Cités et tribus celtes
et autres peuples anciens


A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W

Avertissement : Jules César a donné les noms des cités et des tribus gauloises qu'il connaissait et a inventé les autres...



A

ABIENS
Abii. Peuple scythe.

ABRINCATES
Abricantui. Détachés des Unelles. Armorique. Sud-ouest du Cotentin. Ouest d'Avranches. Avranches (50) : Igena, Ligedia.

ACCITANIENS
Peuple d’Ibérie : Murcie et Valence (Carthage la Nouvelle).

ADANATES
Celto-Ligures. Apes, vers la frontière franco-italienne.

ADUATUQUES, ATUATUQUES
Aduatuci. Belges mêlés aux Germains. Rive gauche de la Meuse entre Namur et Maastricht. Villes : Namur, Tongres (Aduatuca), l’ancienne forteresse des Eburons. « Ce peuple (les Aduatuques) tirait son origine de ces Kimris qui, après avoir ravagé la Gaule et l’Espagne, allèrent tomber, en Italie, sous l’épée de Marius. Ce n’était alors, comme on se le rappelle, qu’un détachement de 6 000 laissé par l’armée kimro-teutone dans la forteresse d’Aduat, à la garde du butin commun. Après la défaite de leurs frères, ces Kimris s’étaient maintenus en Gaule, d’abord contre la volonté, ensuite du consentement des Belges ; ils y avaient fait des alliances et s’étaient accrus successivement de 6 000 à 60 000 âmes ; leur force militaire montait à 19 000 guerriers. » 1

AEDUI
Voir Eduens.

AEQUI
Voir Eques.

AESTII
Voir Estes.

AGESINATES
Ecolisma, Condate Agesinatum (Angoulême). Font partie de la confédération des Santons.

AGNUTES, ANAGNUTES
Vendée.

AIGYSAGES, AIGOSAGES
Signifie : "triple valeur" ou "chercheurs de querelles" ou "chercheurs de bétail" ou "assaillants s'en prenant au visage". Celtes de Thrace. En 218 av. J.-C., ils passent en Asie Mineure sur l'invitation d'Attale Ier de Pergame. En 216 av. J.-C., les Aigysages, révoltés, s'installent sur la rive asiatique de l'Hellespont et sont battue par Prusias de Bithynie.

ALAINS
Alani. Cette tribu nomade de langue iranienne, l'une des peuplades appelées Sarmates, qui nomadisaient depuis le IIIe siècle au nord du Caucase, migrent en direction de l'ouest vers les provinces orientales de l'Empire romain. Ces cavaliers se séparent ensuite en deux groupes. Le premier continue sa migration vers l'ouest avec les peuplades germaniques, franchit le Rhin moyen en 406, se rue sur la Gaule, la Lusitanie (Portugal), puis sur l’Afrique du Nord où il se mêle aux Vandales. L'autre groupe, errant vers l'est, s'établit dans le Caucase où il subsiste chez les Ossètes.

ALAMANS
Germains. A l’origine entre le Haut Danube et le Rhin moyen. Les Alamans tentent de franchir le Rhin en 213. En 406, ils s’installent en Alsace et dans le Palatinat. Les Francs Ripuaires réussissent à les contenir au nord. Ils occupent la Franche-Comté et une partie de la Suisse à la fin du Ve siècle. En 495 ou 496, Clovis les bat à la bataille de Zülpich (dite, à tort, de Tolbiac).

ALAUDUNI
Leur nom signifie "tribu des alouettes". Laon (Lugdunum). César, maître de la Gaule, forme une légion composée de Gaulois et appelée Légion des Alouettes.

ALBICI
Celto-Ligures. Entre la Sainte-Baume et Marseille. Plaine de la Crau.

ALBIGENSES
Albi.

ALBIONES
Côte est de la Galice ; nord-est de Lugo.

ALESACIONES, ALSACIOS
Alsace (Alesacia). Au début du VIIe siècle, les noms Alesaciones et Alsacios figurent dans la Chronique dite de Fredegarius Scholasticus (XXXVII, AN DCX) ; les souverains mérovingiens signent en 610 au Castrum Saloissa (Seltz 67) un traité de paix dans lequel sont mentionnés pour la première fois les Alesaciones. 2

ALINGAVES
Langeais.

ALLOBRIGES
Embouchure du Rhin. Malgré leur nom celtique, vraisemblablement d'origine germanique.

ALLOBROGES
Venus d'Europe centrale au IIIe siècle av. J.-C. Leur nom signifie "ceux d'un autre pays". Savoie (territoire nommé Sapaudia -Sapinière- en 360) et partie du Dauphiné. On désigne également sous ce nom une confédération de peuples clients tels que les Isarci, les Graïocèles, les Ceutri, les Nantuates et les Chalbici. Villes : Vienne (Vigenna) la capitale, Genève (Genava), Grenoble (Cularo = Champ de courges » puis Gratianopolis en 381), Chambéry (Lemero). Ils opposent une sérieuse résistance à Annibal et plus encore aux Romains, auxquels ils refusent de livrer les princes des Salyi qui se sont réfugiés chez eux. Ils sont vaincus par Ahenobarbus et Fabius Maximus en 121 av. J.-C. En 62 avant notre ère, le chef Catugnat part en expédition pour piller Narbo et Massalia (Narbonne et Marseille) ; il tend un piège sur l'Isère aux légions de Manlius Lentinus et les écrase. Mais il est définitivement battu à Ventia (peut-être Valence).

ALSACIOS
Voir Alesaciones.

AMANTINI
Balkans : entre la Save et la Drave.

AMBARRES
Ambarri. Leur nom signifie "ceux qui sont autour de la rivière" (la Saône : Arar). Clients des Aedui. Celtique. Revermont. Entre Rhône et Saône, Ambérieu, Bresse, Bugey. Capitale : Isarnodurum (Izernore). Lugdunum (Lyon) est fondée par Munatius Plancus en -43.
Les Ambarres du Maine font partie de la Confédération des Aulerques.

AMBIBARES
Ambibarii. Est d’Avranches. Font partie de la confédération armoricaine.

AMBIDRAVI
"Ceux qui habitent des deux côtés de la Drave". Norique.

AMBIENS, AMBIANI
Leur nom signifie "ceux autour de la rivière". Peuple belge faisant partie de la confédération des Bellovaques. Bassin de la basse Somme. Capitale Amiens (Samarobriva, puis Ambiani). Samara : Somme (fleuve). Jules César estime à 5 000 le nombre de soldats ambiens engagés contre ses troupes.

AMBILATRES
Vendée et Pays de Retz (Portus Ratiatus ou Civitas Ratiatum : Rezé). Peuple allié aux Namnètes. César agrandit le Poitou, territoire des Pictons, jusqu’à la Loire et donne à Rezé (Ratiatum Pictonum Portus : Port Picton des Ratiates) la prépondérance sur Nantes.

AMBILIATES
Ambiliati. Orne ; également une petite région entre les Herbiers et Clisson.

AMBILICI ou AMBILINI
Norique. Vallée de la Gail (Lessachtal) ; sud-ouest de Santicum/Villach ; site central sur la Gurina 20.

AMBISONTES
Peuple rétique, haute vallée de la Salzach (Isonta), vers Salzburg (Autriche).

AMBIVARETES
Ambivareti. Peuple d'origine belge ayant occupé successivement les côtes flamande, belge et néerlandaise, le cours inférieur de la Meuse, mais également les vallées de la Tinée et de Barcelonnette (Alpes du sud), une partie du Bourbonnais, la vallée de la Besbre et Ambierle, dans les monts de la Madeleine. Clients des Eduens.

AMBIVARITI
César les situe "au-delà de la Meuse". Brabant ou Limbourg actuels. Peut-être une fraction des Ménapes.

AMBRONS
Germains. Voir Helvètes.

AMPSIVARII, ANSIBARIENS
Germains : Germanie occidentale, aux sources de l'Ems.

ANAGNUTES
Voir Agnutes.

ANAMANS
Voir Anares.

ANARES, ANAMARES, ANAMANS
Celto-Ligures. Entre le Pô et l’Apennin. Capitale : Clastidium (Casteggio).

ANARTES
Nord-est du Danube, frontière slovaco-hongroise.

ANAUNI
Italie. Région du Val de Trente.

ANCALITES
Nommés ainsi par César. Grande-Bretagne. Vers l'estuaire de la Tamise (nord du Kent).

ANDECAMULENSES
Peuple appartenant à la confédération des Andes. Leur nom provient probablement du dieu Camulus, le Mars gaulois. Capitale : Andecamulum, Civitas Andecamulenses (Rancon 87).

ANDECAVES, ANDEGAVES, ANDES
Andecavi ou Andegavi. César les appelle Andes. Celtique. Anjou sauf Les Mauges. Angers : Andecavi puis Juliomagus Andecavorum. Parents des Eduens. Sous la conduite de Dumnacos, ils résistent aux Romains après la reddition de Vercingétorix mais sont vaincus à Lemonum (Poitiers).
On en trouve aussi en Italie.

ANGLES, ANGLI.
Germains du Schleswig. En 288, les Jutes, Varni, Angles, Saxons et Francs, se mettent à la piraterie et ravagent les côtes de Belgique et de Gaule. Les Angles envahissent l’île de Bretagne au Ve siècle.

ANGRIVARIENS, ANGRIVARII, ANGARIENS.
Germains du bassin du Weser.

ANSIBARIENS, ANSIBARII
Voir Ampsivarii.

ANTES
Voir Slaves.

ANTOBROGES
Aquitaine. Voisins des Rutènes.

APULIENS
En Apulie (Italie).

AQUITAINS
Aquitani. Strabon affirme que les Aquitains ressemblent plus aux habitants de la péninsule Ibérique qu'aux Gaulois, et César nous dit que "le fleuve Garonne sépare les Galli des Aquitani". Les Aquitains occupent l’aire linguistique que l'on appelle aujourd'hui Gascogne ; la langue qu'ils parlent est d'origine non indo-européenne, étroitement apparentée au basque. La majeure partie de ces Aquitains s'est laissé romaniser (Gascogne actuelle), tandis que les habitants de l'extrême Sud-Ouest sont restés fidèles à l'idiome originel (actuel Pays basque français).

AQUITANI
Frange côtière des Landes.

ARDYENS, ARDYES
Haute vallée du Rhône, cours supérieur du Rhône ; du Mont de la Fourche au Lac Léman ? 3. Au IIème siècle av. J.-C., Polybe (Histoire, livre III, chapitre 47) écrit qu'une grande partie du cours du Rhône suit une vallée profonde au nord de laquelle vivent les Celtes ardyens : "Pendant la plus grande partie de son cours, il (le Rhône, ndlr) traverse une vallée, dont le flanc nord est habité par la tribu gauloise des Ardyens", vallée que Hannibal traversa pour entrer dans l'Italie.
Polybe situe aussi des Ardyens ou Ardyés en Illyrie.
Certains auteurs pensent que les Ardyens étaient des Helvètes.
Le terme "ardyens" signifie peut-être "ardents".
Voir Eduens.

ARECOMIQUES
Voir Volques.

ARESACES
A l’est des Trévires.

AREVACI, ARAVACAE
Arevaques, Arvaques ou Orévaques. Celtibères. Vieille Castille. Villes principales : Numantia, Segeda, Pallantia.

ARII, HARIES, ARIENS, HARIENS
Leur nom vient de Herjan, autre nom de Wotan-Odin, seigneur des batailles. Entre l’Oder et la Vistule. Réputés pour leur force et leur cruauté (selon Tacite), les guerriers peignent en noir leur corps et leur bouclier et profitent des nuits sombres pour attaquer. Les Lygii, Germains mélangés de tribus slaves, sont divisés en Arii, Helvecones, Manimi, Elysii, Naharvali, Buri, Marsigni, Duni ou Diduni, Omani, Bastarnae et Peucini.

ARMORICAINS, ARMORIQUES
Aremorici : leur nom signifie "ceux qui sont près de la mer". Peuple, apparenté aux Pictes, dont le territoire s'est d'abord étendu entre la Seine et la Loire, puis vers la péninsule bretonne après l'extension des Carnutes.
Pénétrée tardivement par les Celtes, l'Armorique conserve une forte population primitive. Des traditions religieuses antérieures s'y sont maintenues. On désigne sous le nom de Britons une confédération de peuples dont les Namnètes, les Vénètes, les Redons, les Coriosolites, les Cassitérides, les Osismes et les Pictons. Ces peuples possèdent une puissante marine. Celle des Vénètes est de premier ordre. Excellents navigateurs, ils vont, depuis des siècles, quérir l'étain en Cornouaille.
- les Osismiens ou Osismes : Finistère.
- les Coriosolites : Côtes d’Armor.
- les Vénètes : Golfe du Morbihan, Vannes.
- les Cassitérides
- les Redons : Rennes.

ARTABRES
Galice : région de La Corogne et du cap Finisterre.

ARVERNES
Arvernii ou Areverni. Leur nom signifierait "Adorateurs d'Arvernos" (divinité du peuple Arverne) ou "Ceux qui sont près de l’aulne" (aulne = uernos ou vernos) ou "Ceux qui sont très supérieurs" 11, ou "les Surveillants" 12. Peuple de clans, comme les Scots. On désigne également sous ce nom les peuples clients des Arvernes, tels que les Cadurques, les Gabales, les Vellaves, les Heleuterii, les Ségusiaves, les Ruthènes et les Helvii.
Celtique puis Aquitaine. Ils occupent le massif central et certaines régions limitrophes, comme la Limagne et la vallée de l'Allier, mais Néris et Montluçon, par exemple, sont des villes bituriges. La frontière entre le pays arverne et le pays biturige était l'immense forêt de Pionsat, alors pratiquement inhabitée. La capitale politique et économique du peuple arverne avant la conquête romaine était probablement la ville et son sanctuaire situés sur l’oppidum du Puy de Corent, à une dizaine de km au sud de Clermont-Ferrand (63). Les fouilles archéologiques sur le plateau de Corent, à 8 kilomètres du célèbre champ de bataille de Gergovie, mettent au jour un théâtre datant d'entre 80 et 60 avant J.-C., un sanctuaire, un centre de frappe monétaire ou encore des bijoux de valeur, une centaine (peut-être un millier) de silos de stockage de céréales. Autre oppidum à Gergovie (Nemessos). Le Puy-de-Dôme, véritable mont Olympe des Arvernes, est la résidence de leurs dieux. A Saint-Nectaire se trouve un autre sanctuaire. Les sources thermales de la Bourboule, du Mont-Dore, de Royat, de Vichy, de Chaudes-Aigues et de Volvic sont exploitées pour leurs vertus thérapeutiques. Marché principal : Rigomagus (Riom). Jules César estime à 35 000 le nombre d'Arvernes et de leurs clients mobilisés contre lui.
Rois des Arvernes : Luernios (présenté par l'auteur grec Posidonius d'Apamée comme un monarque magnifique et belliqueux, dilapidant fastueusement en faveur de ses partisans le produit de ses guerres victorieuses au cours de festins et de cérémonies), Bituitos, fils du précédent, vaincu par le consul Fabius Maximus en -121, Celtillos, Vercingétorix (fils du précédent). Autres chefs : Vercassivellaunos, Epasnactos. Ville fondée après la conquête romaine : Augustonemetum (Clermont-Ferrand).

ARVIENS
Laval. Confédération des Aulerques.

ASPIATES
Accous (Pyrénées Atlantiques).

ASTURES
Confédération de peuples celtibères, entre les Galaeci de Galice et les Cantabres (littoral nord de l'Espagne). Contrée de la Tarraconaise. Capitale : Lucus Asturum (Oviedo). Dernière des tribus d'Espagne à résister aux Romains, elle fut soumise par Carisius, le légat d'Auguste.

ATACINI
Vallée de l'Aude (Atax).

ATESUI
Adorateurs d'Esus. En Savoie, vers Bourg-Saint-Maurice.

ATREBATES
Leur nom signifie "les habitants", "ceux qui se réunissent en villages", de "treb" (bourg, village, agglomération). Peuple belge des Flandres/Artois. Capitale : Arras (Nemetocenna, Nemetacum, le lieu appartenant au sanctuaire, puis Atrebatum). Fleuve : Sabis (La Selle). Roi : Commios (dirige l’armée de renfort pour Alésia). Jules César estime à 4 000 le nombre de soldats atrébates engagés contre ses troupes. Quand la Gaule tombe définitivement aux mains des Romains, Comnios s'installe sur l'île de Bretagne dans le Hampshire et fonde une nouvelle capitale : Calleva Atrebatum (Silchester).

ATUATUQUES
Voir Aduatuques.

AULERQUES
Aulerci ou Aulerii. Celtique. Ce nom signifie "ceux qui sont loin de leurs traces". Confédération de peuples, dont : les Ambarres (Maine), les Arviens (Laval), les Brannovices (Entrains-sur-Nohain entre Loire et Seine), les Cénomans (Perche, Sarthe), les Sagiens (Sées, Exmes 61), les Diablintes (région de Jublains 53), les Eburovices (Eure et Perche), les Calètes (Pays de Caux et Pays de Bray), les Véliocasses (Vexin et Rouen), les Lexoviens (Lisieux, diocèse de Lieuvin), les Baïocasses (Bessin, Bayeux), les Ambiliates (Orne et région entre les Herbiers 85 et Clisson 44), les Viducasses (Orne, Calvados, Pays de Vieux 14), les Abrincates (Sud-ouest du Cotentin, Avranches 50), les Unelles (Cotentin), les Esuviens (Eu en Seine Maritime et partie du département actuel de l'Orne).
En 52, Camulogenus, chef aulerque, commande la coalition des Gaulois qui défendent Lutèce (Lutetia).

AUSETANI
Ibères. Catalogne.

AUSQUES
Ausci. Peuple ibère. Aquitaine. Gers. Auch : ancienne ville ibère (Elimberris) puis Eliumberrum et Augusta Auscorum. Strabon considérait les Ausques comme les plus illustres des Aquitains.

AUTEINI, AUTINI, AUTERI
Irlande. Comtés de Limerick et Tipperary ; comté de Galway, région de Roscommon.

AUTRIGONES
Haut bassin de l'Ebre ; nord de la province de Burgos. Voir Vascons.

AVARS, HORVATS
Confédération protomongole de cavaliers nomades (Huns de Tartarie connus par les Chinois sous le nom de Confédération des Jouan-Jouan qui menaça leur empire au IIIe siècle) installée dans les steppes d'Asie centrale, vers la fin du IVe siècle ap. J.-C. En 552, les Turcs anéantirent la confédération : une partie des survivants émigra vers la Russie, jusqu'à la Roumanie et la Hongrie. Durant les deux siècles suivants, les Avars (cavaliers redoutables qui utilisent l'étrier) poursuivirent leurs conquêtes jusqu'à la Bavière, l'Illyrie et Constantinople (l’Empire byzantin dut leur payer un lourd tribut), jusqu’à ce que les Slaves et les Bulgares (dont la fusion avait engendré un Etat puissant) les refoulent progressivement vers la Pannonie. Les Avars furent exterminés par les Moraves dans la première moitié du IXe siècle. Les survivants représentent aujourd’hui près d'un tiers de la population du Daguestan.

AVATICI
Celto-Ligures. Entre Arles et l’étang de Berre.

AVIONS, AVIONES
Germains. Entre l'Elbe, l'Oder et la Baltique.


B

BAIOCASSES, BAJOCASSES, BODIOCASSES
Baiocassi. Armorique. Dans le Bessin. Capitale : Bayeux (Augustodurum puis Civitas Baiocassium). Rattaché aux Viducasses (Cité de Vieux).

BANTIANAE
Saulce sur Rhône (26).

BASCLI
Voir Vascons.

BASQUES
Voir Vascons.

BASTARNAE
Bastarnes. Dacie. Les Lygii, Germains mélangés de tribus slaves, sont divisés en Arii, Helvecones, Manimi, Elysii, Naharvali, Buri, Marsigni, Duni ou Diduni, Omani, Bastarnae et Peucini (partie des Bastarnae).

BASTETANS, BASTETANI
Ibères. Région d’Almeria, Grenade.

BATAVI
Bataves. Celto-Germains. Embouchure du Rhin, Hollande méridionale actuelle. Civilis mène un soulèvement contre les Romains en 70.

BELENDI
Belin-Béliet (33).

BELGES
Belgae. Migration des Belges à partir du IVe siècle (derniers arrivés parmi les Celtes). Ils incinèrent leurs morts, comme les Germains. Plus grands et plus blonds que les Gaulois. Courage indomptable. Tradition de vertus militaires. Belgique : au nord de la Seine et de la Marne. Jules César nomme Belges tous les peuples situés au nord de l'Escaut. Les principaux sur le nord de la France sont les Calètes, les Véliocasses, les Aduatuques, les Atrébates, les Bellovaques, les Ambiani, les Menapii, les Nerviens, les Morins et les Eburons.
Les Belges de Grande-Bretagne sont un amalgame de tribus formé par les romains. Venta : Winchester.

BELGITES
Origine celte. Pannonie.

