres tempérées de l'Ouest du Guatemala. Dénombrés à plus de 300 000, ils sont le plus grand groupe amérindien du Guatemala. Ils vivent de l'agriculture, du tissage et de la poterie. L'ancien calendrier maya (260 jours) est encore utilisé par les prêtres pour fixer les dates des cérémonies.
En 1992, la militante quiché Rigoberta Menchu a reçu le prix Nobel en reconnaissance de sa lutte en faveur des droits civils des peuples indigènes du Guatemala.

QUILCINE
Les Twana (Etat de Washington) étaient formés de neuf communautés : Dabop, Quilcine, Dosewallips, Duckabush, Vance Creek, Hoodsport, Tahuya, Duhleap et Skokomish.

QUILEUTE
Etat de Washington. Côte Pacifique Nord-Ouest ; le long des rivières Quileute et Hoh. Voir Quinault

QUILMES
Voir Diaguita

QUIMBAYAS
Voir

QUINAULT
Etat de Washington ; côte Pacifique. La Nation Quinault (Qin) se compose des tribus Quinault et Queets et des descendants des cinq autres tribus côtières : Quileute, Hoh, Chehalis, Chinook et Cowlitz. Voir Salish

QUIPAS
Voir Quapaw.

QUITUS
Le royaume des Quitus (Equateur actuel) fut conquis vers l’an 1000 par les Caras, lesquels furent vaincus par les Incas. Voir Caras.


R

RAMAS
(Nicaragua).

RARAMURI, TARAHUMARA
Langue uto-aztèque. Nord du Mexique, État de Chihuahua. Tarahumara est la corruption du terme amérindien Raramuri par lequel ce peuple se désigne et qui signifierait "ceux qui ont les pieds légers".

RED STICKS, BATONS ROUGES
Voir Creek.

REE
Arikara. Voir Cheyennes.

RENARDS
Voir Fox.

ROCAMECA
Voir Abnaki.


S

SACRIABA
Voir .

SACHAPUYOS
Voir Chahapoyas.

SACS
Voir Sauk.

SAHAPTIN
Voir Shahaptin.

SAHUAPE
(Sahuapé). Amazonie brésilienne, région de Manaus.

SAINT-FRANCOIS (Indiens de), Saint Francis Indians
Voir Abnaki.

SAINTE-CROIX (Indiens de), Saint Croix Indians
Voir Abnaki.

SAKIS
Voir Sauk.

SALISH, SELIC
Côte Nord-ouest du Pacifique. Tribus salish : Lummi et Nooksack (côte centrale), Nisqualli, Puyallup et Suquamish (côte sud), Quinault (côte sud-ouest), Cœur d’Alène, Kalispel, Comox et autres.
Les fillettes ont le front aplati par une planchette.
Ils redoutent Sasquatch, habitant de la forêt, mi-homme mi-singe, que les blancs appellent "Grand Pied".
Vannerie en racines de cèdre et de pin.

SALTEAUX
Voir Ojibwa.

SAN CARLOS
Voir Apaches.

SANG, BLOOD, GENS DU SANG
Voir Kainah.

SANJA, SANKA, WIWA, Malayo
Descendants des Taironas. Voir Wiwa.

SANS ARC, No Bow, Itazipco
Voir Lakota (Sioux).

SANTEE, DAKOTA
Voir Dakota. Sioux.

SANTIAM
Orégon. Langue pénutienne.

SAPARA voir ZAPARA.

SARCEE, Sarsis
Canada. Selon la légende, les Sarcee serait une branche des Beaver.
Le 22 septembre 1877, est signé un traité entre les Pieds-Noirs, les Sangs, les Piegans, les Sarsis, les Nakoda et le gouvernement canadien qui leur octroie un terrain de 69 039 km carrés et 12 $ par indien pour l'éducation (écoles) et de l'aide agricole.

SATERE-MAWE
Territoire d'Indirá-Marau en Amazonie brésilienne. La langue satéré-mawé appartient à la famille tupi.
Le peuple Satéré-Mawé utilise les piqûres des fourmis dans le cadre des rites d'initiation des futurs guerriers : les garçons doivent subir l'épreuve 20 fois au cours de plusieurs années.
En 1987, les Satéré Mawé créent le Conseil Général de la tribu Satéré Mawé ; objectifs essentiels : développer des projets et protéger le territoire de la tribu tout en valorisant les traditions et la culture du peuple Satéré Mawé. Le chef Obadias Batista Garcia, responsable du projet warana (guarana en langue indienne), est alors convaincu qu'il est possible de trouver un marché international pour commercialiser leur production et obtenir un bon prix de vente pour le guarana. Depuis la nuit des temps, les baies rouges de cette plante sont récoltées et transformées selon un savoir-faire ancestral qui permet d'obtenir la boisson traditionnelle du "çapo".

SATWILKILAP
Pour certaines tribus, le monde a été créé à partir de rien. Pour les Satwilkilap, Vent Noir fit la terre, Vent Jaune lui apporta la lumière et Akjaw Dimis façonna le paysage et tout ce qui l’habite.

SAUK, SACS, SAQUES, SAKIS, OSAKIS, OSKAIWUGI
Ils se donnaient le nom de Asakiwaki (ou Osakiwug) qui signifie "Peuple de la terre jaune". Famille algonquienne. Iowa, Kansas.
La mission du Chef Black Hawk = "Faucon Noir" (1767-1838) fut de rendre justice du mal fait en 1804 par William Henry Harrison lorsqu'il enivra quatre chefs de sa tribu pour leur arracher la vente du pays sauk. Black Hawk encouragea les Anglais à faire la guerre aux Américains afin de mettre un terme à leur migration vers l'ouest. Quand l'infime superficie de terre que son peuple avait sauvée commença d'être envahie par des colons, Black Hawk s'engagea dans la bataille. En 1832, il appela à la guerre les Sacs et les Fox pour défendre les territoires indiens à l'est du Mississippi. Le 28 juillet, menacés de famine, les Sauk descendent le Wisconsin pour repasser le Mississippi ; 750 miliciens du général James Henry les rejoignent : c'est la Bataille des Wisconsin Height où 68 Indiens trouvent la mort. 1er août, les Indiens Sauks commencent la traversée du Mississippi ; pris sous le feu d'un navire à vapeur de guerre, Black Hawk (Faucon Noir) hisse le drapeau de la reddition, mais le feu continue, faisant 23 morts chez les Indiens. 2 août, Massacre de Bad Axe River : Black Hawk est attaqué par les troupes américaines qui massacrent 300 hommes, femmes et enfants Sauk ; des survivants qui ont réussi à traverser le Mississippi sont tués ou capturés par les Sioux. 27 août, reddition de Black Hawk qui sera emprisonné pendant un an (libéré comme un héros, il sera acclamé par les non-Indiens comme le symbole du vieil Ouest ; dernière insulte à cet homme, sa sépulture sera violée par des vandales) ; les Fox et les Sacs de l’Illinois sont déplacés à l’ouest du Mississippi.

SAULTEAUX, Saulteurs, Sauteux
Voir Ojibwa.

SCHAGHTICOKE
Voir Abénaquis

SECOYAS
Voir Sionas-Secoyas.

SECWEPEMC ou SHUSWAP
voir Shuswap.

SEKANIS, SEKKANAIS
Colombie britannique et Montagnes Rocheuses.

SEMINOLES

Langue muskogee (muskogéenne). Sud-est des Etats-Unis. La plupart vivent à présent en Oklahoma et dans le sud de la Floride.
Les Séminoles sont issus au XVIIIe siècle de membres de la confédération creek, principalement des Creek et des Hitchiti, venus des états actuels de Géorgie et d'Alabama, qui attaquèrent la Floride et finirent par s'y installer alors qu'elle était territoire espagnol. Rejoints par d'autres réfugiés amérindiens et par des esclaves noirs fugitifs, ils furent séparés de la confédération creek lorsque fut établie la frontière entre les Etats-Unis et la Floride. La plupart parlaient muskogee ou creek ; ceux qui parlaient hitchiti, une langue muskogee apparentée, sont connus sous le nom de Séminole Hitchiti-Mikosuki. La culture historique séminole ressemblait à celle du peuple creek.
Quand le naturaliste américain William Bartram les visite en 1773, les Séminoles ont acquis leur propre nom tribal, dérivé de "cimarron", le mot espagnol pour "fuyard", qui est également la source du mot français "marron" et de l’anglais "maroon" employés pour désigner un esclave en fuite.

Le 26 décembre 1817, en représailles des vols commis par les Séminoles dans les plantations de Géorgie et de l’aide fournie aux esclaves en fuite, le major général Andrew Jackson envahit la Floride, alors territoire espagnol, avec 5 000 hommes. L’Espagne céda la Floride aux Etats-Unis en 1819. Le 8 septembre 1823, le traité de Moultrie Creek fut signé entre les Etats-Unis et les chefs Séminoles.
Après que les Etats-Unis eussent acquis la Floride, le gouverneur territorial (et futur président des Etats-Unis) Andrew Jackson lança une politique énergique de transfert des Amérindiens pour ouvrir le territoire aux colons américains d'origine européenne.
En 1830, le président Andrew Jackson signa la loi de déplacement des Indiens qui exilait les tribus de l'Est américain à l'Ouest du Mississippi car de l'or venait d'être découvert sur leur territoire. Des dizaines de nations furent d'abord contraintes à l'exode : Choctaw, Creek, Chickasaw, Shawnee... Puis vint le tour des quelque 15.000 Cherokee de Géorgie. Seuls les Séminoles de Floride, menés par le chef Osceola, résistèrent à la déportation.

Osceola (né sur la rivière Tallapoosa, en Géorgie, vers 1800, mort à Charleston, Caroline du Sud, en 1838), chef des Séminoles durant les guerres du même nom (1835-1842), s'imposa parmi les siens en s'opposant au traité de Payne's Landing (1832), par lequel certains chefs Séminoles avaient consenti à abandonner la Floride pour le "Territoire indien". Il se prépara à la guerre, cacha les femmes et les enfants à l'abri des marais de Floride et défia pendant plusieurs années les troupes envoyées contre lui par Jackson. Le 28 décembre 1835, lors du "Massacre de Dade", Francis Langhorne Dade, officier de l'armée américaine (4e régiment d'infanterie), fut tué par les Séminoles : début de la seconde Guerre séminole. Arrêté le 21 octobre 1837, alors qu'il se rendait à une conférence avec les autorités fédérales, Osceola fut incarcéré à Fort Moultrie, à Charleston, et y mourut le 30 janvier 1838.

Pendant 7 ans, ces 5 000 Indiens mêlés à d'anciens esclaves noirs tinrent tête, au total, à 200 000 soldats. Le 14 août 1842 (fin de la seconde Guerre séminole) : des négociations permirent une trêve, reconnaissant des territoires de chasse et de culture aux Séminoles, sans signature de traité ; de nombreux Séminoles furent toutefois déportés vers le territoire indien d'Oklahoma les années suivantes ; néanmoins, une centaine d'Indiens se réfugièrent dans les Everglades, au sud de la Floride.

Le 19 décembre 1855, débuta la Troisième Guerre séminole. Le 15 mars 1858, en marqua la fin : le chef séminole Billy Bowlegs ("Jambes arquées") accepta de quitter la Floride et de se rendre avec ses 250 guerriers dans la Nouvelle-Orléans où un territoire leur avait été attribué ; le 8 mai, le colonel Loomis déclara officiellement la fin de la guerre.
Ceux qui restaient purent demeurer en Floride et leurs descendants signèrent un traité de paix avec les Etats-Unis en 1935. Les guerres séminoles furent parmi les plus coûteuses de toutes celles menées contre les Indiens.
En 1962, les Mikosuki acquirent la propriété de leurs terres dans les Everglades.

Les Séminoles de Floride ont cinq réserves. Leurs activités principales sont l'agriculture, la chasse, la pêche et, pour certains d'entre eux, des activités liées au tourisme. Beaucoup vivent encore dans des maisons sur pilotis (chickees) couvertes de chaume, avec des ouvertures latérales.

Les Séminoles d'Oklahoma se virent accorder une plus petite réserve après la guerre de Sécession. À la fin du XIXe siècle, ils cédèrent aux pressions, divisèrent leurs terres traditionnelles en parcelles individuelles et abandonnèrent le surplus aux Etats-Unis. Ce territoire fut ouvert aux colons en 1889 : le 22 avril, à midi, le gouvernement des Etats-Unis lança à coups de canons la course à la terre : les colons s’approprièrent les 800 000 hectares des terres indiennes de l'Oklahoma où avaient été regroupés les Chichasha, les Choctaw, les Cherokee, les Creek et les Séminoles.

De nombreux Séminoles étaient baptistes, mais les groupes de Floride et ceux d'Oklahoma conservèrent leur culte muskogee traditionnel.

Des Séminoles noirs s’installèrent au Nord du Mexique où ils adoptèrent le nom des Muskogees (Mascogos en mexicain) pour pouvoir bénéficier des terres.

SENCIS
Pérou.

SENECA, Seneka, Senecques, Sonnontouans, Tsonnontouans, Onotowaka

(Iroquois). Etat de New-York, Oklahoma. Font partie des 5 nations iroquoises.

