AU FIL DE L'AN...

Fêtes chrétiennes et laïques, jours fériés et commémorations de l'année, en France

A Sandrine


SOMMAIRE

1. Famille d’année 25. Journée de commémoration de l'abolition de l'esclavage (10 mai)
2. Le calendrier. Le début de l'année 26. Jeanne d’Arc
3. Jours fériés et chômés. Repos hebdomadaire. Dimanche 27. La Fête des Mères
4. L’Avent 28. Journée nationale de la Résistance (27 mai)
5. Saint Nicolas (6 décembre) 29. Hommage aux morts pour la France en Indochine (8/6)
6. L’Immaculée Conception (8 décembre) 30. La Fête des Pères
7. Noël (25/12), Jour de l'An (1/1) et Epiphanie 31. La Fête de la Musique (21 juin)
8. Mémoire des victimes de l’Holocauste (27 janvier) 32. La Saint-Jean. Jean-Baptiste. Le baptême (24 juin)
9. La Chandeleur (2 février) 33. Le Quatorze Juillet
10. La Saint-Valentin (14 février) 34. Mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'État français et hommage aux Justes de France
11. Traditions et fêtes catholiques mobiles
12. Carnaval. Mardi Gras. Mercredi des Cendres. Carême
13. Dimanche des Rameaux
14. Pâques
15. L’Ascension
16. La Pentecôte
17. La Trinité.
18. La Fête-Dieu. La Fête du Saint-Sacrement
35. L’Assomption (15 août)
19. La Fête des Grands-mères et des Grands-pères 36. Journée nationale d'hommage aux harkis et autres membres des formations supplétives (25 septembre)
20. La Journée internationale des femmes (8 mars) 37. La Fête de la Science
21. Journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc (19 mars) 38. Halloween (31/10), Toussaints (1/11) et Défunts (2/11)
22. Souvenir des victimes et héros de la déportation 39. Le Onze Novembre
23. Le Premier Mai, la Fête des Travailleurs 40. Citations et proverbes
24. Le Huit Mai  



FAMILLE D'ANNEE

"An, année" (vers 1080) vient du latin annus de même signification.
Ce qui dure un an est dit "annal" (1150), terme juridique, ou "annuel" (1310). D'où "annalité" qui équivaut à "annualité" (ces 2 termes sont très rares).
Ce qui est "pluriannuel" dure plusieurs années.
Une "décennie" (1890) est une période de 10 ans [une décade (XIVe s) une période de 10 jours].
Une "annuité" (1386) est une somme à payer annuellement (1722) ou une prime annuelle d'assurance (1866).
L'histoire d'un pays écrite par année forme ses "annales" (1447) rédigées par des "annalistes".
L'"annate" (nom féminin) est la redevance, équivalant à une année de revenu, que payaient autrefois au Saint-Siège ceux qui étaient pourvus d'un bénéfice.
Le jour qui, au bout d'une ou de plusieurs années, correspond à celui d'un événement remarquable est un "anniversaire" (XIIe s.) : de annus et de vertere (tourner) : "ce que ramène l'année".
Une fête qui revient tous les ans à la même époque est dite "solennelle" (de solus : entier, et annus), c'est-à-dire "qui revient au bout d'une année entière". Cette fête se célébrant toujours avec pompe, "solennel" est "pompeux, magnifique".
Un ouvrage, donnant des renseignements pour l'année est un "annuaire" (1555).
Un objet, démodé par l'effet des années, est dit "suranné" (XIIIe s.).
Ce qui se produit tous les deux ans est "bisannuel" (1694).
Ce qui se produit tous les deux ans ou dure deux ans est dit "biennal" (1550) et ainsi de suite : "triennal, quadriennal, quinquennal, sexennal, septennal, décennal".
Ce qui se produit tous les cent ans est "centennal".
Un "septennat" (20 novembre 1873, mandat présidentiel de Mac-Mahon : 1er septennat) dure 7 ans. II existe aussi "décennat" et "quinquennat" (milieu du XXe s.).
L'"annone" est l'impôt perçu sur la récolte annuelle dans l'Empire romain ; c'est aussi le service public assurant l'approvisionnement en céréales (surtout en blé) de la ville.
"Antan" (1050), du latin anteannum (l'an dernier), a pris la valeur plus large de "autrefois".
"Pérenne" [du latin perennis (de per et annus) : "qui dure toute l'année"], employé en 1588 par Montaigne, a pris le sens de "perpétuel, sans fin". Existent aussi le verbe "pérenniser" (paranniser 1553), les noms "pérennité" (perhennité 1175, de perennitas) et "pérennisation", ainsi que l'adjectif "pérennant".


LE CALENDRIER


Calendrier julien

Notre calendrier (du latin calendæ, premier jour du mois chez les Romains) est issu en droite ligne du calendrier dit "julien" car institué par Jules César.
Initialement lunaire [dans l’ancien calendrier romain, l’année comptait 304 jours divisés en 10 mois auxquels on ajoutait le nombre de jours nécessaires pour égaler l’année solaire : cette période devint par la suite les mois de janvier et février], le calendrier romain devint solaire sous la République.
L’année comptait 355 jours répartis en 12 mois : 29 en janvier, 28 en février, 31 en mars, 29 en avril, 31 en mai, 29 en juin, 31 en juillet, 29 en août et en septembre, 31 en octobre et 29 en novembre et en décembre.
Pour combler le déficit par rapport à l’année solaire, on intercalait tous les 2 ans 22 ou 23 jours supplémentaires entre le 23 et le 24 février. Les derniers jours de février (du 24 au 28) s’ajoutaient aux jours intercalés pour former le mensis intercalaris (ou encore mercedonius) de 27 jours. On arrivait à une durée annuelle moyenne de 365,25 jours.
Au IIe siècle avant J.-C., le début de l’année fut déplacé du 1er mars au 1er janvier.
Mais l’intercalation du mensis intercalaris étant laissée au libre arbitre des pontifes dont les décisions étaient souvent motivées par des considérations plus politiques qu’astronomiques, il en résulta un désordre tel que le calendrier ne fut plus du tout en accord avec les saisons.
En 46 avant J.-C. (soit en l’an 708 de la fondation de Rome), Jules César réforma le calendrier avec l’aide de l’astronome Sosigène d’Alexandrie en adaptant le calendrier agricole italique au calendrier (d'origine égyptienne) établi par l'astronome grec Eudoxe au IVe s. av. J.-C.
L’an 709 de Rome (45 av. J.-C. des chronologistes, - 44 en notation algébrique des astronomes) commença le 1er janvier.
César ajouta 90 jours au lieu des 27, pour ramener le calendrier en concordance avec les saisons : l’année 46 avant J.-C. comportait donc 445 jours (année de la confusion). Puis il introduisit un cycle de 4 ans au cours duquel les 3 premières années comprenaient 365 jours, et la quatrième 366 jours, pour obtenir une durée annuelle moyenne de 365,25 jours. Le jour supplémentaire fut ajouté au mois de février : on doubla le 24 février par un 24 bis nommé bis-sextus ante calendas Martias (d’où l’expression : année "bissextile").
Les pontifes, ayant commis l’erreur de placer le bissexte tous les 3 ans pendant 36 ans, l’empereur Auguste dut, pour corriger l’erreur, ordonner la suppression de toute intercalation pendant 12 ans (de 8 av. J.-C. à 5 ap. J.-C.) ; il en profita pour s’attribuer le nom d’un mois (augustus = août).
Imposé à tout l’Empire romain, le calendrier julien fut adopté par la chrétienté.

