LES ROMS
SOMMAIRE

1 Petite histoire des Roms 2.2 Groupes ou nations
1.1 Origine des Roms 3 Culture et coutumes roms
1.2 Migrations des Roms 3.1 Langues des Roms
1.3 Les Roms en Europe 3.2 Religion
1.4 Génocide et internement des Roms 3.3 Société, économie, culture et coutumes
2 Répartition 3.4 Associations, congrès et reconnaissance internationale
2.1 Nombre de Roms 4 Citations

PETITE HISTOIRE DES ROMS
Origine des Roms

L'histoire ancienne des Roms reste faite d'hypothèses. On ne sait pas s'ils constituaient un groupe paria vivant en marge de la civilisation indienne, des membres d'une ou de plusieurs castes hindoues ou s'ils formaient différents groupes indigènes.

Le peuple Jat est un peuple du Pakistan et du Nord de l'Inde, d’origine scythe. Nomades et considérés comme impurs, les Jats seraient apparentés aux Tsiganes.

Le nom de Rom ou Rrom 9 proviendrait de Romba (ou Domba), terme désignant divers groupes marginaux d’Inde du Nord se réclamant d’ascendance noble rajpoute, constitués d’éléments hétérogènes restés étrangers au système brahmanique des castes. Selon Marc Bordigoni (Les Gitans, Le Cavalier Bleu, 2007) il signifie : homme accompli et marié au sein de la communauté.

Trois textes, datés respectivement de 1422, 1590 et 1630, établissent qu’à ces dates, les Rom se rappelaient encore leur origine indienne, occultée ensuite par la légende d’une origine égyptienne : l’Asie Mineure avait vu transiter vers les Balkans, entre 306 et 327, d’importantes formations militaires en provenance d’Égypte (lesquelles semblent être à l’origine des Balkano-Égyptiens actuels, que l’on trouve surtout en Albanie, en Grèce et en Macédoine). Le souvenir de ces Aiguptianoi pourrait être à l’origine des désignations françaises d’Égyptiens et de Gitans (en espagnol : Gitanos ; en anglais : Gipsies) données aux Roms.
Leur origine indienne fut redécouverte à la fin du XVIIIe siècle grâce à la comparaison entre la langue des Roms, le romani, et les langues indiennes.

Migrations des Roms

Les Roms ont apparemment quitté le Nord de l'Inde en plusieurs vagues, dès le Ve siècle.

Les migrations les plus importantes, commencèrent cependant, au XIe siècle, probablement à la suite des invasions musulmanes de l'Inde.

Les Roms ont initialement émigré vers l'ouest en traversant l'Iran vers l'Asie Mineure et l'Empire byzantin. De là, la majorité se mit en route vers l'Europe au début du XIVe siècle en passant par la Grèce.
Ils restèrent en Grèce près d'un siècle (la plupart installés sur le mont Gype d’où, peut-être, l’appellation égyptien qui se transformera en gitan) avant de s'installer dans toute l'Europe.

Leur trajet en Europe peut être retracé par les emprunts de mots persans, kurdes ou grecs que l'on retrouve dans les dialectes roms européens.

La linguistique peut affirmer qu’avant de pénétrer sur le territoire persan, le tronc commun domani s’est séparé en trois groupes, que l’on désigne respectivement comme : Domani ou Nawar (pluriel de Nuri) qui se sont dirigés vers la Syrie, le Liban et l’Égypte (les Caraques, terme venant soit du grec korakia : corneilles, soit du turc kara : noir) ; Lomani ou Posa qui se sont installés dans les régions arménophones ; et Romani, le groupe principal, qui a poursuivi sa route vers l’Europe (les Zingares).

Les Roms en Europe

Au début du XVIe siècle, les Roms avaient atteint tous les pays du continent, y compris la Russie, la Scandinavie, les Iles Britanniques et l'Espagne.

Dès le XIVème siècle, dans les principautés roumaines 2 9, les Roms sont réduits en esclavage pour compenser la crise économique et démographique causée par l’avancée des Turcs. Les rebelles, appelés netoti (fous), se réfugient dans les forêts et tinrent tête aux autorités.
En 1385, Dan I, prince de Valachie (principauté roumaine), fait don au Monastère de Tismana d'une propriété terrienne et de 40 familles roms.
Cet esclavage de 5 siècles ne prend fin qu’en 1857 lorsque Bucarest, suite à l'intervention de Napoléon III en 1856, édicte une loi les affranchissant et les laissant ainsi libres de reprendre leur vie errante.

En France, les premiers Roms sont signalés à Mâcon en 1419.

