LA BIBLE.
Ecrits canoniques et apocryphes.

SOMMAIRE

1 Définition 3.1 Apocryphes de l’Ancien Testament
2 Chronologie historique 3.2 Apocryphes chrétiens
3 Les apocryphes 4 Citation

DEFINITION

Le terme « Bible » (livre) vient, par le latin, du grec byblos, mot signifiant « papyrus ».
En raison de son rôle majeur dans le commerce du papyrus, les Grecs changèrent le nom du grand port phénicien de Gebal en Byblos.

Depuis Jean Chrysostome (IVe s), le mot « Bible » désigne uniquement les saintes Écritures.

Au Moyen Âge, les livres de la Bible étaient considérés comme un tout homogène.

La Bible, également appelée « Sainte Bible » ou « Saintes Écritures », est le livre sacré du judaïsme et du christianisme.

La Bible juive est un ensemble, appelé Textes sacrés hébreux, de 39 livres (écrits à l’origine en hébreu à l’exception de quelques passages en araméen) : la Loi (Torah) ou Pentateuque (Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome), Josué, Juges, 1er livre de Samuel, 2e livre de Samuel, 1er livre des Rois, 2e livre des Rois, Isaïe, Jérémie, Ézéchiel, Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habacuc, Sophonie, Aggée, Zacharie, Malachie, Psaumes, Proverbes, Job, Cantique des cantiques, Ruth, Lamentations, Ecclésiaste, Esther, Daniel, Esdras, Néhémie, 1er livre des Chroniques, 2e livre des Chroniques.

La Bible chrétienne comporte 2 parties :
- l’Ancien Testament (du latin Testamentum traduit du grec diathéké : disposition, convention, testament)
- et les 27 livres du Nouveau Testament.

La version de l’Ancien Testament utilisée par les catholiques est la Bible du judaïsme complétée de 7 autres livres en grec (Tobie, Judith, Ecclésiastique, Baruch, 1er et 2e livre des Macchabées).

La version de l’Ancien Testament utilisée par les protestants se limite aux 39 livres de la Bible juive.
Les autres livres et adjonctions sont dits « pseudépigraphes » par les réformés ; ils sont généralement appelés « livres deutérocanoniques » par les catholiques.

Le mot grec kanôn (règlement) désigne la liste des textes bibliques reconnus officiellement comme inspirés.
Les orthodoxes ont le même canon que les catholiques.

Les versions de la Bible hébraïque qui ont la plus grande valeur sont les traductions grecques.
Dans certains cas, elles offrent en effet des interprétations supérieures à la version hébraïque, car fondées sur des textes hébreux plus anciens que ceux qui existent actuellement.
Une grande partie des manuscrits grecs sont beaucoup plus anciens que les manuscrits de la Bible hébraïque complète : ils ont été inclus dans des copies de la Bible chrétienne complète qui datent des IVe et Ve siècles.
Les principaux manuscrits sont :
- le Codex sinaiticus (British Library de Londres), la plus ancienne des bibles, qui contient la version complète du Nouveau Testament, rédigé entre 330 et 350 sur des peaux de boeuf par les moines du monastère Sainte-Catherine, sur le Mont Sinaï,
- le Codex vaticanus (Vatican), manuscrit de vélin daté du IVe siècle, plus ancien manuscrit complet conservé de l’Ancien Testament et contenant une grande partie du Nouveau Testament,
- le Codex alexandrinus (British Library de Londres), manuscrit presque complet de la Septante et du Nouveau Testament datant du Ve siècle.

La principale version grecque est dite Version des Septante parce que, selon la légende, la Torah aurait été traduite au IIIe siècle av. J.-C. par 72 docteurs.
Cette légende est probablement exacte à plusieurs égards : la première traduction grecque ne comprenait que la Torah et vit le jour à Alexandrie au IIIe siècle av. J.-C.
Les autres textes sacrés hébreux furent ensuite eux aussi traduits, mais manifestement par d’autres docteurs dont les talents et les points de vue étaient différents.
Vers 90/95, le synode rabbinique de Jamnia (ou Yavne ou Yabneh), ville du centre d'Israël, fixa le canon de la Bible juive en sélectionnant les textes de l'Ancien Testament ; la Bible grecque des Septante fut abandonnée.

De nombreuses autres traductions grecques ont été faites, dont il ne reste pour la plupart que des fragments ou des citations par les premiers Pères de l’Église et d’autres.
Ce sont notamment les versions d’Aquila, de Symmaque, de Théodotion et de Lucien.