Les capteurs de rêves, cerceaux de roseau tressés censés attraper les mauvais rêves et les mauvaises pensées, étaient utilisés et fabriqués par plusieurs tribus amérindiennes en Amérique du nord : Chippewa, Sénécas, Navajos, Pawnees et Sioux des plaines du Canada.

Le 13 juillet 1687, Jacques-René de Brisay, marquis de Denonville, gouverneur général de la Nouvelle-France, avec 3000 soldats et indiens, mène une campagne punitive contre les Sénécas dont il détruit systématiquement les villages.

17 au 20 octobre 1764 : Traité de Paix entre le colonel britannique Henri Bouquet et les Shawnee, les Sénécas et les Lenapes.

Red Jacket = Sa-Go-Ye-Wat-Ha (1756-1830) était un guerrier et un orateur. Il passa plusieurs semaines à Washington D.C., où il rencontra le Président Georges Washington et s'adressa au Sénat des Nations unies. Il ne cachait pas son mépris de la religion de l'homme blanc.

SERIS
Leur nom veut dire "Ceux qui vivent sur le sable". Chasseurs et pêcheurs, ils vivent dans le Golfe de Californie et sur la côte Ouest du Sonora (Mexique). Langue hoka.

SERPENT (Gens du)
Voir Comanches

SERRANOS
Californie.

SHAHAPTIN, SAHAPTIN
Orégon. Langue pénutienne.

SHASTA, KONOMIHU, OKWANUCHU
Californie.

SHAWNEE, SHAWANO, SHAWANWA, CHAWANONS, CHAOUANONS, CHOUANONS, OUCHAOUNAGAG, SATANAS

Famille linguistique algonquienne.
Les premiers Shawnee partageaient la culture des Woodlands de l'Est. En été, ils vivaient dans des villages aux maisons couvertes d'écorce ; les femmes cultivaient, les hommes chassaient (en hiver, ils se divisaient en petits camps de chasse). Les Shawnee appartenaient à des clans et à des familles patrilinéaires.

Le leader des quakers, William Penn, signa en 1681 un traité de paix avec les Shawnee et les Delaware. Les quakers étaient les seuls Blancs à reconnaître aux Indiens le droit du sol et à fraterniser avec eux. Les autres traités furent bafoués.

Vers 1700, les Shawnees qui vivaient dans l'actuel Ohio en furent chassés par les Iroquois. Dès lors le groupe se scinda. Certains migrèrent en Floride, atteignant ensuite le Texas, d'autres rejoignirent la Géorgie (rives de la Savannah), d'autres encore le Tennessee. Quant aux Shawnees de l'Est, ils partirent en Pennsylvanie avec le peuple delaware.
Les Shawnees furent d'abord les alliés des Français contre les Britanniques, et plus tard des Britanniques contre les Américains.

17 au 20 octobre 1764 : Traité de Paix entre le colonel britannique Henri Bouquet et les Shawnee, les Sénécas et les Lenapes ; Bouquet exigea le retour de tous les captifs britanniques.

Le 30 avril 1774, des pionniers attaquèrent un campement de Mingos pacifiques à Yellow Creek, sur l'Ohio près de l'actuelle Wheeling, en Virginie-Occidentale : l'épouse shawnee du chef mingo Longan fut tuée, ce qui provoqua la guerre de Lord Dunmore en Pennsylvanie contre les Shawnees.
Le 9 octobre 1774, les Britanniques battirent les Shawnees à la bataille de Point Pleasant ; une trêve fut conclue entre les Indiens et Lord Dunmore le 26.

Le 4 novembre 1791, lors de la bataille de la Wabash (ou défaite de St Clair), près de Fort Recovery (Ohio), les Indiens (1 180 guerriers), menés par Little Turtle de la tribu des Miamis, Blue Jacket de la tribu Shawnee, et Buckongahelas de la tribu Delaware (Lenape) vainquirent les troupes américaines (1 000 hommes) menées par le général Arthur St. Clair.

Le 20 août 1794, la Bataille de Fallen Timbers, dernière bataille de la guerre amérindienne du Nord-Ouest, aboutit au traité de Greenville (3 août 1795) : la coalition des Shawnees (chef Blue Jacket), Lénapé (ou Delaware, chef Buckongahelas), Miamis (chef Little Turtle), Wyandot, Ojibwés, Outaouais, Pottawatomis et Mingos, à laquelle s'était jointe une compagnie de miliciens canadiens sous le commandement du capitaine Alexander McKillop, fut vaincue.

Après 1805, le chef Tecumseh ("Etoile filante"), né dans l'Ohio vers 1768, prit la tête d'un mouvement de plusieurs peuples amérindiens pour résister à l'expansion coloniale des Européens. Tecumseh et son frère, le prophète Tenskwatawa, passèrent leur vie à essayer de convaincre les Six Nations de s'allier aux Indiens de l'Ohio et de la vallée du Mississippi afin d'arrêter la progression de l'homme blanc et à exhorter les Indiens à revenir à leurs traditions passées. Tecumseh avait une vision passionnée d’une grande confédération indienne, s’étendant des Grands Lacs jusqu’au Mexique ; il croyait que c’était là la seule façon de contrer efficacement l’envahissement de la civilisation blanche.
Sous la pression des Blancs, Tecumseh conduisit sa tribu en 1808 dans l'actuel Indiana, sur la Wabash, près de l'embouchure de la Tippecanoe, où il espérait trouver un havre définitif. Il déclara s'en tenir au traité de Greenville de 1795 par lequel Indiens et Américains avaient établi une frontière entre eux et fit prévaloir le point de vue qu'aucune cession de terre ne pouvait être faite sans le consentement de toutes les tribus assemblées, puisqu'elles possédaient le sol en commun. Il chercha en même temps à fédérer ces tribus et à empêcher les abus consécutifs au commerce avec les Blancs (alcoolisme) ; il acquit ainsi une grande influence sur elles. Ces progrès, interprétés à tort comme la preuve d'une revanche, inquiétèrent le gouverneur de l'Indiana, William Harrison, qui prit l'initiative des hostilités et défit les troupes de la ligue à la bataille de Tippecanoe (1811). Le 5 août 1812, Tecumseh défit les Américains à Brownstown. Le 13 mai 1813, Tecumseh vainquit l'armée américaine dans le bois de Fort Meigs, près de la Maumee River (près de Toledo). Tecumseh rejoignit au Canada les troupes britanniques mais fut tué par les Américains dans l’Ontario, à Moraviantown (Thamesville), au cours de la bataille de la Thames, le 5 octobre 1813, et son rêve d'unité s'éteignit avec lui ; les tribus Delaware, Miami, Ojibwa (ou Chippewa) et Wyandot firent la paix avec les Américains.

Dans les années 1830, sous la pression des Iroquois et des colons européens, ils migrèrent à nouveau. Les Shawnees de l'Est s'installèrent en Oklahoma. D’autres Shawnee s'installèrent dans une réserve du Kansas puis, eux aussi, en Oklahoma où ils vivent parmi les Cherokee. Le groupe du Texas, les Shawnees Absents (Absentee Shawnee), fut repoussé vers le nord, toujours en Oklahoma, au milieu du XIXe siècle. Aujourd'hui, les Absentee Shawnee vivent surtout dans le centre de l'Oklahoma et ont un gouvernement différent de celui des Shawnees de l'Est et des Cherokee Shawnee.

Les Shawnee cultivent, font de l'élevage en ranchs. Certains sont protestants, mais la plupart pratique la religion traditionnelle.

"Quand tu te lèves le matin, remercie pour la lumière du jour, pour ta vie et ta force. Remercie pour la nourriture et le bonheur de vivre. Si tu ne vois pas de raison de remercier, la faute repose en toi-même. » « Laisserons-nous détruire notre peuple sans combattre, abandonnerons-nous notre pays légué par le Grand Esprit, les tombes de nos morts et tout ce qui nous est cher et sacré ? » « Nos vies sont entre les mains du Grand Esprit. Nous sommes déterminés à défendre nos terres et nous laisseront nos os sur celles-ci, si telle est sa volonté » « Que sont devenus les Pequots ? Où sont les Narragansetts, les Mohicans, les Pocanets et les autres tribus puissantes de notre peuple ? Elles ont disparu sous l'avarice et l'oppression de l'homme blanc, comme la neige sous le soleil de l'été" (Tecumseh).

SHERENTES, CHERENTES
Voir .

SHINNECOCK
Algonquins. New-York, rivage Est de Long Island.

SHIPAIA
Groupe des Tupi-guarani.

SHIPIBO-KONIBO (ou CONIBO)
Amazonie péruvienne ; répartis dans 116 communautés établies sur quatre départements péruviens (Huánuco, Loreto, Madre de Díos et Ucayali) le long de la rivière Ucayali. Langue : pano. Les Shipibos-Konibos vivent traditionnellement de la chasse, de la pêche et de l'horticulture.
Ce qui caractérise principalement la culture Shipibo, c'est la relation que l'individu entretient avec les plantes. On trouve des milliers de plantes médicinales au sein de la communauté. Ces plantes sont surtout utilisées par les chamanes (guérisseurs) qui connaissent les vertus de chaque plante, ce qui leur donne un rôle très important dans la communauté. La plante maîtresse utilisée par le chaman est l'Ayahuasca.
Le cosmos, mot qui désigne « l'ensemble universel des choses », a une grande importance dans la vie et les croyances des Shipibos. Pour eux, tout ce qui existe forme un tout. 8

SHIWIAR
Amazonie équatorienne. C'est le plus petit groupe ethnique de l'ensemble Jivaro.

SHOSHONE, SHOSHONI

Famille uto-aztèque.
Originaires de la terre de Basin. Nevada, Wyoming.
Dociles, peu nombreux. Vêtus d’écorces tissées, ils vivaient dans des maisons de terre quasi enterrées. Ils grattaient le désert pour trouver une maigre subsistance (tubercules, insectes, vermine) et abandonnaient parfois volontiers leurs femmes aux blancs (marché). La mère portait le bébé sur son dos dans un couffin en osier et en en peau.

Les Shoshone White Knife pensaient qu'ils risquaient de devenir aveugles ou de tomber malades s'ils regardaient les organes génitaux d'une femme. Durant la période de menstruation, comme dans de nombreuses sociétés, les femmes ne pouvaient toucher la nourriture et devenaient dangereuses pour les hommes. Cet ostracisme tenait également au fait que le cycle menstruel était parfois associé à un rite de purification. Quand la notion de danger lié au sang menstruel était trop forte, les femmes se retiraient de la vie sociale pendant quelques jours et se réfugiaient dans la forêt. Face à la rigueur des corvées, sans doute profitaient-elles de ces moments de réclusion pour souffler un peu et goûter une rare solitude. Mais ce genre de situation n'était pas sans danger : les femmes et les chevaux étant la proie et le butin de guerre des clans rivaux, elles pouvaient donc être attaquées à tout moment.

Réputées pour leur raffinement vestimentaire, les femmes shoshones portent des coiffures faites de plumes et de clochettes en étain. Cette parure de danse, façonnée en famille, n'est pas seulement folklorique. Elle possède une signification religieuse. Chez les Indiens, l'héritage culturel se transmet aujourd'hui principalement par les femmes, dépositaires des traditions orales et du savoir-faire artisanal.

Les mythes relatifs aux origines de la mort décrivent une dispute entre deux êtres. Dans les temps anciens, les deux personnages les plus importants étaient Loup et Coyote, le second cherchant continuellement à s'opposer aux souhaits du premier. Loup affirma que lorsque quelqu'un mourait, on pouvait le ramener à la vie en décochant une flèche dans le sol sur lequel le mort se tenait. Mais Coyote répliqua que c'était une mauvaise idée de vouloir ramener quelqu'un à la vie, car alors il y aurait trop de monde sur terre. Loup acquiesça, mais décida secrètement que le fils de Coyote serait le premier à mourir, et par ce vœu même provoqua cette mort. Peu de temps après, Coyote, profondément affligé, vint annoncer à Loup la mort de son fils, en lui rappelant ses paroles, qu'il était possible de ramener quelqu'un à la vie en tirant une flèche sous lui. Cependant Loup objecta que Coyote lui-même avait affirmé que les hommes devaient mourir. C'est pourquoi, depuis lors, il en a toujours été ainsi.

D'origine shoshone, la jeune Sacagawea est capturée à l'âge de 11 ans par une tribu minitaree. Revendue aux Mandans (Dakota du Nord), elle sera gagnée au jeu par un trappeur franco-indien, Toussaint Charbonneau. Celui-ci se joint à l'expédition de Meriwether Lewis et William Clark (1804 1806) qui partent explorer la Louisiane supérieure. Par son courage, Sacagawea fait l'admiration de tous. En 1805, elle échappe à un torrent de boue en guidant l'expédition. Déjouant les stratagèmes d'Indiens hostiles, elle négocie avec les Blancs l'octroi de fusils pour armer sa tribu d'origine contre ses ennemis Pieds-Noirs et Minitaree. Lewis lui fait don de son plus beau cheval qu'elle montera en défiant les coutumes shoshones. Elle suivra Lewis et Clark jusqu'au Pacifique avant de s'installer à Fort Manuel Lisa (Haut Missouri). Une mauvaise fièvre l'y terrassera en 1812.