Après une période d’accueil bienveillant de la part des diverses cités à ces groupes se faisant passer pour pèlerins, accueil conforté par des lettres de protection de nobles locaux ou même d’empereurs et de papes, les autorités se ravisent brusquement, tout d’abord en Allemagne dans la seconde moitié du XVe siècle. Elles interdisent l’accès des villes aux Roms et payent souvent pour les faire déguerpir.
Cette attitude se durcit au XVIe siècle quand les Roms sont accusés d’irréligiosité, de commerce avec le diable, d’espionnage au profit des Sarrasins, puis de vols d’enfants et de cannibalisme, enfin de brigandages.
Ils sont persécutés pour le simple fait d’être tsigane, chassés d’une région à l’autre, d’un pays à l’autre, emprisonnés et envoyés aux galères (France), livrés comme gibier aux chasseurs (Allemagne, Suisse), fouettés, torturés, mutilés, pendus…

En 1445, Vlad II Dracul accueille en Valachie 12.000 Tsiganes venus de Bulgarie.

En Espagne, la situation des Roms, libres sous la domination musulmane, change après la reconquête chrétienne en 1492.
Entre 1499 et 1783, une douzaine de lois au moins sont promulguées pour interdire costume, langue et coutumes roms et tenter une assimilation forcée.
Le romani, pourchassé comme langue du diable par l’Inquisition, disparaît en tant que tel mais une partie du vocabulaire survit dans le kalo (ou caló) des Gitans, à base grammaticale espagnole.

La première répression officielle des Roms en France a lieu en 1539 avec un ordre d'expulsion de Paris.
De même, en 1563, les Anglais ordonnent aux Roms de quitter l'Angleterre sous peine de mort.

En 1647, Mazarin prend une ordonnance contre les vagabonds et les bohémiens. 5

En 1666, Louis XIV décrète que tous les Bohémiens de sexe masculin doivent être arrêtés et envoyés aux galères sans procès.
Par l'ordonnance du 11 juillet 1682 (Déclaration contre les Bohèmes), le roi confirme que tous les Bohémiens mâles soient, dans toutes les provinces du Royaume où ils vivent, condamnés aux galères à perpétuité, leurs femmes rasées, et leurs enfants enfermés dans des hospices. Les fiefs des nobles qui donneraient asile aux Bohémiens, seraient frappés de confiscation. 6

Ferdinand VI d’Espagne ordonne la grande rafle des Gitans en 1749.

A partir de 1761 Marie-Thérèse et son fils Joseph II tentent de faire des Roms de nouveaux Hongrois en dispersant les familles et en plaçant de force leurs enfants chez des paysans.
En 1781, Joseph II abolit le servage sauf pour les Tsiganes.

En 1857, Bucarest 2, suite à l'intervention de Napoléon III, édicte une loi affranchissant les Roms et les laissant ainsi libres de reprendre leur vie errante.

Les Pays-Bas expulsent tous les Roms au milieu du XIXe siècle.

Dans un rapport de 1897, les autorités françaises dénombrent « 20.000 nomades en bandes voyageant en roulottes ».
La loi du 16 juillet 1912 sur l’exercice des professions ambulantes et la circulation des nomades crée le carnet anthropométrique que le chef de famille doit faire viser au moindre déplacement.

Les Roms, cependant, ne sont pas maltraités dans toute l'Europe.
Dans la Russie des tsars, par exemple, leurs conditions de vie différent assez peu de celles des paysans pauvres.
Dans les Balkans, pendant la domination turque, de nombreux Roms jouissent de privilèges en se convertissant à l'islam. Dans certaines républiques de l'ex-Yougoslavie, leur situation est comparable à celle d'autres minorités.

La Suisse et la Suède mettent en place une législation qui vise à détruire la culture tzigane.
L’organisation suisse Pro Juventute aurait enlevé des centaines d’enfants de nomades pour les placer en orphelinats entre 1926 et 1986.

La Loi n°69-3 du 3 janvier 1969 relative à l'exercice des activités ambulantes et au régime applicable aux personnes circulant en France sans domicile ni résidence fixe stipule : "Article 2. Les personnes n'ayant ni domicile ni résidence fixes de plus de six mois dans un Etat membre de l'Union européenne doivent être munies d'un livret spécial de circulation délivré par les autorités administratives [...] Article 7. Toute personne qui sollicite la délivrance d'un titre de circulation prévu aux articles précédents est tenue de faire connaître la commune à laquelle elle souhaite être rattachée. Le rattachement est prononcé par le préfet ou le sous-préfet après avis motivé du maire."
L'appellation administrative Gens du voyage est apparue dans les circulaires n°72-186 du 20/10/1972 et n°78-202 du 16/05/1978.
La Loi n° 90-449 du 31 mai 1990, dite Loi Besson, impose, à l’instar du Caravane Site Act de 1968 en Grande-Bretagne, à toute commune française de plus de cinq mille habitants une aire de stationnement pour les nomades : "Art. 28. Un schéma départemental prévoit les conditions d'accueil spécifiques des gens du voyage, en ce qui concerne le passage et le séjour, en y incluant les conditions de scolarisation des enfants et celles d'exercice d'activités économiques. Toute commune de plus de 5 000 habitants prévoit les conditions de passage et de séjour des gens du voyage sur son territoire, par la réservation de terrains aménagés à cet effet. Dès la réalisation de l'aire d'accueil définie à l'alinéa ci-dessus, le maire ou les maires des communes qui se sont groupées pour la réaliser pourront, par arrêté, interdire le stationnement des gens du voyage sur le reste du territoire communal."

