Grégoire XII

Angelo Correr naît vers 1327 à Venise dans une famille noble.
Il est évêque de Castello en 1380 puis patriarche de Constantinople en 1390.
Innocent VII le fait secrétaire apostolique, légat d'Ancône, puis, en 1405, cardinal-prêtre de San Marebbe.
Elu le 30 novembre 1406, il choisit le nom de Grégoire ; il est intronisé le 19 décembre.
Grégoire XII parlemente, sans succès, avec Benoît XIII, l'antipape d'Avignon, afin de réduire le Grand schisme d'Occident.
Grégoire, bien que pape légitime, est excommunié et déposé le 5 juin 1409 par le concile de Pise qui veut faire « table rase » de l'ensemble de la crise.
Réfugié à Rimini, il accepte de renoncer par esprit de paix le 4 juillet 1415 ; le concile de Constance le nomme cardinal-évêque de Porto et légat perpétuel de la Marche d’Ancône.
Il meurt en odeur de sainteté le 18 octobre 1417 à Recanati dans les Marches.

Prophétie de Malachie : Nauta de ponte nigro (Le marin de Nègrepont).


1406. 30 novembre, élection du pape. 25 décembre, à Tolède, mort d'Henri III, roi de Castille et Léon : son fils, Jean II, âgé de un an et dix mois, lui succède ; la régence est assurée par sa mère, Catherine de Lancastre.

1407. 14 janvier, l’Église gallicane décide de reconnaître l’autorité du pape au spirituel seulement. 21 avril, à l'abbaye Saint-Victor de Marseille, une Convention passée entre les envoyés des deux papes, Benoît XIII et Grégoire XII, prévoit une entrevue entre les deux pontifes à Savone pour tenter de résoudre le Grand Schisme d'Occident ; elle est ratifiée par le roi de France le 11 juin ; le 24 septembre, Benoît XIII débarque à Savone mais Grégoire XII n'est pas au rendez-vous. 23 novembre, vers 20 heures, à Paris, rue Vieille-du-Temple, le duc Louis d’Orléans, fils du roi Charles VI, qui sort de l’hôtel Barbette où loge la reine, est assassiné par des tueurs à la solde de Jean sans Peur, le duc de Bourgogne : la Guerre entre les Armagnacs, partisans de Louis d’Orléans, et les Bourguignons éclate ; elle s’achèvera le 21 septembre 1435 par la paix d’Arras signée entre Philippe le Bon, fils de Jean sans Peur, et Charles VII, neveu de Louis d’Orléans. Hiver : l'un des plus terribles hivers du Moyen Âge (de mi-novembre 1407 à mi-avril 1408) ; la Seine est entièrement gelée et le vin est débité à la hache...

1408. Le concile de Paris édicte des décrets concernant le gouvernement de l’Eglise gallicane. 20 avril, victoire de Qara Yusuf (Youssouf le Noir), chef de la confrérie des Moutons noirs turcomans, sur les Timourides ;  il s'empare de Tabriz. 25 avril, Grégoire XII voulant s’entendre avec Benoît XIII, le roi de Naples, Ladislas, désireux de prolonger un schisme qui affaiblit la papauté, occupe Rome : il en sera chassé par une révolte populaire en 1410. 4 mai, Grégoire XII convoque les cardinaux à Lucca, leur ordonne de ne quitter la ville sous aucun prétexte, et crée quatre de ses neveux cardinaux. 21 mai, Jean sans Peur rend définitive la rupture avec Benoît XIII qui a excommunié Charles VI. 31 mai, au Japon, à la mort de son père, Yoshimitsu, Yoshimochi Ashikaga devient enfin quatrième shogun de la dynastie Ashikaga. 24 juin, à Livourne, huit cardinaux romains et cinq "avignonnais" décident, pour résoudre le Grand Schisme d'Occident, de convoquer un concile à Pise pour mars 1409. 13 décembre, face aux Ottomans, l'empereur germanique Sigismond de Hongrie publie la charte de l’Ordre du Dragon (créé par le chevalier serbe Milos, mort en 1389 lors de la bataille du Kosovo), réunissant autour de lui 24 dépositaires des grandes familles de la noblesse et des baronnies de l'Empire.