En 221, l'historien chrétien, Sextus Julius Africanus, né en Libye, relata l’histoire du monde à partir de la Création jusqu’en 221 ap. J.-C. ; il estima que la Création remonte à 5 499 ans avant la naissance du Christ qu’il avançait de 3 ans par rapport à la date habituelle (Chronographie).
Vers 525, Dionysius Exiguus (Denys le Petit), moine scythe, mit au point, à la demande du pape Jean Ier, une table de calcul de la date de Pâques où les années étaient comptées depuis la naissance du Christ qu’il fixait au 25 décembre de l’an 753 de la fondation de Rome (Liber de Paschate).
L'an de Rome 754 devint l'an 1 de l'ère chrétienne (II n'y a pas d'année 0 : on saute de l'an 1 avant Jésus-Christ à l'an 1 après).
L’ère chrétienne, appelée également dionysienne, connut une lente diffusion. Cette manière de compter fut adoptée par la France au VIIIe siècle (capitulaires de Carloman et Pépin) mais elle ne se généralisa que vers l’an mil.
On s'aperçut par la suite que Denys s'était trompé de 4 ans au moins. Ils ont bonne mine les millénaristes !
En 597, l'Angleterre adopte le calendrier julien.
En 725, Bède le Vénérable, moine bénédictin anglo-saxon, développa la science du calcul du temps que l'on nomme "comput" (du latin computare : calculer) et effectua un travail méticuleux de la chronologie historique dans De temporum ratione (De la division du temps).
En 1345, le pape Clément VI envisagea de réformer le calendrier.
En 1417, lors du concile œcuménique de Constance, le cardinal Pierre d'Ailly présenta son traité Exhortatio super correctione calendarii (Exhortation à la réforme du calendrier) qui ne fut pas suivi d’effet.
En 1436, l'astronome Nicolas de Cursa proposa, en vain, une réforme presque identique.
En 1514, Léon X demanda à l'évêque et astronome hollandais, Paul de Middelburg, de présider une commission chargée de corriger le calendrier.
Copernic participa, en 1515, à la commission du Ve concile du Latran sur la réforme du calendrier qui n’aboutit pas car le pape crut bon de demander leur avis aux souverains, lesquels, ayant probablement d’autres chats à fouetter, n’y accordèrent aucun d’intérêt.


Calendrier grégorien

En 1582, à la demande du pape Grégoire XIII, les astronomes Luigi Lilio, Christophorus Clavius et le mathématicien espagnol Pedro Chacon établirent un nouveau calendrier ; ils s'aperçurent que, César ayant commis une petite erreur dans l'évaluation de l'année solaire, on se trouvait en retard de 10 jours sur le soleil.
Le pape décida alors, par bulle du 14 février 1582, qu’afin de rétablir la concordance, le lendemain du 4 octobre 1582 serait le 15 octobre. Ce qui fut fait à Rome, en Espagne et au Portugal.
La France décida que le lendemain du 9 décembre 1582 serait le 20.
En Grande Bretagne, le lendemain du 2 septembre 1752 fut le 14.
Kepler (1571-1630), adepte de Copernic, fit triompher la cause de la réforme grégorienne du calendrier.
Les derniers pays à avoir adopté le calendrier grégorien sont l'U.R.S.S (le lendemain du 31 janvier 1918 est le 14 février), la Roumanie et la Yougoslavie (1919), la Grèce (le 9 mars 1924 est suivi par le 23 mars) et la Turquie (passage du calendrier musulman au calendrier grégorien le 1er janvier 1927).

Selon le calendrier grégorien, les années séculaires ("année séculaire : année qui termine un siècle" cf. Petit Larousse) ne sont bissextiles que si leur nombre est divisible par 4 (exemple : 1600, 2000, 2400, etc.).


Calendrier républicain

Le calendrier républicain ou révolutionnaire, préparé par une commission présidée par Gilbert Romme et comprenant notamment Lagrange, Monge, Lalande, Delambre, Laplace, Guyton, Pingré et Dupuis, fut institué par décret de la Convention le 24 octobre 1793.
L’année était composée de 12 mois de 30 jours divisés en 3 décades ; on dut ajouter 5 ou 6 jours complémentaires pour que l’année eût une durée moyenne de 365,25 jours.
Le peintre David, André Chénier, Fabre d'Eglantine et Gilbert Romme établirent la nouvelle nomenclature.
Les noms des mois étaient : vendémiaire, brumaire, frimaire pour les trois premiers, qui sont des mois d’automne, nivôse, pluviôse, ventôse pour les mois d’hiver, germinal, floréal, prairial pour les mois de printemps, et messidor, thermidor, fructidor pour les mois d’été. Les jours complémentaires furent appelés sans-culottides.
Dans chaque décade, les jours étaient appelés primidi, duodi, tridi, quartidi, quintidi, sextidi, septidi, octidi, nonidi, décadi, et il leur était affecté le nom d’un produit agricole, d’une plante ou d’un outil.
Le début de l’année fut fixé au minuit, compté en temps vrai de l’Observatoire de Paris, qui précédait l’instant de l’équinoxe d’automne. Étant donné la définition du début de l’année, il fallait calculer quand commencera l’année suivante pour savoir si elle contenait 365 ou 366 jours (année sextile), ce qui n’arrivait pas tous les 4 ans comme on peut le penser.
L’an I de l’ère républicaine débuta le 22 septembre 1792.
Le calendrier républicain fut aboli par Napoléon qui restaura le calendrier grégorien à partir du 1er janvier 1806.
Le calendrier révolutionnaire fut réutilisé brièvement par la Commune de Paris en 1871 (An LXXIX).