BELLI
Celtibères. Les Arevaci, Belli, Titti et Lusones peuplent les provinces actuelles de Soria et, en partie, de Guadalajara et de Terel. Ils furent soumis par les romains entre - 195 et - 133.

BELLICENSES
Clients des Allobroges. Ce sont probablement les "Allobroges d'outre-Rhône" dont parle Jules César. Leur capitale semble avoir été transférée d’Aoste à Belley vers 500 de notre ère.

BELLOVAQUES
Bellovaci. Peuple belge, principal instigateur de la guerre contre Rome ("les plus courageux des Belges" selon Jules César). Oise, Beauvais, Senlis. Capitale : Bratuspantium (peut-être Grattepanche 80). Ville : Beauvais (Caesaromagus, Bellovacum). Sanctuaire à Gournay sur Aronde (60) au début du IIIe siècle av.JC. Un oppidum le long de la RD 101 et un poste de guet au mont Calipet dominaient Pont-Sainte-Maxence (Oise) : ils semblent marquer la ligne de défense du territoire des Bellovaques 19.
En 51 avant notre ère, le chef Correos livre une ultime bataille contre les Romains et meurt percé de flèches. Jules César estime à 10 000 le nombre de soldats bellovaques engagés contre ses troupes. Voir Guerre des Gaules.

BENEARNI, BENEARNIENS
Voir Venarni.

BERCORATES
Barsac (33).

BERONES
Ibères celtisés. Sur l'Ebre, province de Logroño. Alava. Voir Vascons.

BETERRES
Béziers : Betarratis (sur les monnaies des Volques), Civitas urbs baeterrensis, Colonia Victrix Julia Paterna Septimanorum Baeterrae, Civitas Biterrensium, Beterris. Celtibères. Confédération des Volques.

BIBROCI
Grande-Bretagne, probablement sur la côte de Sussex (tribu nommée par César).

BIGERRIONS
Bigerriones, Bigerrioni. Aquitaine. Dans la Bigorre. Capitale : Bigorra Castrum (Saint-Lézer) puis Turba, Tarba (Tarbes) vers le IVe ou Ve siècle. Voir Convènes, Venarni.

BIPEDIMUI, PIMPEDUNNI
Signifie "Cinq places fortes" en gaulois. Aquitaine ; certains les situent dans le Pays Basque Français, vers Saint Jean Pied de Port.

BITURIGES
Signifie "Rois du monde". On désigne sous ce nom une confédération de peuples, dont les principaux sont les Bituriges Cubi, les Bituriges Ségalaunes, et les Bituriges Vivisques. Jules César dénombre 20 oppida bituriges (12 ont été identifiées par les archéologues) et estime à 12.000 le nombre de soldats bituriges engagés contre ses troupes.
- CUBI, CUBES ou KOUBOI : les plus puissants des Bituriges. Ils dominent politiquement et économiquement la Gaule celtique. Celtique puis Aquitaine. Leur territoire s'étend sur les plateaux du Limousin, le Berry, une partie de la Bourgogne, le nord-est de l'Aquitaine. Leur richesse, basée sur l'élevage du mouton et la production de tissu et de fer, est immense. Poursuivis par Jules César après la défaite de Cenabum (Orléans), ils sont battus et massacrés à Avaricum (Bourges). Les Bituriges ayant empêché Vercingétorix de brûler la ville, Jules César y trouve des réserves abondantes qui lui permettent de passer l'hiver et de préparer le siège d'Alesia. Roi légendaire : Ambigatus. Capitale : Bourges : Avaricum, sur l'Avara (l'Yèvre) de Avarich (riche en eau). Villes : Noviodunum (Biturigum) probablement aujourd’hui Neuvy-sur-Barangeon, Gabatum (Levroux 36), Argentomagus (Saint-Marcel 36), oppidum de Mediolanum (Châteaumeillant 18), Néris et Montluçon.
- SEGALAUNI ou Segovellauni (Forts guerriers). Jean Baptiste Bourguignon d'Anville, pense, en 1760, que Segalauni est une contraction de Segovellauni. Ségalaunes ou Ségovellaunes. Sologne. Un peuple homonyme (à moins que ce ne soit le même) se trouvait en Ardèche (oppidum sur le site du Malpas à Soyons, l'antique Solonion ?) et dans le Valentinois.
- VIVISQUES (Vivisci) : Vendée, estuaire de la Garonne. Bordeaux : Burdigala, fondée peu de temps avant la conquête romaine. « Ces Bituriges-là sont la seule population allogène installée sur le territoire des Aquitains ; ils ne leur paient pas d’impôts. Ils ont pour place de commerce Burdigalla, au bord d’une lagune formée par les bouches de la Garonne (Strabon, IV, 2, 1).

BLANII, EBLANI
Irlande. Comtés de Dublin et Meath.

BLANNOVII
Clients des Eduens. Celtique. Beaune, Macon.

BODIONTICI
De bodio (victoire). Celto-Ligures. Digne : Dinia.

BOÏATES
Aquitaine. Peut-être des Boïens. Médoc, le bassin d'Arcachon, et une partie des Landes jusqu'à Parentis et Sanguinet. Capitale : La Teste de Buch (33). Autre ville : Biganos-Lamothe (33).

BOÏENS, BOÏES
Boii. Celtique. Celtes. Les Boïens de Bohême (Boiohaemum : patrie des Boïens) et de Pannonie (nord-ouest de la cuvette karpatique, capitale Bratislava) sont écrasés par une incursion des Daces vers 60 av. J.-C. puis chassés par les Marcomans. « Les Boïens, qui, d’abord établis au-delà du Rhin, venaient de passer dans le Norique et de mettre le siège devant Noreia, deviennent leurs alliés (ndlr : aux Helvètes) et se joignent à eux » (César, Guerre des Gaules). En 58 de notre ère, César refoule les Helvètes. A la demande des Eduens, César autorise les Boïens à rester en Gaule. Ils se fixent entre la Loire et l'Allier, sur l'actuelle Sologne bourbonnaise. Ils dominent peu à peu tout le Bourbonnais, avec l'accord des Arvernes, des Bituriges et des Eduens, à qui ils servent de rempart de protection. Oppidum : Gorgobina (Saint-Révérien 58).
Jules César estime à 2 000 le nombre de soldats boïens engagés contre ses troupes, mais on ne sait pas si ces Boïens venaient d'Aquitaine (Boïates) ou du Bourbonnais.
Les Boïens cispadans étaient installés entre le Pô et l'Apennin au IVe siècle av. J.-C. ; capitale Felsina (Bologne) ; en guerre contre Rome pendant tout le IIIe siècle, vaincus en -191. En 216 av. J.-C., après avoir tué le consul Postumius au cours d’une bataille, ils lui coupèrent la tête qu’ils portèrent dans leur temple, la nettoyèrent et la recouvrirent d’or pour qu’elle servît aux libations sacrées.

BRAMOVICES
Tarentaise.

BRANNOVICES
Leur nom signifie "ceux qui vainquent avec les corbeaux", de "branno" (corbeau) et "vix" (vainqueur). Confédération des Aulerques. Région d'Entrains-sur-Nohain entre Loire et Seine. Sud de l'Yonne. Charolles, Brionnais, Blanot (21). Clients des Eduens. Place forte : Noviodunum (?)

BRETONS
Celtes de l’Ile de Bretagne. Les Bretons se peignent le corps avec du pastel ce qui leur donne une couleur azurée. Ils laissent pousser leurs cheveux et se rasent tout le reste du corps sauf la lèvre supérieure. Jules César écrit : « Omnes versos se Britanni vitro inficiunt, quod cæruleum efficit colorem, atque hoc horridiores sunt in pugna aspectu » (En vérité, tous les Bretons se teignent artificiellement avec ce qui produit une couleur bleue, de sorte qu'ils sont plus terribles d'aspect au combat). Le légendaire Arthur, d'abord chef des Silures, devient roi des Bretons après qu’il les a secourus contre les Saxons.

BREUCES
Breuci. Illyrie. Font partie des Pannoniens. En 9, à Andretium en Dalmatie (auj. Klis en Croatie), les Dalmates et les Breuces, menés par Baton le Dalmate, se rendent à Tibère et au légat Marcus Aemilius Lepidus.

BRIGANTES
Ce nom a le sens de "protecteurs" (la déesse Brigantia est la protectrice du foyer). Grande-Bretagne. Entre le sud du Yorkshire et le Northumberland. Capitale : Isurium (Aldborough). Ville : Eburacum (York). En 51, Cartismandua, reine des Brigantes, est confirmée dans ses fonctions par l'empereur Claude, après avoir livré Caractacos, le rebelle trinobante, à Rome (Orgueilleuse et débauchée, imposée par Rome, elle sera chassée par son peuple, menée par son ex-époux Venutius en 69).
Il y a aussi des Brigantes en Irlande (comté de Carlow).

BRIGANTII
De souche celtique. Un des 5 peuples (pagi) clients des Vindelici. Environs du lac de Constance. Capitale Brigantion (Bregenz).

BRIGIANI
Brigianiens. Leur nom signifie "ceux des forteresses ou des montagnes". Briançon (Brigantio).

BRITOLAGES
Peuple peut-être à composante celtique. Bessarabie.

BRITONS
On désigne sous ce nom une confédération de peuples armoricains dont : les Namnètes, les Vénètes, les Redons, les Coriosolites, les Cassitérides, les Osismes et les Pictons.

BRUCTERES
Germains du bord de l’Ems. Font partie des Istaevones. Subjugués par les Saxons.

BRUTHIN
Voir Priteni.

BRUTTII
Dans le Bruttium (Italie).

BULGARES
Peuple des steppes, rattaché sur le plan ethnolinguistique aux peuples turcs, peut-être proche des Khazars. Ils s'établirent entre le Danube et les monts Haemus, vers la fin du VIe siècle, et s’assimilèrent aux Slaves installés dans les Balkans. Dans les années 630, ils créèrent un puissant Etat : la Grande Bulgarie. La langue bulgare actuelle, une langue slave, ne conserve que quelques mots provenant de la langue des premiers khans.

BURGONDES
Burgundiones. Ces Germains, venus de Scandinavie, notamment de l'île de Bornholm (Burgundarholm), île aujourd’hui danoise située dans la mer Baltique, arrivent en Poméranie au IIe siècle, puis s'établissent autour de Mayence. Au début du Ve siècle, les Burgondes reçoivent des Romains un territoire sur le cours inférieur du Rhin où ils constituent un petit Royaume dont la capitale est Worms. En 436, sous la conduite de leur roi Gondichaire (le Gunther des Nibelungen), les Burgondes, rompant leur alliance avec Rome, s'attaquent à la Belgique et se heurtent au général Aetius et à ses cavaliers huns qui les défont : 20 000 guerriers burgondes et leur roi sont tués au combat. Les Romains installent les vaincus en Savoie ("Sapaudia" = terre des sapins) et en Suisse. Le royaume de Burgondie naît officiellement en 443 avec Genève pour capitale principale et plus tard les villes de Lyon, Dijon, Besançon, Autun, Langres et Vienne ; des détachements tiennent la vallée de la Saône et du Rhône jusqu'à la Méditerranée. En 534, les souverains mérovingiens se partagent le royaume burgonde : Théodebert, roi de Reims, reçoit le nord (Langres, Besançon, Autun, Chalon, Aventicum-Vindonissa, Octodurus), Childebert, roi de Paris, le centre (Lyon, Mâcon, Vienne, Grenoble, Genève et la Savoie), et Clotaire, roi de Soissons, le sud jusqu'à la Durance. Voir Vandales.

BURIENS, BURES
Buri. Germanie orientale ; entre les cours supérieurs de l'Oder et du Vah. Les Lygii, Germains mélangés de tribus slaves, sont divisés en Arii, Helvecones, Manimi, Elysii, Naharvali, Buri, Marsigni, Duni ou Diduni, Omani, Bastarnae et Peucini.


C

CADURQUES
Cadurci. Celtique puis Aquitaine. Quercy (Cadurcinus pagus). Capitale : Cahors : Divona Cadurcorum. Ils soutiendront dans leur place forte d'Uxellodunum (Le Puy-d’Issolud, près de Vayrac dans le Lot), le dernier siège contre les Romains déjà maîtres de la presque totalité de la Gaule. Uxellodunum signifie "la forteresse élevée" ("uxel", élevé, et "dunum", latinisation de "dounon", forteresse). Uxellodunum symbolise les dernières révoltes gauloises : le chef des Cadurques, Lucterios, avait décidé, avec le sénon Drappès, de prolonger la lutte. Mais César réussit à prendre l’oppidum. Il fit couper les mains des guerriers, pour l'exemple. Drappès se laissa mourir de faim et Lucterios, après avoir longtemps erré, fut livré aux Romains et exécuté. Voir Guerre des Gaules.

CAEROESI, CERESES
Belges. Clients des Eburones. Entre les vallées de la Meuse et de la Moselle. La rivière Chiers en garde le nom, ainsi que la région belge du Carolgau.

CALEDONII
Grande-Bretagne. Caledonia est le nom romain du nord de la Bretagne, désignant l’Écosse. Le gouvernement des Caledonii fut le plus souvent démocratique. Voir Pictes.

CALETES
Caleti. Belges. Leur nom signifie "les Vaillants". Pays de Caux et Pays de Bray. Capitale : Juliobona (Lillebonne). Harfleur : Caracotinum. La Cité des Calètes s’unira à celle des Véliocasses du Vexin pour former la cité de Rotomagus (Rouen).

CALLAECI
Voir Galaeci.

CAMATULLICIENS
Tribu celto-ligure du massif des Maures (Var).

CAMBALECTRI
Voir Heleuteri.

CAMBIOVICENSES
Pays de Combrailles (63).

CAMBOLECTRES
Peuple de la Narbonnaise et de l'Aquitaine.

CAMPANI
En Campanie (Italie).

CAMPONS
Camponi. Campan (65) ?

CANNINEFATI
Germains de l’embouchure du Rhin.

CANTABRI
Ibérie. Peuples de la province de Santander et du nord de celle de Burgos.

CANTIACI, CANTII
Grande-Bretagne (Canterbury, Kent). Leur nom est à l'origine de Kent. César donne les noms de quatre rois des Cantiaci. Capitale : Durovernum (Canterbury). Ville : Durobrivae (Rochester).

CARISTII
Ibérie. Biscaye. Voir Vascons.

CARNI, CARNIENS
Peuple alpin celtisé. Partie montagneuse du Frioul et des Alpes juliennes, et jusqu'à l'Adriatique. Port : Tergeste (Trieste). 186 av. J.-C. : les Carni apparaissent au nord de la Vénétie. 183 av. J.-C. : Intervention romaine contre les Carni.

CARNUTES
Leur nom signifie "ceux qui ornent leur casque de cornes", de "caern" (corne). Celtique. Pays de la Loire, de l'Eure (Autura) et du Perche. On désigne sous ce nom une confédération de peuples, dont les principaux sont les Durocasses. Leur dieu tutélaire est Cernunnos, le dieu aux cornes de cerf. Capitale : Sodobriga (Suèvres). Villes : Autricum (Chartres) ; Cenabum ou Genabum (Orléans) : c'est dans cette ville que le signal du grand soulèvement de 52 avant J.-C. fut donné par Cotuatos (ou Gutuatus ou Gutuartus ou Gutruatus ou mieux Gutuater : probablement un druide gutuater) et Conconnetodumnos (pendant la période romaine, la ville fût renommée Civitas Aurelianorum). Centre religieux : Saint-Benoît-sur-Loire (45). C’est sur le territoire carnute qu’a lieu le rassemblement annuel des druides de Gaule. Chef : Tasgétius. Jules César estime à 12 000 le nombre de soldats carnutes engagés contre ses troupes.
Certains Carnutes sont installés en Armorique.
La ville de Carnuntum, édifiée sur la route de l'ambre, au bord du Danube, près de Petronell et Bad Deutsch-Altenburg en Basse-Autriche, fut la capitale de la province romaine de Pannonie ; elle devait son nom à la population autochtone, peut-être à rapprocher des Carnutes.

CARPES, CARPI
Ils sont une partie des Daces vivant sur le territoire de la future Moldavie.

CARPETANI
Celtibères. Province de Nouvelle Castille, vers Tolède.

CARTHAGINOIS, POENI
Carthage fut fondée par des colons phéniciens vers 800 av. J.-C. : ils appelèrent leur ville "Nouvelle cité" (Gart Hadasht) d’où Carthage.

CARVETII
Grande-Bretagne (Cumbria). Capitale : Carlisle (Luguvalium Carvetiorum).

CASSI
Grande-Bretagne. Probablement le groupe central de la tribu des Catuvellauni.

CASSITERIDES
Iles côtières de Bretagne (Scilly ou Sorlingues et autres îles de la côte du Morbihan) où les Anciens allaient chercher de l'étain, et probablement nom de leurs habitants. Voir Britons.

CATALAUNI
Clients des Remii. Champagne pouilleuse. Capitale : Châlons-en-Champagne (Durocatalaunum). D’aucuns pensent qu’une partie de ce peuple aurait fondé une colonie entre Perpignan et Barcelone. L’origine du nom "Catalogne" reste encore aujourd'hui incertaine. Le mot Ghotalonia (le pays des Goths) a d'abord été proposé (au Ve siècle apr. J.-C., les Wisigoths s’emparèrent de la région). Pour d’autres, "Catalans" viendrait de "Castellani" (les gens des châteaux) et leur origine serait donc la même que celle des Castillans.

CATTES, CHATTES, CHATTUARIENS
Catti. Germains proches ou clients des Mediomatriques. Ils ont donné leur nom à Cattenom. Entre le Harz au nord, le Frankenwald et le Rhin au sud, la Saale à l'est, le Weser à l'ouest. Installés dans le Hesse actuel. Ils laissent pousser cheveux et barbe jusqu’à ce qu’ils aient tué un ennemi. Ils font partie de la ligue des Francs.

CATURIGES
Leur nom signifie "Rois du combat", de "catu" (combat) et "rix" (roi). Alpins. Embrun (Eburodunum), Chorges (Caturigomagus) et haute vallée de la Durance. Le roi Cottos est reconnu par les romains sous Auguste et leur territoire demeure indépendant de l'empire pour quelque temps. Le nom de Cottos se retrouve dans le nom des Alpes Cottiennes.

CATUSLUGI
Tribu de Gaule Belgique mentionnée dans un texte de Pline l'Ancien. Capitale à Bois l'Abbé près d’Eu (Seine-Maritime).

CATUVELLAUNI
Grande-Bretagne. Nord de la Tamise. Belges. Les Catuvellauni, d’abord petite tribu sous la dépendance des Atrébates et Regni, devient une confédération de tribus sous la prédominance du groupe central des Cassi dont le chef, Cassivellaunus, s’oppose à César. Verlamion (qui signifie "Colonie des marécages") est leur capitale fondée sur les berges de la Ver par le chef Tasciovanos : elle deviendra Verulamium puis Saint-Albans. En 43, à l'emplacement de Llyn-Din (Fort du lac), un village de pêcheurs, les Romains fondent Londinium (Londres).

CAUCI
Irlande : régions de Carlow et de Wicklow.

CAVARES
Cavari signifie "Géants, Héros". Province. Rive gauche du Rhône, entre la Durance et le Tricastin. Villes : Arausio (Orange), Cabellio (Cavaillon), Avenio puis Avennico (Avignon), Montélimar.

CELTIBERES
Celtiberi. Peuples préromains celtes d’Ibérie (notamment en Castille, à l’est de Burgos, à l’ouest de Saragosse et de Teruel, peut-être au nord de Cuenca, dans les provinces actuelles de Soria et de Guadalajara, dans une grande partie de La Rioja). Parmi eux, les Arevaci, les Titti, les Belli et les Lusones et, de façon mois certaine, les Vaccei, les Pelendones et les Berones. Les Celtibères, qui pratiquaient une langue celte, adoptèrent une écriture basée sur l’alphabet ibère.

CELTICI
Celtibères du nord-ouest de l'Espagne, près du cap Touriñan. Autre peuple du même nom (peut-être apparenté) entre le Cap Saint-Vincent et la rivière Anas.

CELTO-LIGURES
Nom donné aux peuples de la Provence et du Piémont actuels, issus d'un ancien substrat ligure et celtisés.

CENIMAGNI
Grande-Bretagne. En fait : Iceni Magni ("les Grands Icènes"). Voir Iceni.

CENOMANS
Aulerci Cenomani ou Cenomanni. Rameau des Volcae. Confédération des Aulerques. Perche, Sarthe. Le Mans : Vindunos, Vindunum (de "vindo" : blanc, et "dunum" : forteresse) et Civitas Cenomanorum. Jules César estime à 5.000 le nombre de soldats cénomans engagés contre ses troupes.
Egalement en Italie, entre le Pô, l'Oglio, le lac de Garde et le Tartaro [capitale Brixia (Brescia)] et chez les Volques Arécomiques.

CERCETES
Cercetae. Peuple scythe.

CERESES
Voir Caeroesi.