1409. Grégoire XII convoque un concile à Cividale (Frioul), tandis que Benoît XIII convoque simultanément un second concile à Perpignan où il réside. 23 février, en Chine, l'empereur Yong-Le (Joie éternelle) transfère sa capitale de Nankin à Pékin. 9 mars, Paix de Chartres entre Armagnacs et Bourguignons ; le duc de Bourgogne, Jean sans Peur (1371-1419), reconnaît le meurtre de Louis Ier d'Orléans (1407). 25 mars au 7 août : le Concile de Pise réunit 24 cardinaux (quatorze romains et dix "avignonnais"), 300 hauts prélats et des ambassadeurs venus de toutes les parties de la Chrétienté ; le 5 juin, Benoît XIII et Grégoire XII sont excommuniés et déposés comme "promoteurs de schisme, hérétiques notoires, coupables d'énormes crimes de parjure" par 23 cardinaux ; le 26 juin, face à leur refus de se démettre, les cardinaux élisent un nouveau pape, Alexandre V ; Bossuet déclarera : « Si le grand schisme d’Occident, ce monstre cruel qui désolait l’Eglise de Dieu, n’y fut pas exterminé (au concile de Pise), il y reçut du moins un coup qui fut le prélude de son extinction totale au concile de Constance ». 6 Juin, au concile de Cividale del Friuli convoqué par Grégoire XII, Benoît XIII et Alexandre V sont déclarés schismatiques. 25 juillet, à Cagliari, mort de Martin Ier le Jeune de Sicile : son père Martin Ier l'Humain ou le Vieux, roi d'Aragon, occupe le trône vacant de Sicile. 6 août, le grand-maître de l’Ordre teutonique, Ulrich von Jungingen, déclare la guerre à la Pologne. Du 3 au 6 septembre, révolte à Gênes et massacre de la garnison française ; Théodore de Montferrat devient capitaine général de la république de Gênes (fin en 1413).

1410. 29 mars, la Sardaigne devient aragonaise. 15 avril, Traité de Gien : les Armagnacs, coalisés, décident de lever des troupes pour combattre le duc de Bourgogne. 17 mai, à Pise, élection de l'antipape Jean XXIII. 18 mai, mort de Robert Ier, empereur du Saint-Empire : elle cause une dispute tripartite pour l'élection au titre de roi des Romains, dont Sigismond de Luxembourg sortira vainqueur. 16 juin, à Prague, les ouvrages de John Wyclif sont livrés au bûcher ; Jan Hus 1 défend les idées de Wyclif et "fait appel au Christ contre l’Église visible" : il est condamné par l’archevêque de Prague qui fait brûler ses écrits. 15 juillet, Bataille de Tannenberg-Grünewald : les Teutoniques sont écrasés par les Polono-Lituaniens aidés par les mercenaires tchèques et les Tatars de Witold : naissance de la Pologne des Jagellons. 16-24 septembre, Ferdinand le Juste, régent de Castille, bat les Maures de Grenade et s'empare de la citadelle d'Antequera. 20 septembre, Saint-Empire romain germanique : Sigismond Ier de Luxembourg est élu roi des Romains ; mais son cousin Jobst de Moravie est élu le 1er octobre (il décédera le 18 janvier 1411). 11 octobre, Henri VI d'Angleterre fonde le collège d'Eton. 2 novembre, Paix de Bicêtre entre les partis bourguignons et armagnacs, signée dans la demeure du sieur Jean de Berry, mais ils reprendront les armes dès le printemps 1411.

Vers 1410-1420. Rédaction en latin de l’Imitation de Jésus Christ par Thomas a Kempis.