De 1990 à 1995, trente pogroms ont lieu contre des quartiers roms en Roumanie 2.

De 1992 à 1995, des milliers de Roms sont abattus ou torturés en Bosnie, et comptabilisés comme victimes musulmanes. D’autres sont placés sur la ligne de front par l’armée serbe ou envoyés nettoyer les champs de mines.

La Loi n°2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage en France impose à chaque département l'adoption d'un schéma d'accueil et d'implantation des aires en nombre suffisant : "Les communes de plus de 5.000 habitants figurent obligatoirement au schéma départemental. Il précise la destination des aires permanentes d'accueil et leur capacité. Il définit la nature des actions à caractère social destinées aux gens du voyage qui les fréquentent." (art. 1 II). "Les communes figurant au schéma départemental en application des dispositions des II et III de l'article 1er sont tenues, dans un délai de deux ans suivant la publication de ce schéma, de participer à sa mise en oeuvre." (art. 2 I).

Depuis 2008, en Roumanie, l'article 71 du code de la route interdit aux attelages de circuler sur les routes nationales, en raison de leur implication dans 10% des accidents de la route. En 2010, l'interdiction sera étendue à toute la ville de Bucarest. 11

Le 5 octobre 2012, le Conseil constitutionnel (décision n° 2012-279 QPC) juge contraire à la Constitution française, le carnet de circulation prévu à l'article 5 de la Loi n°69-3 du 3 janvier 1969, qui impose aux gens du voyage un visa tous les trois mois pour circuler. Les Sages maintiennent cependant le livret de circulation prévu par la même loi.

Du 5 au 7 mai 2014, à Athènes : rencontre entre la Conférence des Eglises européennes (CEC) et le Conseil des conférences épiscopales d’Europe (CCEE) sur la condition des Roms en Europe.

Génocide et internement des Roms

Préparé dès 1899 par la création à Munich du Bureau des affaires tsiganes et la publication en 1905 du Zigeuner-Buch (liste détaillée de milliers de Roms), le mécanisme du génocide des Roms (Samudaripen en romani ou Baro Porajmos ou Porrajmos, le Grand Engloutissement, en tsigane, et Kali Traš pour certains Roms de Russie) débute en Allemagne avec plusieurs lois sur :
- le contrôle de la plaie tsigane (1926),
- la surveillance des Tsiganes (1928),
- la stérilisation eugénique (1933),
- l'interdiction des mariages mixtes (1934-1935).

En 1936, l’internement de Tsiganes débute à Dachau et l’Institut de biologie raciale est créé.

Ce mécanisme s’étend en 1937 aux pays alliés aux nazis.

Les stérilisations deviennent massives en 1938 et les déportations vers les camps de la mort, en Pologne surtout, s’intensifient à l’automne 1939.

En février 1940, à Buchenwald, le gaz mortel zyklon B est testé sur 250 enfants roms raflés à Brno.
Puis commencèrent la faim, le froid, le travail exténuant, les maladies des camps, les brutalités, les expérimentations pseudo-médicales, les massacres dans les forêts et les villages par les Einsatzgruppen, commandos d’extermination allemands, et leurs supplétifs.

28.000 Roms disparaissent, en Croatie, dans le camp de Jasenovac, l’un des plus connus.

Le décret du 6 avril 1940 interdit la circulation des nomades sur l’ensemble du territoire français pour la durée de la guerre : "Article 1 - La circulation des nomades est interdite sur la totalité du territoire métropolitain pour la durée de la guerre.
Article 2 - Les nomades, c'est-à-dire toutes personnes réputées telles dans les conditions prévues à l'article 3 de la loi du 16 juillet 1912, sont astreints à se présenter tous les quinze jours qui suivront la publication du présent décret, à la brigade de gendarmerie ou commissariat de police le plus voisin du lieu où ils se trouvent. Il leur sera enjoint de se rendre dans une localité où ils seront tenus à résider sous la surveillance de la police. Cette localité sera fixée pour chaque département par arrêté du préfet."