A partir de 1848, les colons qui suivent, à travers le Nord-ouest américain, la piste de l'Oregon vers la Californie, sont attaqués par les Indiens de la Prairie Sioux, Cheyennes du Nord, Arapaho... En 1851, leurs chefs signent un traité à Fort Laramie (Wyoming). Mais les Blancs ne respectent pas l'accord. Les Indiens reprennent les raids contre les convois et les forts, sabotent les lignes télégraphiques et la voie ferrée transcontinentale en construction. L'armée riposte en tuant 400 Shoshones en 1863, près de la Bear River. Mais la piste de l'Oregon doit être fermée en 1869.

SHUAR
Amazonie équatorienne. Les Shuar (dont le nom signifie "guerriers") font partie des Jivaros.

SHUSWAP ou SECWEPEMC
Langue amérindienne de la famille des langues salish parlée au Canada, dans le Sud de la Colombie-Britannique, dans la région de East Kootenay. Le peuple Secwepemc, connu par les non-indigènes sous le nom de Shuswap, est une nation composée de 17 bandes.

SHYHELA
Voir Cheyennes

SIA
Mexique.
Le coyote invente le feu ou le vole et l’apporte dans ses oreilles ou encore organise une course au cours de laquelle les hommes dérobent le feu aux dieux.

SIBONEY, CIBONEY
Le nom de Ciboney vient de l'arawak et signifie « ceux qui habitent des grottes »). Cuba, Haïti.

SICANGU, Oyate Sicangu, Sioux Brûlés, Burnt Thighs, Cuisses Brûlées

Sioux du groupe occidental (Dakota, Wyoming) des Lakota ou Tétons.

Spotted Tail ("Queue Tachetée" : Sinte Gleska) fut d'abord appelé "Jumping Buffalo" dans sa jeunesse et reçu son dernier nom lorsque des trappeurs lui donnèrent des queues de ratons laveurs.
Spotted Tail fut choisi comme chef des Brûlés en raison de son habileté et de son honnêteté. Après avoir gagné sa première femme lors d'un duel au couteau, il se distingua lors des batailles contre les Pawnees et en attaquant les trains.
Il se présenta à Fort Laramie avec deux autres guerriers accusés de meurtre pour se rendre, et apprit à lire et à écrire l'anglais en prison.
Il s'impliqua dans les négociations sur les droits des minéraux dans les Black Hills et devint chef des Sicangu et des Oglala après la destitution de Red Cloud.
Le 5 août 1881, il fut tué par Crow Dog et enterré au cimetière de la réserve de Rosebud, dans le Dakota du Nord.

SICANS ou Lambayeques
Voir.

SIHASAPA
Pieds noirs ou Blackfoot Sioux, à ne pas confondre avec les Pieds Noirs ou Siksika algonquins. Voir Lakota.

SIKSIKA
Voir Pieds-Noirs

SILETZ
Orégon.

SINAGUA
Les Sinaguas occupaient le sud-ouest des États-Unis actuels, dans la région centrale de l'Arizona, avant de disparaître mystérieusement vers 1300. Certains archéologues les assimilent aux Anasazis.

SINCAS, Xinca
Mexique, Guatemala ; langue sokès.

SINU
Civilisation préhispanique (Colombie).

SIONAS-SECOYA
Amazonie équatorienne.

SIOUX

Du surnom donné par les Ojibwa : nadowessioux ("serpent tricheur").
Confédération de peuples de la famille linguistique sioux et de la zone culturelle des Plaines. Les Sioux s'appellent eux-mêmes Lakota, Nakota ou Dakota, ce qui signifie "alliés".
Les tribus sioux habitaient à l’origine dans la partie septentrionale du Midwest.
La confédération des Sioux [le Peuple des Sept Feux : Oceti Sakowin Oyate] était formée par les feux de sept conseils, chaque feu ayant à son tour sept conseils. Chacun d'eux était fait de sept bandes. Sept est un chiffre sacré, tout comme le quatre.
Les feux des Sept Conseils étaient : 4 tribus Dakota (Mdewakantonwan, Wahpe Kute, Sissetonowan, Wahpetonwan), 2 Nakota (Ihanktonwan, Ihanktonwonnan) et 1 Lakota (Tetonwan). Chacun de ces feux était également divisé en 7.
Le Dakota, Nakota et Lakota sont les 3 principaux dialectes sioux ; néanmoins les Sioux n'ont aucune difficulté pour se comprendre entre eux.
Les sioux étaient divisés en 3 groupes :
- Les Dakota ou Santee (agriculteurs) formaient le groupe oriental (Minnesota) composé des tribus des Mdewakanton ("Ils habitent le lac sacré"), Sisseton, Wahpeton ("Ils habitent sous les feuilles") et Wahpekute ("Ils chassent sous les feuilles").
- Le groupe des Nakota (chasseurs de bison), situé au milieu, était composé des tribus des Yankton ("Iyanktonwan = Ils habitent au bout"), des Yanktonais ("Iyanktonwanna = Les petits Yankton"), des Assiniboine ou Stoney (apparentés aux Yankton).
- Le groupe occidental (Dakota, Wyoming) des Lakota ou Tétons (chasseurs de bison) se composait des Oglala ("Ils se dispersent") dont faisaient partie les Hunkpatila, des Sicangu ("Burnt Thighs = Cuisses brûlées") ou Brûlés, des Hunkpapa ("Ils campent à l'entrée"), des Miniconjou ou Minneconju ("Mnikwojupi = Ils plantent près de l'eau"), des Itazipco ("No Bow = Sans Arc"), des Ooenunpa ("Two Boiling = Deux fois bouilli" ou Two Kettle = "Deux Bouilloires") et des Sihasapa ("Pieds noirs ou Blackfoot Sioux", à ne pas confondre avec les Pieds Noirs ou Siksika algonquins).

Au XVIIe siècle, les Sioux regroupaient de petites tribus des Woodlands dans l'actuel Minnesota. Ils se nourrissaient de petit gibier, de cerfs et de riz sauvage, et étaient entourés de grands groupes rivaux. Des conflits avec leurs ennemis, les Ojibwa, les contraignirent à migrer vers les prairies à bisons des Grandes Plaines. À mesure qu'ils devinrent experts dans la chasse aux bisons, ces peuples s'accrurent en nombre et prospérèrent.

En 1750, les Sioux comptaient quelque 30 000 personnes solidement établies au cœur des Grandes Plaines du Nord. Ils dominèrent cette région pendant tout le siècle suivant. Les Sioux combattirent aux côtés des Britanniques lors de la révolution américaine et de la guerre de 1812. En 1815, cependant, les groupes de l'Est conclurent des traités d'amitié avec les Etats-Unis et, en 1825, un autre traité confirma la possession par les Sioux d'un immense territoire englobant une grande partie du Minnesota actuel, les deux Dakota, le Wisconsin, l'Iowa, le Missouri, et le Wyoming. En 1837, les Sioux vendirent aux Etats-Unis tous leurs territoires à l'Est du Mississippi ; d'autres territoires furent encore vendus en 1851. Cette année-là, les chefs signèrent un traité à Fort Laramie (Wyoming), mais les blancs ne respectèrent pas l'accord et les colons pénétrèrent sur les terres sioux. Le premier conflit se produisit en 1854 près de Fort Laramie où 19 soldats américains furent tués. En représailles, les troupes américaines tuèrent environ cent Sioux dans leur campement de l'actuel Nebraska, et emprisonnèrent leur chef en 1855.

Little Crow (né en 1803, mort près de Hutchinson, Minnesota, 1863), chef d'un rameau des Sioux Santee établis dans le Minnesota, est présenté par la tradition comme un ivrogne, un menteur, mais un excellent orateur. Il fut en grande partie responsable du soulèvement des Sioux du Minnesota du 17 août au 23 septembre lorsque les Sioux Santee furent défaits à Wood Lake par le général Sibley. 700 colons avaient été tués par les Sioux mécontents de ne pas recevoir les marchandises dues à la suite du traité de la « Traverse des Sioux » passé le 23 juillet 1851. Près de 2 000 Amérindiens furent capturés et jugés : 303 condamnés à mort ; la plupart ayant été graciés par Lincoln, 38 guerriers furent pendus le 26 décembre à Mankato, les autres déportés dans le Dakota.

Le 5 juin 1866, à Fort Laramie, s'ouvrent des négociations entre les chefs Sioux (dont Red Cloud) et le gouvernement des États-Unis pour établir une piste de pionniers à travers leurs territoires de chasse ; elles échouent le 8 juin après l'arrivée des forces de Henry B. Carrington chargées de construire des forts pour sécuriser la piste : début de la révolte des Sioux (guerre de Red Cloud). La guerre de Red Cloud ("Nuage rouge") (1866-1867), d'après le nom du chef sioux oglala, se termina par un traité accordant les Black Hills à perpétuité aux Sioux. Le traité, cependant, ne fut pas respecté par les Etats-Unis. Des chercheurs d'or et des mineurs envahirent la région à partir de 1870. En 1874, les prospecteurs, protégés par les cavaliers du général Custer, se répandirent dans les Black Hills, "Collines Noires", considérées comme le centre sacré du monde par les Sioux Lakota, violant ainsi le deuxième traité de Fort Laramie (aujourd’hui, les Black Hills sont une réserve de bisons).

Du 17 au 25 septembre 1868 eut lieu la Bataille de Beecher Island, dans le Colorado, qui vit la victoire de l'armée fédérale sur les Arapahos, les Cheyennes et les Lakotas ; le chef cheyenne Roman Nose ("Nez Romain") ou Arched Nose ("Nez Arqué") fut tué.

Sous la houlette de Sitting Bull (sioux Hunkpapa) et de Crazy Horse (sioux Hunkpatila), Sioux et Cheyennes unirent leurs forces.
Le 25 juin 1876, plus de 2 000 guerriers, rassemblés sous l'influence de Sitting Bull et menés par Gall (sioux Hunkpapa), White Bull (sioux miniconjou, neveu de Sitting Bull), Crazy Horse et le cheyenne Lame White Man, anéantirent le général Custer [surnommé Pehnin Hanska (=Longs Cheveux) qui avait attaqué un camp indien dans les Black Hills] et 263 soldats du 7e régiment de cavalerie, près de Little Big Horn River (Montana), lors de la Bataille de l’herbe grasse (Battle of Greasy Grass Creek). Le chef cheyenne Lame White Man trouva également la mort.
Selon la célèbre Calamity Jane (Martha Jane Canary, fille d’un trappeur irlandais et d’une émigrante française, employée un moment par l’armée dans la région des Black Hills pour transporter le courrier militaire entre le Dakota du Sud et le Montana), les squaws décapitèrent les cadavres des soldats et leur tranchèrent bras et jambes. Cette victoire indienne choqua l'opinion américaine. Des milliers de soldats traquèrent les tribus des Plaines, les forçant une à une à la reddition. Crazy Horse, qui déposa les armes le 6 mai 1877, aurait été tué le 7 septembre à Fort Robinson. Seul Sitting Bull échappa à la capture en se réfugiant, avec 3 000 guerriers, au Canada, le 5 mai 1877. Les Nez-Percés, jusqu’à la fin des années 1870, et Geronimo avec les Apaches continuèrent le combat jusque dans les années 1880.

Vers la fin des années 1880, les Sioux se mirent à pratiquer la religion enseignée par Wovoka, un prophète de la tribu des Paiute qui promettait que la pratique de la Ghost Dance (danse de l’Esprit) assurerait le retour des terres natales, la résurrection des ancêtres, la disparition des colons et un avenir de paix et de prospérité éternelles. Effrayés par ce rituel, les colons de la région demandèrent l'aide du gouvernement fédéral. La police de la réserve soupçonnait le chef sioux Sitting Bull, revenu du Canada, d'être à l'origine du mouvement. Il fut abattu, avec son fils Crow Foot, le 15 décembre 1890 à Standing Rock par les autorités policières qui venaient l’arrêter. Ses partisans s'enfuirent alors vers le camp du chef Big Foot. Le 7ème régiment de cavalerie les rattrapa et les plaça dans un campement, près du ruisseau de Wounded Knee (Dakota du Sud). Le 29 décembre 1890, un coup de feu fut tiré dans l'enceinte du campement et l'armée riposta. Les soldats du 7ème de Cavalerie massacrèrent 120 hommes, dont Big Foot, 230 femmes et enfants sioux oglala, lakota et minneconju. Ceux qui essayèrent de s'enfuir furent poursuivis et abattus.

Le 27 février 1973, des partisans armés de l'American Indian Movement (AIM, Mouvement des Indiens américains) s'emparèrent de Wounded Knee en exigeant qu'une enquête soit faite par le Sénat américain sur les problèmes des Indiens. Des policiers fédéraux furent envoyés et, au cours de l'échange de coups de feu qui suivit, deux Indiens furent tués. Le siège prit cependant fin soixante jours plus tard, lorsque les Indiens reçurent l'assurance que leurs revendications seraient prises en considération. Après une entrevue à la Maison-Blanche et la promesse d'une seconde réunion, les Indiens furent informés que toute plainte concernant l'application des traités devait être adressée au Congrès. Aucune autre réunion n'eut lieu.