CERETANS
Ceretani. Sous-tribu des Volques Tectosages installée en pays ibère entre 350 et 218 avant J C. Cerdagne. Capitale : Livia (LLivia) près de Puy Cerdan (Puigcerda).

CESSETANI
Ibères. Catalogne.

CEUTRONES, CEUTRONS
Ceatrones ou Centrones. Alpins. Peuple de la Tarentaise (Vallée supérieure de l'Isère). Moutiers : Darantasia. Aime : Axima. Font partie des Allobroges.
Egalement à Douai : probablement un pagus des Nerviens.

CHALBICI
Chablais. Confédération des Allobroges.

CHALYBES
Peuple de Celtibérie, sur les bords du Chalybs (la rivière de Queiles se jetant dans l'Ebre à Tudela au sud de la Navarre, et dont l'eau était renommée pour la trempe du fer).
Peuple du Sud du Caucase [le Caucase du Sud, aussi appelé Transcaucasie, englobe la Géorgie (royaumes antiques de Colchide et d'Ibérie), l'Arménie, l'Azerbaïdjan et la région de Kars en Turquie] dont le pays était très abondant en mines de fer. Les Chalybes et les Hittites furent les premiers peuples à produire du fer (1700/1500 av. J.-C.).

CHAMAVES
Chamavi. Germains de la confédération des Francs. Rive droite du Rhin puis des deux côtés de la Lippe.

CHARYDES, CHARUDES
Peuple germanique établi entre l'embouchure du Rhin et celle de l'Elbe au Ier siècle, les Charydes (ou Charudes) disparurent de l'histoire au IIe siècle.

CHASSUARI
Germains de la ligue des Francs.

CHATTUARIENS, CHATTES
Voir Cattes.

CHAUQUES
Chauci. Germains de l’Ouest. De l'embouchure de l'Ems à celle de l'Elbe.

CHERUSQUES
Cherusci. Germains de l’ouest, au nord des Catti. Les Cherusci comprennent les Turoni, les Marvingi, les Teuriochoemi et les Fori.
En 9, à la fin de l'été, le préfet des troupes auxiliaires chérusques et fils du chef chérusque Ségimerus, Caius Julius Arminius (Hermann) parvient à constituer une alliance avec les autres tribus germaniques de la région (Marses, Chattes et Bructères) ; il attire les troupes romaines dans la forêt de Teutoburg et bat finalement les 3 légions romaines du général Publius Quintilius Varus qui se suicide en se jetant sur son épée. En 16, à Idistaviso (Angrivarierwall) sur la rive droite du fleuve Weser, Germanicus vainc Arminius dont il capture la femme, Thusnelda. Arminius est assassiné en 21 par des membres de sa famille amis de Rome.

CIMBRES
Cimbri. Signifie "Prisonniers de guerre". Au nord de la péninsule cimbrique. Originaires du Jütland, ces Germains subissent de fortes influences gauloises à partir du IIIe s. av. J.-C. Seraient les mêmes que les Cimmériens et les Kimri.

CIMMERIENS, KIMMERIENS
Peuple thrace (indo-européen) de cavaliers nomades occupant le pourtour de la mer d’Azov, du XIIIe au VIIe siècle av. J.-C. Selon Hérodote (IV, 11-12), les Scythes délogèrent les Cimmériens du nord de la mer Noire (ils ont laissé leur nom à la Crimée), les forçant à se diriger vers l'Anatolie. Il semble que la plupart ont été assimilés par les Scythes qui les poursuivaient. Les Kimri et les Cimbres seraient des Cimmériens.

CLAUTENATII
Un des 5 peuples clients des Vindelici.

COCOSATES
Aquitaine. Sud des Landes. Arrondissement de Dax. Ville : Cocosa ? (Morcenx 40 ?).

COMMONES
Commoni. Massif des Maures. Toulon. Ligures.

CONCANI
Voir Gangani.

CONDERATES
Région de Condrieu (69).

CONDRUSES
Condrusi. Dans le Coudroy, entre Sambre et Meuse, entre la Meuse et l’Ourthe. Belges et Germains mêlés. Voir : Trévires. Eburons.

CONII
Peuple celtique (peut-être une fraction des Celtici). Sud du Portugal.

CONSORANES
Consorani. Aquitaine. En Ariège : diocèse de Couserans, pays de Saint-Lizier (Austria puis Lugdunum Consoranorum) et région de Saint-Girons (Ariège). Regroupés avec les Convènes.

CONTESTANS
Contestani. Ibères. Au sud de la province de Valence.

CONVENES
Convenae ("les Rassemblés"). Provincia puis Aquitaine. Ils comprennent les Bigerrions et les Consoranes. Comminges (entre Armagnac et Pyrénées) et comté de Foix. Saint Bertrand de Comminges : Lugdunum Convenarum. Strabon donnait pour célèbres à son époque déjà les cinq villes d'eaux des Convenae, dont Thermae Onesorium (Bagnères-de-Luchon) et Aquae Convenarum (Capvern).

CORIONDI, CORIUNDI
Irlande (comtés de Carlow et Kildare, région de Tipperary).

CORIOSOLITES
Leur nom vient de "corio" (armée). Armorique. Est des Côtes d’Armor, ancien comté de Penthièvre. Capitale : Corseul (Fanum Martis).

CORITANI, CORIELTAVI
Grande-Bretagne. Lincolnshire, Leicestershire, Nottinghamshire ; partie du Humberside, du Derbyshire et du sud du Yorkshire. Capitale : Ratae Corieltavorum (Leicester).

CORNAVII
Grande-Bretagne, dans l'extrême nord de l'Écosse.

CORNOVII
Grande-Bretagne. Bassin de la Severn, Shropshire. Capitale : Viroconium Cornoviorum (Wroxeter).

CORSI, KORSI
Les Korsis étaient un rameau des Etrusques qui supplanta les Ligures de Corse en 1000 av. J.-C 27. Des Shardanes se seraient installés en Corse autour de 1200 av. J.-C.

COSSENTANS
Ibères.

COTINI
Cotins. Celto-Germains (Tacite écrit qu’ils parlent le gaulois). Sources de l'Elbe, de l'Oder et de la Vistule ; nord de la cuvette karpatique ; partie montagneuse de la Slovaquie ; Moravie entre la Jihlava et la région de Brno. Ils extraient le fer.

CROATES
Mentionnés pour la 1ère fois en 520 av. J.-C. Iraniens immigrés au nord de la Mer Noire (IIe au IIIe s. av. J.-C.) puis en Europe centrale y fondant la Croatie blanche autour de Cracovie (VIe et VIIe s.). Ils conquièrent les provinces romaines de Pannonie Dalmatie, Illyrie et Norique occupées par les Avars (ou Horvats), d’origine mongole, et s’y établissent. Selon la légende, en 630, 7 tribus croates en provenance de la Haute Vistule (au sud de l’actuelle Pologne) traversèrent les Carpates pour s’installer au bord de l’Adriatique sur les terres de l'actuelle Croatie. Voir Slaves.

CRUITHNE
Nom gaélique des Priteni.

CUBI
Voir Bituriges.

CYMRI, CYMRU
Voir Kimri.

CYNETES
Lusitaniens du sud du Portugal.


D

DACES
Daci. Peuple thrace de Dacie (Moldavie et Valachie).

DACII
Dax.

DAHAE
Dahés. Peuple scythe.

DALMATES
Dalmatae. Le long de l’Adriatique. En 9, à Andretium en Dalmatie (auj. Klis en Croatie), les Dalmates et les Breuces, menés par Baton le Dalmate, se rendent à Tibère et au légat Marcus Aemilius Lepidus.

DAMNONII
Peuple de la deuxième vague celtique en Ile de Bretagne et en Irlande (vers -750 / - 500 av. J.C.). On le trouve sous la forme Damnonii dans l’Écosse actuelle (comté de Dumfries), sous la forme Dumnonii (Devonshire et Cornouailles), et sous la forme Dobunni dans la basse vallée de la Sabrina (Severn).

DARINI, DARNII
Irlande. Comtés d’Antrim et Derry.

DATII
Gers. Les Datii de la Géographie de Ptolémée n’existent pas : il s’agirait d’une transcription erronée du nom des Elusates.

DECANGI, DECEANGI
Grande-Bretagne. Nord du Pays de Galles actuel.

DECIATES ou DECEATES
Celto-Ligures. Alpins. Région d'Antibes (Antipolis) entre les Oxybiens et les Nérusiens. Entre Siagne et Brague ; chef-lieu : Vallauris. En 154 av. JC, le consul Opimus, allié des Massaliotes, est vainqueur des Salyens, Déciates et Oxybiens ; les Romains fondent Forum Julii (Fréjus).

DEITANI
Ibères ; au sud de la province de Valence.

DEMETAE, DEMETES
Région de Dyfed (Pays de Galles). Capitale : Moridunum (Carmarthen).

DIABLINTES
Mayenne. Région de Jublains (Noviodunum). Confédération des Aulerques.

DIDUNI
Voir Duni.

DOBUNNI
Grande-Bretagne. Celtes faisant partie de la vague des Damnonii. Les Dobunni en sont un reliquat installé dans la basse vallée de la Severn. Ils ont pour capitale Corinium Dobunnorum (Cirencester). Les Dobunni ont été soumis par Vespasien : les Romains ont créé sur leur territoire la colonie de Glevum (Gloucester).

DULGIBINI
Germains ; forêt de Theutberge.

DUMNONII
Celtes de Grande-Bretagne faisant partie de la vague des Damnonii. Devonshire et Cornouailles. Capitale : Isca Dumnoniorum (Exeter). Ils sont soumis par Vespasien.

DUNI, DIDUNI
Les Lygii, Germains mélangés de tribus slaves, sont divisés en Arii, Helvecones, Manimi, Elysii, Naharvali, Buri, Marsigni, Duni ou Diduni, Omani, Bastarnae et Peucini.

DUROCASSES
Leur nom signifie "Guerriers de la colline fortifiée", de "durum" (colline fortifiée) et "cassi" (guerrier). Dreux. Voir Carnutes.

DUROTRIGES
Grande-Bretagne. Dorset, partie du Somerset, du Wiltshire et du Hampshire. Capitale : Durnovaria (Dorchester).


E

EBLANI, EBDANI
Voir Blanii.

EBURONS
Eburones ("Dévots de l’arbre sacré, l’if" = eburos). Belges mêlés aux Germains. Leur symbole est le sanglier. De la Meuse jusqu'au Rhin. Villes : Tongres (Aduatuca, deviendra forteresse des Aduatuques), Maëstricht, Liège, Verviers, Aix-La-Chapelle, Neuss, Cologne. La forêt ardennaise étant une efficace protection, Jules César demande d’abord aux tribus voisines de piller le territoire ders Eburons, mais les tribus germaniques ne peuvent les vaincre. César parvient cependant à les vaincre et presque à les exterminer : les survivants seront regroupés avec les Aduatuques et les Condruses dans la cité de Tongres. En 53 avant notre ère, le vieux roi Catuvolcos qui partage le pouvoir avec Ambiorix, vaincu, s'empoisonne et Ambiorix s’échappe. Voir : Trévires, Guerre des Gaules.

EBUROVICES
Eburovici : "ceux qui vainquent avec l'if". Peuple client des Aulerques. Dans Eure et Perche. Évreux : Mediolanum Aulercorum ou Ebroici. Egalement en Lozère.
Jules César estime à 3 000 le nombre de soldats éburovices engagés contre ses troupes.

ECTINII
Voir Ligures.

EDETANS
Edetani. Ibères. Est de l’Espagne, entre Ebre et Valence.

EDUENS, HEDUENS, HEDUES
Aedui ou Haedui : "les Ardents". Leurs principaux clients sont les Aulerques Brannovices, les Mandubiens et les Epomandui. Celtique. Entre Loire et Saône. Leur territoire est approximativement situé entre les vallées de la Dheuce, de la Bourbince, de l'Arroux et de l'Ouche, grandes routes gauloises. La Saône est leur principal axe de communication. Ils occupent également le confluent de la Loire et de l'Allier. Oppidum en Morvan : Bibracte (lieu des castors) est une place forte pratiquement imprenable, établie sur un véritable observatoire naturel : le mont Beuvrey (900 m) ; lorsque les Éduens se rallient à Vercingétorix en 52 av. J.-C., c'est là que se tient l'assemblée qui confirme le commandement suprême du chef arverne dans la révolte contre la domination romaine ; César s'y installe après la reddition d'Alesia ; la cité, protégée par les fortifications, se compose alors de maisons de colombages recouvertes de chaume et de maisons construites en pierre ; on y a découvert de vastes ateliers, où l'on travaillait l'émail. Sur l'ordre des Romains, Bibracte est abandonnée en 5 av. J.-C. pour Augustodunum (Autun), bâtie à vingt kilomètres de là, dans la plaine.
Villes : Chalon-sur-Saône (Cavillonum), Mâcon (Matisco), Beaune (Belina), Decize (Decetia), Nevers (Nevirno, Noviodunum Aeduorum), Diou (Noviodunum). Autun (Augustodunum) est capitale à l’époque gallo-romaine (Lyonnaise première). Dijon s'appelle Divio au IIe siècle ap. J.-C.
Chefs : Viridomar, Dumnorix. Druide : Diviciac. Pacte entre Eduens et Romains en -121. Jules César estime à 35 000 le nombre d'Eduens et clients mobilisés contre lui. Voir Guerre des Gaules.

EGUITURI
Voir Ligures.

ÉLÉSYCES, HELISYCI, ÉLISYQUES, ELYSEENS
Un des peuples salyens. Ancienne peuplade, d'origine ligurienne, mêlée aux Ibères venus d’Espagne, qui habitait le territoire de Nîmes et de Narbonne jusqu'au IVe siècle av. J.-C., elle fut remplacée par les Volques Béterres. Sa capitale était Ensérune, un plateau fortifié entre l'Orb et l'Aude, en Bas-Languedoc, près de Béziers. C'est un des sites archéologiques les plus riches de Gaule. Son principal intérêt vient de ce qu'à partir du VIe siècle avant notre ère les habitants gaulois y ont laissé des traces profondes. Silos, nécropoles, vases gaulois, campaniens, étrusques, grecs, celto-ibériques s'y trouvent à profusion. Les graffiti ibériques sont nombreux. Les premiers rapports de cet oppidum, avec le monde hellénique semblent s'être établis dès le milieu du VIe siècle av. J.-C. A la fin du Ve siècle av. J.-C., une véritable cité se substitue à l'agglomération rurale. Sa fin est due non à la guerre, mais à la paix : les habitants abandonnèrent progressivement le site perché et dépourvu d’eau pour descendre vers la plaine et y bénéficier d’un confort supérieur dans les villas et cités gallo-romaines. On ne sait absolument rien du nom ou des noms qu'Ensérune pouvait porter dans l'Antiquité. L'appellation d'Ensérune apparaît pour la première fois dans des textes du haut Moyen Age.

ELEUTETES
Eleuteti. Jules César les donne pour clients des Arvernes. Territoire ignoré : peut-être dans le Cantal et dans une partie de l'Aveyron.

ELEUTHERI
Voir Heleutherii.

ELUSATES
Aquitaine. Gers, région d'Eauze (Elusa, Civitas Elusatium).

ELYSEENS
Voir Elésyces.

ELYSII, ELISIENS
Les Lygii, Germains mélangés de tribus slaves, sont divisés en Arii, Helvecones, Manimi, Elysii, Naharvali, Buri, Marsigni, Duni ou Diduni, Omani, Bastarnae et Peucini.

EPOMANDUI
Leur nom signifie "Guerriers du cheval" ; ils font partie des Mandubiens ; Montbéliard 15.

EQUES
Aequi ou Aequiculi. Peuple italique (famille indo-européenne). Italie : Apennin central, de l’Anio à Préneste.

ERAVISCI
Hongrie : rive gauche du Danube, environ de Buda.

ERDINI
Irlande (comtés de Fermanagh, Leitrim).

ERULES
Voir Hérules.

ESSUES
Voir Esuviens.

ESTES, AESTII
Sur la Baltique. Tacite écrit qu’ils parlent une langue apparentée au breton. Ils recueillent l’ambre dans la mer.

ESTIONES
Un des peuples clients des Vindelici.

ESUVIENS, ESSUES
Esuvii. Confédération des Aulerques. Celtique. Près d'Eu en Seine Maritime et sur une partie du département actuel de l'Orne (région de Sées). Adorateurs d'Esus. Au IIIe siècle ils sont regroupés avec les Sagiens.
Il existe aussi des Essues en Belgique.

ETRUSQUES
En Etrurie (Toscane). Appelés "Etrusci ou Tusci" par les Romains, "Tyrrhéniens" par les Grecs, ils se nommaient eux-mêmes "Rasna". La plupart des archéologues pensent que les Etrusques, non indo-européens, sont originaires de l’Asie Mineure, entre la Syrie et les Dardanelles (de Troade pour ceux qui se réfèrent à l'Enéide de Virgile ou de Lydie selon Hérodote, Strabon, Plutarque et Tacite). Ils employaient un alphabet dérivé de l'alphabet grec (leur alphabet donna naissance à l'alphabet latin) et écrivaient de droite à gauche. D’autres pensent qu’ils sont des Tyrrhéniens, indo-européens du groupe illyrien, des Thraço-Illyriens, ayant fait partie des Peuples de la mer.
Quelques auteurs rangent les Etrusques ou Tyrrhéniens de l'Italie et de l'Asie Mineure parmi les Pélasges (selon la tradition grecque, les Pélasges habitaient la Grèce, principalement l'Argolide, l'Arcadie, l'Attique, la Béotie et surtout la Thessalie, avant l'arrivée des Indo-européens ; ils avaient des colonies en Crète, dans les Cyclades, la Phocide et l'Eubée et même en Italie).
Au VIIIème siècle avant notre ère, les Étrusques dominèrent le Latium et construisirent notamment le Cloaca Maxima (le grand égout de Rome).
Les Corsi étaient un rameau des Etrusques.
Nombre de noms de localités ligures comporte le son « sk » (ex. : Tarascon, Manosque), fréquent dans la langue basque, qui nous rapproche du suffixe « asco, asca » que l’on trouve chez les Etrusques.

EUDOSES
Germains. Entre l'Elbe, l'Oder et la Baltique.


F

FALISQUES
Falisci. Entre le Latium et l’Etrurie. Peuple italique (famille indo-européenne).

FENNES
Peut-être en Finlande (ils ont souvent été identifiés avec les Lapons). Tacite écrit qu’ils sont sauvages, pauvres et sales.

FOCUNATES
Faucigny (74).

FORI
Germains. Les Chérusques comprennent les Turoni, les Marvingi, les Teuriochoemi et les Fori.

FRANCS
Confédération de Germains de l’Ouest, née d’un mélange d’Usipiens, de Tenctères, de Sicambres et de Bructères. Ces Germains auraient été chassés du nord de l'Europe par l'effondrement du rivage de la mer Baltique au IIe ou au 1er siècle avant notre ère.
Les principaux Francs sont les "Francs Saliens" (Brabant, Flandres et Artois) et les Francs du Rhin (Hesse) appelés "Francs Ripuaires". Leur nom apparaît pour la première fois lorsque, vers 254, Gallien les rejette sur la rive droite du Rhin. En 288, les Jutes, Varnes, Angles, Saxons et Francs, se mettent à la piraterie et ravagent les côtes de Belgique et de Gaule.
Les Scythes, et après eux les Wisigoths et les Francs, pratiquaient la décapitation et aussi la scalpation.

FRISONS
Frisii. Germains. Entre les embouchures du Rhin et de l’Ems.


G

GABALES
Gabali. Leur nom signifie "ceux qui ont des javelots", de "gabalaccos" (javelot). Le javelot gaulois, contrairement au pilum romain, était une arme sophistiquée, dotée d'une lanière servant de propulseur. Clients des Arvernes. Celtique puis Aquitaine. Gévaudan (Gabalitanus pagus). Capitale : Anderitum (Javols en Lozère) puis Mende (Mimate) à l’époque romaine.

GAELS
Voir Goidels

GALAECI, CALLAECI
Galice. Celtes.

GALATES
Picardie et Thiérache.
C’est aussi le nom donné aux trois tribus gauloises (Tectosages, Trocmoi, Tolistobogioi) qui s’établirent en Asie Mineure dans la région qui portera leur nom : Galatie. A en croire Jérôme de Stridon, dans son Commentaire de l’Épître aux Galates, ces derniers parlaient encore au IVe siècle la même langue que les Trévires.

GANGANI
Grande-Bretagne (nord-est du Pays de Galles) et Irlande (comté de Clare). Selon Ptolémée, ils descendraient des Concani, une tribu celte d’Espagne.

GARITES
Aquitaine. Gariès (Tarn et Garonne), au sud des Vocates et au nord des Tolosates.

GAROCELLI
Haute vallée de la Durance.

GAROCETES
Maurienne.

GARUMNI
Aquitaine. Val d’Aran et vallée supérieure de la Garonne (nom latin Garumna). Peuple appartenant aux Volques Tectosages ?