L'ordonnance allemande du 4 octobre 1940 exige l'internement de tous les Tsiganes dans des camps administrés et surveillés par les autorités françaises :
1 - Les Tsiganes se trouvant en zone occupée doivent être transférés dans des camps d’internement, surveillés par des policiers français. Les détails sont à fixer par les chefs régionaux.
2 - Le franchissement de la ligne de démarcation vers la zone occupée leur est interdit par principe.
L'ordonnance était accompagnée d’une définition qui élargissait la notion de bohémien à tous les forains : « Seront considérées comme bohémiens toutes les personnes de nationalité française et étrangère, sans domicile fixe, et vagabondant en région occupée selon l’habitude des Bohémiens (nomades, forains) sans tenir compte si elles sont en possession d’un carnet d’identité, carnet anthropométrique ou non. »
Dans chaque département, les préfets demandèrent à la gendarmerie de recenser puis de regrouper les nomades et de les surveiller 1. Dès l’automne 1940, les tziganes originaires d’Alsace-Lorraine furent internés dans les camps d’Argelès-sur-Mer et de Barcarès (Pyrénées-Orientales), puis transférés à Rivesaltes. 10
L'ordonnance allemande du 22 novembre 1940 interdisant l'exercice des professions ambulantes dans 21 départements de l'Ouest de la France permit l'arrestation de nouveaux nomades et forains que les Allemands assimilèrent aux Tsiganes contrairement aux autorités françaises 1.
Environ 6.500 hommes, femmes et enfants ont été internés entre 1940 et 1946 dans 30 camps d'internement français en raison de leur appartenance réelle ou supposée au peuple tsigane 1 : à Angoulême, Linas-Montlhéry, Jargeau, Poitiers, Moisdon-la-Rivière, Coudrecieux, Montreuil-Bellay, Saliers, la Morellerie, etc.

En Pologne occupée, du 2 au 3 août 1944, le "Zigeunerlager" d'Auschwitz-Birkenau est vidé de quelque 3.000 derniers tsiganes qui sont gazés et brûlés.
20.000 déportés roms, originaires de 14 pays d'Europe, y ont été exterminés auparavant.
Les déportés tsiganes portent un triangle marron 8 et le tatouage Z pour Zigeuner (Tsigane en allemand).

Les historiens estiment que les Allemands et leurs alliés ont exterminé de 25 à 50 % de tous les Tsiganes européens.
Selon des estimations officielles, près de 500.000 Roms d'Europe, considérés comme racialement inférieurs, ont été assassinés sous le IIIème Reich.
Certaines déclarations officielles prétendent que les persécutions du régime nazi n’étaient pas fondées sur des raisons raciales, mais sur la seule criminalisation de comportements asociaux (Land de Wurtemberg en 1950, gouvernement de Bonn en 1971, Conseil central juif en 1985).

Le 24 octobre 2012, la chancelière Angela Merkel inaugure à Berlin le mémorial aux Roms victimes du nazisme.


REPARTITION

Nombre de Roms

En Europe, où la plupart des Roms sont sédentaires, leur population est estimée entre 12 et 15 millions : parmi eux, 10 millions résident dans l'Union européenne. Ils sont environ 2,4 millions en Roumanie 2 9, 800.000 en Bulgarie, 800.000 en Espagne, 600.000 en Hongrie et en Serbie-Monténégro, 540.000 en Turquie, 500.000 en Russie, 450.000 en Slovaquie, 400.000 en France, 250.000 en République tchèque, 200.000 en Grèce, 180.000 en Macédoine, 150.000 au Royaume-Uni, 140.000 en Allemagne, 120.000 en Italie, 100.000 en Albanie, 70.000 en Biélorussie, 50.000 au Portugal, 45.000 en Pologne, 40.000 en Suède, 40.000 en Suisse, 35.000 en Belgique, 35.000 en Irlande, 30.000 en Bosnie, 30.000 en Croatie, 25.000 aux Pays-Bas, 25.000 en Autriche, 12.000 en Finlande, 10.000 en Slovénie, 8.000 en Lettonie, 4.000 au Danemark, 4.000 en Lituanie, 1.500 en Estonie, 1.500 à Chypre. 7
Dans le monde, elle pourrait atteindre entre 15 et 18 millions.
Aux Etats-Unis, les Roms voyageaient à travers les zones rurales jusqu’à la Grande Dépression des années 1930, lorsque la plupart d'entre eux s'établirent dans les grandes villes des côtes atlantique et pacifique.

Groupes ou nations

Les Roms sont divisés en groupes parfois désignés sous le nom de nations, généralement définies par leur zone géographique d'implantation ou d'origine récente.

Les groupes principaux sont :

- les Kalé, Kalao, Kalon ou Gitans [en référence à la Petite Egypte en Grèce où ils séjournèrent longtemps] surtout en Espagne (Andalous et Catalans) et dans le sud de la France :

- les Manouches (du nom indien Mânouch : homme) ou Sinté (Sinti venant du Piémont) répartis en Valstiké (français) et en Gashkané et Praïstiké (allemands) ;

- les Tsiganes (autrefois Cigains puis Zinganes) appelés aussi Roms (Rom = homme, mari en tsigane), Bohémiens ou Boumians (car ils étaient supposés originaires de Bohême) et Romanichels (déformation de Romani Tchave : les gars tsiganes), divisés en Tchoura (rétameurs), Lovara (maquignons) et Rumunguri influencés par la Hongrie, Kalderash (chaudronniers et forgerons) influencés par la Russie, Arlie, Gurbeti, Xoraxané ou Kharokane ou Horahane (musulmans d’origine yougoslave, essentiellement Bosniaques), Roma slovènes d'Italie, Kortorar de Transylvanie, Boyash (teinturier), Domars (éboueurs et chiffonniers), Harabaci (charretiers), Gabori (éleveurs de chevaux et forgerons), Kokkalares (fossoyeurs et terrassiers), Lautari (musiciens), Ursari (montreurs d'ours), Rotars (charrons, fabricants de roues), Roudars ou Loudars (métiers du bois) ;

- les Yéniches ou Jenischen (ce nom signifierait : les sans-domicile), surtout vanniers, ne sont pas d'origine tsigane mais d'origine européenne probablement germanique (Allemagne, Palatinat) ce qui leur vaut le surnom de Tziganes blancs. Avec des yeux verts ou bleu, ils parlent un idiome germanique.