Le tiyospe était l'unité sociale de base des Sioux : un groupe familial élargi qui voyageait en quête de gibier. Des femmes sioux pouvaient décider de se glisser parmi les guerriers durant les combats, alors que cela leur était en principe interdit.
Selon la coutume sioux, l'infidélité dans le mariage était punie de défiguration.

Une infraction aux règles de chasse entraînait la destruction du tipi et des possessions.

Le cheval (à l’origine de la race nommée nokota pour rappeler qu’elle provient du Nord-Dakota), appelé chien-sacré, jouissait d'une grande considération.

Chez les Indiens des Plaines, le guerrier ajoutait une plume d'aigle à sa parure chaque fois qu'il infligeait un coup à l'ennemi. Celle-ci portait des marques qui précisaient la nature de ses exploits. Une plume avec un point rouge : le guerrier avait tué son adversaire. Teinte en rouge : il avait été blessé. Dentelée : il avait tué plusieurs ennemis. Une encoche : il avait tranché la gorge et pris le scalp 1 de son rival. Pointe biseautée : il l'avait égorgé sans le scalper. Largement fendue : il avait subi de nombreuses blessures.

Les Sioux croyaient en un seul dieu omniprésent et omnipotent : Wakan-Tanka ou le Grand Mystère. Croyance en la Grande Tortue. Les Sioux assuraient que la pie connaît tout.

Le calumet
Fumer le calumet sacré est l’un des rites les plus anciens et les plus répandus parmi les peuples des plaines. Accompli de manière collective, il confirme les liens qui unissent famille, tribu et univers.
Le calumet est fumé à l'occasion de cérémonies privées ou collectives, où la prière se répand avec la fumée de la plante qui se consume. Chez les Osages, le calumet est décrit comme un être humain : chacune de ses parties reçoit le nom d’une partie du corps.
Le calumet n'est pas la propriété d'un individu en particulier : il appartient à toute la communauté. Le porteur du calumet en est généralement le dépositaire. Si chaque Indien a le droit de porter le calumet, ce privilège s'acquiert en pratique par voie religieuse. Le calumet est confié à un gardien en vertu des règles strictes du jeûne et de la purification II y a des calumets réservés à l'usage des hommes ou à celui des femmes, et qui deviennent impurs dès qu'ils sont touchés par une personne de l'autre sexe.
La cérémonie du calumet est une grande réunion à laquelle président les anciens. Les participants se rassemblent en cercle. On enflamme une tresse de foin d'odeur (une des quatre plantes sacrées : foin d'odeur, sauge, cèdre et tabac) et on la fait brûler comme de l'encens pour purifier les fidèles avant d'allumer le calumet. L'ancien fait craquer une allumette, la porte à l'extrémité de la tresse de foin d'odeur et attise l'herbe fumante avec une plume d'aigle pour activer la production de fumée. Puis, il va d'un participant à l'autre dans le cercle, et chacun ramène quatre fois la fumée vers sa tête et son corps à l'aide de gestes de la main. L'ancien continue pendant ce temps d'attiser le bout incandescent pour que l'herbe continuer de brûler avec la même étincelle.
L'ancien bourre ensuite le calumet de tabac et l'élève aux quatre directions sacrées. Certaines tribus de l'Ouest commencent par l'Ouest, tandis que les tribus orientales préfèrent se concilier l'esprit de l'Est, d'où monte au point du jour la lumière qui éclaire et porte conseil. L'ancien se tourne après vers le Sud, où réside l'esprit tutélaire de la croissance après l'hiver. Puis il fait face à l'Ouest et au monde des esprits, où habitent les âmes de ceux qui ont quitté ce monde. Enfin, il rend hommage à l'esprit du Nord qui guérit et purifie le corps.
Les esprits sont invoqués dans la prière principale, dédiée à un participant à la cérémonie, un défunt ou quelqu'un qui se trouve éloigné. Circulant de l'un à l'autre dans le cercle, le calumet est fumé en l'honneur de toute la création et des esprits auxiliaires invisibles toujours présents pour guider l'humanité. Les dernières bouffées de tabac vont pour le Grand Créateur.
Le calumet est un lien avec le ciel, et aussi le signe de l’union de l’homme et de la nature. Sur le plan métaphysique, Wakan-Tanka, le Grand Mystère, est une quaternité, faite du "Dieu Chef, du Dieu Esprit, du Dieu Créateur et du Dieu Exécutant". Chacun de ces dieux est lui-même une quaternité faite de deux dyades opposées. (Théologie des Dakota, Alexander Hartley Burr).

Aujourd'hui, les descendants des Sioux vivent dans des réserves aux Etats-Unis, dans le Minnesota, le Dakota du nord, le Dakota du sud, le Montana et le Nebraska. Ils ont conservé leur langue amérindienne et ses trois principaux dialectes. Les Sioux ont pris une part active au mouvement des droits civiques amérindiens, recherchant la restauration de leur territoire traditionnel et l'institution d'une forme modernisée de la vie traditionnelle.

Les Sioux des Plaines sont l'une des nations qui gardent une forte spiritualité, grâce aux 5 rites ancestraux qui ponctuent les moments essentiels de leur existence :
- La danse du Soleil (autour du poteau de la loge) est une épreuve de courage et de résistance à la douleur qui fait communiquer chaque danseur avec le monde des esprits.
- Les bains de vapeur ont lieu dans la loge de sudation, petite hutte de branches recouverte de peaux. La vapeur, issue de l'eau versée sur des pierres brûlantes, purifie le corps et l'esprit avant une initiation ou une expérience particulière.
- La quête de la vision se déroule sur une "colline de voyance" et dans l'isolement. Après une période de jeûne, l'Indien y invoque les puissances du ciel et de la terre, ainsi que Wakan-Tanka (le Grand Mystère), pour qu'ils lui révèlent une voie spirituelle. Les visions religieuses étaient recherchées (comme dans la cérémonie extrêmement impressionnante de la Ghost Dance (danse de l'esprit).
- La garde de l'âme est une cérémonie collective qui libère l'esprit d'un défunt, un an après sa mort. Jusque-là, son âme a flotté autour des lieux où il a vécu. Lors des cérémonies funèbres, les participants s'infligeaient des coups de fouet.
- Le lancement de la balle. Lors de la fête, une jeune fille jette une balle représentant le savoir et la sagesse et qui porte chance à celui qui s'en saisit. Symboliquement, la jeune fille lance un "pouvoir" qui transmet la force aux générations futures.

Les capteurs de rêves, cerceaux de roseau tressés censés attraper les mauvais rêves et les mauvaises pensées, étaient utilisés et fabriqués par plusieurs tribus amérindiennes en Amérique du nord : Chippewa, Sénécas, Navajos, Pawnees et Sioux des plaines du Canada.

Voir Lakota, Dakota, Hunkpapa, Hunkpatila.

SISSETON
Sioux du groupe oriental des Dakota ou Santee.

SITKA
Voir Tlingit.

SIUSLAW
Centre et centre sud de la Côte de l’Oregon ; estuaires de la Coos Bay, et des rivières Umpqua and Siuslaw.
Les Coos formèrent une confédération avec les Umpqua et les Siuslaw.

SKAGITS
Etat de Washington. Langue : salish.

SKIDI PAWNEE
Nebraska.
Les Skidi Pawnee ou Wolf Pawnee font partie de la nation Pawnee. Ils vivaient le long de la Loup River jusqu’à ce qu’ils durent rejoindre les autres Pawnee, en 1858, dans une réserve au sud du Nebraska. Plus tard, ils furent déplacés en Oklahoma.
Un des sacs-médecine appartenant aux Skidis était censé contenir le crâne du premier homme ; lorsque le crâne se brisa, il fut remplacé par celui d'un chef renommé.

SKITSWISH
Voir Cœurs d’Alène

SKOKOMISH
Langue : salish.
Les Twana (Etat de Washington) étaient formés de neuf communautés : Dabop, Quilcine, Dosewallips, Duckabush, Vance Creek, Hoodsport, Tahuya, Duhleap et Skokomish.

SKRAELING
Ancêtres des Esquimaux. Voir Inuit.

SLATEAUX
Voir Ojibwa

SLAVEY, SLAVES (ESCLAVES), STRONG-BOWS, ETCHAREOTTINE
Dénés. Canada : entre le lac Athabasca et le Grand Lac des Esclaves (Great Slave Lake), sur le cours sud de la rivière Mackenzie.

SNAKE
(Oregon). Langue uto-aztèque.

SOHTAI ou Sotaae'o
Voir Cheyennes

SOKOKI, SOKONI
Voir Abnaki

SONNONTOUANS
Voir Senecas.

SOTSILES
Mayas. Chiapas (Mexique).

SOUGNIS
Voir Zuni.

SOURIQUOIS
Voir Micmac.

SPOKANE
Etat de Washington. (Groupe linguistique salishan).

SQUAKHEAG
Voir Abénaquis.

SQUAMISH
Voir Suqwamish.

SQUAXIN, SQUAXON
Langue salish. Ouest de l'État de Washington. La réserve de Squaxin Island se trouve dans le sud-est du comté de Mason.

STONEY
Assiniboine. Apparentés aux Yankton (Sioux du groupe Nakota).

STRONG-BOWS
Voir Slavey.

SUMUS
(Nicaragua).

SUQWAMISH, SUQUAMISH, SQUAMISH
Salish.

Discours prononcé en 1854 par le chef chrétien Seattle devant l’Assemblée des tribus Duwamish et Suqwamish :
"Le Grand Chef de Washington nous a fait part de son désir d’acheter notre terre. Le Grand Chef nous a fait part de son amitié et de ses sentiments bienveillants. Il est très généreux, car nous savons bien qu’il n’a pas grand besoin de notre amitié en retour. Cependant, nous allons considérer votre offre, car nous savons que si nous ne vendons pas, l’homme blanc va venir avec ses fusils et va prendre notre terre. Mais peut-on acheter le ciel, la chaleur de la terre ? Etrange idée pour nous ! Si nous ne sommes pas propriétaire de la fraîcheur de l’air, ni du miroitement de l’eau, comment pouvez-vous nous l’acheter ?
Le moindre recoin de cette terre est sacré pour mon peuple. Chaque aiguille de pin luisante, chaque grève sablonneuse, chaque écharpe de brume dans le bois noir, chaque clairière, le bourdonnement des insectes, tout cela est sacré dans la mémoire et la vie de mon peuple. La sève qui coule dans les arbres porte les souvenirs de l’homme rouge.
Les morts des hommes blancs, lorsqu’ils se promènent au milieu des étoiles, oublient leur terre natale. Nos morts n’oublient jamais la beauté de cette terre, car elle est la mère de l’homme rouge ; nous faisons partie de cette terre comme elle fait partie de nous. Les fleurs parfumées sont nos sœurs, le cerf, le cheval, le grand aigle sont nos frères ; les crêtes des montagnes, les sucs des prairies, le corps chaud du poney, et l’homme lui-même, tous appartiennent à la même famille.
Ainsi lorsqu’il nous demande d’acheter notre terre, le Grand Chef de Washington exige beaucoup de nous. Le Grand Chef nous a assuré qu’il nous en réserverait un coin, où nous pourrions vivre confortablement, nous et nos enfants, et qu’il serait notre père, et nous ses enfants. Nous allons donc considérer votre offre d’acheter notre terre, mais cela ne sera pas facile, car cette terre, pour nous est sacrée.
L’eau étincelante des ruisseaux et des fleuves n’est pas de l’eau seulement ; elle est le sang de nos ancêtres. Si nous vous vendons notre terre, vous devrez vous souvenir qu’elle est sacrée, et vous devrez l’enseigner à vos enfants, et leur apprendre que chaque reflet spectral de l’eau claire des lacs raconte le passé et les souvenirs de mon peuple. Le murmure de l’eau est la voix du père de mon père. Les fleuves sont nos frères ; ils étanchent notre soif. Les fleuves portent nos canoës et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devrez vous souvenir que les fleuves sont nos frères et les vôtres, et l’enseigner à vos enfants, et vous devrez dorénavant leur témoigner la bonté que vous auriez pour un frère.
L’homme rouge a toujours reculé devant l’homme blanc, comme la brume des montagnes s’enfuit devant le soleil levant. Mais les cendres de nos pères sont sacrées. Leurs tombes sont une terre sainte ; ainsi, ces collines, ces arbres, ce coin de terre sont sacrés à nos yeux. Nous savons que l’homme blanc ne comprend pas nos pensées. Pour lui, un lopin de terre en vaut un autre, car il est l’étranger qui vient de nuit piller la terre selon ses besoins. Le sol n’est pas son frère, mais son ennemi, et quand il l’a conquis, il poursuit sa route. Il laisse derrière lui les tombes de ses pères et ne s’en soucie pas. Vous devrez enseigner à vos enfants que la terre, sous leurs pieds, est faite des cendres de nos grands-parents. Afin qu’ils la respectent, dites à vos enfants que la terre est riche de la vie de notre peuple. Apprenez à vos enfants ce que nous apprenons à nos enfants, que la terre est notre mère. Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre. Lorsque les hommes crachent sur la terre, ils crachent sur eux-mêmes. Nous le savons : la terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la terre. Nous le savons : toutes choses sont liées comme le sang qui unit une même famille. Toutes choses sont liées. Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre. L’homme n’a pas tissé la toile de la vie, il n’est qu’un fil de tissu. Tout ce qu’il fait à la toile, il le fait à lui-même.
Mais nous allons considérer votre offre d’aller dans la réserve que vous destinez à mon peuple. Nous vivrons à l’écart et en paix. Qu’importe où nous passerons le reste de nos jours. Nos enfants ont vu leurs pères humiliés dans la défaite. Nos guerriers ont connu la honte ; après la défaite, ils coulent des jours oisifs et souillent leur corps de nourritures douces et de boissons fortes. Qu’importe où nous passerons le reste de nos jours ? Ils ne sont plus nombreux. Encore quelques heures, quelques hivers, et il ne restera plus aucun des enfants des grandes tribus qui vivaient autrefois sur cette terre, ou qui errent encore dans les bois, par petits groupes ; aucun ne sera là pour pleurer sur les tombes d’un peuple autrefois aussi puissant, aussi plein d’espérance que le vôtre. Mais pourquoi pleurer sur la fin de mon peuple ? Les tribus sont faites d’hommes, pas d’avantage. Les hommes viennent et s’en vont, comme les vagues de la mer.
Même l’homme blanc, dont le Dieu marche avec lui et lui parle comme un ami avec son ami, ne peut échapper à la destinée commune. Peut-être sommes-nous frères malgré tout ; nous verrons. Mais nous savons une chose que l’homme blanc découvrira peut-être un jour : notre Dieu est le même Dieu. Vous avez beau penser aujourd’hui que vous le posséder comme vous aimeriez posséder notre terre, vous ne le pouvez pas. Il est le Dieu des hommes, et sa compassion est la même pour l’homme rouge et pour l’homme blanc.
La terre est précieuse à ses yeux, et qui porte atteinte à la terre couvre son créateur de mépris. Les blancs passeront, eux aussi, et peut-être avant les autres tribus. Continuez à souiller votre lit, et une belle nuit, vous étoufferez dans vos propres déchets. Mais dans votre perte, vous brillerez de feux éclatants, allumés par la puissance du Dieu qui vous a amenés dans ce pays, et qui, dans un dessein connu de lui, vous a donné pouvoir sur cette terre et sur l’homme rouge. Cette destinée est pour nous un mystère ; nous ne comprenons pas, lorsque tous les buffles sont massacrés, les chevaux sauvages domptés, lorsque les recoins secrets des forêts sont lourds de l’odeur d’hommes nombreux, l’aspect des collines mûres pour la moisson est abîmé par les câbles parlants. Où est le fourré ? Disparu. Où est l’aigle ? Il n’est plus. Qu’est-ce que dire adieu au poney agile et à la chasse ? C’est finir de vivre et se mettre à survivre.
Ainsi donc, nous allons considérer votre offre d’acheter notre terre. Et si nous acceptons, ce sera pour être bien sûrs de recevoir la réserve que vous nous avez promise. Là, peut-être, nous pourrons finir les brèves journées qui nous restent à vivre selon nos désirs. Et lorsque le dernier homme rouge aura disparu de cette terre, et que son souvenir ne sera plus que l’ombre d’un nuage glissant sur la prairie, ces rives et ces forêts abriteront encore les esprits de mon peuple. Car ils aiment cette terre comme le nouveau-né aime le battement du cœur de sa mère. Ainsi, si nous vous vendons cette terre, aimez-la comme nous l’avons aimée. Prenez soin d’elle comme nous en avons pris soin. Gardez en mémoire le souvenir de ce pays, tel qu’il est au moment où vous le prenez. Et de toute votre force, de toute votre pensée, de tout votre cœur, préservez-le pour vos enfants, et aimez-le comme Dieu vous aime tous.
Nous savons une chose : notre Dieu est le même Dieu. Il aime cette terre. L’homme blanc lui-même ne peut pas échapper à la destinée commune. Peut-être sommes-nous frères. Nous verrons..."