GATES
Sud d’Agen. Lectoure.

GEIDUMNI
Appartiennent à la confédération des Sarmates. Sambre, Meuse.

GELONI
Picardie. Apparentés aux Sarmates.

GENTILES
Picardie. Clients des Nerviens.

GEPIDES
Peuple goth établi sur la Theiss. Entre 240 et 246, ils franchissent le Rhin et viennent s'établir en Gaule.

GERMAINS
Leur nom provient peut-être du celtique "gair" (voisin) et de "maon" (peuple), nom que les Gaulois auraient donné à leurs voisins de l’Est. Ensemble de peuples indo-européens qui, venus de Scandinavie et des rives de la Baltique, se répandent à travers l'Allemagne et les pays voisins au Ier millénaire av. J.-C., refoulant les Celtes en Gaule. La Germanie, forestière, souvent marécageuse, est peuplée de vigoureux guerriers adorateurs de divinités naturelles (les bois sacrés servant de temples), "frères germains" des Gaulois. Cantonnés apparemment entre la plaine de l'Oder et les Gaulois établis à l'est du Rhin, les Germains semblent se déplacer lentement vers l'ouest, dans la vallée du Rhin, qui demeurera jusqu'au Ve siècle la limite naturelle de l'Empire romain. Les Normands, Germains de Scandinavie, n’apparaissent qu’au IXe siècle sur le littoral de la Manche.

GERMANI
Celtibères du sud de l’Estrémadure.

GESATES
Gaesati. Celtes originaires de la vallée du Rhône, engagés par les Insubres et les Boïens pour la guerre contre Rome en -225. Voir Volques Tectosages , Chronologie.

GETES
Getae. Peuple thrace, proche des Daces, les Gètes étaient établis sur la rive droite du Danube au VIe siècle av. J.-C. Habiles dans l'art de tirer à l'arc et de monter à cheval, ils croyaient à l'immortalité de l'âme et adoraient le dieu Salmoxis.

GOIDELS, GAËLS
Peuple très ancien, installé en Ecosse du Nord, en Irlande et dans l’Ile de Man. Les Scots sont une branche des Goidels.

GOTHS, GOTHONES, GUTTONES, GOTHI
Originaires de Suède. Vers 200, ils disputent aux Sarmates les plaines de la Russie méridionale.
Au IIIe siècle, formant un seul peuple, ils sont fixés dans la région des actuelles Ukraine et Biélorussie. Après un premier affrontement avec l'Empire romain dans le sud-est de l'Europe, ils se séparent en deux groupes: les Greuthunges à l'est (du Don inférieur au bas Dniestr) et les Tervinges à l'ouest, jusqu'au Danube, plus couramment désignés comme Ostrogoths et Wisigoths.
"Thervingues" est l'équivalent de "gens de la forêt", du gotique "triu" qui signifie "arbre" ; "Vesi" est une appellation flatteuse, "élite", qu'ils s'attribuaient eux-mêmes. On peut librement interpréter "Ostrogotae ou Greutungi" (Greothingi, Grutungi, Grauthungi) comme "habitants des steppes ou habitants de la plage". Les dénominations "Vesigoti et Ostrogothi" aurait pris le sens de "Goths de l'ouest et Goths de l'est" du fait des écrits de Cassiodore, un haut fonctionnaire romain au service du roi Théodoric le Grand au début du VIe siècle. 18
En 375, les Huns attaquent les Ostrogoths sur le Don inférieur. Ils soumettent une partie d'entre eux. Mais la majorité fuit vers l'ouest, au-delà du Dniepr et du Danube, suivie des Wisigoths et d'autres tribus germaniques qui demandent asile à l'empire. Les Wisigoths s'établissent alors en Thrace, les Ostrogoths en Pannonie et désormais leurs destins se séparent. Le chef wisigoth Alaric décide de gagner la Vénétie par la côte dalmate. Pendant dix ans, les Wisigoths dévastent l'Italie (sac de Rome en 410), puis essaient vainement de passer en Afrique et remontent finalement en Gaule. Là, ils s'installent entre le Rhône et la Garonne, fondant le royaume de Toulouse. Au début du VIe siècle, les Francs s'emparent de l'Aquitaine, les Wisigoths se replient sur la Castille et fondent le royaume de Tolède qui subsistera jusqu'à la conquête islamique. Les Ostrogoths restés en Pannonie passent sous le protectorat des Huns et participent aux campagnes d'Attila en Gaule et en Italie. Ils sont notamment à ses côtés lors de la bataille des Champs Catalauniques (451). En 488, l'empereur Zénon envoie Théodoric, le roi des Ostrogoths, en Italie pour destituer Odoacre, roi des Hérules, qui a renversé l’Empire romain d'Occident en 476. En 493, Théodoric prend Ravenne et tue lui-même Odoacre. Il y fonde un royaume autonome, accordant néanmoins aux Romains la possibilité d’être soumis aux lois romaines et aux juridictions romaines, tandis que les Goths conservent leurs propres coutumes. Il conquiert ensuite la Rhétie, le Norique, la Pannonie et la Dalmatie. Bélisaire, sur l'ordre de Justinien, débarque en Italie et entre à Ravenne en 540. Les Ostrogoths résistent jusqu'en 552, année au cours de laquelle Narsès, le général eunuque, bat et tue le roi ostrogoth Totila, sur la voie flaminienne au nord de Rome, et son successeur Teias, au pied du Vésuve.
Les Scythes, et après eux les Wisigoths, les Lombards et les Francs, pratiquaient la décapitation et aussi la scalpation.

GRAIOCELES
Graioceli. Alpins. Clients des Allobroges. Alpes Grées ; Mont-Cenis. Jules César cite leur capitale : Ocelum (non localisée).

GRUDII
Clients ou tribu des Nervii.


H

HARIENS, HARIES
Voir Arii.

HARUDES
Germains, originaires du Jutland, qui vinrent renforcer l’armée d’Arioviste en Gaule.

HASDINGUES
Voir Vandales.

HATTUAIRES
Germains de la ligue des Francs.

HEDUENS
Voir Eduens.

HELDES
Voir Helviens.

HELEUTERI, HELEUTHERII, CAMBALECTRI
Rives de la Truyère (Aveyron) ; autour d'Albi et Castres.

HELISYCI
Voir Elésyces.

HELVECONES
Germains de l’Est. Les Lygii, Germains mélangés de tribus slaves, sont divisés en Arii, Helvecones, Manimi, Elysii, Naharvali, Buri, Marsigni, Duni ou Diduni, Omani, Bastarnae et Peucini.

HELVETES
Helvetii. Celtes. Peuple établi en Allemagne du Sud, ils en sont chassés par les Germains (Cimbres et Teutons), en 105 av. J.-C., et migrent dans la Suisse actuelle.
La confédération helvète est formée des Tigurins, des Ambrons (de "amba" : petite rivière), des Tugènes et des Verbigènes. En 59 av. J.-C.., ils décident d'émigrer au pays des Santons (Saintonge) et partent, après avoir mis le feu à leurs bourgs, entraînant avec eux les Rauraques, les Boïens, les Latobriges et les Tulinges avec femmes, enfants, vieillards (368 000 personnes) et bétail. Cette invasion sera le prétexte de l'intervention de César en Gaule. Le proconsul fait barrer les passages entre Jura et Rhône, puis massacrer la population helvétique. Les Helvètes, proches des Germains, ont appris de ceux-ci l'ordre de bataille en tortue, en rangs serrés sous les boucliers accolés. Après avoir été battus par César à Bibracte, en -58, il n'en reste plus que 110 000 qui sont contraints de regagner leurs montagnes. Jules César, très précis sur ce point, donne pour 368 000 le nombre de guerriers helvètes au début des batailles, moins de 130 000 après. Les conquêtes romaines achevées, leur territoire constitue une sorte de marche de la Gaule en direction des pays germaniques. Lors de la réorganisation d'Auguste, l'Helvétie est intégrée à la province impériale de Belgique. Pendant la paix romaine, les principales villes helvétiques seront Aventicum (Avenches), Vindonissa (Windisch) et Noviodunum (Nyon). Chef célèbre : Orgetorix (+ vers -58, suicide ?).
En septembre 2006, dans le canton de Vaud, au sommet du Mormont, est mis au jour un sanctuaire helvète remontant autour de 100 avant J-C. et présentant une des plus grandes concentrations de fosses et de puits à offrandes de l'Europe celtique : 260 fosses coniques contiennent des squelettes en position repliée, des crânes isolés ( trophées ?), des animaux (surtout bœufs et chevaux), des vases en céramique, des récipients en bronze, des monnaies celtiques et romaines, des bijoux , des outils en fer et de nombreuses meules en pierre.

HELVIENS, HELDES
Helvii ("Ceux qui sont nombreux"). Provincia puis Aquitaine. Nord de l’Ardèche. Capitale : Alba la Romaine (Alba Helvorum ou Helviorum). Ville : Bourg-Saint-Andéol (Bergorate). Port : Viviers (Vivarium). Clients des Arvernes. Apparentés aux Helvètes. Vers 386 avant notre ère, sous la conduite de Brennus, ils entrent dans Rome. Durant la Guerre des Gaules, les Helviens, romanisés, lèvent des troupes sur l'ordre de César afin d'éviter une invasion des Gabales. Ces derniers repoussent les Helviens, tuant certains princes et les obligeant à se réfugier dans leurs oppida 4.

HERCUNIATES
Sud-ouest de la Hongrie.

HERMINONES, HERMIONES, HERMIONS
Une des grandes subdivisons des Germains occidentaux avec les Ingvéons et les Istaevones. Les Herminones sont évoqués par Pline et Tacite.

HERMONDURES, HERMUNDURES
Germains, entre le Main et l'Elbe, sur le revers septentrional des monts Sudètes. Battent les Cattes en 58.

HERNIQUES
Monts Lepini (Italie). Peuple italique (famille indo-européenne).

HERULES
Commandés par le skire Odoacre, ces Germains envahissent l’Italie en 476.

HIBERNI, IBERNI, UTERNI
Irlande (comté de Cork). Selon la légende, aux temps préhistoriques, Hiberus, fils du roi d’Espagne Milesius, conduisit, avec son frère Hermion, des colonies ibères en Irlande que les Romains nommeront Hibernia.

HILLEVIONES
Germains venus du sud de la Scandinavie.

HORVATS
Voir Avars.

HUNS
Les sources chinoises mentionnent un groupe de peuplades, dénommé Xiongnu, nomadisant surtout dans la région de l’Ordos (région comprise dans la grande boucle que dessine le Huang Hé - Fleuve Jaune - au nord de la grande muraille de Chine). Ces peuplades n’étaient probablement pas turques dans leur totalité, mais les éléments turcs devaient y être prépondérants, puisque les Chinois ont ensuite considéré les Turcs comme les descendants des Xiongnu. Ces derniers constituèrent, au IIIe siècle avant J.-C., un État puissant, établi d’abord en Mongolie, puis en Chine septentrionale (IIe s. av. J.-C.). Vaincus en 44 après J.-C., ils se seraient scindés en deux groupes : les Xiongnu orientaux qui, au IVe siècle, réapparurent en Chine où ils fondèrent la dynastie des Bei Han, ou Han du Nord, et les Xiongnu occidentaux qui, chassés vers l’ouest par des tribus mongoles, traversèrent la Sibérie, la Russie, puis passèrent en Europe où on les connut sous le nom de Huns.
Les Huns sont mentionnés pour la première fois en occident par Ptolémée (160-170). Ce peuple, probablement originaire d’Asie centrale et vraisemblablement turcophone, nomadise alors dans la steppe au nord du Caucase. En 375, les cavaliers Huns se ruent sur le royaume ostrogothique d'Ukraine puis déferlent sur l’occident. Leur expansion est arrêtée en 451-452 par l'Empire romain d'Occident. Après la mort d'Attila (453) et la révolte des peuples germaniques, les Huns sont refoulés vers les steppes de la Russie méridionale.


I

IAPODES
Celtes qui vivaient dans la vallée du fleuve Una (Croatie).

IBERES

Peuple non-celte, originaire de la péninsule espagnole, région de l’Ebre (Iber, Ibris, Iberus), et dont les colonies de peuplement en Gaule sont antérieures à la présence celte. Les Ibères s’installèrent dans une large partie de l’Europe occidentale (des Iles britanniques à la péninsule italienne). La riche ville d'Ibera sur l'Ebre (non localisée) fut détruite par les Romains pendant la 2ème guerre punique (218-202 av. J.-C.) 25. Certains pensent que les Basques sont des Ibères. La Soule, province basque française, se nomme Xiberua ou Xiberoa en dialecte soulétin.
Les Berbères seraient de proches parents des Ibères, peuple libyque ; leur capitale marocaine portait le nom de Volubilis.

L'Ibérie (Iberia) est le nom donné par les Grecs et les Romains à l'ancien royaume de Karthlie et correspondant approximativement aux parties méridionale et orientale de l'actuelle République de Géorgie. Le terme « Ibérie caucasienne » (ou Ibérie orientale) est utilisé pour distinguer la région caucasienne de la péninsule Ibérique où se situent les actuels Espagne, Portugal et Andorre. 24

IBERNI
Voir Hiberni.

ICENI
Icènes. Grande-Bretagne. Norfolk et Suffolk ; partie du Cambridgeshire. Capitale : Venta Icenorum (Caister). 60-61 : révolte de Boudicca (Boadicée), reine et druidesse des Icènes, qui, à la tête d’une importante armée de Bretons, détruit la colonie romaine de Camulodunum (Colchester), met à sac Londinium et Verulamium (Londres et Saint-Albans) et, selon l'historien romain Tacite, tue 70.000 Romains ; mais Suetonius Paulinus, gouverneur de l'île de Bretagne, parvient à décimer son armée ; en désespoir de cause, Boudicca s'empoisonne avec ses filles. Voir Chronologie.

ICONII
Alpins. Environs de Gap.

ILERGAVONES, ILERGAVONI
Ibères. Bas Aragon, sud de Huesca et partie de la vallée de l’Ebre.

ILERGETES
Ibères ; entre Ebre et Pyrénées.

ILLURONENSES
Oloron-Sainte-Marie.

ILLYRIENS, ILLYRII
Au nord de l’Epire.

INDIGETES
Ibères. Catalogne.

INGAUNES
Ligures établis dans la Gaule Cisalpine entre les Apennins et le golfe de Ligurie, ils furent soumis par le Romain Postumius en 180 avant notre ère. Capitale : Albium Ingaunum (Albenga).

INGVEONS, INGAEVONES
Ingwäonen ou Ingévons. Évoqués par Pline l'Ancien. Côtes de la Mer du Nord. Une des 3 grandes subdivisions des Germains occidentaux avec les Herminones et les Istaevones).

INSUBRES
Peuple de la Transpadane (actuelle Lombardie) descendant probablement directement des populations celtiques établies dans cette région, à une date antérieure, au VIe siècle avant JC. Alliés aux Boïens, ils combattent la progression romaine vers le nord. Vaincus, ils maintiennent une certaine autonomie sous contrôle romain. Le droit latin leur est accordé en 80 av. JC et leur territoire, comme le reste de la Gaule cisalpine, est rattaché à l'Italie en 42 av. JC. Capitale : Mediolanum (Milan). Les Insubres abritaient leurs enseignes de guerre dans un temple dédié à Athéna. Un pagus insubriensis est connu dans le territoire des Eduens à l'époque romaine.

ISARCI
Savoie. Confédération des Allobroges.

ISTAEVONES
Istwäonen, Istévons. Evoqués par Tacite. Vallée du Rhin. Une des 3 grandes subdivisions des Germains occidentaux avec les Herminones et les Ingvéons. Font partie des Istaevones : Usipètes, Tenctères, Sicambres et Bructères qui participeront à la formation de la confédération des Francs.

ISTRI
En Istrie, à l’est de l’Adriatique.

IVERNI
Voir Hiberni.


J

JUTES, LUTI, LUTAE
Germains. Peuple de la mer du Nord localisé aux premiers siècles de l'ère chrétienne dans la partie méridionale de la péninsule du Jutland au Danemark. En 288, les Jutes, Varni, Angles, Saxons et Francs, se mettent à la piraterie et ravagent les côtes de Belgique et de Gaule. Les Jutes s’établissent dans le sud-est de l’Angleterre au Ve siècle.

JUTHUNGES, IUTHUNGI
Leur nom signifie "descendants" et se réfère aux anciens peuples des Suèves et des Semnons. Peuple alémanique de la région au nord des rivières du Danube et de l'Altmühl (Bavière), il est mentionné par l'historien romain Ammien Marcellin.


K

KIMRI, KYMRY, KIMRU, KYMRU, CYMRI, CYMRU
Tribus galloises qui s'opposèrent aux Celtes Irlandais, aux Pictes et aux Saxons. Seraient les mêmes que les Kimmériens (ou Cimmériens), peuple thrace de la mer Noire, et les Cimbres. Le nom gallois du Pays de Galles est "Cymru".

KORSI
Voir Corsi.

KOUBOI
Voir Bituriges.


L

LACETANS
Lacetani. Ibères. Au nord de l’Aragon.

LACTORATES
Un des 9 peuples d'Aquitaine (Novempopulanie). Lectoure (Gers) : Lactora.

LAEVI
Celtes ou Celto-Ligures. Entre le Tessin et la Sesia (Italie).

LAIETANS
Ibères. Catalogne.

LANGOBARDI
Voir Lombards.

LARIX
Signifie "mélèze". Gaule cisalpine.

LASSUMINI, SASSUMINI
Aquitaine. Saint-Hilaire-de-Lassun, commune de Montaut (64) ?

LATINS
Peuple du Latium (Saturnia). Rameau italique de la famille indo-européenne, dont les plus connus sont Sabins, Eques, Volsques, etc.

LATOBICI
Slovénie.

LATOBRIGES
Latobrigi. Celto-Germains au nord du Haut-Rhin, vis-à-vis des Tigurini. Clients des Helvètes.

LAYETANI
Voir Laietans.

LEBICII
Voir Libici.

LEMOVICES
Leur nom signifie "ceux qui vainquent avec l'orme" dont était faite leur lance, de "lemo" (orme). Celtique puis Aquitaine. Limousin et Poitou, jusqu'à la mer. Plusieurs îles côtières leur appartiennent comme l'île de Ré. Les Lémovices sont connus pour le commerce de vin d'Italie contre des esclaves avec la Méditerranée. Les monnaies lémovices, contrairement à la plupart des monnaies gauloises, voyagent dans tout le bassin méditerranéen. Le chef Sédullos, qui fait partie de l'armée de secours envoyée à Alésia, meurt dans l'attaque lancée contre le camp de César par Vercassivellaunos (voir Guerre des Gaules). Jules César estime à 10 000 le nombre de soldats lémovices engagés contre ses troupes. Après la conquête, il y installe plusieurs camps, dont celui de Villejoubert (Haute-Vienne) dont on ignore le nom romain (peut-être Durotincum). Limoges : Augustoritum Lemovicum, Lemovices. Site archéologique de Tintignac situé à Naves en Corrèze : découverte d'un sanctuaire contenant une dizaine d'épées et de fourreaux en fer, des fers de lance, un umbo de bouclier, une dizaine de casques en bronze et en fer dont un prend la forme d'un cygne, 2 têtes d'animal dont une de cheval, 1 corps d'animal en connexion avec les deux pattes arrière, 1 patte avant, un chaudron, et sept carnyx 16.
D'autres Lémovices vivent en Armorique dans le pays de Retz ou de Rais (Ratiatum).

LEMOVIENS
Lemovii. Germains de l’embouchure de l’Oder.

LENTIENS, LENTIENSES
Peuple alémanique de la région située entre le fleuve Danube au nord, l'Iller à l'ouest et le lac de Constance au sud. Voir Alamans.

LEPONTII
En Italie : Val d'Ossola et la Levantine, abords du Lac Majeur. Se rattachent aux peuples du Valais. Peut-être membres de la confédération insubre.

LESTRYGONS
Laestrygones. Ancien peuple, réputé anthropophage, au voisinage de l’Etna.

LETES
Laeti (du germanique "laeten" signifiant "laissés" qui désigne les membres de certaines tribus laissés en vie par l'armée romaine après leur défaite et employés comme auxiliaires militaires). Maximien établit des Francs "Lètes" sur le territoire des Nerviens et des Trévires. D’autres furent cantonnés en Gaule (jusqu’à 12 corps dirigés chacun par un préfet).

LEUQUES, LEUCES, LECQUES
Leuci. Leur nom signifie "les Brillants ou les Fulgurants", de "luk" (blanc). Belges. Toul, Saintois et haute vallée de la Moselle, Vosges du sud, Scarpona (Dieulouard), Solimariaca (Soulosse-sous-Saint-Elophe), Nasium (Naix), Nancy (Nantiacum), Bar Le Duc, Grand. Capitale : Tullum (Toul). Chef : Matugenos, connu par de nombreuses pièces à son effigie.

LEVACI
Clients des Nervii.