1411. 18 janvier, à la mort de Jobst de Moravie (élu roi des Romains le1er octobre 1410), Sigismond Ier de Luxembourg est le seul empereur romain germanique. 1er février, Paix de Torun, signée entre l'Union de Pologne-Lituanie et l'Ordre des Chevaliers teutoniques écrasé à Tannenberg (15 juillet 1410) : le roi de Pologne, Ladislas II Jagellon, impose à l'Ordre qu'il renonce à toute prétention sur la province de Samogitie, récupérée par la Lituanie de son allié, Wytautas le Grand, et que lui soient retirés, à son profit, les territoires de Dobrzyn, sous le joug teutonique depuis le début du XIIIe siècle 2. 21 février, Grégoire XII excommunie Jean Hus 1, le recteur de l'Université de Prague, qui a pris position contre les indulgences : "rémission par l'Eglise des peines temporelles que les péchés méritent". Charles VI accorde aux habitants de Roquefort le monopole d’affinage de leur fromage qui remonte à des temps immémoriaux (Pline l’Ancien en aurait fait la description). 23 octobre, Jean sans Peur entre dans Paris. 31 octobre, Traité de paix d'Ayton-Ségovie : la Castille reconnaît le Portugal.

1412. 16 mai, le deuxième duc de Milan, Giovanni Maria Visconti, est assassiné devant l'Eglise San Gottardo par des conjurés : féroce et sanguinaire, il faisait déchiqueter ses ennemis vivants par ses chiens. 18 mai, Traité de Bourges : alliance des Armagnacs avec les Anglais. 11 juin, Charles VI met le siège devant Bourges, tenue par le duc de Berry et plusieurs chefs du parti armagnac. 24 juin, la vente d’indulgence à Prague soulève l’indignation de Jan Hus 1 qui provoque l’émeute du peuple de Prague laquelle est durement réprimée ; un cortège d'étudiant conduit par le disciple de Hus, Jérôme, va clouer au pilori la bulle du pape et la brûle ensuite ; trois étudiants, qui ont interrompu un prêtre pendant qu'il prêchait l'achat d'indulgence, sont exécutés à la hache; l'agitation continue et de nombreux ecclésiastiques orthodoxes quittent la ville et font à Jan Hus une mauvaise réputation. 10 août, le fils d'Henri IV d'Angleterre, Thomas de Lancastre, débarque à Saint-Vaast-la-Hougue : il dévaste la Basse-Normandie et l'Anjou puis rejoint Bordeaux à l'automne.

1413. 30 janvier au 9 février, à Paris, les États généraux, réunis à l’hôtel Saint-Pol, s’opposent à la guerre civile. 20 mars, à Westminster, mort d'Henry IV d'Angleterre auquel succède son fils Henry V qui est couronné le 9 avril. 28 avril, à Paris, début de la Révolte sanglante des Cabochiens (du nom de leur chef, le boucher Simon le Coustelier dit Caboche) favorisée par le duc de Bourgogne, Jean sans Peur, qui dure un mois ; les émeutiers arrêtent et emprisonnent les Armagnacs, envahissent à plusieurs reprises l’hôtel de Saint-Pol, résidence royale, et maltraitent les officiers du roi. 25 au 27 mai, Jean sans Peur promulgue les ordonnances cabochiennes réformant le pouvoir royal et le mode d’élection du prévôt (elles ne sont pas appliquées et seront abolies par le Armagnacs le 5 septembre). 5 juillet, Bataille de Çamurlu (Serbie ottomane) : avec l'appui de l'empereur byzantin Manuel II Paléologue et du despote Stefan Lazarevic de Serbie, Mehmet Ier "Çelebi" (le seigneur) prend le dessus sur son frère Musa. 22 juillet/8 août : Paix de Pontoise entre les bourgeois parisiens, la Cour, les Armagnacs et les Bourguignons. 23 août, les Armagnacs chassent le duc de Bourgogne de Paris ; avec 30 000 hommes d’armes, l'avocat du roi, Jean Juvénal des Ursins, délivre les prisonniers du Louvre et du Palais, et chasse les cabochiens. 5 septembre, les ordonnances cabochiennes sont abrogées. 30 octobre, dans une lettre à toute la chrétienté, l'empereur Sigismond annonce la tenue d'un prochain concile à Constance. 9 décembre, à Lodi, le pape Jean XXIII lance la bulle de convocation au concile de Constance pour le 1er novembre 1414.