SUSQUEHANNA, Susquehannock, Andastes
Pennsylvanie. Voir Andastes

SUYA
Peuple du fleuve Xingu. Voir Kayapo, Gê.

SWINIMISH
Etat de Washington. Langue : salish.


T

TAENSA
Est du Mississipi.

TAFI (Culture de). Voir.

TAFIS
Voir Diaguita.

TAGISH
Les vastes forêts intérieures du Yukon (Canada) ont été occupées par les Athapascans, ethnie autochtone dont les traditions culturelles et linguistiques sont très anciennes. Aujourd'hui, il en existe six groupes distincts : Kutchin, Han, Tutchone, Inland Tlingit, Kaska et Tagish.

TAHUYA
Les Twana (Etat de Washington) étaient formés de neuf communautés : Dabop, Quilcine, Dosewallips, Duckabush, Vance Creek, Hoodsport, Tahuya, Duhleap et Skokomish.

TAIDNAPAMS
Les Cowlitz sont séparés en deux groupes : les Taidnapams et les Kawlics.

TAINOS
Taïnos. Populations des Caraïbes et la Floride. Ethnie amérindienne (considérée comme distincte du groupe des Arawaks bien que leur langue soit de la famille arawakane) qui occupait les grandes Antilles lors de l'arrivée des Européens au XVe siècle. Malgré leur quasi disparition au XVIe siècle, nombre d'Antillais, plus particulièrement des Cubains, Haïtiens, Portoricains et Dominicains continuent de se considérer comme Taïnos.
Implantés entre le XIIe et le XVIe siècle à Hispaniola (aujourd’hui Haïti), à Porto Rico et dans la région orientale de Cuba, à Bimini (le nom qu'ils donnent à la Floride), les Taïnos étaient originaires d’Amérique du Sud, plus précisément du delta de l’Orénoque. Ils furent victimes des conséquences de la conquête espagnole (maladies, travail forcé), et disparurent dès le XVIe siècle.
C’est à travers la relation du missionnaire Fray Ramón Pane, compagnon de Christophe Colomb, que leurs coutumes nous sont parvenues.
En février 1511, à Porto Rico, les Taïnos se révoltent après que le cacique Urayoán a ordonné à ses hommes de noyer le soldat espagnol Diego Salcedo pour déterminer si les Espagnols étaient immortels (novembre 1510) : Juan Ponce de León réprime férocement l’insurrection et fait venir des esclaves Noirs d’Afrique pour travailler dans les mines.
Le 2 avril 1513, découverte de la Floride par Juan Ponce de Léon ; le Cacique Agueybana, chef de la tribu taïno, le reçoit mais ils ne réussissent pas à s'entendre : les indigènes, habiles tireurs à l'arc, le forcent à partir précipitamment.

L’organisation sociale des Taïnos, fortement hiérarchisée, comprenait trois classes : la première était constituée de nobles (nitaynos), la deuxième de paysans et d’artisans, et la troisième d’esclaves. Chaque chef de village, aristocrate aux pouvoirs héréditaires, faisait à son tour allégeance au chef du territoire de son choix. La société était matrilinéaire. Le village, unité sociopolitique de base comptant jusqu’à 5 000 personnes, disposait en son centre d’un terrain de jeu de balle, où se pratiquait le "tlachtli".

La vie religieuse des Taïnos, qui étaient animistes, s’organisait autour du culte des Zemi, idoles de pierre ou de bois à forme humaine, qui tout à la fois contenaient et représentaient les esprits des morts et des phénomènes naturels. La hiérarchie des divinités taïnos était similaire à celle de la société. Offrandes, danses et chants rituels permettaient de se les concilier.

Outre la chasse à l’arc et la pêche, ces sédentaires tiraient leurs ressources principales de l’agriculture sur brûlis. L’activité agricole, particulièrement développée, tant par l’étendue des terres mises en valeur que par le perfectionnement des techniques utilisées et la qualité des produits récoltés, était essentiellement centrée sur la culture du manioc, du maïs (nom d’origine taïno : mahiz), de la patate douce et de diverses racines. Les Taïnos cultivaient également le tabac.

L’artisanat, très important, était axé sur la poterie et le travail du bois et de la pierre (pétroglyphes, pierres à trois pointes et colliers de pierre).

Le pillage systématique, dans l’aire des Antilles, a considérablement appauvri les sites archéologiques. Utuado, à Porto Rico, présente le plus grand complexe architectural taïno parvenu jusqu’à nous.

TAIRONAS, TAYRONAS
Langue chibchane. Les Taironas formaient, avant la Conquête espagnole, une puissante confédération contrôlant le massif montagneux de la Sierra Nevada de Santa Marta (Colombie) et le littoral caraïbe. Leurs descendants directs vivent encore dans les tribus des Kogui, Iku ou Ikas, Sankás, Kankuamo, Arhuaco, Wiwas, etc.
Ciudad Perdida (Cité perdue) est le site archéologique d'une ancienne cité de la Sierra Nevada de Santa Marta, supposée avoir été fondée vers 800 ap. JC. Ce lieu est également connu sous le nom de "Buritaca" tandis que les indiens l'appellent "Teyuna". Des membres de tribus locales (Arhuaco, Kogui et Asario) déclarent qu'ils visitaient le site régulièrement avant qu'il ne soit découvert en 1972 mais qu'ils avaient gardé le silence quant à son existence. Ils pensent que la cité était le centre d'un réseau de villages habités par les Tayronas. 4

TAKALI
Voir Porteur.

TAKELMA
Orégon. Langue pénutienne.

TAMAROIS
(Illinois).

TAMENTINES
Voir Tarratines.

TANAINA, DENA 'INA, KNAIAKHOTANA
Alaska (Groupe linguistique athabasque).

TANANA
Alaska (Groupe linguistique athabasque). Rivière Tanana.

TANIMUKA
Amazonie colombienne. Ils vivent dans le Parc national naturel de Yaigojé-Apaporis (2009) avec les Letuama, les Yauna et les Makuna.

TANOAN
Famille linguistique comprenant les Pueblo, Kiowa, Zuni et Uto-Aztèques.

TANOS
Mexique.

TAPAJOZ
(Tupi). Amazonie.

TARAHUMARA
Voir Raramuri.

TARASQUES, MICHUAQUES
Peuple très ancien du Michoacan (Nord-est du Mexique) qui s'épanouit autour de Tzintzuntan, sur le lac Patzcuaro. Histoire ancienne en grande partie inconnue. Leur langue ne se rattache à aucune branche linguistique américaine. Adorateurs du feu.
Ils avaient développé une civilisation indépendante des Aztèques et déjà avancée au moment de l'arrivée des Espagnols, qui ne parvinrent jamais à les asservir vraiment.
Aujourd'hui les Tarasques vivent dans les montagnes à l'Ouest de Morelia et du lac Patzcuaro, et au Nord de Uruapán. Agriculture, pêche et artisanat, notamment le tissage et la laque.

TARRATINES, TARRATEENS, Tamentines
Algonkins. Nouvelle-Angleterre.

TAULIPANG
Guyane, Brésil.
Pour les Taulipang, l'homme est doté de 5 âmes, dont une seule gagne l'autre monde après la mort, celle qui contient la parole, et qui déserte périodiquement le corps pendant le sommeil.

TAYRONAS
Voir Taironas

TCHAKCHAS
Voir CHICKASAW.

TECHUELCHES
(Chili).

TEKISTLATEK
Mexique. Langue hoka.

TEMISCAMING, TEMISCAMINGUE
(Algonquiens) Canada. Au nord de la rivière des Outaouais.

TENINOS
Oregon. Langue : shapwailutan.

TEOTIHUACAN (civilisation de)
Teotihuacan, situé à environ 40 km au nord-est de Mexico, est la plus ancienne et la plus grande cité du continent américain (22 km² ; 100.000 habitants) et site éponyme d'une civilisation du Mexique central, antérieure à celle des Toltèques, dont on ne sait rien, pas même le nom. Les Aztèques donnèrent à la cité son nom actuel qui signifierait "le lieu où les hommes deviennent des dieux ou le lieu où naissent les dieux ou le lieu du précieux sacrifice". Les Totonaques affirmaient qu'ils en étaient les bâtisseurs.
Teotihuacan fut occupée dès le IIe siècle av. J.-C. La ville fut florissante jusqu'au VIIe siècle, mais brûla en 650 (les causes du gigantesque incendie restent ignorées) et fut abandonnée. La surpopulation et la sécheresse ayant entraîné un manque de nourriture et d’eau potable, les Teotihuacanos auraient été décimés par la famine et les maladies. Il apparait que des statues ont été méthodiquement détruites et leurs fragments dispersés. La civilisation a survécu à Atzcapotzalco, puis à Tula pendant la première phase (856-999) de l'histoire toltèque.
Parmi les principaux monuments, on compte la pyramide du Soleil (construite sur une grotte profonde de 103 mètres), la pyramide de la Lune (constituée de 6 niveaux), la Citadelle, le temple de Quetzalcóatl, le palais de Xalla, reliés par une large chaussée, la Voie (ou l'Allée) des Morts.
Certains décors de monuments évoquent ceux d’El Tajin. L'artisanat était très développé, comme en attestent les nombreux masques, statuettes et céramiques mis au jour.
Des sacrifices humains (surtout des offrandes de prisonniers) étaient organisés lors de cérémonies liées à la construction et à l'agrandissement des édifices rituels.
Les habitants de Teotihuacan étaient très proches de la culture maya contemporaine du Yucatán et du Guatemala. Leur civilisation influença fortement les peuples qui apparurent plus tard au Mexique, tels que les Aztèques.