LEXOVIENS
Lexovii. Armorique. Territoire délimité par la Dives, la Risle, les collines du Perche et la mer. Région de Lisieux (Noviomagus Lexoviorum). Diocèse de Lieuvin. Ville : Saint-Désir. Selon Strabon, les Lexovii commercent avec le midi méditerranéen et l'île de Bretagne ; ils échangent l'étain et le plomb de Cornouailles contre le vin et l'huile du sud.
Une partie de ce peuple est resté en Lorraine.

LIBICI, LEBICII
En Italie. Piémont, région de Verceil.

LIBURNIENS
Liburni. De Liburnie entre l’Istrie et la Dalmatie.

LICATII
Un des cinq peuples clients des Vindelici.

LIGAUNIENS
Celto-Ligures vivant dans l'Estérel au-dessus de la ville de Fréjus, dans le Var.

LIGURES, LIGYENS
Pour certains, peuple non-celte originaire de la péninsule italienne (il serait venu du N. E. de l'Europe vers 1800 et 1200 avant J.-C.) et dont les colonies de peuplement en Gaule sont antérieures à la présence celte.
Pour d’autres, les Ligures sont les anciens habitants de l’Europe occidentale, descendants des chasséens (peuples des statues-menhirs) ou des indo-européens, voire des Celtes.
Pour d’autres encore, ils seraient des Ibériens.
On retrouverait leurs traces là où le nom des localités comporte le son « sk » (ex. : Tarascon, Manosque), fréquent dans la langue basque, ce qui nous rapproche du suffixe « asco, asca » que l’on trouve chez les Etrusques.
Le nom de Telo Martius (Toulon) associerait Telo, la déesse ligure des sources, et Mars, le dieu romain de la guerre.

Les Ligures ont laissé peu de traces, car ils ne connaissaient pas l'écriture. Mais les géographes grecs et romains ont parlé d'eux, racontant leur vie, leurs coutumes.
Les Ligures soutinrent Hannibal.
Les Ligures des Alpes provençales, appelés "Capilatti" par les Romains, étaient de solides montagnards ; batailleurs, ils étaient souvent utilisés comme mercenaires par les Romains qui mirent 160 ans à les soumettre. Au début du IIe siècle av. J.-C., les peuples ligures de la région, les Décéates et les Oxybiens, lancèrent des attaques répétées contre Antipolis (Antibes) et Nikaïa (Nice). Les Grecs de Nice, firent appel à Rome, comme les Grecs de Marseille l'avaient fait quelques années plus tôt contre la fédération des Salyens. En 154 av. J.-C. les Romains intervinrent pour la première fois en Ligurie : le consul Quintus Opimius défit les Décéates et les Oxybiens et prit Aegitna (le Loubet actuel).

Les principales tribus des Alpes provençales, plus ou moins celtisées, étaient :
- les Vesubianii, dans la vallée de la Vésubie, qui contrôlaient le col de Fenêtres.
- les Ectinii, dans hautes vallées du Var et de la Tinée.
- les Nemeturii, dans la haute vallée du Var.
- les Eguituri, dans la moyenne vallée du Var.
- les Vellauni, vers Saint Vallier et l'Esteron.
- les Oxybiens, chef-lieu Aegitna (Le Loubet).
- les Nérusiens, chef-lieu Vence.
- les Décéates ou Déciates, entre Siagne et Brague, chef-lieu Vallauris.
- les Oratelli, dans les vallées de la Roya et de la Bévéra.
- les Veamini, vers Guillaumes.
- les Vedianti, entre le Var et La Turbie.

LINGONS
Lingones. Leur nom signifie "les Sauteurs". Celtique. Autour du plateau de Langres, entre les sources de la Marne, de la Meuse, de la Saône et de la Seine. Les hautes vallées de la Seine et de la Marne étaient leurs axes vitaux. La Saône les séparait des Séquanes ; l'Ouche qui traverse Dijon, des Eduens. Langres : Andematunnum, Lingones. Divio (Dijon) est un de leurs lieux de culte. Amis des Rèmes. Traditionnellement alliés des Romains, ils sont absents à Alesia. En 69 ap. J.-C., le Lingon Julius Sabinus soulève la Gaule contre Rome, proclame l'empire gaulois, mais est vaincu l'année suivante.
Les Lingones d'Italie (province de Ferrare) s’y sont installés au début du IVe s. av. J.C. Les Lingones de la Cisalpine sont les voisins des Boii.

LOBETANI
Celtibères au sud des Arevaci et au nord des Carpetani, région de Lobetum.

LOCRENSES
Habitants de la Locride (Calabre), contrée d’Italie.

LOMBARDS, LONGOBARDS, LANGOBARDI, WINULES, VINNILES
Signifie "Longues Barbes" car les femmes qui combattaient au côté des hommes, entouraient leurs visages de leurs cheveux pour faire croire qu’il s’agissait d’hommes barbus. Ces Germains s’appelaient Winules (ou Vinniles) dans leur pays d’origine, la péninsule scandinave. Etablis entre l’Elbe et l’Oder puis en Italie du Nord au VIe siècle. Ils pratiquaient la scalpation.

LONDINI
Habitants de Londinium ; la ville de Londinium (Londres) est fondée par le Romains en 43, à l'emplacement de Llyn-Din (Fort du lac), un village de pêcheurs. Voir CATUVELLAUNI.

LUCENI
Irlande. Proches voisins des Gangani. Ceux que Ptolémée appelle Luceni semblent être les Lugadii des auteurs irlandais, vivant sur la côte méridionale, du port de Waterford à la bouche du Shannon.

LUCENSES
Celtes du nord de la Galice.

LUGADII
Irlande. Voir Luceni.

LUGIENS, LUGI, LYGII
Entre le Riesengebirge et la Vistule. Germains mélangés de tribus slaves. Les Lygii sont divisés en Arii, Helvecones, Manimi, Elysii, Naharvali, Buri, Marsigni, Duni ou Diduni, Omani, Bastarnae et Peucini. Voir Vandales.

LUSITANI
Ibérie : le long de la côte portugaise.

LUSONES
Celtibère. Bassin supérieur du rio Jalón, sud-ouest de la province de Saragosse. Ils furent soumis par les romains entre -195 et -133.

LUTAE voir JUTES

LUTEVANI
Voir Volques.

LUTI voir JUTES


M

MAEATAE
Grande-Bretagne, au nord du mur d'Adrien et au sud des Caledonii.

MANDUBIENS
Mandubii. "Vercingétorix (...) prit aussitôt le chemin d'Alésia, qui est une ville des Mandubiens..." Leur nom signifierait "ceux qui foulent aux pieds ou ceux qui battent le chemin" 5 6.
Celtique. Auxois, au nord des Eduens dont ils sont clients ; voisins des Lingons et des Séquanes. Oppidum sur le Mont Auxois : Alésia.
Certains, suivant l'archéologue André Berthier, situent Alésia à Syam sur la commune de Chaux-des-Crotenay dans le Jura ; d'autres situent l'oppidum à Salins-les-Bains dans le Jura, à Alaise-Eternoz et Pont-de-Roide dans le Doubs, à Izernore dans l'Ain ou à Guillon dans l'Yonne... "In alissia" : cette inscription fameuse en langue gauloise a été trouvée en 1839 sur la parcelle cadastrale n°636 du Mont-Auxois à l'occasion des fouilles conduites par le président de la Commission des Antiquités de la Côte-d'Or, Charles-Hippolyte Maillard de Chambure 13. Des fouilles récentes démontrent clairement que l'oppidum était un important centre sidérurgique, composé pour l'essentiel par des forgerons et des bronziers 14.
Les Epomandui (Montbéliard) font partie des Mandubiens.

MANIMI
Les Lygii, Germains mélangés de tribus slaves, sont divisés en Arii, Helvecones, Manimi, Elysii, Naharvali, Buri, Marsigni, Duni ou Diduni, Omani, Bastarnae et Peucini.

MARCOMANS
Marcomanni. Germains (du groupe des Suèves) installés d’abord en Bohême d’où ils chassèrent les Boïens, puis, entre Rhin et Main et autour de Strasbourg.

MARICI
Celtes ou Celto-Ligures. Région entre le Tessin et le Pô (Lomellina).

MARSES
Marsi. Germains. Entre la Lippe et la Ruhr. C’était aussi le nom d’un ancien peuple du Latium.

MARSIGNI
A l'extrémité septentrionale du Krkonose (Riesengebirge) dans la Silésie. Les Lygii, Germains mélangés de tribus slaves, sont divisés en Arii, Helvecones, Manimi, Elysii, Naharvali, Buri, Marsigni, Duni ou Diduni, Omani, Bastarnae et Peucini.

MARVINGI
Germains. Les Chérusques comprennent les Turoni, les Marvingi, les Teuriochoemi et les Fori.

MASSAGETES
Massagetae. Peuple scythe.

MATTIAQUES
Mattiaci. Germains. Confluent du Rhin et du Main ; sur la Lahn.

MEDIOMATRICES, MEDIOMATRIQUES
Mediomatrici, c’est-à-dire "Entre la Matrona et la Matra" (la Marne et la Moder). Belges. Metz, vallée de la Seille et basse vallée de la Moselle. Peuple très puissant. Très tôt romanisés, les Médiomatriques doivent leur richesse au commerce du sel et de la viande salée. Capitale : Divodurum (Metz). Villes : Scarpona (Dieulouard, ville-frontière), Ibliodurum (Ville-sur-Yron, ville-frontière), Marsal (Bodatium), Decempagi (Tarquimpol). A Marsal (Moselle), à proximité d'un important site celtique d'extraction du sel, sur le chantier de fouilles archéologiques ouvert depuis 2011, plusieurs squelettes remontant à 500 avant Jésus Christ environ sont en cours d'exhumation.
Les Mediomatrici occupent également le nord de l'Alsace et les Vosges du Nord. Jules César estime à 5 000 le nombre de soldats médiomatriques engagés contre ses troupes.

MEDULLES, MEDULLIENS
Medulli. Leur nom signifie "les Buveurs d'hydromel". D’abord clients des Bituriges Vivisques, ils se confondent avec eux à l’époque gallo-romaine. Médoc et Entre-Deux-Mers. Les plantations de vignes datent de l'époque gallo-romaine, mais la région était déjà, au néolithique, grande productrice de miel.
On en trouve également en Maurienne (vallée de l'Arc).

MELDES
Meldi. Leur nom signifie "Doux, Agréables". Belges, détachés des Suessions. Libérés de la tutelle des Suessions et des Rèmes, battus par les Romains à l'automne 57 avant J.-C. les Meldes s'allient aux Romains.
César fait construire 60 navires chez les Meldes, en 55 avant J.-C., pour l'expédition de Bretagne (César, De B.G. V, 5).
Sur les rives de la Marne (Matrona). Capitale : Meaux (nommé Latinum par César, puis Fixtinum, Meldos, Civitas Meldorum).
Une partie de ce peuple est établi près de Bruges.
C'est aussi le nom d'une tribu Galate établie au nord du bassin de Sofia (Bulgarie).

MEMINIENS
Memini. Carpentras (Carpinto-ractum, Carpentorate Meminorum). Séparés des Voconces par le mont Ventoux.

MENAPES, MENAPIENS
Menapi. Belges. Entre l'embouchure de l'Escaut et celle du Rhin. Capitale : Castellum Menapiorum (Cassel 59).
Il y a aussi des Menapi en Irlande (régions de Waterford, de Wexford).

MONESI
Voir Onesii.

MORINS
Morini. Leur nom signifie "ceux de la mer". Marins, spécialisés dans le tissage des voiles de lin. Belges, détachés des Atrébates. Côte du Pas-de-Calais, d’Etaples (62) jusqu'à Bruges (Belgique). Boulonnais, Saint-Omer. Capitale : Tarvanna (Thérouanne). Grands ports : Bononia (Boulogne), et Le Portel. Jules César estime à 5 000 le nombre de soldats morins engagés contre ses troupes.


N

NAGNATAE
Irlande : régions de Mayo, Sligo.

NAHARVALES
Germains de Silésie. Les Lygii, Germains mélangés de tribus slaves, sont divisés en Arii, Helvecones, Manimi, Elysii, Naharvali, Buri, Marsigni, Duni ou Diduni, Omani, Bastarnae et Peucini.

NAMNETES
Clients des Vénètes, membres eux-mêmes de la confédération des Britons. Armorique. Estuaire de la Loire. Ports : Corbilo (probablement à Penhoët/St Nazaire) et Sicor. Villes : Condevicnum ou Condivincum puis Portus Namnetum (Nantes), Ratiatum (Rezé), Duratiae.

NANTUATES
Leur nom signifie "ceux des vallées". Celto-Germains. Haute vallée du Rhône, actuel Valais (Suisse), est du Lac Léman, Nantua et les cluses de l'Ain.

NARBONENSES
Voir Volques.

NARISCI
Germains ; au sud des Hermundures, entre le Böhmerwald et la Regnitz.

NAVARRI
Voir Vascons.

NEMETES
Région de Spire (Noviomagus) sur rive gauche du Rhin (Germanie Supérieure). Celto-Germains.

NEMETURII
Voir Ligures.

NERUSIENS, NERUSES
Nerusi. Peuple de la confédération des Salyens, autour de Vence (Vintia, Vincium). Voir Ligures.

NERVIENS, NERVES
Nervii. Belges mêlés de Germains. César en parle comme du "plus farouche des peuples belges". Entre la Sambre et l’Escaut, Cambrésis, Hainaut et Brabant. Capitale : Bagacum (Bavay). Villes : Camaracum (Cambrai), Turnacum (Tournai). Le chef Boduognat, allié aux Atrébates et aux Viromanques, tente de résister à César, mais est battu sur la Sambre et tué au cours de la bataille. Jules César estime à 5 000 le nombre de soldats nerviens engagés contre ses troupes.

NITIOBRIGES, NITIOBROGES
Leur nom signifie "ceux qui ont un pays à eux". Celtique puis Aquitaine sous Auguste. Rive droite de la Garonne, entre les vallées du Tarn (du dieu Taran) et de la Dordogne, confluent du Lot et de la Garonne (lieu convoité par Jules César qui ne tarde pas à s’en emparer). Capitale : Aginnon (gaulois) puis Aginnum (Agen). Jules César estime à 5.000 le nombre de soldats nitiobriges engagés contre ses troupes.

NOREII, NORIQUES, NORICIENS
Celtes de Norique. Leur première capitale : Noreia (Neumarkt in der Oberpfalz en Bavière).

NORMANDS
Germains de Scandinavie. Appelés également "Vikings" (Vikingr), ils apparaissent sur le littoral de la Manche au IXe siècle.

NOVANTAE
Grande-Bretagne, dans le sud-ouest de l'Écosse.

NUITHONES
Germains. Entre l'Elbe, l'Oder et la Baltique.


O

ODRYSES
Odrysae. Peuple de Thrace.

OLCADES
Celtibères. Cours supérieur du Guadiana. Capitale : Althéa.

OMANI
Les Lygii, Germains mélangés de tribus slaves, sont divisés en Arii, Helvecones, Manimi, Elysii, Naharvali, Buri, Marsigni, Duni ou Diduni, Omani, Bastarnae et Peucini.

ONESII, MONESI
Aquitaine. Ozon (Hautes Pyrénées).

ONOBRISATES
Aquitaine : Nébouzan.

ORATELLI
Voir Ligures.

ORDOVICES
Grande-Bretagne. Nord du Pays de Galles, au sud de l'île de Mona (Anglesey), S. Gwynedd, S. Clwyd.

ORETANI
Celtibères. Cours supérieur du Guadiana. Capitale : Oria, ou Orisia, ou Oretum (Nuestra Señora de Oreto, province de Ciudad Real).

OREVAQUES
Voir Arevaci.

OROBII
Lombardie, région montagneuse au nord des Insubres. Capitale : Bergomum (Bergamo).

OSCIDATES
Voir Osquidates.

OSIENS, OSI, OSES
Sud de la Germanie orientale ; près de l'Eipfel, affluent du Danube. Tacite écrit qu’ils parlent le pannonien.

OSISMES, OSISMIENS
Osismii = "Les plus éloignés". Britons de l'Armorique. Extrême ouest de la péninsule, Finistère, Côtes d’Armor, Ouessant ("Uxisama" = île extrême). Capitale : Vorgium Osismiorum ou Vorganium (Carhaix-Plouguer). Ces habiles commerçants et marins naviguent sur des barques de cuir. Le 17 décembre 2007, des archéologues ont mis au jour 545 pièces de monnaie lors de fouilles sur le terrain d'une ferme de l'âge du Fer à Laniscat (Côtes d'Armor) ; ces statères d'électrum (alliage d'or et d'argent), frappés par le pouvoir osisme, ont été enfouis en 75-50 avant JC.

OSQUES
Osci. Campanie (Italie). Indo-européens du groupe italique.

OSQUIDATES, OSCIDATES :
- Les Campestri : Houeillès (47).
- Les Montani : Vallée d’Ossau.

OSTROGOTHS
Voir Goths.

OTADINI
Voir Votadini.

OXYBIENS
Oxybii. Celto-Ligures. Autour de Glandève (Glanate, Glannativa), localité disparue remplacée par Entrevaux, entre le Var et le Loup. Chef-lieu : Aegitna (Le Loubet). Autre ville : Cagnes-sur-Mer.


P

PAEMANI, POEMANI, PEMANES, PEMAINS
Vallée de la Lesse, est de la province de Namur. Belgo-Germains, clients des Trévires et des Eburons.

PANNONII
Pannoniens. Pannonie (entre le Danube et la Norique).

PARISIENS, PARISIS.
Parisii. Leur nom vient de Kwarisii ("Peuple des carrières"), "kwar" signifiant "carrière".
Cuvette des confluents de la Seine avec la Marne, la Bièvre et l'Ourcq ; vallée de l'Essonne. La Seine est leur axe vital.
Selon César, les Parisii étaient à l'origine unis aux Sénons ; ils se seraient émancipés de leur tutelle à la fin du IIe siècle avant J.-C. Ils sont clients des Suessions. En avril 53, César transfère le siège de l’assemblée des Gaules à Lutèce (Lutetia). En 52, Camulogenus, chef aulerque, commande les Gaulois qui défendent Lutèce que César décrit comme une ville située dans une île de la Seine. Des historiens pensent que Nanterre (Nemetodurum), où les fouilles ont révélé l'existence d'une agglomération gauloise sur 20 ha, était l'ancienne capitale des Parisii qui fut abandonnée vers 30 avant J.-C.
Jules César estime à 8 000 le nombre de soldats parisiens engagés contre ses troupes.
On trouve aussi des Parisii en Grande-Bretagne : Humberside (capitale Petvaria).

PARNI
En 247 avant J.-C., les Parni, l’un des groupes composant les Dahae (peuple scythe), occupent la Parthie.

PARTHES
Peuple de cavaliers indo-iraniens, établi entre la Caspienne et la mer d’Aral, dans une province de l’Empire séleucide appelée Parthyène. Les Parthes, dont le nom proviendrait de "Parthaya" signifiant en iranien "combattant, cavalier", pourraient avoir fait partie des Parni, l’un des groupes composant les Dahae (peuple scythe). Pour d’autres, le mot "Parthe" signifiait "banni" dans l'idiome scythique (leur tribu ayant été chassée de Scythie).

PEDICULI, PEUCETIENS
Peuple d’Apulie (Italie).

PELENDONES
Celtibères. Sur le cours supérieur de l’Arlanza et dans les montagnes environnantes.

PELIGNIENS
Paeligni. Peuple du Samnium (Italie).

PEMANES
Voir Paemani.

PETROCORIENS, PETROCORES
Petrocorii. Leur nom signifie "Les Quatre Armées", de "petuor" (quatre) et "corio" (armée). Réputés batailleurs. Celtique puis Aquitaine. Périgord, entre Dordogne et Vézère. Agglomération principale : Périgueux (Vesunna, Vesona en gaulois, puis Petrocorios), ville sainte grandie autour d'un sanctuaire. Jules César estime à 5 000 le nombre de soldats petrocorii engagés contre ses troupes.

PEUCETIENS
Voir Pediculi.

PEUCINI, PEUCINS
Germains ; selon Tacite, des Suèves mêlés de Slaves. Établis dans la région des bouches du Danube au Dniestr. Les Lygii, Germains mélangés de tribus slaves, sont divisés en Arii, Helvecones, Manimi, Elysii, Naharvali, Buri, Marsigni, Duni ou Diduni, Omani, Bastarnae et Peucini (partie des Bastarnae).

PEUPLES DE LA MER, PEUPLE DU NORD
Les Égyptiens de l'Antiquité appelaient "Peuples de la mer" (ou "Peuple du Nord") les populations qui, poussées par une gigantesque onde migratoire coïncidant avec l'arrivée des Cimmériens dans les régions habitées par les Thraces (mer Égée), déferlèrent par voie terrestre et maritime sur l'Anatolie et la Méditerranée orientale au cours du XIIIe siècle avant notre ère 10.