1414. 21 mai, l'armée du roi de France, Charles VI, saccage Soissons après en avoir fait le siège pour en déloger les troupes du duc de Bourgogne, Jean sans Peur ; ce dernier se réfugie dans Arras où la paix sera signée le 4 septembre entre Jean sans Peur et Louis de Guyenne ; sur ordre du dauphin, afin de préserver et garantir l'unité du royaume, les prélats et grands seigneurs de l'armée royale sont tenus de prêter serment de paix et tout signe d'appartenance distinctif aux factions rivales, de même que les noms de Bourguignons et d'Armagnacs, sont bannis. 6 août, à Naples, mort de Ladislas Ier de Naples (Ladislas d'Anjou-Durazzo dit le Magnanime) ; début du règne de sa soeur, Jeanne II. 5 novembre, ouverture du concile oecuménique de Constance convoqué par Jean XXIII à la demande de Sigismond Ier (jusqu'au 22 avril 1418) ; Jean Charlier dit Gerson (1363-1429), surnommé "Doctor Christianissimus", ecclésiastique et théologien, chancelier de l’Université, partisan de Jean XXIII, travaille à mettre fin au grand schisme en animant le concile de Constance au cours duquel il prône une théorie de conciliation modérée, prétend que les docteurs en théologie et les évêques ont le droit de vote et organise la condamnation de Jan Hus ; entre-temps, il encourt l’hostilité du duc de Bourgogne et ne peut, de ce fait, rentrer à Paris ; il part vivre en Autriche puis s’installe à Lyon où il mourra le 12 juillet 1429 ; la réputation de Gerson, de son vivant, fut si grande que les historiens parlent souvent du "siècle de Gerson" ; il laissa des écrits sur la théologie spéculative et mystique et fut l’un des plus éminents prédicateurs de son temps ; il œuvra activement au rapprochement des religions et critiqua sévèrement la superstition religieuse. 8 novembre, à Aix-la-Chapelle, Sigismond de Luxembourg est couronné roi de Germanie.

1415. Charles VI tombe dans l’hébétude. 4 juillet, réfugié à Rimini, Grégoire XII accepte d’abdiquer sur le principe du "sacrifice de sa dignité à la paix de l'Eglise" ; le concile de Constance le nomme évêque de Porto et légat perpétuel de la Marche d’Ancône.


Vacance du Saint-Siège

1415
. 6 juillet, à Constance, Jean Hus 1, qui refuse de se rétracter, est brûlé sur le bûcher. 13 et 14 août, à Chef-de-Caux, débarquement en Normandie du roi d'Angleterre Henry V : 1 400 navires, avec artillerie et 30 000 hommes. 21 août, Jean Ier, roi du Portugal, s’empare de la ville de Ceuta (Maroc) : les musulmans capturés sont vendus à Lisbonne comme esclaves, les parents des captifs offrent en échange des esclaves noirs. 22 septembre, Harfleur, assiégé depuis le 18 août, tombe aux mains des Anglais. 25 octobre, à Azincourt, la chevalerie française des Armagnacs est anéantie par les Anglais d'Henri V pourtant inférieurs en nombre (à cause de la redoutable efficacité des archers gallois face aux arbalétriers français plus lents et aux chevaliers français aux lourdes armures embourbés dans un terrain détrempé) : de nombreux chevaliers sont faits prisonniers.