Projets

L’abbé Marc Mastrofini propose en 1834 que le dernier jour de l’année soit un jour "blanc", afin que les autres jours se regroupent en 52 semaines exactement.
En 1849, Auguste Comte conçoit un calendrier de 13 mois égaux de 28 jours suivis d’un jour "blanc".
Puis, Camille Flammarion, après une vaste campagne contre le calendrier grégorien, se rallie à un calendrier perpétuel de 12 mois à trimestres identiques (calendrier universel).
Dès 1922, la Société des Nations s’intéresse au projet de réforme en créant un comité d’étude. Sa conclusion, connue en 1931, est de ne pas modifier l’actuel calendrier.
L'O.N.U., considérant que le calendrier grégorien est mal adapté aux activités économiques actuelles, envisage de le réformer au XXIe siècle (elle a lancé un concours international).


Début de l'année

1er mars : premier calendrier romain de Numa Pompilius, deuxième roi (légendaire) de Rome (v. 715-672 av. J.-C.) ; l'année lunaire est divisée en 10 mois, ce qui explique les noms de septembre, octobre, novembre et décembre : 7e, 8e, 9e et 10e mois.
L’année commence le 1er mars dans nombre de provinces françaises aux VIe et VIIe siècles.

1er janvier : calendrier romain à partir de 153 avant J.-C. puis retour au 1er mars jusqu’à ce que César rétablisse le 1er janvier en 45 avant notre ère.
En France, le 1er janvier est choisi et imposé par le roi Charles IX : édit de Roussillon du 9/8/1564 avec effet au 1er janvier 1567.
Le Saint-Siège décide qu’à partir du 1er janvier 1622, dans tous les pays catholiques, l'année calendaire commencera le 1er janvier et non plus le 25 mars.
Le 15 décembre 1699, le tsar Pierre Ier de Russie décide de faire commencer le calendrier russe (julien) le 1er janvier au lieu du 1er septembre.

25 décembre : date fixée par le pape Jules Ier en 337.
L’année commence à Noël au temps de Charlemagne, et en certains lieux, tel Soissons, jusqu’au XIIe s.
Cet usage, répandu dans le midi, est encore en faveur dans le Dauphiné à la fin du Moyen Age.

25 mars : jour de l’Annonciation. Au IXe siècle, le 25 mars est utilisé comme début de l'année dans le sud de l'Europe ; cette pratique s'étend en Europe à partir du XIe siècle et en Angleterre à la fin du XIIe siècle 12 ; en France, elle est notamment en usage dans le midi, Limousin, Auvergne, Lorraine, Champagne, Picardie.

Pâques : au XIIe siècle, l'Église fixe le début de l'année à Pâques, le jour du samedi saint (qui peut tomber un 1er avril).
Cet usage, quasi général aux XIIe et XIIIe siècles, perdure jusqu’au XVIe dans certaines provinces.
La date de pâques est longtemps utilisée par la chancellerie royale pour les administrations.

Le Poisson d’avril

Les fausses étrennes, dites "poissons d’avril", sont un lointain souvenir des Nouvels Ans révolus.
Quand l’année commençait pendant le carême, période durant laquelle la consommation de viande était interdite chez les chrétiens, le poisson était le présent le plus fréquent. Lorsque l’année débuta le 1er janvier (1567 en France), on se gaussa des ignorants restés fidèles à l’ancien nouvel an en leur offrant des poissons séchés puis de faux poissons. Ensuite, les moqueurs en vinrent au canular…
Certains pensent que la coutume du poisson d’avril est liée à la date de fermeture de la pêche à cause du frai, fermeture généralisée autrefois en France au 1er avril : pour se moquer des pêcheurs, privés de poissons, on leur envoyait des harengs.
D’autres proposent une référence astrologique : le Soleil quitte alors le signe du Poisson.
La victime d’un poisson d’avril est appelée April fool (idiot d’avril) en Angleterre et gowk (dadais) ou cuckoo (cinglé) en Écosse.
En Russie, le 1er avril s'appelle Den dourakov (le jour des fous). Les Allemands le nomment Aprilscherz.
A noter que, chez les Romains, un culte (les Veneralia) était rendu à Vénus le premier avril, mois consacré à la déesse : à cette occasion, on ne mangeait pas de la viande mais du poisson... 1


Relativité des dates

L’an 2000 de notre calendrier (grégorien) correspondait à :

- l’an 7502 de la création selon Sextus Julius Africanus [né en Libye, cet historien chrétien (Chronographie) relate l'histoire du monde à partir de la Création jusqu'en 221 ap. J.-C. (il estime que la Création remonte à 5 499 ans avant la naissance du Christ qu’il avance de 3 ans par rapport à la date habituelle]
- l’an 6962 de la création du monde (selon la Genèse)
- l’an 6004 selon l'archevêque anglican James Ussher (1581-1656) qui fixe la date de la création le dimanche 23 octobre 4004 av. J.-C. (l’Année de la Lumière : Anno Lucis), à midi
- l’an 6000 du calendrier maçonnique (pratiquement plus utilisé de nos jours ; l'année débute le 1er mars)
- l’an 5950 de l'ère julienne (durée de 7980 années juliennes à compter de l'an 3950 av. J.-C., utilisée pour la chronologie des phénomènes astronomiques ; cycle proposé par l'humaniste français Joseph Juste Scaliger en 1583)
- l’an 5760/5761 de l’ère judaïque (calendrier israélite)
- l’an 5113 de l'ère maya
- l’an 4698 de l'ère chinoise
- l’an 4344 depuis le déluge de la Bible
- l’an 2776 olympique
- l’an 2748 de l’ère de Nabonassar (calendrier égyptien)
- l’an 2753 du calendrier romain AUC (Ab Urbe condita signifiant "à partir de la fondation de la Ville" c'est-à-dire de Rome)
- l’an 2542/2543 du calendrier bouddhique
- l’an 2311 des Séleucides ou des indictions
- l’an 2247 de l'ère des Arsacides
- l’an 2227 de l'ère des Sassanides
- l’an 2057 de l'ère népalaise
- l’an 1930 de la destruction de Jérusalem
- l’an 1921/1922 de l'ère Saka (Inde)
- l’an 1716 de l'ère des Martyrs ou de l’ère de Dioclétien (calendrier copte)
- l’an 1420/1421 de l'hégire (calendrier musulman)
- l’an 1378 du calendrier perse
- l’an 208/209 du calendrier républicain
- l’an 156 de l’ère Baha’ie (la Foi Baha’ie a été fondée par le persan Mirza Husayn 'Ali en 1863)
- l’an 127 du calendrier pataphysique (inspiré par Alfred Jarry et mis en vigueur par le Collège de Pataphysique).