Les autres versions de la Bible sont notamment la Peshitta ou version syriaque, sans doute commencée dès le 1er siècle apr. J.-C., la Vetus Itala, dite Vulgate italique, traduite de la Septante au IIe siècle, et la Vulgate, traduite de l’hébreu en latin par Jérôme de Stridon à la fin du IVe siècle apr. J.-C. puis fixée par le pape Sixte-Quint (Vulgate sixtine) en 1590 et révisée sous Clément VIII (Vulgate clémentine) en 1592.

Dans le judaïsme, quand l’araméen remplaça l’hébreu et devint la langue courante, des traductions devinrent nécessaires ; elles accompagnèrent d’abord la lecture orale des Écritures à la synagogue, puis furent consignées par écrit ; ces traductions furent nommées Targums.
Les Targums araméens n’étaient pas des traductions littérales mais des sortes de paraphrases ou interprétations de l’original.
Les principaux Targums sont ceux qui ont vu le jour en Palestine et ceux qui furent révisés à Babylone.
Le Targum du Pseudo-Jonathan (ou Yerushalmi I), dont le nom le plus ancien est Targum de Palestine, est authentiquement palestinien.
Le Codex Neophiti I, découvert en 1949, dans la bibliothèque du Vatican, est une recension complète du Targum palestinien du Pentateuque.
Les Targums babyloniens les plus connus sont le Targum d’Onqelos ou Targum de Babylone pour le Pentateuque et le Targum de Jonathan ben Uzziel pour les Prophètes.
A Qumran, on a trouvé un Targum de Job, ainsi que l’Apocryphe de la Genèse.

Au IIIe siècle, on discuta des livres de l'Ancien Testament que l'on devait considérer comme canoniques.
Origène exclut les livres grecs, tandis que certains auteurs ajoutèrent des apocryphes (écrits écartés par les autorités religieuses qui les jugent comme non inspirés par Dieu) tels que le Livre de Hénoch, l'Ascension d'Isaïe et le IVe livre d'Esdras.

Le Nouveau Testament est l’ensemble des textes sacrés postérieurs à la Venue de Jésus au monde.
Pour les Églises chrétiennes, comme pour l'islam, ils font partie de la Bible au même titre que les livres de l'Ancien Testament.
Pour le judaïsme, au contraire, ils ne sont ni inspirés, ni sacrés, ni divins.

Les textes du Nouveau Testament sont organisés selon une perspective théologique et non chronologique :
- les Évangiles viennent en premier parce qu’ils racontent l’histoire de Jésus, mais ils furent écrits entre 70 et 90 apr. J.-C., soit quelque 60 ans après sa mort [celui de Matthieu vers 80-90, de Marc vers 65-70, de Luc vers 80 ou plus tard (avec les Actes des apôtres), de Jean vers 90).
- les Epîtres de Paul sont antérieures ; elles datent de la décennie comprise entre 50 et 60.

On a longtemps admis que les Evangiles avaient été écrits à l'origine en araméen (et retraduits en grec) ; or il semblerait qu'ils aient été écrits en hébreu : certains passages évangéliques (Matthieu, les 2 premiers chapitres de Luc sauf le recouvrement au Temple, Marc) se traduisent en hébreu presque au mot à mot.
Les autres livres, que l’on peut dater entre 90 et 150, reflètent la situation de l’Église au cours de la période postapostolique : apparemment, l’Apocalypse a été rédigée vers 95 pour ranimer l’espérance des chrétiens en proie aux persécutions de Domitien.

CHRONOLOGIE HISTORIQUE

En 150, la Bible grecque fut traduite en latin pour les chrétiens d’Afrique.

En 180, Irénée, évêque de Lyon, cita les 4 Evangiles.

Vers l’an 200, Muratori dressa la liste de tous les livres composant la Bible catholique (Canon de Muratori) ; 20 des 27 livres du Nouveau Testament semblent avoir été considérés comme faisant autorité.
Les 7 livres qui furent contestés quelque temps mais finalement inclus sont : Épître de Jacques, Épître aux Hébreux, 2e Epître de Jean, 3e Epître de Jean, Épître de Jude, 2e Epître de Pierre, et l’Apocalypse.
Les livres, finalement rejetés, sont ceux de Barnabé, la 1ère Epître de Clément, le Pasteur de Hermas (frère de Pie I) et le Didakhê (leurs auteurs sont généralement appelés « Pères apostoliques »).

En 364, le concile de Laodicée canonisa les 4 Evangiles (Marc, Luc, Matthieu, Jean). Les autres (plus d'une centaine) furent déclarés apocryphes (faux, non authentiques).