Le mot Tsigane proviendrait du grec byzantin Athinganos altéré en Atsinganos [formé du grec a privatif et thinganein (toucher) signifiant littéralement pas toucher (intouchable?)] qui était le nom d'une secte de manichéens venus de Phrygie à Byzance et connus comme magiciens et devins au XIe siècle. Le terme a donné Zingari en Italie et Zigeuner en Allemagne.

Rom, terme autrefois réservé aux Tsiganes d'Europe centrale, est la dénomination choisie par les Tsiganes, Romanichels, Bohémiens, Gitans, Manouches, etc., lors de leur premier congrès international à Londres en 1971, pour désigner les 3 grands groupes : Kalés, Manouches et Tsiganes.


CULTURE ET COUTUMES

Comme les Roms sont très dispersés, leurs structures culturelles et sociales diffèrent considérablement d'une région à l'autre. La caractéristique qui domine partout est un grand sens de la cohésion et de l'exclusivité du groupe.

Les traditions roms par opposition à celle du monde extérieur sont considérées comme sacrées.

Le contact avec des non-Roms (les Gadjé) est perçu comme une souillure potentielle, une idée probablement dérivée des croyances religieuses de leurs ancêtres hindous.

Langues des Roms

L'unité des Roms est aussi linguistique.
Leurs langues sont toutes des dialectes appartenant à la branche indo-iranienne des langues indo-européennes.
On divise généralement les langues indo-iraniennes en une branche iranienne et une branche indienne (ou indo-aryenne).
La branche indienne, composée de plus de 500 idiomes pratiqués par près de 500 millions de personnes dans les régions septentrionales et centrales du sous-continent indien, comprend le sanskrit, des langues médiévales appelées prâkrits et des langues modernes, comme le hindi et l'ourdou, le bengali, le gujarâtî et d'autres langues indiennes, le nepalî (Népal et Sikkim), et le cinghalais (Sri Lanka).
Par ailleurs, les langues dardes, qui regroupent le kashmiri et le romani tchib (langue des Tsiganes), sont considérées soit comme un sous-groupe indien, soit comme une troisième branche indo-iranienne.
Il semble que la langue indienne la plus proche du romani soit le sadri, forme véhiculaire du hindi en usage dans la région de Ranchi parmi des tribus aussi bien aryennes que dravidiennes.

Principaux dialectes parlés en France : rom, manouche, sinto, gitan, etc.

Le premier texte romani connu (quinze phrases) a été publié en 1537 en Angleterre par Andrew Borde, suivi par les listes de mots de Scaliger.

Religion

C'est peut-être par la religion que les peuples roms se différencient le plus les uns des autres.
Ils ont souvent adopté la croyance des pays dans lesquels ils vivaient.

Parmi les Roms, on rencontre des catholiques, des orthodoxes, des protestants (surtout des pentecôtistes : la Mission évangélique des Tsiganes de France Vie et Lumière, fondée en 1946, compterait 1.300 pasteurs et plus de 120.000 baptisés) et des musulmans (en Turquie, en Égypte et dans le sud des Balkans).

La Première rencontre mondiale de prêtres, diacres, religieux et religieuses tziganes, qui ne sont qu’une centaine, s'est déroulée à Rome du 22 au 25 septembre 2007.
On y a célébré le 10e anniversaire de la béatification de Ceferino Giménez Malla (1861-1936), un gitan espagnol franciscain fusillé pour sa foi au Christ en 1936 : le premier tzigane proclamé Bienheureux.

Les Roms font peu appel au clergé, cependant, et préfèrent accomplir les rites religieux dans leurs propres demeures ou dans le cadre de pratiques traditionnelles.
Les fêtes (mariages, baptêmes, circoncisions, pèlerinages, jour de l’an, etc.) sont l’occasion de vastes retrouvailles.

Le pèlerinage de mai aux Saintes-Maries-de-la-Mer est surtout fréquenté par les Gitans qui viennent de tous les pays fêter Sara le 24 et les Maries le 25 ; tous les trois ou quatre ans, ils élisent leur reine aux Saintes-Maries-de-la-Mer. En 1953, dans le but d’éclipser le culte de Sara, l'aumônerie nationale introduisit dans la procession une statue de Notre Dame des Gitans, qui fut bénie par l'archevêque de Lourdes en 1958 et couronnée par le pape Paul VI en 1965.
Chaque année, en août, les gitans catholiques se rassemblent à Lourdes pour leur pèlerinage marial.