L'année 2015 du notre calendrier (grégorien) correspondait aux années suivantes 15 :
- Calendrier romain : 2768 AUC (MMDCCLXVIII AVC)
- Calendrier hébreu : 5775/5776
- Calendrier musulman : 1436/1437
- Calendrier persan : 1393/1394
- Calendrier hindou : 1936/1937
- Calendrier républicain : 223/224
- Calendrier berbère : 2965/2966


Citations

Le temps est du mouvement sur de l’espace. (Joseph Joubert 1754-1824)

Le calendrier, c'est la bureaucratie du temps. (Joaquín Salvador Lavado dit Quino auteur de dessins d'humour)



JOURS FERIES ET CHOMES EN FRANCE.
LE REPOS HEBDOMADAIRE. LE DIMANCHE. LE TRAVAIL DOMINICAL


Jours fériés légaux

Férié vient du latin feriae (jour de repos), mot de la même famille que ferior (être en fête) et feriatus (oisif).

En France, les 11 jours fériés légaux sont :

- l’Ascension, l'Assomption, la Toussaint, Noël [arrêté du 29 germinal an X (1802)]

- le Premier Janvier (23 mars 1810)

- le Quatorze Juillet (Loi du 6 juillet 1880)

- les lundis de Pâques et de Pentecôte (Loi du 8 mars 1886)
La Loi 2004-626 du 30-6-2004 qui instaure l’octroi d’une journée de solidarité (7 heures de travail non rémunérées) pour l’autonomie des personnes âgées et des handicapés stipule qu’à défaut d’accord entre les divers partenaires sociaux, la journée retenue sera le lundi de Pentecôte et ce, à partir de 2005.
La loi n° 2008-351 du 16 avril 2008 relative à la journée de solidarité modifie le dispositif en le simplifiant ; désormais, toute référence au lundi de Pentecôte est supprimée :
« Art. L. 3133-8. - Les modalités d’accomplissement de la journée de solidarité sont fixées par accord d'entreprise ou d’établissement ou, à défaut, par accord de branche. L’accord peut prévoir :
1° Soit le travail d’un jour férié précédemment chômé autre que le 1er mai ;
2° Soit le travail d’un jour de réduction du temps de travail tel que prévu aux articles L. 3122-6 et L. 3122-19 ;
3° Soit toute autre modalité permettant le travail de sept heures précédemment non travaillées en application de dispositions conventionnelles ou des modalités d’organisation des entreprises.
A défaut d’accord collectif, les modalités d’accomplissement de la journée de solidarité sont définies par l’employeur, après consultation du comité d’entreprise ou, à défaut, des délégués du personnel s’ils existent. Toutefois, dans les départements de la Moselle, du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, l’accord ou, à défaut, la décision de l’employeur ne peut déterminer ni le premier et le second jour de Noël ni, indépendamment de la présence d’un temple protestant ou d’une église mixte dans les communes, le Vendredi Saint comme la date de la journée de solidarité. »

- le Onze Novembre (Loi du 24 octobre 1922)

- le Premier Mai, chômé et payé (Loi du 30 avril 1947, modifiée par celle du 29 avril 1948)

- le Huit Mai (Loi du 20 mars 1953. Loi du 2 octobre 1981).

Avant la Révolution, il y a 42 jours fériés dans l’année.

Lors du Ve congrès national de la SFIO tenu à Toulouse les 15, 16, 17 et 18 octobre 1908, le socialiste Paul Lafargue, gendre de Karl Marx, intervient : « Jaurès, regardez ce qui se passe en Amérique et en Angleterre, où il y a des siècles que le repos hebdomadaire est obtenu ; nous l'avions en France avant la fameuse révolution bourgeoise qui a établi la domination capitaliste : avant cette réforme de la liberté, de l'égalité et de la fraternité, les ouvriers avaient leurs dimanches, et non seulement leurs dimanches, mais encore 42 jours fériés pendant lesquels ils ne travaillaient pas, Jaurès, pendant lesquels ils fêtaient les saints en banquetant, en se distrayant, en s'amusant, mais pendant lesquels ils ne produisaient pas de profits pour messieurs les capitalistes. C'est pour cela que les bourgeois révolutionnaires de France et d'Angleterre, ont détrôné les saints du ciel pour supprimer sur terre leurs jours de fête. Ils les ont si bien supprimés, que les anarchistes du syndicalisme n'ont pas osé demander qu'on ajoutât aux 52 dimanches, les 42 jours fériés des saints. » 2


Autres jours chômés

Dans les départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle : le jour de la Saint-Etienne (26 décembre) et le Vendredi-saint dans les communes protestantes ou mixtes.

Dans les DOM et TOM, les jours de commémoration de l'abolition de l'esclavage : 22 mai à la Martinique, 27 mai à la Guadeloupe, 20 décembre à la Réunion, 10 juin en Guyane et 27 avril à Mayotte.
La fête de la citoyenneté en Nouvelle Calédonie le 24 septembre.
Les 3 jours de Carnaval (lundi gras, mardi gras et mercredi des Cendres) en Guyane, à la Guadeloupe et à la Martinique sont chômés par usage.
La mi-carême est en règle générale chômée à la Guadeloupe.

Les fêtes musulmanes sont chômées à Mayotte.

Le 1er décembre, jour de la Saint-Eloi, fête du patron des métallurgistes, est un jour chômé et payé pour la plupart des salariés de la métallurgie du Nord et du Pas-de-Calais.

Le 4 décembre, jour de la Sainte-Barbe, est chômé et payé dans les exploitations dont le personnel bénéficie du statut de mineur. Le lendemain est chômé si cette journée tombe un dimanche.

Le 25 novembre, jour de la Sainte-Catherine, est un jour de fête dans la couture. Certaines conventions collectives prévoient l'indemnisation des heures perdues ce jour-là.

Certaines fêtes religieuses, telles que le Yom Kippour ou l'Aïd-el-kébir, sans être de véritables jours fériés, peuvent donner lieu à des autorisations d'absence, notamment par les conventions collectives.


Le repos hebdomadaire. Le dimanche.

Les premiers chrétiens, tout en observant le sabbat, célèbrent le dimanche. Ils font du dimanche (dies Dominicus, le jour du Seigneur, substitué à dies Solis, le jour du Soleil ou de Mithra), le premier jour de la semaine, réservé au culte : ils se réunissent pour rompre le pain (Actes 20,7) car ils croient que la résurrection de Jésus de Nazareth a eu lieu un dimanche.