La 39ème lettre d'Athanase, évêque d’Alexandrie, envoyée en 367 aux églises placées sous sa juridiction, mit fin à toutes les incertitudes sur les limites du canon néotestamentaire ; il déclara canoniques les 27 livres qui constituent aujourd’hui encore le Nouveau Testament.
Il s’agit des 4 Évangiles (selon Matthieu, Marc, Luc et Jean), des Actes des Apôtres, des Épîtres (Épître aux Romains, 1ère Epître aux Corinthiens, 2e Epître aux Corinthiens, Épître aux Galates, Épître aux Éphésiens, Épître aux Philippiens, Épître aux Colossiens, 1ère Epître aux Thessaloniciens, 2e Epître aux Thessaloniciens, 1ère Epître à Timothée, 2e Epître à Timothée, Épître à Tite, Épître à Philémon, Épître aux Hébreux, Épître de Jacques, 1ère Epître de Pierre, 2e Epître de Pierre, 1ère Epître de Jean, 2e Epître de Jean, 3e Epître de Jean, Épître de Jude) et de l’Apocalypse.

En 382, au concile de Rome, le pape Damase dressa la liste des Saintes Ecritures (Décret de Damase) :
« Il nous faut maintenant parler des divines Écritures, de ce que reçoit l'Église catholique universelle et de ce qu'elle doit éviter. On commence par l'ordre de l'Ancien Testament. Genèse, un livre ; Exode, un livre ; Lévitique, un livre ; Nombres, un livre ; Deutéronome, un livre ; Jésus Navé, un livre ; Juges, un livre ; Ruth, un livre ; Rois, quatre livres ; Paralipomènes, deux livres ; Cent cinquante Psaumes, un livre ; Salomon, trois livres : Proverbes, un livre, Ecclésiaste, un livre, Cantique des Cantiques, un livre ; encore, Sagesse, un livre ; Ecclésiastique, un livre. Puis l'ordre des prophètes, Isaïe, un livre ; Jérémie, un livre, avec Cinoth, c'est-à-dire ses Lamentations ; Ézéchiel, un livre ; Daniel, un livre ; Osée, un livre ; Amos, un livre ; Michée, un livre ; Joël, un livre ; Abdias, un livre ; Jonas, un livre ; Nahum, un livre ; Habacuc, un livre ; Sophonie, un livre ; Aggée, un livre ; Zacharie, un livre ; Malachie, un livre. Puis l'ordre des histoires. Job, un livre ; Tobie, un livre ; Esdras, deux livres ; Esther, un livre ; Judith, un livre ; Maccabées, deux livres. Puis l'ordre des Écritures du Nouveau et éternel Testament, que l'Église sainte et catholique reçoit. Évangiles : un livre selon Matthieu, un livre selon Marc, un livre selon Luc, un livre selon Jean. Les épîtres de Paul, au nombre de quatorze : une aux Romains ; deux aux Corinthiens ; une aux Éphésiens ; deux aux Thessaloniciens ; une aux Galates ; une aux Philippiens ; une aux Colossiens ; deux à Timothée ; une à Tite ; une à Philémon ; une aux Hébreux. Ensuite l'Apocalypse de Jean, un livre. Et les Actes des Apôtres, un livre. »

Le 3ème concile de Carthage (397) décida que « en dehors des Ecritures canoniques (qu’il énumère, ndlr), rien ne doit être lu dans l'Eglise sous le nom de divines Ecritures » (canon 186). Il canonisa les Epîtres et les Actes des Apôtres.

Le pape Innocent I (401-417) établit une liste de livres canoniques de la Bible incluant tous les livres qui seront finalement retenus au Concile de Trente 2.

Un sacramentaire compilé au VIe siècle, le Décret de Gélase (Decretum Gelasianum) reprit des documents remontant à l'époque du pape Damase notamment au sujet des changements introduits dans la liturgie par ses soins, une déclaration sur l'Esprit saint, la liste (canon) des Livres saints, une déclaration sur la primauté romaine et les sièges patriarcaux, et y ajouta la liste des conciles œcuméniques et une liste des livres à recevoir ou à écarter (De libris recipiendis et non recipiendis), liste qui est, en quelque sorte, le premier Index de l'Église 1.