PICTES, PICTI
Les Pictes correspondaient vraisemblablement aux Caledonii mentionnés par le conquérant romain Agricola en 80. Le nom "Picte" est peut-être formé à partir d'une épithète latine, signifiant "homme peint" : en effet, comme les Bretons et les Pictons, les Pictes se peignaient le visage avec une couleur bleue avant d’aller au combat. Les Pictes, habitants des Basses terres de l’Écosse, seraient peut-être apparentés aux Pictons et venus du continent au cours du Ier millénaire av. J.-C. Ils seraient des Ibères : « [...] 75 à 95% des similitudes génétiques des Britanniques et des Irlandais proviennent d'Ibérie... L'Irlande, les régions côtières du pays de Galles, l'Écosse (centre et côte ouest) ont été presque entièrement peuplées par les Ibères, et le reste des régions non-anglaises de la Grande-Bretagne et de l'Irlande ont des taux élevés similaires. L'Angleterre a des taux plutôt moins élevés de type ibère, avec une hétérogénéité marquée, mais aucun échantillon anglais n'a de taux inférieur à 58%... » 7. Selon certains historiens, les Pictes utilisaient peut-être une langue celte, du groupe brittonique. Des études récentes semblent indiquer que la langue originelle des Pictes (du moins un important substrat linguistique de leur langue) ne faisait pas partie du groupe indo-européen. Ils connaissaient l'écriture oghamique, dérivée de l'écriture latine, mais les inscriptions qu'ils ont laissées sont généralement inintelligibles.

PICTONS, PICTAVES, PICTAVI
Le nom, que leur donne Jules César, signifie "ceux qui se peignent le visage". Le bleu de guède ou de pastel dont ils teignent leurs cheveux et leurs étoffes et se peignent le visage, porte encore le nom de bleu picton. Etaient-ils apparentés aux Pictes ? Celtique puis Aquitaine. Le vaste golfe des Pictons, autour duquel se trouvaient de nombreux ports, comme Curzon, est aujourd'hui presque entièrement occupé par le marais poitevin. Poitiers : Lemonum ou Limonum Pictonum puis Pictavi. César estime à 8 000 le nombre de soldats pictons engagés contre ses troupes.

PIMPEDUNNI
Voir Bipedimui.

PLEUMOXII
Clients ou faisant partie des Nervii.

POEMANI
Voir Paemani.

POENI
Voir Carthaginois.

PRECIANI
Béarn.

PRITENI, BRUTHIN, CRUITHNE
Celtes qui envahissent l’île de Bretagne et l’Irlande au Ve s. av. J.-C.

PTIANII, PTIANES
Aquitaine. Bayonne, Hendaye.


Q

QUADES, QUADI
Germains. Ils s’installent en Moravie au 1er siècle av. J.-C. après en avoir refoulé les Celtes.

QUARIATES
Signifie "Hommes du chaudron". Hautes-Alpes, vallée du Queyras, arrondissement de Briançon, canton d'Aiguilles, commune d'Anvieux.


R

RAURAQUES
Rauraci. Celto-Germains. Poussés par la migration des Helvètes, les Rauraques se sont fixés au début de la guerre des Gaules. Leur nom semble impliquer qu’ils venaient de la Ruhr (Raura). Haute Alsace (Sundgau), région de Bâle. Oppida : Augusta Rauracorum (Augst) et Basilia (Bâle). Jules César estime à 2 000 le nombre de guerriers rauraques engagés contre ses troupes.

REDONS
Redones. Leur nom signifie "Conducteurs de chars". Armorique. Partie ouest de la Bretagne, jusqu'aux Monts d'Arrée. Capitale : Rennes : Condate Redonum, Redones.

REGNENSES, REGNI
Grande-Bretagne (Chichester, Sussex). Tribu formée par les Romains après la conquête. Capitale : Noviomagus Regnorum.

REII
Signifie "les Royaux". Province. Arrondissement de Digne, Alpes de Haute-Provence, butte Saint-Maxime. Ville : Riez (Colonia Julia Augusta Apollinarium Reiorum).

REMES
Remi. Signifie "les Premiers". Belges. La Marne est leur axe vital. Se voulant "amis et parents du peuple romain", ils refusent de prendre part au soulèvement contre les Romains en 57 et sont absents à Alesia en 52. Champagne, Aisne. Oppidum : Bibrax (Vieux-Laon, commune de Saint-Thomas, département de l'Aisne). Capitale : Reims (Durocorter, la forteresse ronde, puis Durocortorum). Chef : Vertiscos. Selon César, les Suessions et les Rèmes se disent "frères consanguins". Ils vénèrent particulièrement Camulos, le dieu gaulois de la guerre.

REUDIGNES, REUDIGNI
Germains. Entre l'Elbe, l'Oder et la Baltique.

RHETES, RETES
Rhaeti ou Raeti. Celtes de Rhétie (Alpes Orientales, Tyrol).

ROBOGDII, RHOBOGDII
Irlande (comté de Donegal).

RUGES, RUGIENS, RUGII
Germains venus de Scandinavie et installés à l’est de l’Elbe.

RUSSES
Voir Slaves.

RUTENES, RUTHENES
Ruteni ou Rutheni. Signifie "les Blonds ou les Roux". Selon les époques, clients des Arvernes. Robustes et vaillants. Celtique puis Aquitaine sous Auguste. Bois et montagnes du Rouergue et de l'Albigeois (Nord du Tarn). Capitale : Rodez : Segodunum (Montagne de la force) puis Rutenos et Civitas Rutenorum. Autres villes : Condatemagos = "Ville du confluent" (au quartier d'Embarri, près de Millau), et Carentomagos = "Ville des parents" (Caranton). Les Rutènes vénèrent Ruth, une sorte de Vénus, dont le culte subsistera jusqu’au Ve siècle. Bituitos, chef des Arvernes, compte dans son armée des archers ruthènes, lorsque, en l'an 121 avant notre ère, il marche, avec les Allobroges, contre le consul Quintus Fabius Maximus et lui livre bataille au confluent du Rhône et de l'Isère. L’armée confédérée est vaincue ; le territoire des Rutènes est divisée en deux parties : l’une reste indépendante, l'autre devient partie de la province romaine (Ruteni provinciales) et a pour chef-lieu : Albi (Alba ou Albiga). Jules César estime à 12 000 le nombre de soldats ruthènes engagés contre ses troupes. Le cadurque Lucterios tente de soulever les Rutènes en -51, avant la chute d'Uxellodunum.
La partie principale de ce peuple réside en Europe Centrale, en Ukraine et dans les Carpathes.

RUTULES
Rutuli. Latium. Latins (indo-européens du groupe italique).


S

SABINS
Sabini. Apennin Central (Italie). Indo-européens du groupe italique.

SACES
Sacae. Scythes.

SAGIENS
Aulerci Sagii. Confédération des Aulerques. Capitale : Sées (Sagios). Oppidum : Oxima (Exmes). Au IIIe siècle ils sont regroupés avec les Esuviens.

SALASSES, SALACES
Celtes ou Celto-Ligures. Alpins. Val d'Aoste. En 25 av. J.-C., les Romains les font prisonniers par surprise et vendent 44.000 d'entre eux comme esclaves. Leur terre est donnée à des colons qui fondent la ville d'Augusta Praetoria Salassorum (Aosta).

SALLUVII, SALLUVIENS
Voir Salyens.

SALYENS, SALLUVIENS
Salyi ou Salluvii. Confédération de peuples celto-ligures dont les Elyséens. Provence, Arles, Sud de la Durance. Ennemis des Massaliotes de Marseille. Capitale : Entremont (oppidum), situé à 3 km au nord-ouest d'Aix-en-Provence, a été fondé peut-être au VIe siècle avant J.-C. et agrandi au IIIe siècle, au moment de l'expansion gauloise de part et d'autre de la vallée du Rhône. Entremont occupe un promontoire et s'étend sur plus de 3.5 hectares. Son enceinte en pierres sèches, ses tours et le mur transversal séparant la ville haute (quartier résidentiel) de la ville basse subsistent encore. La cité est construite suivant un plan en damier. On y travaille le bronze, le cuir, le corail, la poterie. Les outils de forgeron et d'orfèvre témoignent de l'importance de la cité. Le sanctuaire est situé dans la ville haute, précédé d’une grande voie dallée. Le long de cette voie se trouvent des statues, voisines de celles de Roquepertuse (sanctuaire celto-ligure, au nord de Marseille) et de Glanum, et pouvant être datées des IIIe et IIe siècles av. J.-C. Il s’agit de guerriers, le torse nu ou protégé par un pectoral, la tête munie d’un casque avec paragnathides, la main gauche posée sur un crâne, portant au côté droit une grande épée. Le sanctuaire est monumental : comme à Roquepertuse, son élément majeur est un portique dans lequel étaient insérés des crânes.
En 154 av. JC, le consul Opimus, allié des Massaliotes, est vainqueur des Salyens, des Déciates et des Oxybiens ; les Romains fondent Forum Julii (Fréjus).
En 123 av. J.-C., les Salyens sont définitivement vaincus à Arelate (Arles) par le général Sextius Calvinus qui vend comme esclave la population d’Entremont ; les Romains créent Aquae Sextiae (Aix en Provence). Les Allobroges refusent de livrer aux Romains les princes des Salyi qui se sont réfugiés chez eux.
Le site de Glanum, près de Saint-Rémy-de-Provence, a été déterminé par l’existence d’une source dans la chaîne des Alpilles. Le dieu de cette source était appelé Glan ou Glanis par les Ligures qui lui élevèrent une niche et un autel qui porte une dédicace aux Glaniques, les déesses-mères et au dieu Glan. Au IIe siècle avant J.-C., Glanum se développe, les Glaniques constituent une communauté souveraine qui frappe monnaie mais l’influence de Marseille est très forte. En septembre 49 av. J.-C., Marseille, assiégée depuis avril ou mai, capitule devant César, et Glanum tombe dans la dépendance romaine. Glanum reçoit le statut d’oppidum latinum et certains Glaniques peuvent obtenir le droit de cité romain.
On trouve des Salluvii en Italie.

SAMNITES
Peuple du Samnium (province d’Italie). Parle l’osque. Indo-européens du groupe italique.

SANTIENS
Alpes de Hte Provence. Senez (Sanitium).

SANTONS, SANTONES
Santoni. Celtique puis Aquitaine. Aunis, Saintonge, Angoumois (tribu des Agesinates). Saintes : Mediolanum Santonum. Angoulême : Ecolisma ou Icolisma. Port de Novioregum (Royan). Une grande ville portuaire sur l’estuaire de la Gironde à Barzan (17) créée au Ve s. av. J.-C., disparut au IVe s. de notre ère pour une raison inconnue. Jules César estime à 12 000 le nombre de soldats santons engagés contre ses troupes. Voir Helvètes.
Honorius (empereur de 395 à 423) fit diviser le territoire des Gaules en sept provinces, et chaque province en cité : le pays des Santons fut scindé en deux parts, démembrement qui forma la cité des Ecolismenses (capitale : Angoulême).

SARDES, SARDANES
Sardinienses, Sardonii en latin. Sardaigne. Les Sicules de Sicile, les Sardes (Shardanes ou Sardanes) de Sardaigne et les Philistins de Palestine faisaient partie des Peuples de la mer (Mycéniens ?).

SARDONS, SARDONES
Voir Sordons.

SARMATES, SAUROMATES
Sarmatae. Peuple de nomades de l'Antiquité, parlant une langue indo-européenne (indo-iranien) et qui vivait, selon Hérodote, au Ve siècle av. J.-C. en Russie méridionale. Les Geloni et les Setucii leur sont apparentés. Au nombre des tribus sarmates figuraient les Alains, les Roxolans et les Iazyges. Au IIIe siècle av. J.-C., ils soumirent les Scythes des grandes plaines du nord de la mer Noire et étendirent leur territoire de la mer Baltique à la mer Noire et de la Vistule à la Volga. Vaincus par l’empereur Marc Aurèle en 176, ils furent installés dans les avant-postes les plus éloignés : 3 000 Sarmates partirent ainsi pour l’île de Bretagne. Différents éléments archéologiques établissent la présence d’un contingent sarmate au fort de Camboglanna, que l’on considéra longtemps comme le site de la dernière bataille du roi Arthur à Camlan, et même comme le Camelot original. Les Sarmates étaient autorisés à conserver leurs propres coutumes et leurs dieux ; ils adoraient notamment une épée plantée dans un rocher. Ils combattirent sous la direction d’un officier romain (née d’une mère bretonne) nommé Lucius Artorius Castus. Les troupes sarmates se battaient sous une bannière représentant un dragon. Féroces et fiers guerriers, ils occupèrent un statut presque légendaire chez les Bretons. De nombreux universitaires pensent que, par leurs croyances et leurs traditions, ils ont influencé la saga du roi Arthur. Démobilisés après vingt ans de service, comme tous les légionnaires, ils fondèrent des colonies agricoles, notamment une entre Reims, Amiens et Roye. Le territoire d’origine des Sarmates fut envahi par les Goths venus de l'ouest au IIIe siècle apr. J.-C. et par les Huns venus de l'est au IVe siècle.

SASSUMINI
Voir Lassumini.

SAVINCATES
Alpes Cottiennes ; Barcelonnette. Rigomagus (peut-être Faucon de Barcelonnette 04).

SAXONS
Peuple germanique, mentionné pour la première fois au cours du IIe siècle par Ptolémée, qui le situe dans le Holstein. Au milieu du IIIe siècle, les Saxons occupent la Basse-Saxe, du Holstein à la Weser, et s'étendent à l'ouest jusqu'à la Frise. A la fin du IIIe siècle, leurs entreprises de piraterie les amènent jusque sur les rivages de la mer du Nord, de la Manche et de l'Atlantique, obligeant les Romains à établir un système de défense spécial contre leurs incursions sur le littoral sud-est de la Bretagne (Grande-Bretagne actuelle) et celui de l'Armorique. En 416, les troupes romaines doivent regagner le continent pour stopper l'invasion barbare qui déferle alors sur la Gaule. Les Saxons, accompagnés d’Angles, de Jutes et de Frisons, en profitent pour débarquer dans l’île de Bretagne qu'ils colonisent. Ils se maintiennent toujours en Basse-Saxe. Ils progressent vers le sud-ouest et occupent la Westphalie, une partie de la Hesse et de la Thuringe.

SCIRRI
Voir Skires.

SCORDISCI, SCORDISQUES
Confédération composée d'éléments locaux (illyriens et pannoniens) et celtes (une partie de la grande expédition de 278 av. JC, revenue sur ses pas dans la région danubienne de l'actuelle Yougoslavie). Serbie actuelle et quelques territoires limitrophes. Singidunum : Belgrade. Pour lutter contre la cupidité, les Scordisques n’introduisent pas d’or dans leur pays.

SCOTI, SCOTS
Irlande : régions de Monaghan, de Tyrone. Nord de l'Ecosse. Les Scots sont une branche des Goidels.

SCYTHES
Scythae. Les Scythes sont un ensemble de peuples nomades, vivant dans les steppes allant de l'Ukraine à l'Altaï, en passant par le Kazakhstan, entre le VIIe siècle et le IIIe siècle av. J.-C. Les Perses les appelaient "Saka", francisé en "Sacés" (ce nom est plutôt donné aux Scythes d'Asie).
Selon Hérodote (IV, 11-12), les Scythes de l’Ouest, qui habitaient originellement de l'autre côté de l'Araxe (la Volga), délogèrent les Cimmériens (qui ont laissé leur nom à la Crimée) du nord de la mer Noire, les forçant à se diriger vers l'Anatolie. En les poursuivant, les Scythes atteignirent l'Assyrie, pillèrent la Mésopotamie et la Palestine, puis retournèrent chez eux.
Les Scythes s’établirent en Ukraine au début du VIe siècle av. J.-C. En 513 av. J.-C., ils repoussèrent les Perses de Darius.
Au IIIe siècle av. J.-C., les Sarmates repoussèrent les Scythes en Crimée, où, sédentarisés, ils constituèrent une ethnie distincte jusqu'au IIIe siècle de l'ère chrétienne.
Selon Pline, "le nom de Scythes a fait partout place à celui de Germains et de Sarmates, et cette antique dénomination ne s'applique plus qu'aux peuplades les plus éloignées, à celles qui sont presque inconnues au reste du monde".
Bien que la plupart des scientifiques pensent que les Scythes parlaient une langue iranienne, certaines personnes, notamment dans les milieux nationalistes turcs, soutiennent qu’ils étaient turcophones comme les Huns.
Les Scythes, et après eux les Wisigoths et les Francs, pratiquaient la décapitation et aussi la scalpation.
Peuples scythes : Abiens, Cercètes, Dahés, Massagètes, Taïfales, Thogariens et Turcs.
Rois scythes : Silure, Tanaüs, Ylinos.

SEBAGINNI
Bresse.

SEDETANS
Ibères ; Saragosse.

SEDUNES
Seduni, Sedunoveragri (veragri signifie "Grands Guerriers"). Celto germains. Province. Valais (nord des Alpes). Grand-Saint-Bernard. Capitale : Octodurus (Martigny-en-Valais, canton de Vaux). Ville : Sion.

SEDUSII
Celto-Germains. Région de la rivière Neckar.

SEGALAUNI
Voir Segovellauni.

SEGNI
Belges de la haute vallée de l'Ourthe. Clients des Trévires.

SEGOBRIGES
Segobrogii. Ligures de la Narbonnaise et de la région autour de Marseille (Massilia fondée par les Grecs Phocéens vers 600 av. J.-C.)

SEGONTIACI, SEGONTII
Grande-Bretagne (Estuaire de la Tamise et nord du Pays de Galles).

SEGOVELLAUNI, SEGALAUNI
Ségovellaunes ("Forts Guerriers") ou Ségalaunes. Jean Baptiste Bourguignon d'Anville, pense, en 1760, que Segalauni est une contraction de Segovellauni. Ardèche (oppidum sur le site du Malpas à Soyons, l'antique Solonion), Valence et Valentinois. Ptolémée (Géographie II 10 7) écrit que Valentia, ville et colonie de la Gaule narbonnaise, est une cité des peuples Segalauni. L'itinéraire d'Antonin marque cette ville sur la route de Milan à Lyon, entre Augusta et Ursoloe. Pour Pline (H.N. III, 4, 34) la région autour de Valentia se nomme regio Segovellaunorum et se trouve dans le territoire des Cavares.
Un peuple homonyme (à moins que ce ne soit le même) de la confédération des Bituriges aurait donné son nom à la Sologne.

SEGUSIAVES
Segusiavi. Clients, selon les époques, des Eduens, des Allobroges et surtout des Arvernes. Celtique. Forez (Forensis pagus), ouest du département du Rhône. Capitale : Forum Segusiavorum (Feurs). Ville : Roanne (Rodumna). Segeta est la déesse tutélaire de la source thermale de Moingt près de Montbrison (42). Sous le Haut Empire, le pays des Ségusiaves est réuni à celui des Ambarres pour former la cité de Lyon.

SEGUSIENS
Nord d'Embrun ; val de Suse en Italie. Vers l'an 15 av. J.-C., Cottius, roi des Ségusiens et de 12 tribus ligures des Alpes, se soumet à l'empereur Auguste à qui il élève un arc de triomphe à Suze, puis il fait bâtir une route à travers les Alpes, aujourd’hui la route du Mont-Cenis.

SELGOVAE
Grande-Bretagne, à l'ouest du mur d'Adrien.

SEMNONS, SEMNONES, SEMNONI
Germains. Entre l’Elbe et l’Oder, dans le Brandebourg. Ils furent décrits par Tacite au 1er siècle. Au IIIe siècle, les Semnons se déplacèrent vers le sud et finirent dans une partie de l'Alémanie.

SENNATES
Aquitaine. Mentionnée uniquement par Pline entre les Vasates et les Cambolectres d'Aquitaine.

SENONS
Senones. Leur nom signifie "les Anciens, les Sages". Celtique. Leur capitale est Agedincum (Sens), près de laquelle Labienus, le principal légat et lieutenant de César s'installe pendant pratiquement toute la campagne de Gaule, de la bataille de Gergovie à celle d'Alesia, afin de contrôler les routes du nord et de protéger les armées de Jules César des attaques des Belges et des Germains, ainsi que des peuples du nord de la Gaule. Villes : Autessiodurum (Auxerre), Tornodurum (Tonnerre) à l'intérieur de laquelle se trouvait Divona (source de la Fosse Dionne, principal sanctuaire des Senons), Cadussia (Chaource), Aballo (Avallon), Vercelliacum (près de Pierre-Perthuis 89) abritant les sources thermales des Fontaines-Salées, Condate (Cosne-sur-Loire), Aquae dans l'Aube (Aix-en-Othe), Aquae Segetae à Sceaux-du-Gâtinais (45), Vellaunodunum (Montargis) que prend Jules César en -52, Melun et Montereau. Pendant la conquête romaine, les Sénons, après avoir chassé le roi que César leur a donné, menés par Camulogène, sont parmi les derniers à résister au proconsul et à Labienus. Jules César estime à 12 000 le nombre de soldats sénons engagés contre ses troupes. Roi : Moritasgus. Chef : Brennus, Cavarinus.
Ce peuple aurait été l'organisateur de l'expédition contre Rome en 387-386 av. JC. Installé dans la province d'Ancône, il avait été vaincu par les Romains en 283 av. JC.