TEQUESTA
Ils se seraient installés sur la côte sud-est de la Floride, il y a 10 000 ans. A l'arrivée des Espagnols, ils contrôlaient les comtés actuels de Miami-Dade, de Broward et de Palm Beach. Une tribu de Floride s'appelait Mayaimi. 6

TETES-DE-BOULE
Groupe algonquien. Voir Attikamek.

TETES-PLATES
Voir Flathead.

TETONS, LAKOTA
Voir Lakota.

TEWAS
Pueblos du groupe ethnique des Hopi. Arizona.
A l'origine, les Tewas logeaient sous les eaux d'un lac situé loin vers le nord. La déesse du Maïs bleu de l'Eté et la déesse du Maïs blanc de l'Hiver envoyèrent un homme explorer le monde afin de permettre au peuple d'émerger à son tour. Des oiseaux et des carnassiers attaquèrent l'homme avant de devenir ses amis. Muni de leurs cadeaux, celui-ci retourna auprès de son peuple comme chef des Chasseurs. II nomma un chef de l'Hiver et un chef de l'Eté, flanqués de dieux de la Guerre. Chacun des chefs gouverna le peuple une partie de l'année comme le veut encore la tradition. Leurs frères, dépêchés aux quatre points cardinaux, rencontrèrent un arc-en-ciel et guidèrent le peuple vers la lumière.

Les jeunes filles célibataires portaient les cheveux noués en feuille de courge.

Les Tewas luttaient contre les démons avec l'aide de l'homme-médecine assisté de clowns, d'un chef du Scalp 1 et de femmes.

TFALATI
Orégon. Langue pénutienne.

TIAHUANACO (civilisation de). Voir.

TIAPANEK
Mexique. Langue hoka.

TIKUNAS
(Amazonie).

TILCARAS
Voir Diaguita.

TILLAMOOK
Amérique du Nord. Côte Nord-ouest du Pacifique. Orégon. Langue : salish.

TIMBIRA
Nord du Maranhão (Brésil).Voir .

TIMUCUA
Amérique du Nord. Floride.
Au printemps, fête du Soleil : une peau de cerf rembourrée de végétaux et décorée de fruits et de plantes, était attachée au sommet d’un poteau, orientée vers le soleil levant ; on dansait autour et priait pour une saison d’abondance.

TINNEH
Voir Déné.

TIONONTATI, Tionnontate, Tionontatès
Voir Petun.

TIPAI IPAI
Mexique. Californie Nord.

TLALPANEQUES
Mexique. Famille linguistique hokan.

TLATSKANI
(Nadénés). Orégon.

TLAXCALTEQUES
Mexique. Habitants de Tlaxcala, république enclavée dans l'empire Aztèque. Les Aztèques conservèrent cet État pour les "guerres fleuries" (guerres rituelles pour faire des prisonniers en vue de les sacrifier). Les Tlaxcaltèques s'allièrent aux Espagnols de Cortés.

TLICHO
Voir Dogrib.

TLINGIT, CLINKET
(Nadénés). Ils chassèrent les Esquimaux de l’île Kayak avant d’en être eux-mêmes chassés (ils habitaient la côte Pacifique du sud-est de l'Alaska). Côte Nord-ouest du Pacifique. Zone côtière du sud-est de l'Alaska et les îles qui lui font face. Juneau.
Les peuples tlingit parlent tous la même langue, une langue athabascane. Leur économie est essentiellement fondée sur la pêche, et ils sculptent le bois. Ils sont très semblables à leurs voisins les Haïda, à la fois par leur apparence et par leurs coutumes sociales.
Les Tlingit regroupent les Sitka, les Auk, les Huna et les Tonga.
Ils combattirent à maintes reprises les premiers Russes qui s'installaient en Alaska.
Aujourd'hui, la concentration la plus forte de Tlingit se trouve en Alaska, où beaucoup d'entre eux travaillent dans les industries du bois et de la pêche.
Deux Corbeaux : le héros civilisateur qui organise le monde, crée et libère le soleil, et le mauvais génie. Mythe de l’ours. La baleine tient une grande place dans leur culture.
Au cours des rituels de guérison, le chaman utilisait un masque qui personnifiait l’esprit qui l’animait.

TOBACCO
Voir Petun.

TOBAS
Nord Argentine.

TOCANTIN
(Tupi). Brésil.

TOHONO O'ODHAM
Voir Papagos.

TOLTEQUES
Indiens de l’Amérique précolombienne, qui occupèrent le Mexique central au IXe s. apr. J.-C.
Sur les bases culturelles et artistiques que leur offrait l’antique et grande cité/Etat de Teotihuacan, « Cité des dieux », ils développèrent une civilisation brillante jusqu’en 1168, date de la prise de Tula (au nord de l'actuelle Mexico) dont ils avaient fait leur capitale au Xe siècle, par les Chichimèques Mexicas ou Aztèques.
Selon la légende, leur roi prêtre Topiltzin Quetzalcoatl, exilé en compagnie de quelques guerriers, atteignit la péninsule du Yucatan où il établit sa capitale à Chichén Itzá et introduisit chez les Mayas le culte du Serpent à plumes, sous le nom de Kukulkan.
L’art typiquement toltèque est représenté par les monuments et la statuaire de Tula ; il n’a pas la finesse d’exécution maya, mais reflète avec une grandeur monumentale l’idéologie guerrière qui l’a inspiré.
Voir Mayas.

TONGA
Voir Tlingit.

TONKAWA
Amérique du Nord. Texas Sud.

TONTO ou MOGOLLON
Nord Arizona. Voir Apaches.

TOPINAMBOUX
Voir Tupinamba.

TOROMONA
Bolivie amazonienne.

TOTONAQUES
Peuple de l’Amérique précolombienne, qui s’établit vers le Ve s. apr. J.-C. sur le golfe du Mexique et fut soumis au XVe s. à la domination aztèque.
On considère généralement El Tajin (près de Vera Cruz) comme le centre de leur civilisation : pyramide à 365 niches, palais (édifice à colonnes), plusieurs terrains de jeux de pelote. Ils affirmaient être les bâtisseurs de Teotihuacan.

TSALAGI
Voir Cherokee.

TSIHAILI SELISH
Nord de Vancouver (Canada).

TSIMSHIAN
Amérique du Nord. Côte Nord-ouest du Pacifique. Les Tsimshians, peuple de pêcheurs avec une structure matrilinéaire, étaient divisés en quatorze tribus. Leurs communautés sont originaires de l'estuaire du fleuve Skeena (le nom Tsimshian signifie « Peuple de la rivière Skeena »), autour des villes actuelles de Terrace et de Prince Rupert en Colombie-Britannique, avant de s'établir au XIXe siècle sur l'île Annette, au sud de l'Alaska, à Metlakahtla. Langues tsimshianiques : Gixsan, le Coast Tsimshian, Nisga'a et Tsimshian du Sud. Culte du Soleil.

TSITSISTA
(Cheyennes).

TSOHOM-DJAPA
Vallée du Javari en Amazonie brésilienne.

TSONNONTOUANS
Voir Senecas.

TSUTUIL
Peuple maya des hauts plateaux du Guatemala.

TSUU T'INA, TSUUT'INA
Alberta (Canada). Langue na-déné : athapascan du sous-groupe sarsi.

TUCANO, TUKANO
Est de la Colombie et Nord-ouest du Brésil.

TUNUNA
Alaska.

TUPI-GUARANI
Les Tupi-Guarani sont un groupe de peuples indiens d'Amérique du Sud, de la famille linguistique tupiane. On en rencontre diverses branches dans les régions côtières de l'est du continent au sud de l'Amazone et vers les contreforts des Andes.
Les principales langues du fond tupian sont le tupi et le guarani. Les langues tupianes sont principalement parlées au Paraguay, en Uruguay, en Bolivie, au Brésil, et en Argentine. Le guarani est la langue la plus pratiquée de toute la région de l'Amazone, et est la deuxième langue du Paraguay.
Au moment de la conquête, les Tupi étaient dispersés dans une vaste région qu’ils avaient atteinte au cours de migrations relativement récentes. Ils étaient divisés en 3 sous-groupes : les Tupinamba et les Guarani, dispersés le long de la côte atlantique et sur la partie de l’intérieur qui s’étend de l’embouchure de l’Amazone au Rio de La Plata ; les tribus localisées le long du Tocantins et du Xingu ; enfin, les tribus qui habitaient dans la région du Tapajoz et du Madeira.
Après l'arrivée des Espagnols, les peuples Tupi-Guarani de l'est furent regroupés au XVIIe siècle par les missionnaires jésuites dans des villages communautaires appelés "Reducciones". Cependant, après l'expulsion des jésuites d'Amérique du Sud au XVIIIe siècle, les missions furent démantelées et les Indiens les plus européanisés s'intégrèrent aux colonies espagnoles, tandis que les autres migraient vers l'Ouest dans des régions sauvages et inexplorées.
Les Tupi-Guarani tiraient leur subsistance de la chasse et de la pêche et, à une moindre échelle, de l'agriculture. Ils maîtrisaient parfaitement le travail de la pierre et la poterie.
Voir Guarani, Tupinamba, cannibalisme.

TUPINAMBA, Topinamboux
(Tupi). Brésil, long de l’Atlantique.
Ils croyaient que le tabac pouvait éclaircir l’intelligence et maintenir gaillards et joyeux.
Les Tupinamba que mentionne Montaigne dans son chapitre des Essais, Les Cannibales, constituaient, comme nombre de sociétés amérindiennes, un groupe fortement guerrier, pour lequel le fait de capturer des prisonniers et de les consommer représentait un rituel complexe. Mort sur le champ de bataille, l’ennemi était mangé sur place ou découpé et emmené au village, tandis que les prisonniers, propriété de celui qui les avait capturés, étaient incorporés temporairement dans la communauté tupinamba, avant d’y être exécutés et consommés en un rituel collectif de plusieurs jours, assez rapidement s’ils étaient âgés, vingt ans plus tard parfois s’ils étaient jeunes (ils avaient alors reçu une épouse). Les Tupinamba entendaient ainsi venger la mort d’un des leurs tué à la guerre. Ils ne se mangeaient jamais entre eux.

TUPINIKIM, Tupiniquim
Etat d’Espírito Santo (Brésil). Voir Cannibalisme.

TUSCARORA, Tuscarorins
Etat de New-York. Langue : iroquois. Ils forment la ligue des 6 nations avec les 5 nations iroquoises.
1711-1712 : ils combattent en Caroline du Nord.

TUTCHONE
Les vastes forêts intérieures du Yukon (Canada) ont été occupées par les Athapascans, ethnie autochtone dont les traditions culturelles et linguistiques sont très anciennes. Aujourd'hui, il en existe six groupes distincts : Kutchin, Han, Tutchone, Inland Tlingit, Kaska et Tagish.

TUTUTNI
Oregon. Langue : athapascan.

TWANA
Etat de Washington.
Les Twana étaient formés de neuf communautés : Dabop, Quilcine, Dosewallips, Duckabush, Vance Creek, Hoodsport, Tahuya, Duhleap et Skokomish.

TWO BOILING, TWO KETTLE, OOENUNPA
"Deux fois bouilli" ou "Deux Bouilloires". Voir Lakota (Sioux).

TZENTALES ou TZELTALES
Groupe maya de Tabasco et du Chiapas.

TZOTZILS ou TZOTZILES
Yucatan. Descendants des Mayas.


U

UCHEE
Voir Yuchi

UMATILLA
Oregon. Indiens des Plateaux. (Groupe linguistique sahaptian, langue : shapwailutan).
Voir Cayuse.

UMPQUA
Langue pénutienne. Centre et centre sud de la Côte de l’Oregon ; estuaires de la Coos Bay, et des rivières Umpqua and Siuslaw.
Les Umpqua formèrent une confédération avec les Coos et les Siuslaw.

UNALACHTIGO
(Delaware).

UNAMI
(Delaware).

UROS
Les Uros, peuple disparu dans les années 1950 dont le nom originel en langue uru était "Kïotsuñi", vivaient sur les îles flottantes en roseaux du Lac Titicaca au Pérou ; les Aymaras, qui les occupent aujourd'hui à des fins touristiques, perpétuent les traditions des Uros.

URUS
Voir Chipayas.