1416. 19 février, en déplacement dans la cité alpine de Chambéry, l'empereur Sigismond Ier élève le comté de Savoie en duché : Amédée VIII (1383-1451) prend alors le titre de duc (il sera élu pape en 1439 sous le nom de Felix V) ; le 19 février est la date de la fête nationale savoyarde. 2 avril, la couronne d'Aragon revient à Alphonse V, dit le Grand ou le Magnanime. 30 mai, déclaré hérétique et relaps par le concile de Constance, l'universitaire et théologien tchèque Jérôme de Prague, qui avait comparu librement le 25 mai 1415, est brûlé vif.

1417. 5 avril, mort du dauphin, Jean de France, à Compiègne ; son frère Charles de Ponthieu (futur Charles VII), prend sa place : il est reconnu héritier du trône de France (13 avril), est fait duc de Touraine et reçoit le duché de Berry et le Poitou. 18 avril, l'empereur Sigismond Ier récompense Frédéric Ier de Brandebourg de sa fidélité en le faisant officiellement "margrave et prince-électeur de Brandebourg". 1er août, Henri V d'Angleterre débarque et entame la conquête de la Normandie. 19 septembre, après un mois de siège, le château de Caen se rend à Henry V. 18 octobre, mort de Grégoire XII. 11 novembre, jour de la Saint-Martin, à Constance, élection du pape Martin V.


Notes
1 Le 16 juin 1410, à Prague, les ouvrages de John Wyclif sont livrés au bûcher ; Jan Hus défend les idées de Wyclif et "fait appel au Christ contre l’Église visible" : il est condamné par l’archevêque de Prague qui fait brûler ses écrits.
Le 21 février 1411, Grégoire XII excommunie Jan Hus, le recteur de l'Université de Prague, qui a pris position contre les indulgences : "rémission par l'Eglise des peines temporelles que les péchés méritent".
Le 24 juin 1412, la vente d’indulgence à Prague soulève l’indignation de Jan Hus qui provoque l’émeute du peuple de Prague laquelle est durement réprimée ; un cortège d'étudiant conduit par le disciple de Hus, Jérôme, va clouer au pilori la bulle du pape et la brûle ensuite ; trois étudiants, qui ont interrompu un prêtre pendant qu'il prêchait l'achat d'indulgence, sont exécutés à la hache ; l'agitation continue et de nombreux ecclésiastiques orthodoxes quittent la ville et font à Jan Hus une mauvaise réputation.
Le 6 juillet 1415, au concile de Constance, Jan Hus refuse de se rétracter : il est brûlé sur le bûcher.
"Jean Hus, adepte des idées réformatrices de l'Anglais John Wyclif, professait que l'Eglise est un corps mystique dont Jésus-Christ est le chef et dont les justes et les prédestinés sont les membres exclusifs. Les pécheurs et les réprouvés n'en font point partie. Les justes ne peuvent être séparés de l'Église et l'excommunication ne prévaut pas contre eux. Enfin, quand il n'y aurait ni pape ni évêques, l'Eglise n'en subsisterait pas moins par ses élus. Ces prémisses posées, Hus en venait au problème de l'autorité civile et ecclésiastique que le péché mortel annule. Quand, par le péché, cette autorité est perdue, la révolte des fidèles est licite. Car, en réalité, seul le Christ a le droit de lier ou de délier ; seul il a le pouvoir d'absoudre, la responsabilité de l'autorité ecclésiastique se limitant à entériner le pardon. L'Écriture enfin est l'unique règle de foi et de conduite. Tout ce qui n’est pas strictement dans l'Ecriture est condamnable et ne mérite ni respect ni obéissance". (missel.free.fr/)
2 http://www.linternaute.com/histoire/

Sources


Liste des papes


Auteur : Jean-Paul Coudeyrette
Référence publication : Compilhistoire ; toute reproduction à but non lucratif est autorisée.

Date de mise à jour :
21/10/2017
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