Pour Justin le Philosophe (+ vers 165) : « Ce jour est le premier, celui où Dieu fit le monde en transformant la ténèbre et la matière, et celui où Jésus-Christ, notre Sauveur est ressuscité des morts ». (1ère apologie 67,8)

"Nous ne pouvons pas vivre sans dimanche" répondent au proconsul de Carthage des chrétiens arrêtés pour rassemblement illicite en 304.

Le 29e canon du concile de Laodicée (364) énonce qu'il n'est pas propre pour les chrétiens de judaïser en chômant le Sabbat, qu'ils doivent travailler ce jour-là mais qu'ils doivent se reposer le dimanche, sous peine d'anathème.

Jérôme de Stridon (+ 420) écrit : « Le jour du Seigneur, le jour de la Résurrection, le jour des chrétiens, est notre jour. C'est pour cela qu'il est appelé "jour du Seigneur" : car c'est ce jour-là que le Seigneur est monté victorieux auprès du Père. Si les païens l'appellent "jour du soleil", nous aussi, nous le confessons volontiers : car aujourd'hui s'est levée la lumière du monde, aujourd'hui est apparu le soleil de justice dont les rayons apportent le salut ».

Le 7 mars 321, l'empereur Constantin Ier édicte : "Au jour vénérable du soleil, que les magistrats et les habitants se reposent et que tous les ateliers soient fermés. Dans les campagnes, néanmoins, les paysans pourront continuer librement et légalement leur travail d’agriculture parce qu’il arrive souvent qu’un autre jour ne soit pas favorable pour semer ou planter des vignes". Cette loi entraîne l'organisation du temps en semaine, ce qu'ignorait le calendrier romain.
Le 3 juillet, Constantin autorise l'affranchissement des esclaves par déclaration dans les églises le dimanche.

Léon Ier, dit le Thrace, empereur byzantin de 457 à 474, publie une loi interdisant le travail et le commerce le dimanche.

En 538, le troisième concile d'Orléans défend de travailler dans les champs le dimanche.

En 585, le concile de Mâcon, présidé par Prisque, évêque de Lyon, interdit le travail et les procès le dimanche. Les Francs instaurent le châtiment corporel pour le travail du dimanche.

En 650, le concile de Rouen impose des surveillants pour faire respecter le repos dominical.

Le 16e canon du sixième concile d'Arles, tenu le 10 mai 813, stipule : "Qu'on n'expose les dimanches aucune marchandise en vente, qu'on ne plaide point de cause, qu'on n'instruise point de procès, qu'on ne s'occupe ni aux travaux des champs ni à aucune autre œuvre servile, mais seulement à ce qui est nécessaire pour l'exercice de la religion et pour le service divin." 3

En octobre 994, le concile d'Anse (69) exige le repos dominical.

Le 1er mars 1227, le concile de Trèves condamne les seigneurs qui obligent leurs gens à travailler le dimanche.

En 1793, le calendrier républicain, en créant la décade (période de 10 jours), supprime, de fait, le dimanche.

1814 :
- 7 juin : ordonnance rétablissant le dimanche comme fête chômée (les cabarets doivent être fermés pendant la messe).
- 18 novembre : loi imposant le repos dominical.

12 juillet 1880 : suppression de la loi interdisant le travail le dimanche.

La Loi (Sarrier) du 13 juillet 1906 établit le dimanche comme jour de repos hebdomadaire obligatoire.

Le Catéchisme de l'Église catholique (1992) précise : "2177. La célébration dominicale du Jour et de l'Eucharistie du Seigneur est au cœur de la vie de l'Église. Le dimanche, où, de par la tradition apostolique, est célébré le mystère pascal, doit être observé dans l’Église tout entière comme le principal jour de fête de précepte. 2188. Dans le respect de la liberté religieuse et du bien commun de tous, les chrétiens ont à faire reconnaître les dimanches et jours de fête de l’Église comme des jours fériés légaux. Ils ont à donner à tous un exemple public de prière, de respect et de joie et à défendre leurs traditions comme une contribution précieuse à la vie spirituelle de la société humaine. Si la législation du pays ou d’autres raisons obligent à travailler le dimanche, que ce jour soit néanmoins vécu comme le jour de notre délivrance qui nous fait participer à cette "réunion de fête", à cette "assemblée des premiers-nés qui sont inscrits dans les cieux" (He 12, 22-23)".

Lors de son voyage en Autriche (7 au 9 septembre 2008), le pape Benoît XVI défend la dimension religieuse du repos du dimanche.

Le 21 novembre 2008, Jean-Pierre Jouyet, Secrétaire d'Etat français en charge des Affaires Européennes, reçoit, au Ministère des Affaires étrangères, les représentants des Eglises, membres de la Commission des épiscopats de la Communauté européenne (COMECE) et de la Conférence des Eglises Européennes (CEC). Les représentants des Eglises rappellent leur souhait de voir le repos dominical mieux protégé dans les législations nationales comme dans la future Directive européenne révisée sur le Temps de travail.

Le 12 juillet 2009, après la prière de l'Angelus, Benoît XVI, s'adressant aux pèlerins francophones, déclare : "Le dimanche est un bien pour l’homme. Ce jour saint est en effet pour les chrétiens un jour de prière qui leur permet de reprendre des énergies spirituelles en soutenant leur vie par l’écoute et la méditation de la Parole de Dieu, et en se nourrissant du Corps du Christ. Le dimanche est également un jour de délassement et de détente mérités pour se retrouver en famille ou entre amis. J’encourage chacun à vivre ce temps de grâce qu’est le repos dominical !"

Le 11 août 2009 est publiée au JORF (n°0184) la Loi n° 2009-974 du 10 août 2009 réaffirmant le principe du repos dominical et visant à adapter les dérogations à ce principe dans les communes et zones touristiques et thermales ainsi que dans certaines grandes agglomérations pour les salariés volontaires.

Le 20 juin 2011, à Bruxelles, au terme d'une conférence sur la sauvegarde du dimanche férié, l'Alliance européenne pour le repos dominical est créée par des représentants des syndicats, des ONG et des Eglises.

Le 5 août 2011, le Conseil constitutionnel juge conforme à la Constitution l'interdiction du travail dominical en Alsace et en Moselle. L'article 3134-11 du Code du travail interdit "l'exercice d'une activité industrielle, commerciale ou artisanale les dimanches dans les lieux de vente ouverts au public dans le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et la Moselle".

Le 7 août 2015, est promulguée la loi dite Macron « pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques ». Le travail du dimanche pourra désormais être autorisé par les maires. Les commerces pourront ouvrir neuf dimanches dans l'année, avec accord du conseil municipal, au lieu de cinq actuellement. En 2016, l'autorisation sera étendue à douze dimanches.