Le dimanche 13 mars 2011, à Longpont-sur-Orge en Ile-de-France, Mgr Michel Dubost, évêque d'Evry, inaugura la première paroisse en France consacrée spécialement aux gens du voyage : la paroisse Bienheureux Ceferino Giménez Malla. Située sur la commune de Longpont-sur-Orge, la basilique Notre-Dame-de-Bonne-Garde a été construite entre le XIème et le XIIIème siècle ; elle est un lieu de pèlerinage marial et une étape sur la route de Compostelle. 4

Société, économie, culture et coutumes

Les différentes nations roms sont divisées en clans, chacun d'eux étant composé d'un certain nombre de familles apparentées par des origines communes ou une association historique.

Les clans nomment des chefs, qui adoptent parfois le titre de roi ou reine. De tels titres ne signifient plus vraiment une position de plein pouvoir mais sont plutôt attribués comme signe de respect ou pour prendre contact avec les autorités locales.

La famille, où les anciens occupent des positions de respect et d'autorité, est au centre de la vie des Roms.

Les mariages sont généralement arrangés et permettent de créer des alliances entre les familles ou les clans.
Une moralité sexuelle stricte prédomine ; les jeunes filles célibataires sont chaperonnées.
Traditionnellement, la famille du fiancé, paie celle de la fiancée, pour l'indemniser de la perte d'une fille et pour garantir qu'elle sera bien traitée.
Pratiquant l'endogamie, les Roms ont échappé à l'intégration à d'autres cultures et ont ainsi conservé leurs caractères propres.

Le droit coutumier est exercé par la romani kris (jugement rom), qui ne survit guère que dans les Carpates, mais renaît sous des formes rénovées dans diverses communautés. II s'agit d'un tribunal informel jugeant les querelles ainsi que les questions de droit courant et de coutumes roms.

En général les Roms dépendent peu des structures sociales des sociétés dans lesquelles ils vivent parce qu'ils ont reproduit ces fonctions au sein de leurs propres communautés.

Presque partout les Roms occupent des situations peu considérées et exercent le plus souvent des activités marginales.
Leurs métiers traditionnels sont : la musique et le spectacle, la forge et le travail du métal, le commerce des chevaux et du bétail.
Ils sont aussi colporteurs et marchands ambulants, guérisseurs et diseurs de bonne aventure, fabriquent des paniers, sculptent le bois et pratiquent d'autres artisanats.

On accuse les Roms de rapines et de pillages dans les campagnes. Si la tradition asiatique permet la maraude en cas de faim, l’effraction est condamnée avec rigueur par le droit coutumier tsigane.

L’habitat des Roms a été longtemps, outre la hutte et la maison, la tente puis, en Occident à partir du XVIIIe siècle, la roulotte.
On rencontre des habitats troglodytes en Espagne.
Des cabanes, creusées dans la terre et couvertes de branchages, dénommés bordei en roumain (putrina en romani), ont été en usage en Roumanie.

C'est dans les régions les moins industrialisées du sud de l'Europe, des Balkans et du Moyen-Orient que les Roms tendent à s'intégrer le mieux du point de vue économique et culturel.

Dans les pays anciennement communistes, les Roms souffrent beaucoup de la crise économique actuelle. Bon nombre d'entre eux essaient de franchir les frontières pour aller en Europe de l'Ouest, mais ils sont repoussés. Presque partout, ils subissent des pressions visant à leur faire abandonner leur mode de vie traditionnel.

Néanmoins, le fait que les Roms prennent de plus en plus conscience de leur origine, de leur langue et de leur culture indique bien que la société rom n'est pas sur le point de disparaître.

Associations, congrès et reconnaissance internationale

Les Roms se sont constitués en associations à partir des années 1960 à l’Ouest et à partir de 1990 à l’Est.

La plupart sont réunies au sein de l’Union romani internationale (U.R.I.), issue du 1er congrès international des Rom, réuni à Londres du 8 au 12 avril 1971, qui affirme le droit du peuple Rom à chercher sa propre voie vers le progrès, appelle au développement d’une langue commune, décide d’un drapeau (voir ci-après), choisit pour hymne Gelem, gelem (Je suis allé par de longues routes) et officialise la dénomination Rom.
Depuis, le 8 avril est la Journée Internationale des Roms.


Le IIe congrès, réuni à Genève en 1978, insiste sur l’aspect ethnoculturel et l’origine indienne pour définir le peuple Rom.

Le IIIe congrès, réuni à Göttingen en RFA, du 16 au 20 mai 1981, s’attache à la mémoire du Samudaripen (génocide) et à ses implications jusqu’à nos jours.

Le IVe congrès, le premier paneuropéen, à Varsovie, en 1990, rejette toute revendication territoriale, souligne l’implication des Roms comme citoyens actifs dans la société, adopte un alphabet unique pour toutes les variantes du romani dans le respect des divers dialectes, relance la question des réparations de guerre et décide d’une coopération suivie avec les organisations internationales.