UTES, Youtes
Famille uto-aztèque. Langue uto-aztèque : shoshone. Colorado, Utah.
Les Utes forment un groupe d'Amérindiens vivant essentiellement dans l'Utah et le Colorado, au sein de trois réserves :
- Uintah-Ouray dans le nord-est de l'Utah, comprenant environ 3.500 membres ;
- les Utes du Sud, d'approximativement 1.500 membres ;
- les Utes des montagnes, d'à peu près 2.000 membres. Ces deux dernières réserves se trouvent dans le sud-ouest du Colorado.
Parmi les groupes les plus importants on trouve les Moache, les Capote, les Uncompahgre, les White River, les Uintah, les Pahvant, les Timanogots, les San Pitch, les Moanumts, les Sheberetch et les Weeminuche 2.
Vêtus d’écorces tissées, ils vivaient dans des maisons de terre quasi enterrées.
Ils laissaient la famille juge du méfait commis par un des siens ou dont l’un des siens a été victime.
Les Uncompahgre du Colorado central fabriquaient des hochets en cuir brut de bison qu'ils remplissaient de cristaux transparents de quartz trouvés dans les rivières du Colorado et de l'Utah. Quand les hochets étaient agités la nuit, au cours de cérémonies, les cristaux de quartz produisaient en s'entrechoquant des éclairs lumineux visibles à travers la peau de bison translucide 2.
Les relations des Utes avec les pionniers blancs américains sont similaires à celles des autres groupes amérindiens : compétition, confrontation et pour finir déplacement dans une réserve. Les faits notables sont : la Walker War (guerre Walker) en 1853-54 et la Black Hawk War (Guerre de l'autour noir) en 1865-72 dans l'État de l'Utah et la guerre des Utes (Ute War) en 1879 dans le Colorado.
Ouray fut un chef important de la bande Uncompahgre 2.


V

VALDIVIA (culture de)
Voir.

VANCE CREEK
Les Twana (Etat de Washington) étaient formés de neuf communautés : Dabop, Quilcine, Dosewallips, Duckabush, Vance Creek, Hoodsport, Tahuya, Duhleap et Skokomish.


W

WABANAKI
Voir Abénaqui.

WADATIKA, Waada-eaters
Voir Paiutes.

WAHIRO voir WAYU.

WAHPEKUTE
Sioux du groupe oriental des Dakota ou Santee.

WAHPETON
Sioux du groupe oriental des Dakota ou Santee.

WAILAKI
Nadénés

WAIMIRI-ATROARI
Famille linguistique karib. Amazonie brésilienne : Rios Alalau, Camanau et sur la route Manaus-Boa Vista.

WAI-WAI, Waiwai
Langue Karib. Les Wai-Wai résident dans la région centre-nord de l'Amazonie brésilienne près de la frontière du Venezuela et au Guyana.

WAKASH, NOOTKA
Wakash signifie bons. Langue salish. Colombie britannique et Ouest de l’Ile de Vancouver. Voir Nootka.

WALAPI, Walapai, Hualapai
(Pueblo). Au nord de l’Arizona. Groupe linguistique yuman de la famille hokan.
Skywalk (promenade dans le ciel), passerelle de verre surplombant le Grand Canyon, est inaugurée le 20 mars 2007. L’ouvrage, d’un poids de 500 tonnes, avance de plus de 22 mètres au-dessus du canyon et se trouve à près de 1,3 km du sol. En vertu d'un accord avec les Hualapai, David Jin, l’homme d'affaires réalisateur du projet, doit reverser à la tribu la moitié des recettes pendant 25 ans.

WALLA WALLA
(Shahaptin). Etat de Washington, Oregon. Indiens des Plateaux. (Groupe linguistique sahaptian, langue shapwailutan).

WAMONTACHINGUES
Territoire de Saint-Maurice (Canada).

WAMPANOAG, POKANOKET, SAKONNET
(Algonquiens).
Les Massachusett étaient une confédération comprenant les Massachusett proprement dits, les Nauset, les Nipmuc et les Wampanoag.

Squanto (date et lieu de naissance inconnus, mort en 1622), fait prisonnier à Pawtucket, près de Plymouth en 1615 par un capitaine anglais, fut vendu comme esclave en Espagne, d'où il s'enfuit pour gagner l'Angleterre. Engagé comme pilote pour une expédition en 1619 en Nouvelle-Angleterre, il déserta pour rejoindre sa tribu (Patuxet) dont il ne trouva aucun survivant. Sa vie est ensuite étroitement associée à celle des Pèlerins du Mayflower qu'il servit en qualité d'interprète. C'est grâce à lui qu'ils purent signer un traité avec le chef Wampanoag Massasoit, qu'ils apprirent à cultiver le maïs, à pratiquer la pêche. Avant de mourir, il servit de guide à Bradford pour son expédition au cap Cod.

Massasoit (v. 1580 - 1661) dont le nom signifie "Grand chef", appelé aussi "Ousamequin" (Plume jaune), chef de la tribu des Wampanoag cantonnée sur le territoire du futur Rhode Island, et un des dirigeants les plus puissants de Nouvelle-Angleterre à l'arrivée des Anglais, accompagna Squanto à Plymouth, en 1621, pour signer un traité avec les Pèlerins du Mayflower. Il respecta scrupuleusement le traité jusqu'à sa mort. Aujourd’hui, comme tous les quatrièmes jeudi du mois de novembre, les États-Unis célèbrent Thanksgiving et débutent un long week-end de repos ponctué de repas familiaux ; les habitants de la Nouvelle-Angleterre perpétuent ainsi le repas de fête servi à l’instigation du pasteur William Bradford à l’automne 1621 : tous les habitants de la région de Plymouth, les pèlerins comme les Wampanoag, s’étaient réunis pour partager un repas de dindes sauvages et remercier le Seigneur pour les récoltes engrangées.
Le 22 février 1630 a lieu la première "pop-corn party" : Quadequina, frère de Massasoit, le Chef de la tribu Wampanoag, offre aux colons anglais un maïs aux grains plus petits que le maïs classique ; au contact de la chaleur, les grains gonflent et éclatent d'où l'onomatopée "pop".

Philippe dit "Le Roi Philippe" (v. 1640-1676), de son vrai nom Metacomet, était le fils de Massasoit, auquel il succéda comme sachem à la tête des Wampanoag en 1662, après la mort de son frère Wamsutta-Alexandre. Pendant neuf ans, il respecta le traité de Plymouth et eut une attitude pacifique. Les difficultés commencèrent en 1671, quand il se mit à comploter contre les colons britanniques de Nouvelle-Angleterre. Il organisa une confédération des tribus de la Nouvelle-Angleterre, pour combattre les colonisateurs britanniques qui faisaient des incursions répétées sur les terres détenues par les Indiens pour se les approprier. Après une série d'escarmouches, le conflit, connu sous le nom de "Guerre du roi Philippe", éclata le 24 juin 1675. Philippe, avec ses alliés, les Nipmuc et les Narraganset (les Massachusett ont refusé l’alliance), brûla plusieurs villages de colons, pilla les récoltes, s'appropria le bétail, dans l'espoir de réoccuper une région qu'ils avaient cédée aux Blancs. Ceux-ci s'unirent en une Confédération de Nouvelle-Angleterre, qui vint à bout facilement des Indiens, désunis après leurs succès initiaux. Philippe chercha refuge dans une zone marécageuse, où il fut abattu en août 1676 par un Indien au service des colons (son corps fut découpé en morceaux ; sa tête fut exposée à Plymouth pendant 20 ans). Ce fut la première guerre qui opposa les pionniers aux Indiens.

Wetamoo, une femme sachem, s’était jointe à Philippe. A la tête de 300 guerriers, elle lutta vaillamment avant d'être défaite par les Anglais en 1676.

WANKAS voir Huancas.

WAORANI voir Huaorani.

WARAO
Sur le delta du fleuve l'Orénoque jusqu'au nord-ouest de la Guyana. Groupe ethnique amérindien de près de 30 000 personnes, répartis sur les territoires côtiers du Venezuela et de la Guyana. Les Warao parlent le warao qui est une langue agglutinante. Le terme "Warao" signifierait "Wa" = homme/navigateur et "Rao" = barque/pirogue, ou encore "Wa" = homme/habitant et "Rao " = marais/lagune ». Les Warao vivent dans une société matriarcale, c'est l'homme qui se déplace pour se marier vers la famille de sa future épouse.

WARI
Amazonie brésilienne dans l'état de Rondônia. Ils vivaient sur les bords de la rivière Pakaa Nova. Derniers du groupe linguistique Txapakura. Constitués des sous-groupes OroNao, OroEo, OroAt, OroMon, OroWaram et OroWaramXijein. Ils pratiquaient "l'endocannibalisme mortuaire" : ils ne consommaient généralement que le coeur et le foie de leurs morts. La conversion au christianisme fut un pas fondamental vers l'abandon de la pratique du "cannibalisme funéraire" chez les Wari. 3

WARM SPRING (Apaches Chiricahua).

Les Apaches honorent le nom de Lozen, une jeune Warm Spring. Cavalière émérite, Lozen n'avait pas son pareil pour manier le lasso. Elle ramenait des chevaux volés à l'ennemi. En vieillissant, cette femme remarquable fut invitée à siéger au conseil parmi les hommes.

WASCO WISHRAM
Oregon. Rive inférieure du fleuve Columbia. Langue pénutienne : chinook.

WASHO
Nevada. Langue : shoshone. Tribu indienne de la région nord-américaine du Grand Bassin, les Washo s’étaient installés autour du lac Tahoe, à l’est de la sierra Nevada.
Les Washo croyaient que leurs chamans pouvaient provoquer ou guérir les maladies. Des rites complexes marquaient les étapes importantes de la vie.

WASINAZINYIBI
"Gros Fumeurs". Groupe des Assiniboines.

WASTEK
Voir Huaxtèques.

WAURA
Amazonie (Brésil central) : réserve de Xingu.

WAYANA
Forêts de la Guyane française.

WAYAPIS
Voir Oyampis.

WAYU, Wayuu, Wahiro, Guajiros
Colombie, province de La Guajira.

WEA
Liés aux Miami.

WENDAT
Voir Hurons.

WENRO
(Iroquoien).

WEWENOC
Voir Abnaki.

WHITE KNIFE
Shoshones.

WHITE MOUNTAIN (Apaches).
Arizona.

WICHITA, KITIKITISH
Caddo. Langue : caddoan. Kansas, Arkansas, Oklahoma.

WICHOLS
Voir Huicholes.

WIND RIVER
Shoshones.

WINNEBAGO, HOCHUNGA, HO-CHUNK, PUANTS, POLE-CAT
Sioux. Nebraska, Wisconsin. Minnesota. Dakota. Lac Michigan et Sud du lac Supérieur.

Menebuch, apparu sous la forme d’un lièvre, recréa la terre après un déluge. Il est le lien entre le Grand Manitou et les hommes. Son frère le loup règne à l’Ouest sur le royaume des morts.
Ce récit, fait par les Winnebago du Wisconsin, illustre à la fois la personnalité balourde des Tricksters et la trivialité de nombreux mythes les concernant :
"Grand Lièvre, ayant chassé quelques canards, les mit à rôtir au feu tandis qu'il s'accordait un petit somme. Il demanda à son anus de monter la garde, cependant des renards s'emparèrent de son repas. Lorsqu'il se réveilla, et découvrit que les canards avaient disparu, il s'emporta contre son anus : « Ne t'avais-je pas dit de surveiller le feu. Je vais te donner une bonne leçon ! » Se saisissant d'un brandon, il brûla l'orifice de son anus, et se mit à hurler de douleur. Pestant contre sa propre bêtise, Grand Lièvre s'en alla clopin-clopant. En chemin, il trouva un morceau de gras sur la route, commença à le manger et le trouva délicieux. Mais il comprit vite qu'il était en train de déguster un bout de ses propres intestins, tombés hors de son anus brûlé. Il s'écria : « Les gens ont raison de me traiter d'idiot ! », puis il remit ses intestins en place, les serrant de sorte qu'ils forment des rides et des plis, ce qui explique pourquoi l'anus des hommes est ridé."
Voir Omaha.

WINTUN
Langue : pénutien. En Californie : les Wintu (au nord-est), les Nomlaki (au centre), les Patwin (au sud).

WIPPANAP
Voir Abenaki.

WISHRAM
Amérique du Nord. Tribu sur la rive inférieure du fleuve Columbia.

WIWA, Malayo, Sanja, Sanka
Sierra Nevada de Chundwa en Colombie. Descendants des Taironas.

WOLF, WOLVES
Voir Mahican.

WOLINAK, Becancour
Voir Abénaquis.

WYANDOT, Wyandotte
Voir Hurons. Voir Shawnee.


X

XINCA
Voir Sincas.

XINGU
Peuples du fleuve Xingu (Tupi et Gê). Le Parc national de Xingu a été fondé en 1961, afin de protéger une dizaine de tribus vivant dans la région, parmi lesquelles les Kayapo, les Suya, les Kalapalo, les Kamayura, les Kayabi ou Kaiabi, les Yawalapiti, les Yudja (ou Juruna) et les Ikpeng.


Y

YAGANES
Chili. Patagonie. Rives du Beagle. Disparus.

YAGUA
Amazonie péruvienne.

YAHI
Californie. Apparentés aux Yanas. Ils mangeaient des racines. Ils ont disparu : le dernier est mort sans descendance en 1920.
Femmes et hommes employaient un dialecte différent (les garçons apprenaient la langue du père à 10 ans). La consonne « L » était absente de leur langage (comme dans les langues asiatiques).

YAKAMA, YAKIMA
(Shahaptin). Oregon, Etat de Washington, le long de la rivière Yakima. Langue : shapwailutan.

YAMANA
Installés depuis plus de 6000 ans sur la Terre de feu (appelée ainsi par les marins qui apercevaient les feux des Yamana qui n’étaient jamais éteints). Chasseurs d’otaries. Disparus (étaient 20 en 1946) à cause des maladies et de la disparition des otaries (chasse industrielle).

YAMASSEE
Séminoles. Amérique du Nord (Caroline). Guerre 1714-1715.