Le concile de Trente (1545-1563) établit définitivement le Canon des Ecritures (le Catalogue des Livres Saints) et ordonna que la Vulgate de saint Jérôme soit tenue pour authentique (IVe session du 8 avril 1546) : "cette même Edition Ancienne et Vulgate, qui a déjà été approuvée dans l’Eglise par le long usage de tant de siècles, doit être tenue pour authentique".
- Ancien Testament : « Les cinq Livres de Moïse, qui sont, la Genèse, l'Exode, le Lévitique, les Nombres, le Deutéronome ; Josué, les Juges, Ruth, les quatre Livres des Rois, les deux des Paralipomènes, le premier d'Esdras & le second, qui s'appelle Néhémias ; Tobie, Judith, Ester, Job ; le Psautier de David, qui contient cent cinquante Psaumes ; les Paraboles, l'Ecclésiaste, le Cantique des Cantiques, la Sagesse, l'Ecclésiastique, Isaïe, Hiéremie, avec Baruch, Ezéchiel, Daniel ; les douze Petits Prophètes, savoir, Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habachuc, Sophonias, Aggée, Zacharie, Malachie ; deux des Machabées, le premier, & le second. »
- Nouveau Testament : « Les quatre Evangiles, selon Saint Matthieu, Saint Marc, Saint Luc, & Saint Jean ; les Actes des Apôtres, écrits par Saint Luc Evangéliste ; quatorze Epîtres de Saint Paul, une aux Romains, deux aux Corinthiens, une aux Galates, une aux Ephésiens, une aux Philippiens, une aux Colossiens, deux aux Thessaloniciens, deux à Timothée, une à Tite, une à Philémon, & une aux Hébreux ; deux Epîtres de l'Apôtre Saint Pierre ; trois de l'Apôtre Saint Jean ; une de l'Apôtre Saint Jacques ; une de l'Apôtre Saint Jude ; & l'Apocalypse de l'Apôtre Saint Jean. »
« Si quelqu'un ne reçoit pas pour sacrés et canoniques, tous ces Livres entiers, avec tout ce qu'ils contiennent, tels qu'ils sont en usage dans l'Eglise Catholique, et tels qu'ils sont dans l'ancienne Edition Vulgate Latine, ou méprise avec connaissance et de propos délibéré les Traditions dont nous venons de parler : qu'il soit anathème. »

LES APOCRYPHES

Les livres apocryphes (du grec apókruphos : caché, secret), c'est-à-dire non-canoniques, sont contemporains et parfois même antérieurs aux livres canoniques.
S’ils n’ont pas été admis dans le Canon, c’est qu’ils avaient pris naissance dans des Églises éloignées du centre romain ou qu’ils manifestaient des tendances doctrinales archaïques, plus ou moins hérétiques pour les autorités romaines.

Apocryphes de l’Ancien Testament :

Antiquités bibliques, Apocalypse d'Abraham, Apocalypse de Daniel, Apocalypse d'Elie, Apocalypse de Moïse, Apocalypse de Sophonie, Apocalypse d'Ezéchiel, Apocryphe de la Genèse, Ascension de Moïse, Baruch (2 et 3), Bénédictions, Commentaire d'Habaquq, Commentaire des Psaumes, Ecrit de Damas, Esdras 4, Florilège, Règlement de la guerre, Hénoch (1, 2 et 3), Joseph et Aséneth, Jubilés, Maccabées 3, Légende hébraïque de Melkisédeq, Livre des Mystères, Oracles sibyllins, Paralipomènes de Jérémie, Pièges de la femme, Psaumes de Salomon, Questions d'Esdras, Règle de la Communauté, Règle annexe de la Communauté, Rouleau du Temple, Testament d'Abraham, Testament d'Aser, Testament de Benjamin, Testament de Dan, Testament de Gad, Testament d'Isaac, Testament d'Issachar, Testament de Jacob, Testament de Job, Testament de Joseph, Testament de Juda, Testament de Lévi, Testament de Moïse, Testament de Nephtali, Testament de Ruben, Testament de Salomon, Testament de Siméon, Testament de Zabulon, Testimonia, Vie grecque d'Adam et Ève

Apocryphes chrétiens :

- Evangiles (au sens large du terme) :
Evangile de Pierre (100/130), Evangile de Barnabas, Evangile de Gamaliel, Evangile des Egyptiens, Evangile des Hébreux, Evangile des Nazaréens, Evangile de Philippe (IIe s), Evangile selon Thomas ou « Paroles secrètes de Jésus » qui serait un ensemble de paroles de Jésus (114 en tout) confiées en privé à Thomas, Evangile de Marie-Madeleine (vers 150), Evangile de Judas, Evangiles des chefs de sectes (Basilide, Marcion), le Protévangile de Jacques et sa réécriture latine l’Evangile du pseudo-Matthieu, Evangile de l'Enfance par Thomas ou Histoire de l'enfance de Jésus, Evangile de Barthélemy, Evangile de Vérité, La Sagesse de Jésus-Christ, Testament du Seigneur, Evangile arabe de Jean, Evangile arabe de l'enfance (Le Livre des miracles de notre Seigneur, Maître et Sauveur Jésus-Christ), Evangile arménien de l'enfance, Evangile de Nicodème (ou Actes de Pilate), Evangile secret de Marc, fragments évangéliques ;