SENTRI
Senez (04).

SEQUANES
Sequani. Peuple très puissant deux siècles avant notre ère, il a perdu beaucoup de son prestige au moment de la conquête romaine. Celtique. Entre la Saône (Sagona) et les lacs jurassiens. Les Séquanes sont présents dans le sud de l'Alsace et la région de Remiremont ; en Franche-Comté ; au Plateau de Langres où la Seine (Sequana) prend sa source. Le peuple des Séquanes porte une vénération particulière à la déesse Sequana. La Saône les sépare des Lingons. Le calendrier de Coligny a été trouvé dans leur territoire. Capitale : Vesontio (Besançon). Villes : Epomanduodurum (Mandeure), Segobodium (Seveux), Luxovium (Luxeuil) et Ledo salinarius (Lons le Saunier). Oppidum du mont Lassois près de Vix (Côte-d'Or) ou fût découverte en 1953 la tombe d'une princesse celte (le palais (500 av. J.-C.) où aurait pu vivre la mystérieuse Dame de Vix, a été mis au jour par une équipe d'archéologues franco-allemands le 2/8/2007). Le roi Casticos s'allie aux Helvètes d'Orgétorix en 60 avant notre ère. Jules César estime à 12 000 le nombre de soldats séquanes engagés contre ses troupes.

SERBES
Au 1er siècle, première mention des Serbes installés au Nord du Caucase. Ils seraient des asianiques (non indo-européens), parlant une langue alarodienne du groupe vannique comme les Arméniens. Voir Slaves.

SETANTII
Grande-Bretagne (Lancashire). Portus Setantiorum (Fleetwood).

SETUCI
Dax.

SETUCII
Roye, Est de la Thiérache. Clients des Sarmates.

SEUNTI
Sion. Petit peuple client des Leuques.

SIBUSATES
Voir Sibyllates.

SIBYLLATES, SIBUSATES, SUBURATES
Saubusse (40) et Vallée de la Soule (64).

SICAMBRI, SUGAMBRI, SICAMBRES, SYGAMBRES
Font partie des Istaevones. Germains établis dans le bassin de la Ruhr au 1er s. av. J.-C. Les Sicambres envahissent la Gaule en 16 av. J.-C. mais sont battus par Tibère (le futur empereur) en 8 après J.-C. Ils se mêlent aux Francs.

SICANES
D'après Thucydide, les Sicanes prétendaient être les premiers habitants de la Sicile. Thucydide le contestait : il considérait comme établi que les Sicanes étaient des Ibères ayant habité les rives du Sicanos avant d'en avoir été chassés par les Lygiens ou Ligures. Ils auraient alors gagné la Sicile.

SICILIENS, SICULES, SICULI
Sicile. Langue non-indoeuropéenne. Les Sicules, les Sardes de Sardaigne et les Philistins de Palestine faisaient partie des Peuples de la mer (Mycéniens ?).

SIDHES
Famille des Pictes. Irlande.

SILINGUES
Voir Vandales.

SILURES, SILURIENS
Grande-Bretagne. Sud-est du Pays de Galles (Glamorganshire, Monmouthshire). Le légendaire Arthur, d'abord chef des Silures, devient roi des Bretons après qu’il les a secourus contre les Saxons.

SILVANECTES
Silvanecti. Belges. Clients des Suessions. Senlis ; forêts à l'est des Parisiens. Capitale : Rotomagus Salinae (Champlieu), dans la forêt de Compiègne. Ville : Augustomagus (Senlis).

SITONES, SITHONS
Germains venus du sud de la Scandinavie, installés à l’est de la Baltique.

SKIRES, SCIRRI
Germains orientaux, entre l'Oder, la Vistule et la Baltique.

SLAVES
Ce nom n'est mentionné pour la première fois qu'en 500 après J.-C. Fermiers et bergers vivant dans les marais et les forêts de l'actuelle Pologne de l'Est et à l'ouest de la Russie, de la Biélorussie et de l'Ukraine, ces indoeuropéens commencèrent à migrer dans toutes les directions à partir de 150 apr. J.-C. Au nord, ils occupèrent les territoires peuplés par des peuples finnois et baltes qu'ils absorbèrent en grande partie. À l'ouest, en Europe centrale, ils rencontrèrent des populations germaniques et celtiques. Au sud, ils parvinrent jusqu'aux mers Adriatique et Egée (VIIe siècle) ; au cours des VIIIe et IXe siècles, ils s'installèrent dans la majeure partie de la péninsule des Balkans, puis dans une partie de l'Empire byzantin, slavisant les populations autochtones et les nouveaux arrivants tels que les Bulgares. À l'est, les Russes (mêlés aux Varègues) s’établirent en Asie au-delà des monts Oural (fin du XVIe siècle) ; au XIXe siècle, la culture slave avait atteint l'océan Pacifique. De nombreux historiens pensent que les Slaves ont été plus ou moins mêlés aux Scythes et aux Sarmates (entre le Ve siècle avant J.-C. et le Ier siècle après J.-C.), aux Huns et aux Alains (du IVe siècle au milieu du Ve siècle), aux Goths (seconde moitié du Ve siècle) et aux Avars (VIe et VIIe siècles). Selon Procope de Césarée, Jordanès et Maurice le stratège, les Vénètes, les Wendes (ou Sorabes), les Slovènes et les Antes faisaient partie des premiers Slaves. Slaves orientaux : Russes, Biélorusses et Ukrainiens. Slaves méridionaux : Slovènes, Croates et Serbes. Slaves occidentaux : Polonais, Sorabes, Tchèques et Slovaques.

SLOVENES
Voir Slaves.

SORABES, WENDES
Voir Slaves.

SORDONS
Sordones (Pomponius Mela) ou Sordes (Avienus) ou Sardons (Pline). Sous-tribu des Volques Tectosages installée en pays ibéro-ligure entre 350 et 218 avant J C. Aquitaine. Roussillon. Ruscino (Châtel-Roussillon, près de Perpignan) et Illibéris (Ville neuve en ibère) appelée plus tard Castrum Helenae (de l'impératrice Hélène mère de Constantin) d’où Elne.
Le nom du fleuve Tech (appelée par les anciens géographes : Tichis ou Tecum flumen), était souvent accompagné de l'épithète Sordus qui indiquait qu'il traversait le rivage habité par les Sordons (J. Ribes).
Les Sordons se rallièrent à Hannibal.

SOTIATES, SOSIATES, SONTIATES
Aquitaine. Entre Arcachon et le département actuel du Tarn-et-Garonne. Sos (47).

SOUABES
Voir Suèves.

SUARDONES
Germains. Entre l'Elbe, l'Oder et la Baltique.

SUBURATES
Voir Sibyllates.

SUCCASES
Aquitaine. Mentionnés par Pline entre les Osquidates campestri et les Tarusates.

SUESSETANI
Ibères, voisins des Vascons, région de Vitoria.

SUESSIONS, SUESSIONES
Peuple belge du Valois et de la Goële. Auraient dominé la Bretagne dans des temps reculés. Deux peuples de moindre importance lui sont rattachés : les Silvanectes et les Meldi. Capitale : Noviodunum (Pommiers 02). Ville : Soissons (Augusta Suessionum, Suessiones). Roi : Galba qui commande les Belges coalisés. Jules César estime à 5 000 le nombre de soldats suessions engagés contre ses troupes ; selon lui, les Suessions et les Rèmes se disaient "frères consanguins".

SUETRES
Suetri. Alpins. Moyenne vallée du Verdon autour de Salinae (Castellane).

SUEVES, SUEBES, SOUABES
Germains. Confédération de tribus disséminées au 1er siècle av. J.-C. entre Baltique et Danube (Souabe et Moravie), puis leur territoire s'étend des deux côtés du Rhin sur une très grande surface. Leur chef, Arioviste, est vainqueur des Eduens en Bourgogne, mais César taillent les Suèves en pièces dans la plaine d'Alsace et les rejettent au-delà du Rhin (-52). En 406, un groupe important de Suèves franchit le Rhin en compagnie des Vandales et des Alains et, sous la conduite d'Herméric, gagne l'Espagne où il fonde en 409, en Galice, un royaume que Liuvigild, roi des Wisigoths, détruira en 585. Voir chronologie.

SUGAMBRI
Voir Sicambri.

SUIONS, SUIONES, SYEAR
Germains ; originaires du nord-est de la Scandinavie ; îles du Golfe de Suède (telles que Bornholm) ; sud de la Suède. Ils avaient un roi-prêtre qui prétendait descendre du dieu Frey.


T

TAIFALES
Taïfales. Scythes venus d’Ukraine, se joignent aux Germains orientaux.

TARASCONIENS
Tarascon sur Ariège.

TARBELLES
Tarbelli. Leur nom signifie "[la tribu du] Taureau". Aquitaine. Basse vallée de l'Adour, Tarbes et Dax. Chef-lieu : Dax (Aquae Tarbellicae), station thermale. Regroupent plusieurs tribus dont celles des Venarni (Béarnais) et des habitants du Lapurdum (Labourd). Leurs mines d’or sont leur principale richesse.

TARUSATES
Aquitaine. Région du Tursan ; Tartas (40). Avec les Sotiates, les Vocates et les Vasates, ils s'allièrent aux Celtes et aux Basques d'Espagne contre les légions de César.

TAURINI, TAURINS
Gaule cisalpine. Piémont. Augusta Taurinorum : Turin.

TAURISCI, TAURISQUES
Celtes des Alpes orientales dans l'actuelle Slovénie. Capitale : Nauportus (Vrhnika). Ils luttent contre Rome de 171 à 33 av. J.-C.

TECTOSAGES
Voir Volques.

TENCTERES
Tribu celto-germanique d'Alsace, cliente des Suèves. Font partie des Istaevones. Leur territoire s'étend des deux côtés du Rhin.

TEURIOCHOEMI
Germains. Les Chérusques comprennent les Turoni, les Marvingi, les Teuriochoemi et les Fori.

TEUTONS
Teutones. Sur la côte du Mecklembourg actuel. Celto-Germains (certains de leurs chefs portent des noms gaulois). Seraient originaires des îles danoises de la Baltique. La garnison qu’ils laissèrent à Namur donna naissance à la tribu des Aduatuques. Curieusement, leur nom "Teutsch ou Deutsch" (Tudesques en français) désignera l’ensemble des peuples germaniques.

THOGARIENS
Thogarii. Peuple scythe.

THRACES
Peuple indo-européen, venus des steppes ukrainiennes, occupant les régions centrales et orientales de la péninsule balkanique, les îles voisines et la partie Nord-Ouest de l'Asie Mineure (Mysie), à la fin du deuxième millénaire avant J.-C. (une autres hypothèse considère que les Thraces étaient présents dans la région des Balkans plus de 5 000 ans avant J.-C.). Principales tribus : Odryses, Gètes, Triballes et Daces. Les Thraces, pasteurs farouches et excellents orfèvres (les plus anciens orfèvres connus à ce jour), fournissaient des esclaves et des mercenaires à la Grèce où ils avaient une réputation d'ivrognes. La Thrace, d’abord conquise par Darius Ier vers 513 av. J.-C. puis libérée après les guerres médiques, devint tour à tour province macédonienne, romaine et byzantine. Vers la fin du Ve et au début du VIe siècle, les terres des anciens Thraces furent envahies par les tribus slaves qui peuplèrent presque toute la péninsule balkanique. « La nation des Thraces est, après celle des Indiens, la plus importante du monde. S'ils avaient un seul roi et s'ils pouvaient s'entendre entre eux, ils seraient invincibles et, d'après moi, beaucoup plus puissants que toutes les nations. » (Hérodote).

THURINGIENS
Germains installés près de la Saale, ils profitent de la disparition des Huns pour s'étendre vers le Danube jusqu'à Passau et la Franconie.

TIGURINS
Tigurini. Celto-Germains. Sud du Lac de Constance, au nord-est des Helvètes.

TITTI
Celtibères. Les Arevaci, Belli, Titti et Lusones peuplent les provinces actuelles de Soria et, en partie, de Guadalajara et de Terel. Ils furent soumis par les romains entre -195 et -133.

TOLISTOBOGIOI, TOLISTOBOII, TOLISTOBOGIENS
Est de l’Europe. Une des trois tribus des Galates.

TOLOSATES
Vieille Toulouse (Haute Garonne). Province. Font partie des Volques Tectosages.

TONGRES
Tungri. Peuple de Gaule Belgique rassemblant les restes des Aduatuques, Eburons et Condruses après la conquête romaine. Capitale : Tongres (Tongeren aujourd'hui) : Aduatuca Tungrorum. La Civitas Tungrorum sera incorporée à la Germanie Seconde.

TORNATES
Tournay près de Bagnères de Bigorre.

TOURDOULES, TURDULS
Turduli. Ibères. Grande partie de la Lusitanie.

TREVIRES
Treveri. Leur nom signifie "les Passeurs". Excellents cavaliers, ces Belges, mêlés de Germains, se distinguent par leur valeur militaire. Confédération comprenant Eburons, Condruses et autres peuples. Luxembourg et régions environnantes ; ouest de la vallée de la Moselle. Oppidum : Titelberg (ou Tietelberg ou Tetelberg) au Luxembourg. Ville : Treviris, Augusta Trevirorum (Trèves, en Allemagne). Voir Guerre des Gaules. Galates

TRIBALLES
Triballi. Peuple de Mésie inférieure ou de Thrace.

TRIBOQUES
Triboci. Leur nom signifie "tribu des Blaireaux". Tribu celto-germanique. Brumath = "Brocomagus" : Village du blaireau). Ont fait partie de la coalition d'Arioviste.

TRICASSES
Tricassi. Leur nom signifie "les Trois groupes de guerriers". Celtique. Région de Troyes (Traecae puis Augustobona Tricassium). Détachés des Lingons.
Le 11 avril 2013, à Buchères près de Troyes dans l'Aube, l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) ouvre à la presse le chantier des fouilles réalisées sur le site d'un futur projet immobilier où une importante nécropole vieille de plus de 2.200 ans a été mise au jour.
Entre octobre 2014 et mars 2015, à Lavau près de Troyes, des fouilles de l'Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) mettent au jour une tombe celte du Ve siècle avant Jésus-Christ qui fait partie d'une vaste nécropole comprenant des tombes de l'âge du Bronze, de l'âge du Fer et même de la période gallo-romaine.

TRICASTINS
Tricastini. Province. Pays de Saint-Paul-les-Trois-Châteaux (Augusta Tricastinorum). Autre ville : Senomagus (Saint-Pierre de Senos).

TRICORES
Tricori. Leur nom signifie "les Trois Armées". Sud-Est de l'Isère ; ouest du département des Hautes-Alpes. Gap.

TRINOVANTES, TRINOBANTES
Grande-Bretagne. Essex et partie du Suffolk. Forment un ensemble politico-économique avec les Catuvellauni. Capitale : Camulodunum : Colchester (prise par les Catuvellauni vers 9 après J.-C.). En 43, après la perte de Camulodunum (dont le nom vient du dieu de la guerre Camulus), Caractacos, fils du roi Cunobélinos, soulève les Silures, Dumnoniens, Démètes, Ordovices, Carnaves et Canges contre les Romains. Retranché dans les montagnes du nord de l'île de Bretagne, il résiste aux légions romaines jusqu'en 51 quand il est trahi par Cartismandua, la reine des Brigantes, qui le livre à l'ennemi. Emmené avec les siens à Rome, il est libéré par l'empereur Claude. Des historiens en font le père du pape Lin.

TRIULATES
Triulatti. Région de Royan.

TROCMOI, TROCMES
Une des 3 tribus des Galates. Villes : Tavion, Mithridation et Posdala.

TRONS
Suisse. Vallée supérieure du Rhin.

TRUMPILINI
En Italie : Haut Adige, Trentin.

TUBANTES
Germains. Primitivement entre le Rhin et l'Yssel, puis au sud des Marsi.

TUGENES
Voir Helvètes.

TULINGES
Tulingi. Celto germains. Situés à l'est des Helvètes. Alliés des Boïens dans la bataille contre César ; après leur défaite, ils furent renvoyés chez eux.

TUNGRI
Voir Tongres.

TURCS
Turcae. Peuple scythe ?

TURDETANI
Ibérie. Basse Andalousie.

TURDULS
Voir Tourdoules.

TURONI
Germains. Les Chérusques comprennent les Turoni, les Marvingi, les Teuriochoemi et les Fori.

TURONS
Turones. Celtique. Touraine. Capitale : Tours (Turones puis Caesarodunum). Jules César estime à 8 000 le nombre de soldats turons engagés contre ses troupes.

TUSCI
Gaulois cisalpins, près du Tessin (Suisse).

TYRRHENES, TYRRHENIENS
Etrusques.


U

UBIENS, UBII
Germains. Etablis d’abord sur la rive droite du Rhin entre le Main et le Westerwald. En 38 av. J.-C. ils émigrent sur la rive gauche du fleuve et occupent une partie de l’ancien territoire ders Eburons massacrés par César. Chef-lieu : Cologne (Oppidum Ubiorum devient Colonia Agrippinensis en 51). Ils aident les Romains à réprimer la révolte des Bataves en 70.

UCENNES
Uceni. Oisans (pays du Dauphiné. bassin Supérieur de la Romanche).

ULATES
Celtes de l’Udha (Ulster).

ULUNTII
Irlande (Comté de Down).

UNELLES, VENELLES
Unelli. Armorique. Cotentin. Capitale : Cosedia puis Constantia (Coutances). Villes principales : Crociatunum (Carentan), Coriallo puis Coriovallum (Cherbourg), Alauna (Valognes). Chef : Viridorix.

USDIAE
Centre sud de l’Irlande : Ossory.

USIPETES, USIPIENS
Font partie des Istaevones. Tribu celto-germanique d'Alsace. Leur territoire s'étend des deux côtés du Rhin. César les chasse de Gaule en 55 av. J.-C.

UTERNI
Voir Hiberni.


V

VACCAEI, VACCEI, VACCEENS
Peuple celtibère, voisin des Vettones, sur le cours moyen du Douro, entre le Léon et la Vieille Castille (Espagne). Capitale : Helmantiké (Salamanque).

VACOMAGI
Calédoniens. Ecosse, à la limite entre Lowlands et Highlands.

VADICASSES
Probablement un peuple belge. Villes principales dans l’Oise : Vadum (Vez 60) et Noviodunum (Noyon). Ils occupent également le sud de la Seine et Marne et une partie du Nivernais.

VANDALES
Les Vandali ou Vindili sont cités par Pline. Venus de Scandinavie dans la région à l'est de l'Elbe. Au 1er siècle, on désigne sous ce nom un groupement de peuples germaniques (Varins, Lugi, Burgondes, etc.) établis sur la rive sud de la Baltique, entre l'Oder et la Vistule.
Par la suite, ce mot ne s'applique plus qu'à deux tribus, les Silingues, qui donneront leur nom à la Silésie, et les Hasdingues, qui occupent les territoires situés entre la haute Vistule et le haut Dniestr. Dans la seconde moitié du IIIe siècle, Vandales, Silingues et Hasdingues se mettent en mouvement vers le sud-ouest et s'installent les uns sur le Main supérieur, les autres en Pannonie. Au début du Ve siècle, les Hasdingues, repoussés par les Huns, remontent le Danube et se joignent aux Silingues. Leur groupe vient grossir les rangs des autres Barbares, Suèves et Alains, qui, après avoir franchi le Rhin à Mayence, déferlent sur la Gaule au cours de la grande invasion de 406. Ils passeront en Espagne en 409 22 et de là en Afrique du Nord en 429, sous la conduite de Genséric.

VANGIONS, VANGIONES
Celtes mêlés de Germains. Nord des Vosges, région de Worms en Allemagne, région de Mainz le long du Rhin. Mogontiacum : Mainz. Germanie Supérieure. Au IIIe siècle, les Vangions sont à Strasbourg.

VARDII
Peuple illyrien.

VARDULI
Ibérie. Guipúzcoa. Voir Vascons.

VAREGUES, VOERINGR
Ces "Vikings de l'Est" (Suédois et Danois) se dirigent vers la Lettonie, la Pologne et la Russie. Le nom de « Russie » viendrait de Ruotsi, nom donné par les Finnois à la Suède et qui serait issu du vieux norrois rodsmen (ceux qui rament) ou rus (roux). En 822, Kiev (Ukraine) est prise par Oleg (en ukrainien Oleh), un Varègue, le successeur de Riourik, prince (kniaz) de Novgorod ; elle devient la capitale du premier État ruthène ("la Rus' de Kiev", connu en Europe sous le nom de "Principauté de Kiev") 21.