Trois textes de l’O.N.U. (résolution du 31 août 1977, recommandation du 28 août 1991 et résolution du 4 mars 1992) reconnaissent le handicap social de nombreux Roms et appellent au respect de leur identité culturelle et à l’élimination de toute forme de discrimination. L’Union Romani Internationale, reconnue depuis 1979 par l’O.N.U., obtient en 1993 le statut consultatif (catégorie 2) et la participation, à l’Assemblée générale, d’un délégué.

En 1990, la Conférence pour la sécurité et la coopération en Europe (C.S.C.E.) reconnaît le problème spécifique des Roms. La coopération qui s’établit entre la C.S.C.E. (aujourd’hui O.S.C.E.) et les leaders roms débouche sur des appels de plus en plus forts au respect des droits des Roms et sur l’ouverture d’un point de contact rom au Bureau des institutions démocratiques à Varsovie.

En 1992, le soutien de la Communauté européenne permet de créer un cadre d’activité à la commission linguistique de l’U.R.I. et de publier des livres en romani.
Le Conseil de l’Europe organise des séminaires de formation pour jeunes leaders roms ; le romani y est une des langues de travail.

Fondée en 1993, la Rroma Foundation s'est établie en Suisse grâce à l'aide financière du mécène George Soros.

En 1997, la Ve conférence internationale sur l’éducation des adultes de l’U.N.E.S.C.O. garantit le droit à l’éducation des « Tsiganes et autres peuples non fixés sur un territoire et/ou nomades » afin que, « compte tenu de leur style de vie et de leur langue, [ils] puissent reprendre leurs études et poursuivre leur formation dans les institutions existantes ».

Un sondage du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), publié le 2 février 2005 à Sofia (Bulgarie), marque le début de la Décennie pour l'intégration des Roms.
Selon les résultats de ce sondage, la minorité rom d'Europe orientale se classe loin derrière les autres groupements de population dans les domaines de l'emploi, du logement, de la scolarisation, de l'alphabétisation, de l'accès aux médicaments essentiel, de l'eau courante et des communications modernes.
L'étude couvre l'Albanie, la Bosnie-Herzégovine, la Bulgarie, la Croatie, la République tchèque, la Hongrie, l'ARY (Ancienne République Yougoslave) de Macédoine, la Roumanie 2, la Serbie-Monténégro, la Slovaquie et le Kosovo.

Le 16 septembre 2008, au cours d'une conférence organisée à Bruxelles, la Commission européenne appelle les Etats de l'UE à offrir des "chances réelles" d'intégration aux membres de la minorité rom, dont la situation est "dramatique", et à combattre les discriminations.

Dans un rapport publié le 24 février 2009, la Commission européenne contre le racisme et l'intolérance (Ecri), un organe du Conseil de l'Europe, note avec inquiétude que les Roms de Bulgarie continuent de souffrir de ségrégation tant au niveau scolaire que dans le monde du travail.

Le jeudi 8 et le vendredi 9 avril 2010, à Cordoue (Espagne), lors du deuxième sommet ministériel européen consacré aux Roms, la Commission de l´Union européenne adopte les trois principaux aspects d'une la résolution : mobiliser des fonds structurels pour contribuer à l´intégration des Roms, valoriser leur potentiel pour soutenir une croissance inclusive et tenir compte des problématiques qui leur sont propres dans tous les domaines d´action pertinents aux niveaux national et européen. Réitérant son action contre les discriminations, la ségrégation et la violence raciste, la Commission sollicite les pays membres de l´UE d´assurer aux communautés roms l´accès à l´emploi et à une instruction sans barrières, au logement et aux services sanitaires essentiels pour leur intégration. (source : Misna)


CITATIONS

Les Bohémiens (les Zigeuner, Zingari et Gitanos des Allemands, des Italiens et des Espagnols), que l'on confond si souvent en français avec les Bohèmes, au grand déplaisir de ces derniers, deviennent de plus en plus nombreux à mesure qu'on s'approche du bas Danube. L'apparition en Europe de ce singulier peuple date du commencement du quinzième siècle. Leur couleur, leurs traits, leur langue, évidemment dérivée du sanscrit, leurs mœurs et leurs traditions, tout prouve qu'ils proviennent des Zinganes des bouches de l'Indus, et qu'ils ont été chassés de leur patrie à la suite des dévastations de Tamerlan 3. Malgré la sollicitude de plusieurs souverains, notamment de Marie-Thérèse, pour leur procurer un domicile stable, un état et des moyens d'éducation à leurs enfants, ils sont demeurés la plupart vagabonds, errants dans les vastes plaines de la Hongrie et dans les forêts de la Transylvanie, de la Valachie et de la Turquie, où ils se trouvent en plus grand nombre que partout ailleurs ; tandis que d'autres vivent, dans des cavernes ou dans des trous qu'ils se creusent dans la terre. Aventureux, rusés, dégoûtants de saleté, sans besoins, peu soucieux de l'avenir, ils vivent de fruits, principalement d'aulx et d'oignons, comme tous les Orientaux, quelquefois d'herbes et de racines, rarement de viande, à moins que leur bonne fortune ne leur fasse rencontrer quelque animal mort : aucune viande, quelque hasardée qu'elle soit, ne leur répugne. Ils sont naturellement gais, aimant la musique et la danse ; ils se produisent dans les foires comme musiciens, jongleurs et hercules, tandis que leurs enfants nus volent ou mendient, et que les femmes disent la bonne aventure. Quelques-uns cependant se livrent à l'agriculture et à des arts industriels. Il y a plusieurs castes parmi eux. Leur religion est à peu près nulle : ils se disent chrétiens ou musulmans selon les circonstances ; mais ce sont de véritables païens. Ils n'ont ni temple, ni maisons de prière, et s'inquiètent moins encore des choses de l'autre vie que de celle-ci. Ils ne s'allient qu'entre eux, et leurs mœurs sont d'ordinaire fort dépravées. C'est un échantillon peu avantageux des peuples nomades, qui brave notre civilisation jusqu'au centre des pays où elle est le plus avancée. Nous nous complaisons souvent dans la pensée que, si notre civilisation était connue des peuples barbares, ils seraient ébahis d'admiration, et feraient tous leurs efforts pour s'en approprier au moins quelque peu, et voilà deux cent mille de ces barbares qui, depuis trois siècles et demi, parcourent l'Europe dans tous les sens sans avoir pris goût pour aucune de nos institutions. On en compte 152.000 en Autriche. (Monseigneur Mislin, 27 juin 1848)