Voir http://travail-emploi.gouv.fr/informations-pratiques,89/fiches-pratiques,91/duree-du-travail,129/le-travail-du-dimanche,1018.html


L’AVENT

L’Avent commence actuellement le dimanche le plus proche du 30 novembre (quatrième dimanche avant Noël), ne comporte pas de jeûne et marque le début de l’année ecclésiastique.
Voir dossier.


SAINT NICOLAS

Nicolas (270-343), évêque de Myre en Lycie (Asie Mineure), au sud de la Turquie actuelle, est fêté le 6 décembre.
Voir dossier.


L’IMMACULEE CONCEPTION

Le pape Sixte IV institue, dans l'Église de Rome, la fête de la Conception célébrée le 8 décembre 1477.
Voir dossier.


DE NOËL A L’EPIPHANIE

La fête religieuse chrétienne de Noël, appelée aussi Nativité, commémore, le 25 décembre (en Occident), la naissance de Jésus.
Voir dossier.


JOURNEE INTERNATIONALE DEDIEE A LA MEMOIRE
DES VICTIMES DE L'HOLOCAUSTE

Le 27 janvier, est commémorée la libération du camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau (Pologne) par l’armée soviétique en 1945.
Cette commémoration est appelée Journée de la Mémoire en Italie depuis 2001 et Journée de l’Holocauste en Estonie.
En Belgique, ce jour est également dédié au souvenir du génocide.
En Israël, le 27 janvier est la Journée nationale du combat contre l’antisémitisme.
En 2002, les ministres européens de l’éducation adoptent, à l’initiative du Conseil de l’Europe, la déclaration instituant la Journée de la mémoire de l’Holocauste et de la prévention des crimes contre l’humanité dans les établissements scolaires des États membres.
Le 1er novembre 2005, l’Assemblée générale des Nations Unies adopte la résolution 60/7 par laquelle elle décide que les Nations Unies proclameront tous les ans, le 27 janvier, la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste.
Le 26 janvier 2007, à la veille de cette Journée internationale, l'Assemblée générale de l'ONU adopte par consensus la résolution A/61/L.53, proposée par les États-Unis, condamnant "toute tentative de nier ou de minimiser l'Holocauste", consensus dont s'est dissociée, seule, la République islamique d'Iran.

La Journée de la Shoah, Yom Hashoah, est fixée annuellement au 27 Nissan du calendrier hébraïque, jour de la sanglante répression du soulèvement juif du ghetto de Varsovie. Au Mémorial de la Shoah à Paris (IVe), les noms des 76 000 Juifs déportés de France sont lus pendant 24 heures.

"Auschwitz, c'est une chose impossible mais qui a eu lieu : une invraisemblable vérité." (Joseph Bialot 1923-2012)
"Le bourreau tue toujours deux fois, la seconde fois par l'oubli." (Elie Wiesel 1928-2016)

Voir
Journée nationale du souvenir des victimes et héros de la déportation
Le Huit Mai
Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'Etat français et d'hommage aux Justes de France


LA CHANDELEUR

La fête de la Chandeleur ou fête de la Purification de la Vierge Marie et de la Présentation du Seigneur au Temple, le 2 février, est instituée à Rome par le pape Gélase Ier (492-496).
Voir dossier


LA SAINT-VALENTIN

Le 14 février, jour de la Saint-Valentin, on fête les amoureux...
Voir dossier


TRADITIONS ET FETES CATHOLIQUES MOBILES

Les dates d'un certain nombre de traditions et de fêtes catholiques sont fixées par rapport à la date de Pâques qui varie chaque année :

- CARNAVAL. MARDI GRAS. MERCREDI DES CENDRES. CAREME.
Le carnaval est la période de festivités qui précède le Carême, période de pénitence d’une quarantaine de jours qui débute le Mercredi des Cendres (le lendemain du Mardi Gras) et s'achève le jeudi saint (le vendredi saint et le samedi saint on observe le jeûne pascal).
Voir dossier.

- LE DIMANCHE DES RAMEAUX
Le dimanche des Rameaux est le dimanche qui précède Pâques dans le christianisme.
Voir dossier.

- PAQUES
Pâques, fête chrétienne qui commémore la résurrection de Jésus, est une fête mobile, célébrée l'un des dimanches se trouvant dans la période du 22 mars au 25 avril.
Voir dossier.

- L’ASCENSION
La fête de l'Ascension, l'une des plus importantes célébrations du christianisme, se déroule un jeudi, quarante jours après Pâques. L’Ascension désigne le moment où le Christ monte au ciel, après sa résurrection d'entre les morts.
Voir dossier.

- LA PENTECÔTE
La Pentecôte est observée le septième dimanche (cinquantième jour) après Pâques ; elle commémore la descente de l'Esprit-Saint sur les apôtres.
Voir dossier.

- LA TRINITÉ
La fête de la Trinité est fixée au premier dimanche après la Pentecôte par Jean XXII en 1334.
Voir dossier.

- LA FETE-DIEU
La Fête-Dieu ou fête du Saint-Sacrement, appelée aujourd’hui "fête du Sacrement du Corps et du Sang du Christ", est instaurée le 11 août 1264 par Urbain IV. En principe, elle est célébrée le jeudi qui suit le dimanche de la Trinité. Cependant, depuis 1969, dans certains pays comme la France, elle a lieu le dimanche qui suit celui de la Trinité.
Voir dossier.


FETE DES GRANDS-MERES et des GRANDS-PERES

La Fête des Grands-mères, lancée en France, en 1987, par la marque de café "Grand-Mère" (groupe Kraft Jacobs Suchard) et non officialisée, est fixée au premier dimanche de mars.
Depuis 1964, le Jour des grands-mères (Dzien Babci) est célébré le 21 janvier en Pologne ; le Jour des grands-pères (Dzien Dziadka) est célébré un jour plus tard, le 22 janvier.

La fête des grands-pères n'existe en France que depuis 2008 : c'est un habitant de Haute-Savoie, Franck Izquierdo, qui en revendique la paternité. Il se serait lancé dans ce projet grâce à un petit héritage laissé par son grand-père afin de renforcer le lien entre générations, en excluant toute visée commerciale. Afin d'équilibrer le calendrier, il a choisi comme date le 1er dimanche d'octobre ; la prochaine fête des grands-pères aura donc lieu le 1er octobre 2017.

D'autres pays fêtent les Grands-parents ensemble : la Fête nationale des grands-parents est célébrée aux États-Unis depuis 1978 et au Canada depuis 1995, le premier dimanche de septembre suivant la fête du travail. En Italie, la fête des grands-parents, établie en 2005, est célébrée le 2 octobre. A Taïwan, la fête des grands-parents, établie en 2010, est célébrée le dernier dimanche d'août.