VARINS, VARNES
Varini ou Varni. Germains. Entre l'Elbe, l'Oder et la Baltique ; Mecklembourg. En 288, les Jutes, Varni, Angles, Saxons et Francs, se mettent à la piraterie et ravagent les côtes de Belgique et de Gaule. Selon Procope, les Varni, installés derrière le Danube, résistent aux armées de Constantinople. Voir Vandales.

VARNES
Voir Varins.

VASATES
Aquitaine. Région de Bazas (en gironde, arrondissement de Langon). Ville : Bazas (Cossio, Cossium puis Cossio Vasatium).

VASCONS
"Vascones" : Jules César désigne ainsi les ancêtres des Basques (Euskaldunac). L'écrivain grec Strabon attribue aux Vascones la Navarre actuelle, ainsi que le nord de l'Aragon, la province de Huesca et l'est de l'Alava ; aux Caristii, la Biscaye ainsi qu'une partie de l'Alava ; aux Berones le reste de cette province ; enfin aux Autrigones le domaine qui s'étend de l'Ouest jusqu'à l'Océan. L'ethnie principale était celle des Vascons (nom qui a donné "basque" et "gascon") ou Euskares. Les Caristii et les Varduli seraient les ancêtres des Biscayens et des Guipuzcoans, habitants des provinces que les Espagnols appellent "vascongadas" (vasconisées). Quant au côté nord des Pyrénées, Strabon affirme que les Aquitains ressemblent plus aux habitants de la péninsule ibérique qu'aux Gaulois, et César nous dit que "le fleuve Garonne sépare les Galli des Aquitani". Les Aquitains occupent l’aire linguistique que l'on appelle Vasconia (Gascogne) ; la langue qu'ils parlent est d'origine non indo-européenne, étroitement apparentée au basque. La plupart de ces Aquitains se sont laissé romaniser (Gascogne actuelle), tandis que les habitants de l'extrême Sud-Ouest sont restés fidèles à l'idiome originel (actuel Pays basque français). Au haut Moyen Age, la Provincia Novempopulania abrite les "Vascones" (Gascons), tandis que le domaine qu'occupaient les Vascones est maintenant celui des Navarri, et qu'entre les deux se situe celui des Bascli. De 587 à 602, les Vascons, Ibères (?) non latinisés, chassés d'Espagne par les Wisigoths, envahissent l’Aquitaine.
La question de l’origine des Basques divise encore les scientifiques. Descendent-ils des Ibères, des Ligures, des Etrusques ? Sont-ils venus d’Afrique du Nord ou d’ailleurs ? Ou sont-ils tout simplement des autochtones ?
Certains chercheurs ont proposé des similitudes entre la langue basque (euskara ou eskuara) et les langues caucasiennes, particulièrement le géorgien (la Géorgie est le nom donné aux royaumes antiques de Colchide et d'Ibérie) ; voir Chalybes.
La théorie du basco-ibérisme affirme que, d'une façon ou d'une autre, il existe une relation entre les langues basque et ibère, de telle sorte que le basque serait une évolution de l'ibère ou d'une langue de la même famille que l'ibère. Le premier à présenter cette possibilité fut Strabon, qui affirma au 1er siècle av. J.-C. (c'est-à-dire quand la langue ibère était encore parlée dans la péninsule) que les Ibères et les Aquitains étaient semblables physiquement et qu'ils parlaient des langues similaires. Au début du XIXe siècle, l'Allemand Wilhelm von Humboldt avança, après une série d'études, que les Basques étaient un peuple ibère. 23
Nombre de noms de localités ligures comporte le son « sk » (ex. : Tarascon, Manosque), fréquent dans la langue basque, qui nous rapproche du suffixe « asco, asca » que l’on trouve chez les Etrusques.
La langue basque, difficile à classer, tend à être rangée dans le groupe des langues déné-daucasiennes dont la langue na-déné des amérindiens de Colombie britannique et du nord de la Californie (en particulier avec celle des Nootka). Pour d'autres, il semble que les dialectes de cette langue doivent se ranger dans le groupe tout différent des langues afrasiennes, au côté du Berbère. De quoi donner de la force à l'hypothèse d'une arrivée par le Sud des Ibères, sans suffire à la confirmer au demeurant. 26

VATICI, VATIQUES
Camargue : Saintes Maries de la Mer.

VEAMINI
Voir Ligures.

VEDIANTII, VEDIANTIENS
Celto-Ligures. Entre le Var et La Turbie. Chef-lieu : Cimiez à Nice (Cemelunum) que les Romains choisiront comme capitale de la province des Alpes-Maritimes en 7 avant J.-C.

VELABRI, VELLABORI
Irlande, comté de Kerry (Munster).

VELAUNI
Voir Vellauni.

VELIOCASSES, Velocasses, Vellocasses
Veliocassi. Belges apparentés aux Aulerques. Vexin (entre le pays de Bray, la Seine et l'Oise, région de Pontoise, Gisors) et région de leur capitale : Rotomagus (Rouen). Les Calètes s’unissent aux Véliocasses. Jules César estime à 3 000 le nombre de soldats véliocasses engagés contre ses troupes.

VELLABORI
Voir Velabri.

VELLATES
Vallée de la Bidassoa ; col de Belate ou Velate.

VELLAUNI, VELLAUNES
Signifierait : "les Bons, les Meilleurs, les Valeureux".
- Bourgogne, autour de la vallée de la Saône, et dans l'Orléanais (oppidum : Vellaunodunum puis Fano Martis : Montargis).
- Celto-Ligures des Alpes : Briançonnet (06), Saint-Vallier (06) et l’Esteron.
On en trouve aussi en Slovaquie. Sont-ils apparentés aux Catuvellauni ou aux Vellaves ?

VELLAVES, VELLAVIENS, VELAUNES, VELAUNIENS
Les Vellaves ou Vélaunes (Vellavi ou Vellavii, parfois Vellaï, ou Velauni), dont le nom signifierait "Montagnards" ou "Ceux qui dominent" 8 et que César qualifie de "batailleurs", faisaient partie de la Confédération des Arvernes (Velauni qui sub imperio Arvernorum esse consueverant écrit César) avant de s’en affranchir. Ils vivaient dans le Velay (de Vellavii) en Gaule celtique. Sous Auguste, le Velay était la pointe orientale de l’Aquitaine.
Oppidum près de Saint-Paulien (43) sur le plateau qui domine le château de La Rochelambert et surplombe les rivières Borne et Gazelle. Avant qu’elle fût transférée au Puy-en-Velay (IVe siècle ?), la capitale des Vellaves était "Ruessio ou Revessio", signifiant "très gelée ou bien située" selon les sources, mentionnée dans la Géographie de Ptolémée et sur la Table de Peutinger ("Revessione") ainsi que sur la Cosmographie de Ravenne au IX° siècle sous le nom de "Ribision" ; appelée par les Romains "Ruessium, Civitas Vellavorum", elle devint "Civitas Vetula" (Vieille Cité) et enfin "Saint-Paulien" en l'honneur de Paulianus qui aurait été son sixième et dernier évêque (fêté le 14 février) ; le siège épiscopal fut transféré au Puy-en-Velay ("Anicium ou Podium Aniciense") qui prit à son tour le nom de "Civitas Vellavorum" (les historiens discutent de la date à laquelle l'évêque de la Cité des Vellaves s'installa à Anicium). Une dédicace rend hommage à l’impératrice Etruscilla, épouse de Trajan Dèce (249-251) ; une légende raconte, que, veuve, elle s'établit à Ruessium. Les vicomtes de Polignac furent seigneurs de Saint-Paulien jusqu'à la Révolution Française. La commune fut nommée "Vélaune" de pluviôse an II à germinal an III, c’est-à-dire de janvier 1794 à mars 1795 (Roger Maurin).
Un pays de Bretagne : le Goëlo (et plus particulièrement la commune de Lanvollon) était le territoire de la tribu des Vellavii (Vellavensis pagus) qui faisait partie de la confédération des Osismiens.
Un Mercure gallo-romain, vénéré dans l’Isère, avait nom : Vellaunus.
Ces Vellaves ou Vélaunes sont-ils des Vellauni ou leur sont-ils apparentés ?
"Le pays des vellaves formait, à l’origine, une petite nation ligure dont Chapteuil (Saint-Julien, ndlr) fut la capitale, ou plus exactement le Capitole, car c’est ainsi que l’on nommait, avant l’arrivée des gaulois, le lieu où se trouvait à la fois le centre militaire et le centre religieux de la nation. Ce Capitole portait le nom de Vellavum, Vellavos, Vellaus ; comme M. Prou, directeur de l’École des chartes, l’indique dans son ouvrage sur les Monnaies Mérovingiennes, cette forme laissant entendre que "la cité a pris son nom du peuple dont elle était la capitale" (Prou, LXVI)… Ainsi donc les habitants peuplant cette région se nommaient Vellavi, leur cité Vellavum, et leur nation Vellavia, qui a donné la forme Velay." 9
Collin de Plancy, dans les Légendes de la sainte Vierge (1845), parle d’un bocage des environs du Puy-en-Velay où les druides vellaves vénéraient une "virgo futura Dei nascitur" (une vierge devant donner naissance à un dieu).

VELLOCASSES, VELOCASSES
Voir Véliocasses.

VENARNI, Benearni, Bénéarniens
Pyrénées Atlantiques (Béarn). Ville : Beneharnum (Lescar). Unis aux Tarbelles.
Le P. Monet prétend que les "Béarnois" sont une portion des Bigordans, qu’il nomme "Bigordans occidentaux", & les vrais peuples de Bigorre "Bigordans orientaux" (voir Bigerrions). M. de Marca, Hist. de Bearn, Liv. I, chap, II, croit que les Venarni de Pline sont les Béarnois 17.

VENASQUES
Comtat Venaissin. Ville : Vénasque (Vindisca). On désigne également sous ce nom une confédération de peuples habitant sur les côteaux dominant le Rhône, dont les Cavares, les Tricastins et les Voconces. Tôt romanisés, ils sont les premiers Gaulois à adopter la culture de la vigne, vers le IIe siècle avant notre ère.

VENDELIQUES
Voir Vindeleci.

VENELLES
Voir Unelles.

VENETES
Veneti. Leur nom signifie "la Lignée". Armorique. Golfe du Morbihan, Vannes (Darioritum Venetorum). Leur flotte, la plus puissante de l'époque, plus moderne que celle de Rome, résiste à Jules César jusqu’en -56. D'après ce dernier, les navires vénètes comportent "des chevilles de fer et des ancres retenues par des chaînes de fer".
Les Vénètes ont le quasi-monopole de la route maritime de l'étain entre l'île de Bretagne et Rome. César, après les avoir défaits dans une bataille navale, donne l’ordre de massacrer leur sénat et de vendre les femmes et enfants comme esclaves. Voir Guerre des Gaules.
Selon certains, c’est le même peuple qui aurait créé Venise et plusieurs colonies, comme Vieu en Bugey (01), avant d'arriver en Bretagne. Voir Slaves. Voir homonymes : Venethes.

VENETHES
A l'emplacement de l'actuel Belarus. Tacite les classe parmi les Germains. Voir homonyme Vénètes.

VENNICNII
Irlande, comté de Donegal.

VENNONES
Alpins. Client ou tribu des Vindelici. Près du lac de Constance.

VERAGRI
Voir Sédunes.

VERBIGENES
Verbigeni. Celto germains. Une des divisions des Helvètes, dans le nord du territoire, le long de l'Aare.

VERGUNES
Alpes-de-Haute-Provence.

VERODUNIENS
Peut-être d'origine belge, apparentés aux Médiomatriques dont ils étaient des clients privilégiés. Capitale : Verodunum (Verdun).

VEROMANDUENS, VEROMANDUI, VIROMANDUI, VIROMANQUES
Leur nom signifie "ceux qui écrasent les hommes". Belges. Gaule belgique, Vermandois. Capitale : Augusta Viromanduorum (Vermand puis Saint-Quentin) dans le Vermandois. Ville : Noyon (Noviomagus).

VERTAMOCORES, VERTAMOCORII
Les Vertamocores sont un peuple du sud de la Gaule, ayant donné leur nom au plateau du Vercors. Leur nom, d'origine celtique, signifie "Ceux qui ont d'excellentes troupes" : c’est l'un des 20 clans voconces.
Selon Pline l'Ancien, certains d'entre eux ont émigré en Italie et fondé Novare (Piémont italien) au VIe siècle avant notre ère.

VESUBIANII
Voir Ligures.

VETTII
Peuple (supposé celte) de Thrace.

VETTONES
Celto-Lusitaniens. Province d'Avila et partie ouest de la Meseta.

VICKINGS
Voir Normands.

VIDUCASSES
Viducassi : "les Guerriers des bois" (le Bocage normand) de "vidu" (bois). Détachés des Lexoviens. Armorique. Orne, Calvados. Le Pays de Vieux (Aregenua puis Viducasses) ou des Viducasses (Calvados) est rattaché par la suite au pays des Baiocasses.

VINDELECI, VINDELICIENS, VENDELIQUES
Celtes. Entre le Danube au Nord, l'Inn à l'Est, les Alpes Rhétiennes au Sud et le Lech à l'Ouest. Ils contrôlent le cours du Danube du lac de Constance jusqu'à l'Inn. Oppida : Manching près d'Ingolstadt (nom originel ignoré), Brigantion (Bregenz), Cambodunum (Kempten) et Damasia (Auerberg). Ville (après la victoire romaine) : Augusta Vindelicorum (Augsbourg). Ils étaient répartis en plusieurs pagi (peuples) : Licatii (vallée de la Lech), Clautenatii, Vennones, Estiones (Kempten), Brigantii (Bregenz), Catenates, Cosuanetes et Rucinates. Ils furent soumis par Tibère en 15 avant J.-C.

VINDILI
Voir Vandales.

VINNILES
Voir Lombards.

VIROMANDUI, VIROMANQUES
Voir Veromanduens.

VIVISQUES
Voir Bituriges.

VOCATES
Vocati. Rive gauche de la Garonne, au sud des Cocosates.

VOCONCES
Vocontii : signifie "les Vingt Clans" (parmi eux, les Vertamocores). Peuple celto-ligure apparenté aux Allobroges, séparé des Meminiens par le mont Ventoux. Province. Entre la Durance et l'Isère. 5 places importantes : Dea Andarta (Die), Lucus (Luc-en-Diois), Segustero (Sisteron), Vapincum (Gap), Vasio (Vaison).

VODIAE, VODII
Irlande : comté de Cork.

VOERINGR
Voir Varègues.

VOLQUES, VOLCAE, VOLGAE
Leur nom signifierait "Loups ou Faucons". Province Transalpine. Confédération de peuples (les principaux étant les Tectosages et les Arécomices) venus des régions danubiennes (forêt hercynienne).
A ne pas confondre avec les Volsques, tribus qui occupent le centre de l'Italie avant la prédominance de Rome, mais avec lesquels ils sont vraisemblablement apparentés.
Les Volques s’allièrent à Hannibal et lui fournirent des contingents.

- ARECOMIQUES ou Arecomices. Arecomici. Région de Nîmes (fontaine sacrée de Nemausus).
De -19 à 50 : construction de l'aqueduc d'Uzès à Nîmes (pont du Gard). -16 à -14 : construction de la Maison carrée de Nîmes.

- TECTOSAGES. Tectosagi. Leur nom signifie "ceux qui cherchent un toit".
Un texte d’Ausone (310-395) présente les Tectosages comme étant des Bolgae (Belges) et précise que les Teutosagi furent nommés plus tard Tectosagi.
Ils sont divisés en Tolosates (Vieille-Toulouse : Tolosa Tectosagum), Béterres (Béziers), Carcassenses (Carcasum, Carcaso = Carcassonne), Sordons (Ruscino : Châtel-Roussillon près Perpignan ; Illiberis : Elne), Céretans (Cerdagne ; Puigcerda : LLivia), Narbonenses (Narbo Martius = Narbonne) et Lutevani (oppidum de Lodève : cité romaine Luteva connue encore sous le nom de Forum Neronis).
Les Tectosages ont participé à la grande expédition de -280.
Guerriers réputés, volontiers mercenaires, ils ont peut-être été employés par les peuples celtes d'Italie au IIIe s. av. J.C. sous le nom de Gésates.
On trouve des Tectosages en Autriche et en Galatie où ils constituent une des 3 tribus des Galates [capitale : Ancyre (Ankara)].
César note que les Tectosages ont une grande réputation de justice.

VOLSQUES, VOLSCI.
Monts Lepini (Italie). Indo-européens du groupe italique.

VOLUNTII
Irlande. Comté d’Armagh.

VOTADINI, OTADINI
Grande-Bretagne : Edinburgh.

VULCIENSES
Celto-Ligures rattachés à la cité d’Apt.


W

WENDES, SORABES
Voir Slaves.

WINULES
Voir Lombards.

WISIGOTHS
Voir Goths.


Voir dossiers : Celtes et Gaulois. Théonymes celtes, Anciens noms de localités ou de lieux. Vocabulaire celte. Guerre des Gaules.


Notes
1 César, De Bello Gallico, 2,28
2 chateauxforts-alsace.org/page_consultation.php?page=356
3 Histoire des Suisses par Jacques Julien Dubochet, 1825
4 Wikipedia
5 César, Guerre des Gaules VII 68
6 arbre-celtique.com/encyclopedie/mandubiens-339.htm
7 Stephen Oppenheimer, The Origins of the British, 2006
8 J. Lacroix, Les noms d’origine gauloise
9 Histoire du Velay de Albert Boudon-Leshermes, tome sur les vigueries carolingiennes dans le diocèse du Puy. Edition de 1930 chez Thouars (Deux-Sèvres), imprimerie Nouvelle.
10 http://fr.wikipedia.org/wiki/Peuples_de_la_mer
11 melegnano.net/celti/francel01a089.htm
12 bretagne-passion.forumactif.com/Histoire-Celte-f19/les-tribus-celtiques-t746.htm
13 http://www.alesia.com/fic_bdd/pdf_fr_fichier/12017686200_Pdf_inscription_et_tesseres.pdf
14 http://encyclopedie.arbre-celtique.com/alesia-mont-auxois-alise-sainte-reine-341.htm
15 http://crehangec.free.fr/peuples.htm#epomandui
16 http://fr.wikipedia.org/wiki/Site_gallo-romain_de_Tintignac
17 http://fr.wikisource.org/wiki/Page:Dictionnaire_de_Tr%C3%A9voux,_1771,_I.djvu/838
18 http://fr.wikipedia.org/wiki/Goths
19 http://www.parc-oise-paysdefrance.fr/files/pnr_oise/etudes%20urbaines/pont%20st%20max.pdf
20 http://de.wikipedia.org/wiki/Ambilini http://www2.rgzm.de/Transformation/Noricum/Struktur/Noricum_Struktur_englisch.htm
21 http://fr.wikipedia.org/wiki/Kiev
22 La partie conquise de la péninsule ibérique est alors appelée « Vandalousia ». Selon la thèse élaborée par Jean-Baptiste Bourguignon, géographe et cartographe français du XVIIIe siècle, la terre qui fit la fierté de l'histoire de la conquête arabe, Al-Andalus, portait un nom emprunté à une peuplade étrangère : près de trois siècles après le court passage des Vandales (de 409 à 429), l'invasion musulmane arabisa la précédente appellation "Vandalousia" qui devint alors "Al-Andalus". http://zamane.ma/fr/faux-letymologie-dal-andalus-est-dorigine-arabe/
23 https://fr.wikipedia.org/wiki/Origines_des_Basques
24 https://fr.wikipedia.org/wiki/Royaume_d%27Ib%C3%A9rie
25 Dictionnaire classique des noms propres de l'antiquité sacrée et profane par Marie-Nicolas Bouillet, page 570. 1828.
26 http://www.cosmovisions.com/ChronoIberes.htm
27 http://skipp.perso.sfr.fr/etym/ie/pm/Nouveau%20Document%20texte.txt

Sources
La Gaule. Ferdinand Lot. Librairie Arthème Fayard, Paris, 1947
Histoire des Gaulois. Amédée Thierry. 1828
Histoire des Gaulois. E. Thévenot. PUF 1971
Les Celtes. G. Dottin. Minerva. 1977
Les Celtes. A.Varagnac et R. Derolez. BLOUD AND GAY 1965
http://oda.chez-alice.fr/dicogaulois.htm
http://www.melegnano.net/celti/francel01a089.htm
http://www.melegnano.net/celti/vocfrancel00.htm
http://bretagne-passion.forumactif.com/Histoire-Celte-f19/les-tribus-celtiques-t746.htm
http://bcs.fltr.ucl.ac.be/CAES/BGI.html (César Guerre des Gaules)
http://www.arbre-celtique.com/etude/02-societe/peuples/peuples.php
http://www.lexilogos.com/gaulois_peuples_lieux.htm
http://crehangec.free.fr/peuples.htm
http://michel-desfayes.org/villegaule.html
etc.


Auteur : Jean-Paul Coudeyrette
Référence publication : Compilhistoire ; toute reproduction à but non lucratif est autorisée.

Date de mise à jour : 14/02/2017

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