Sorciers, bateleurs ou filous,
Reste immonde,
D'un ancien monde,
Gais bohémiens, d'où venez-vous ? (Béranger 1780-1857)

Toutes ces histoires de Bohémiens qui enlèvent les enfants n'ont plus de vogue chez nous. (Alexandre Dumas 1802-1870)

Ils rencontrèrent quelques Bohémiennes qui dansaient avec des tambours de basque. (Mérimée 1803-1870)

De ces jeunes danseuses (tsiganes), plusieurs étaient remarquablement jolies, tout en ayant le type franchement accusé de leur race. (Jules Verne, Michel Strogoff 1876)

Bohémiens, vous avez emporté tous les enfants du monde. (Georges Limbour, L'Enfant polaire, 1921)

Nous avons tous un épiderme sensible aux tziganes et aux marches militaires. (Jean Cocteau, Le Rappel à l'ordre, 1926)

Respecte les personnes âgées, car toi-même, tu seras un jour âgé. (Proverbe rom)

Ce n'est pas la destination mais la route qui compte.
Le plus beau des feux commence toujours par des brindilles.
L'or des gitans ne brille ni ne tinte. Il luit dans le soleil et hennit dans l'obscurité. (Proverbes gitans)

N'entre pas dans mon âme avec tes chaussures.
Même si tu le nourris, le loup regarde toujours dehors.
Ne saute pas hors de ton ombre.
Tout ce qui n'est ni donné, ni partagé est perdu. (Proverbes manouches)


Notes
1 http://www.memoires-tsiganes1939-1946.fr/introduction.html
2 Définition du terme Roumains : http://fr.wikipedia.org/wiki/Roumains. Les Roms ne sont pas tous des Roumains et les Roumains ne sont pas tous des Roms.
3 Tamerlan (Timur-i Lang), 1336-1405, fonda un empire qui s'étendait de l'Indus à l'Anatolie.
4 http://www.eglise.catholique.fr/
5 Chronique de l'humanité. J. Legrand SA. Ed. Chronique. 1986
6 Max Gallo, Le sens des choses, sous la direction de Jacques Attali, Robert Laffont, 2009, p.246 et Jean-Pierre Liégeois, Roms en Europe, Council of Europe, 2007, p.109-110
7 www.touteleurope.fr/
8 http://d-d.natanson.pagesperso-orange.fr/triangles.htm
9 Les noms Roumain et Roumanie ont une étymologique différente de Rom. "Le royaume de Dacie, attesté dès le IIe siècle avant notre ère, fut soumis par l’empereur Trajan après deux campagnes appelée guerres daciques (101-102 et 105-107) et fut érigée en province romaine. Même si la domination romaine ne dura qu’un siècle et demi — les Goths chassèrent les Romains en 256, qui abandonnèrent totalement la province en 275 —, son implantation eut néanmoins des conséquences linguistiques permanentes. En effet, les habitants de Dacie se romanisèrent et se christianisèrent. Devenus chrétiens et romains, ils parlèrent le latin. La thèse la plus vraisemblable laisse croire qu'on devrait le roumain aux colons romanisés qui auraient trouvé refuge dans les Carpates du Sud, pour revenir ensuite dans la plaine danubienne." (http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/europe/roumanie.htm)
10 http://www.memoire-net.org/article.php3?id_article=135
11 http://fr.wikipedia.org/wiki/Code_de_la_route_%C3%A0_cheval


Sources


Auteur : Jean-Paul Coudeyrette
Référence publication : Compilhistoire ; toute reproduction à but non lucratif est autorisée.

Date de mise à jour : 18/11/2014