YAMPARIKA
(Comanches).
Ten Bears (1792-1872), plus poète que guerrier, fut considéré comme un grand chantre de la paix. Il passa sa vie à tenter d'obtenir des concessions de Washington et à empêcher les Comanches de faire la guerre. Ses tentatives ne connurent pas de succès mais il fut admiré de tous pour ses efforts héroïques en la matière.

YANAS
Californie. Apparentés aux Yahis. Disparus.

YANESHA
Pérou : à l'est des départements de Pasco et de Junín, dans la région délimitée par les rivières Pachitea, Perené, Huancabamba et Palcazú

YANKTON
Iyanktonwan ("Ils habitent au bout"). Sioux du groupe des Nakota.

YANKTONAIS
Iyanktonwanna ("Les petits Yankton"). Sioux du groupe des Nakota.
Gertrude Simmons Bonnin, de son vrai nom Zitkala-Sha, "Red Bird" (1875-1938), professeur, musicien et écrivain, fut éduqué par des Quakers et enseigna à l'Ecole Indienne de Carlisle en Pennsylvanie. Il fit de la politique et fonda le Conseil des Indiens d'Amérique.

YANOMAMI, Yanomamo, Guaharibos
Leur nom, Yanomami, a été créé par les anthropologues : yanomami tëpë signifie "êtres humains". L'ancien nom des Yanomami était Guaharibos signifiant "Hommes-singes".
Amazonie (Brésil, Venezuela), de part et d'autre de l'Orénoque. Les Fucowa-téri et les Makorima-téri font partie de la même ethnie.
Ils sont restés jusqu’à nos jours l’ethnie la plus primitive du continent américain. Les cendres du défunt, délayées dans une purée de bananes, sont absorbées par ses proches parents en présence de tout le village. Depuis leur mise en contact, en 1987, avec les colons, plusieurs milliers de Yanomami ont péri (leur nombre total atteint à peine 16.000 individus).

YAQUI, YOEME
Les Yaquis ou Yoeme étaient, à l'origine, établis dans la vallée du Río Yaqui au nord de l'État mexicain de Sonora et dans le sud-ouest de l'Arizona, aux États-Unis. Ils appelaient leur pays "Hiakim". Les Yaquis s'appellent « Yoeme » entre eux, terme qui désigne une personne (« yoemem ou yo'emem signifiant « les personnes »).
En 1964, les Yaquis reçurent 817 000 m² de terres du gouvernement fédéral américain dans les environs de Tucson, Arizona. Un autre groupe est établi dans l'Arizona, près de Tempe, dans la ville de Guadalupe ; un autre près de Scottsdale en Arizona.

YAUNA
Près de la rivière Icapuyá, affluent de l'Apaporis, en Amazonie colombienne. Ils vivent dans le Parc national naturel de Yaigojé-Apaporis (2009) avec les Letuama, les Makuna et les Tanimuka.

YAVAPAI
Arizona. Langue yuman.

YAWALAPITI
Peuple du fleuve Xingu. Amazonie brésilienne : Parc indigène de Xingu (Mato Grosso).

YEKUANA
Voir Makiritares.

YELLOW KNIFE
Voir Couteaux Jaunes.

YOCAVILS
Voir Diaguita.

YOKUT
(Pénutiens) : Tachi Yokut, Choinumni, Chukchansi, Wukchumni. Californie.

YONKALLA
Orégon. Langue pénutienne.

YOOUAIS
Michigan, Indiana, partie des deux Virginies, Kentucky, Tennessee, Missouri, Arkansas, Kansas, Nebraska, Iowa, Wisconsin. 5

YORA
Amazonie péruvienne.

YOUMAS
Voir Yuman.

YOUPIK
Voir Yuit.

YOUTES
Voir Utes.

YUCHI, UCHEE
USA. Alabama, Géorgie, Tennessee, Oklahoma.

YUDJA, JURUNA, Juruhuna, Yuruna, Juruûna, Geruna
Voir Xingu.

YUHUP
Amazonie colombienne, bassin de l'Apaporis. Langue maku.

YUIT, YOUPIK
(Inuit).

YUKI
Nord Californie.

YUMA, YOUMAS, EUQCHAN, QUECHAN, HOKAN
Arizona, Californie. Langue yuman.

YUNCA
Dans l'ancien Pérou, les Yunca observaient soigneusement en juin, l'apparition de la constellation des Pléiades qui coïncidait avec l'année nouvelle: si les étoiles apparaissent un peu grandes, ils en concluaient que l'année serait prospère ; si au contraire elles étaient petites, c'était un signe de disette.

YUROK, JUROK
Californie. Réserve de Hoopa Valley. Langue : algonquin.
Indiens de la côte nord-ouest de l’Amérique du Nord, les Yurok vivaient sur le cours inférieur de la rivière Klamath et sur la côte pacifique.
Installés près des forêts de cèdres, ils construisaient des canoës qu’ils vendaient aux Karok.
Ils tatouent sur leurs bras les monnaies/coquillages qu’ils possèdent pour montrer leur richesse. Ils croient les débordements sexuels incompatibles avec les affaires.


Z

ZAPARA, SAPARA
Forêt amazonienne de part et d'autre de la frontière entre le Pérou et l'Equateur. Langue Zaparoan.

ZAPOTEQUES
Peuple de l’Amérique précolombienne (650 av. J.-C./1521 ap. J.-C.) qui s’établit au IVe s. ap. J.-C. dans la région de l’actuel Etat d’Oaxaca, dans le Sud du Mexique. Ils subirent l’invasion des Mixtèques aux environs du XIIIe siècle.
Dirigés par une équipe de prêtres, les Zapotèques pratiquaient des rites cruels.
La culture des Zapotèques, apparentée à celles des Mayas (hiéroglyphes, calendrier, système de numérotation) et de Teotihuacan, est surtout représentée à Monte Alban et à Mitla (urnes funéraires).
L'homosexuel masculin, appelé "muche", vêtu d’habits de femme, fait partie intégrante de la société zapotèque.
Lors de son voyage au Mexique, en 2002, le pape Jean-Paul II béatifia 2 martyrs zapotèques : Juan Bautista et Jacinto de los Angeles, tués en 1700 par leurs frères de race.

ZIA
Nouveau-Mexique (États-Unis). Ils adorent le Soleil. Leur symbole solaire est un cercle rouge avec un groupe de quatre rayons pointés dans quatre directions différentes : ce symbole figure sur le drapeau du Nouveau-Mexique.

ZO’E
Zo’é. Tupi-Guarani. Nomades de la forêt amazonienne au nord du Brésil.

ZOTOES
Voir Oto.

ZUNI, SOUGNIS, ASHIWI
(Pueblo). Famille tanoan. Langue zuni.
Ils vivent dans un pueblo de la réserve indienne située près de Zuni, au Nouveau-Mexique.

Filiation maternelle. On trouve de véritables unions homosexuelles masculines chez les Zuni.
Par leur apparence physique, leur culture et leur organisation sociale, ils ressemblent beaucoup à d'autres Amérindiens de culture villageoise tels que les Hopi. Comme eux, les Zuni sont célèbres pour leurs tissages, leurs vanneries, leurs poteries ainsi que pour leurs bijoux en argent. Ils cultivent le sol aride de la région en utilisant des méthodes traditionnelles d'irrigation.

Les Zuni sont fortement attachés aux anciens rites religieux, qui sont eux-mêmes étroitement liés au changement des saisons, et comportent une dévotion particulière au dieu de la pluie. Voisins des Hopis, les Zuni possèdent également des kachinas. Une caste de prêtres fortement structurée exerce un grand pouvoir sur le peuple.
Dans la cosmogonie des Zuni, basée sur la hiérogamie élémentaire Terre/Ciel, la Terre est appelée "la Terre-Mère quadruple qui contient". Ce qui confirme l'universalité de la valeur symbolique du nombre quatre, comme définissant la matérialité passive. Quatre, comme la Terre, ne crée pas, mais contient tout ce qui se crée à partir de lui. Sa valeur est potentielle. Quatre est le nombre de la terre ; mais, par extrapolation, il peut convenir au Dieu suprême, en ce qu'il contient tout, lui qui est l'alpha et l'oméga et qui laisse aux démiurges le soin de créer, d'animer en lui. En plus des quatre éléments et des quatre directions cardinales (commandées pour les Indiens Pueblo par les Quatre Dieux de la Pluie, et chez les Mayas, par les quatre tigres, ou jaguars, défendant les plantations du village) les Zuni voient, au fond de la terre, quatre cavernes, les "quatre ventres de la Terre-Mère".
De l'étage le plus bas, "l'obscurité extrême du monde", viennent les hommes, grâce à l'action des jumeaux divins, les "guerriers Ayahutas", créés par le Soleil et envoyés par lui à la recherche des hommes. Pour arriver à la lumière, les hommes ont traversé "le monde de la suie, le monde du soufre, le monde du brouillard, le monde des ailes".
Les Zuni placent l’aigle et le soleil au 5ème point cardinal (le Zénith).
Pendant les fêtes des solstices, ils utilisent des bâtons à prière qui se terminent par des bouquets de plumes ; ces bâtons seront ensuite plantés en divers lieux en offrande aux ancêtres. Au solstice d’hiver, après avoir allumé sur un autel le feu du nouvel an, ils pratiquent des "danses-spirales".
Les chauves-souris sont les annonciatrices de la pluie.
Il existe une confrérie de la Voie Lactée (appelée "Poutre du ciel").
Mi-prêtres mi-bouffons, les "Têtes Sales" caricaturaient les manifestations religieuses parfois même pendant les cérémonies.

Les Zuni actuels descendent des habitants des 7 villes découvertes en 1539 par le missionnaire franciscain Marcos de Niza et appelées par les Espagnols les Sept Cités de Cibola. De Niza rapporta que les Zuni possédaient des richesses fabuleuses, et en 1540, l'explorateur espagnol Francisco Vasquez de Coronado conduisit une expédition militaire contre les Sept Cités. Il les conquit mais ne trouva aucun trésor. Une mission chrétienne s'établit parmi eux en 1629, mais les Zuni conservèrent leur religion traditionnelle. En 1680, lorsqu'ils étaient environ 2 500, les Zuni s'associèrent à la révolte victorieuse des Pueblos contre les Espagnols, qui les vainquirent à nouveau en 1692.


Voir dossier Les Amérindiens.


Notes
1 Les Amérindiens, surtout ceux de la côte Est de l’Amérique du Nord, enlevaient des scalps. Quelques-uns pratiquaient même la décapitation. Le scalp, cuir chevelu arraché à un ennemi, servait souvent de trophée. Les guerriers prétendaient libérer ainsi l’esprit du vaincu ou s’approprier sa force. La scalpation était pratiquée en Europe par les Wisigoths, les Lombards et les Francs, et en Asie par les Scythes (en 440 avant notre ère), mais ce ne sont pas les Européens qui ont introduit cette pratique en Amérique du Nord. Les Européens contribuèrent toutefois à favoriser sa prolifération en payant des primes contre la remise de scalps pris à l’ennemi : en 1637, les Anglais de la colonie du Connecticut versèrent des primes pour des têtes entières d’Indiens Pequots ; en 1675, les autorités de la Nouvelle-Angleterre offrirent aux Narragansett et aux colons blancs une somme d’argent contre remise d'un scalp ; de 1692 à 1760, les Français donnèrent de façon intermittente des récompenses en marchandises ou en monnaie aux guerriers apportant des chevelures ennemis (chez les Français, la prime de scalp était à la discrétion du gouverneur) ; en 1704, dans le Massachusetts, on offrait une prime à quiconque livrerait des Indiens vivants ou des scalps d’Indiens âgés de dix ans et la prime était double pour chaque Indien au-dessus de cet âge ; le 12 juin 1755, le gouverneur du Massachusetts, William Shirley, mit à prix les scalps des Indiens : 40 livres pour le scalp d’un homme, 20 pour celui d’une femme ; après la guerre de Sécession, une prime de cinq dollars fut accordée sur le territoire américain pour chaque chevelure d’indien (Mathieu Le Hunsec ; custerwest.org/lescalp.htm).
2 http://fr.wikipedia.org/wiki/Utes
3 http://lhomme.revues.org/index189.html?file=1
4 http://fr.wikipedia.org/wiki/Ciudad_Perdida
5 http://www.statcan.gc.ca/pub/98-187-x/4151278-fra.htm
6 https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_Miami
7 Les Indiens d’Amérique du Nord. Thomas Page. Minerva. 1979
8 http://www.shipiboamazonia.org/fr/shipibos


Sources
Les Indiens d’Amérique du Nord. Thomas Page. Minerva. 1979
L’agonie des Peaux-Rouges. Claude Fohlen. Resma
Paroles des sages d’Amérique du Nord. Kent Nerburn. L’Age d’Etre
Les Aztèques. W.H. Prescott. Ed. Minerva. 1970
Les Incas. W.H. Prescott. Ed. Minerva. 1970
Les Mayas. Vittoria Calvani. Ed. Minerva. 1976

Autres


Auteur : Jean-Paul Coudeyrette
Référence publication : Compilhistoire ; toute reproduction à but non lucratif est autorisée.

Date de mise à jour : 15/03/2017

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