Citations

Le conte est difficile à croire ; mais tant que dans le monde on aura des enfants, des mères et des mères-grands, on en gardera la mémoire. (Charles Perrault 1628-1703)

Une maison a besoin d'une grand-mère. (Louisa May Alcott 1832-1888)

Ce qui fait que les grands-pères s'entendent aussi bien avec les petits enfants, c'est que, pour ces derniers, la vie n'est pas encore assez sérieuse et que, pour les aïeuls, elle ne l'est plus autant. (Tristan Bernard + 1947, Les Parents paresseux)

Il n'y a rien de tel pour vous donner du génie que d'avoir un oncle cinglé ou une grand-mère sinoque. (Raymond Queneau 1903-1976)

Une maison sans grand-mère, c'est comme un œuf sans sel. (Florence King, romancière américaine, Does Your Child Taste Salty ? 1990)

Chaque génération se révolte contre ses pères et se lie d'amitié à ses grand-pères. (Lewis Mumford + 1990 The brown decades)

Le fils est la mort du père, c'est certain ; mais, pour le grand-père, le petit-fils est une sorte de renaissance ou de revanche. (La Carte et le Territoire. 2010. Michel Houellebecq)

L'homme est le seul animal à savoir quelque chose de son grand-père. (Régis Debray)


JOURNÉE INTERNATIONALE DES FEMMES

En 1975, l’Organisation des Nations Unies proclame le 8 mars comme Journée internationale des femmes pour célébrer la lutte historique concernant l'amélioration des conditions de vie des femmes.
Voir dossier


JOURNEE NATIONALE DU SOUVENIR ET DE RECUEILLEMENT
A LA MEMOIRE DES VICTIMES CIVILS ET MILITAIRES
DE LA GUERRE D'ALGERIE
ET DES COMBATS EN TUNISIE ET AU MAROC

La LOI n° 2012-1361 du 6 décembre 2012 relative à la reconnaissance du 19 mars comme journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc est publiée au JORF n°0285 du 7 décembre 2012 :
"Article 1. La République française institue une journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc.
Article 2. Cette journée, ni fériée ni chômée, est fixée au 19 mars, jour anniversaire du cessez-le-feu en Algérie.
La présente loi sera exécutée comme loi de l'Etat."


Le mémorial du quai Branly

Le 5 décembre 2002, le président de la République, Jacques Chirac, inaugure, quai Branly à Paris, un mémorial des soldats français morts en Algérie, au Maroc et en Tunisie de 1952 à 1962.
Ce mémorial consiste en un ensemble de trois colonnes, hautes de six mètres, sur lesquelles défilent les noms et prénoms de près de 23 000 soldats, dont 3 000 harkis 4.
Le chef de l’État déclare : « Aujourd’hui, au nom de tous les Français, je veux rendre l’hommage de la nation aux soldats morts pour la France en Afrique du Nord il y a presque un demi-siècle. Ils furent plus de 22 000. (…) Je veux saluer, avec ferveur et gratitude, leur dévouement, leur courage, leur jeunesse sacrifiée. Je veux dire à leurs familles meurtries que nous ne les oublierons jamais. »
A cet hommage, Jacques Chirac associe les harkis (ces Algériens qui combattirent aux côtés des Français pendant la guerre d’indépendance de l’Algérie) auxquels "la France adresse aujourd’hui un message tout particulier d’estime, de gratitude et d’amitié à leur égard."
Il ajoute : « Quarante ans après la fin de la guerre d’Algérie, après ces déchirements terribles au terme desquels les pays d’Afrique du Nord se sont séparés de la France, notre République doit assumer pleinement son devoir de mémoire. »


La visite en Algérie du président Chirac

Lors de sa visite en Algérie, du 2 au 4 mars 2003, le président Chirac, premier président français à se rendre en Algérie depuis l’indépendance de 1962, propose, à Alger, devant les députés et sénateurs algériens, une "nouvelle alliance" entre la France et l’Algérie qui doit être nourrie par un passé commun de cent trente-deux ans, des intérêts économiques et politiques et surtout par des liens humains des deux côtés de la Méditerranée (…) Les destins de l’Algérie et de la France s’entrecroisent (…) le moment est venu d’une nouvelle alliance algéro-française.
Jacques Chirac évoque la tragédie de la guerre d’Algérie (1954-1962), qui aurait fait un demi-million de morts et provoqué "l’exode d’un million de Pieds-Noirs et de 500 000 Harkis" 4.
Il invite Français et Algériens à respecter toutes les victimes de la guerre : les combattants de l’indépendance "comme celles et ceux qui ont dû se résoudre à l’exil", Européens et Harkis.
Au cimetière de Bologhine (Saint-Eugène), dans les faubourgs Ouest d’Alger, qui comporte 25 000 tombes européennes et 4 800 tombes juives, le président français dépose une gerbe et annonce un plan visant à entretenir et rénover les cimetières européens d’Algérie.


JOURNEE NATIONALE DU SOUVENIR DES VICTIMES
ET HEROS DE LA DEPORTATION

La loi du 14 avril 1954, votée à l'unanimité par le Parlement, consacre le dernier dimanche d'avril : Journée nationale du Souvenir des victimes et héros de la déportation.
Cette journée nous rappelle qu’il y a eu, en France, sous le régime de Vichy, 75 721 déportés Juifs dont 2 500 à 3 000 ont survécu et 83 000 à 89 000 déportés non-juifs dont 23 000 sont revenus.
Le chiffre de 83 000 déportés français non-juifs a été évoqué, en 1960, par la délégation française lors de la question des réparations franco-allemandes, alors que l’Allemagne avançait, sur la base de ses archives, 95 000 déportés dont 30% auraient été résistants.
Les travaux de l’Institut d’histoire du Temps Présent et du Ministère des Anciens combattants retiennent un chiffre de 141 000 déportés : 75 000 environ pour des raisons raciales (2 500 survivants) auxquels il convient d’ajouter 4 000 victimes mortes ou exécutées pendant leur internement en France et 66 000 environ pour des raisons diverses dont 42 000 pour faits de résistance (23 000 survivants). 5
Après plus de cinq années de recherches, la Fondation pour la Mémoire de la Déportation arrive (selon les résultats des recherches au 1er janvier 2007) au nombre de 165 000 déportés partis de France :
- 89 000 déportés au titre de la répression de la lutte contre l’occupant (résistants ou opposants politiques, otages ou victimes de représailles) mais aussi comme droits communs, homosexuels. 60 % sont revenus.
- 76 000 déportés, dont 11 000 enfants, au titre des persécutions antisémites et dans le cadre de la mise en œuvre de la "solution finale de la question juive" (génocide) en Europe. 3 % sont revenus." 6

Les détenus non-juifs devaient arborer un triangle inversé (pointe dirigée vers le bas) sur un morceau de tissu cousu sur le côté gauche de la veste. Ce triangle était rouge pour les politiques ; vert pour les droits commun (avec pointe en haut pour les non-criminels) ; noir pour les asociaux ; violet pour les Témoins de Jéhovah ; marron pour les Tziganes ; rose pour les homosexuels et bleu pour les apatrides et les émigrés.
Sur le triangle figurait l’initiale du pays dont le détenu était ressortissant : F pour Franzoze (Français), P pour Pole (Polonais), R pour Russ (Russe), etc. 9
Les Juifs portaient l’étoile jaune ou, éventuellement, une étoile formée d'un triangle jaune croisé avec le triangle de couleur correspondant au motif de leur arrestation.
L'étoile blanche désignait les amis des juifs.