- Actes :
Actes de Jean (av. 50, d'après une étude du fragment 795 des manuscrits découverts à Qumran) ; Actes de Jean selon le pseudo-Prochore ; Actes de Jean à Rome ; Actes de Jacques ; Actes de Paul ; Actes de Paul et Thècle ; Actes de Pierre ; Actes de Pierre et des 12 apôtres ; Actes de Pierre et Paul ; Actes de Pierre et André ; Actes de Paul et André ; Actes d’André ; Actes d’André et Matthias (ou Matthieu) ; Actes de Barthélemy ; Actes de Thomas ; Actes de Philippe ; Actes de Thaddée (avec la correspondance entre Jésus et Abgar) ; Actes de Barnabé ; Actes de Pilate appelés plus tard Evangile de Nicodème (IVe et Ve siècles, mais Justin et Tertullien faisaient déjà mention d'Actes de Pilate au IIe siècle) ; Actes de Marc ; Actes de Timothée ; Actes de Tite ;

- Epîtres (lettres) :
des Epîtres de Paul (IIIe lettre aux Corinthiens, lettre aux Alexandrins, lettre aux Laodicéens), Epîtres des Apôtres (Jérusalem, IIe s.), Epître de Barnabé, Lettre de Pilate à Tibère, Lettre de Pierre à Philippe, Epître apocryphe de Jacques, Lettres de Paul et de Sénèque, Epître à Lentulus, Epître de Tite, Epître du Christ tombée du ciel ;

- Apocalypses (révélations) :
2 Apocalypses de Pierre, 2 Apocalypses de Jacques, 3 Apocalypses de Jean (dont l’Apocryphon ou La révélation secrète de Jean, IIe siècle), Apocalypse de Paul, Apocalypse de Thomas, Apocalypse d'Étienne, Apocalypse d'Esdras, Apocalypse de Sedrach.

- Divers :
Ascension d'Isaïe, Ascension de Jacques, Doctrine de l'apôtre Addaï, Dormition de Marie du pseudo-Jean, Eloge de Jean-Baptiste, Esdras 5 et 6, Histoire apostolique d'Abdias, Histoire de Joseph le charpentier, Histoire de la Vierge, Légende de Simon et Théonoé, Livre de la révélation d'Elkasaï, Livre de la Nativité de Marie, Transitus Sanctae Mariae ou Passage (Assomption) de Marie (Ve s.), Livre de la résurrection de Jésus Christ par Barthélemy, Questions de Barthélemy, Livre de Thomas l’athlète, Rapport de Pilate aux empereurs Tibère et Claude avec leurs réponses, Lettre de Pilate à Hérode, La "Paradosis" de Pilate, Homélies du Pseudo-Clément, Reconnaissances du Pseudo-Clément, Odes de Salomon.

CITATION

Nous n'ignorons pas que beaucoup de ces écritures secrètes ont été composées par des impies, de ceux qui font le plus haut sonner leur iniquité, et que les hérétiques font grand usage de ces fictions : tels les disciples de Basilide. Nous n'ignorons pas davantage que d'autres de ces apocryphes, mis sous le nom de saints, ont été composés par les Juifs, peut-être pour détruire la vérité de nos Écritures et pour établir de faux dogmes. Mais, en règle générale, nous ne devons pas rejeter en bloc, ce dont nous pouvons tirer quelque utilité pour l'éclaircissement de nos Écritures. C'est la marque d'un esprit sage de comprendre et d'appliquer le précepte divin : « Éprouvez tout, retenez ce qui est bon ». (Origène, In Matth. Comm., Ser XXVIII, t XIII col 1637).


Latin Bible (1407) in Malmesbury Abbey, Wiltshire, England


Notes :
1 Pierre Thomas Camelot, Encyclopædia Universalis 2007
2 TOB, introd. à Judith


Sources


Auteur : Jean-Paul Coudeyrette
Référence publication : Compilhistoire ; reproduction interdite sans autorisation.

Date de mise à jour : 06/05/2012