Voir :
Le Huit Mai
Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'État français et d'hommage aux Justes de France
Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste (27 janvier)

Citations

Où il n'y a pas d'humour, il n'y a pas d'humanité, où il n'y a pas d'humour, il y a le camp de concentration. (Eugène Ionesco, Notes et contre-notes, 1962)

La vraie barbarie, c'est Dachau ; la vraie civilisation, c'est d'abord la part de l'homme que les camps ont voulu détruire. (André Malraux, Antimémoires 1967)


LE PREMIER MAI

On célèbre, le 1er Mai, la Fête du Travail (ou des Travailleurs), dans de nombreux pays.
Voir dossier


LE HUIT MAI

Le 8 mai est le jour anniversaire de la capitulation allemande en 1945.
Voir dossier


JOURNEE DE COMMEMORATION DE L'ABOLITION DE L'ESCLAVAGE

Le décret n° 2006-388 du 31 mars 2006 instaure en France métropolitaine une journée de commémoration annuelle de l'abolition de l'esclavage le 10 mai.
Dans les DOM et TOM, les jours de commémoration de l'abolition de l'esclavage sont fixés le 22 mai à la Martinique, le 27 mai à la Guadeloupe, le 20 décembre à la Réunion, le 10 juin en Guyane et le 27 avril à Mayotte.
Voir dossier


FETE NATIONALE DE JEANNE D’ARC

En souvenir de Jeanne d’Arc, héroïne patriote brûlée vive par les Anglais à Rouen le mercredi 30 mai 1431 après un procès inquisitorial, la loi du 10 juillet 1920 institue une "fête nationale de Jeanne d'Arc, fête du patriotisme", le deuxième dimanche du mois de mai.
Sainte Jeanne d’Arc est fêtée par l'Église catholique le 30 mai.
Voir dossier


LA FÊTE DES MERES

Des célébrations en l'honneur des mères existent dans la Grèce antique lors des cérémonies printanières en l'honneur de Rhéa (ou Cybèle), la grande mère des dieux et notamment mère de Zeus ; ce culte est célébré aux Ides de mars dans toute l'Asie Mineure. 18

La Fête des Mères (Matrones) est célébrée à Rome au VIe ou Ve s. avant J.-C. : les Romains fêtent Matronalia en l'honneur de la déesse Junon, le 1er mars.

En Angleterre, depuis le début du XVIIe siècle, le dimanche des Mères (Mothering Sunday) est fixé au quatrième dimanche du Carême ; il a toujours lieu.

En 1806, Napoléon Ier envisage la création d’une fête des mères au printemps mais il ne réalise pas son projet.

Aux USA, en 1872, Julia Ward Howe lance l’idée de la fête des mères et organise une célébration annuelle à Boston.
Puis, en 1908, Ana Jarvis, institutrice inconsolable dont la mère est décédée un 9 mai, reprend l’idée : la célébration a lieu en Virginie le 10 mai, deuxième dimanche de mai.
En 1914, la fête, généralisée dans tous les Etats-Unis et fixée au deuxième dimanche de mai, est officialisée par le Président Woodrow Wilson et le Congrès.

La première célébration des mères en France, a lieu dans le département de l’Isère, le 10 juin 1906, sur l’initiative de l’Union fraternelle des pères de familles méritants de la commune d’Artas.
Le 31 décembre 1917, on organise, à Paris, une fête des familles nombreuses.
Le 16 juin 1918, à l'initiative du colonel de la Croix Laval, la ville de Lyon organise une "journée des mères" : elle rend hommage aux mères ayant perdu leur fils ou leur mari dans les tranchées.
Le 8 mars 1920, le ministre de l'Intérieur autorise la "Journée nationale des Mères de famille nombreuse" comportant une collecte publique dont les fonds sont destinés à récompenser les familles méritantes. La fête se déroule le 19 décembre 1920, au Trocadéro, sous la présidence de M. Breton, ministre de la Prévoyance sociale. Le président de la République, Alexandre Millerand, et la plupart des ministres se font représenter. Près de sept mille personnes assistent à un programme à la fois artistique et officiel, et la médaille d'or de la Famille française est décernée par le ministre à Mme Marcelle Comblet-Sue, mère de treize enfants. 16
Le dimanche 30 mai 1926, a lieu la première cérémonie officielle de la Fête annuelle des Mères avec remise solennelle des médailles de la Famille Française : "La fête annuelle des mères instituée depuis neuf ans aux Etats-Unis sera célébrée pour la première fois en France le 30 mai prochain, conformément à un vœu du Conseil supérieur de la natalité. Les ministres de l'intérieur, du travail et de l'hygiène ont approuvé le vœu du Conseil. Les préfets ont reçu des instructions conformes. A l'occasion de la fête il a été fait une promotion spéciale des médailles de la Famille française. Elles seront solennellement distribuées par les soins des autorités." 17
Le 25 mai 1941, l'État français instaure la Journée nationale des Mères.
La loi n°50-577 du 24 mai 1950, votée sur l’initiative du député Fernand Bouxon, stipule que "la République française rend officiellement hommage chaque année aux mères françaises au cours d'une journée consacrée à la célébration de la "Fête de Mères" dont la date est fixée au dernier dimanche de mai (si elle tombe le jour de la Pentecôte, elle est déplacée au premier dimanche de juin).

La Fête des mères, Muttertag, est instituée en Allemagne en 1932.
Mère de 6 enfants en 1940, Magda Goebbels, épouse de Joseph Goebbels, doit se poser en modèle de la mère allemande lors de la fête des Mères ; elle est la première à recevoir la Croix de la mère des mains de Hitler.

En Espagne, El dia de la Madre tombe le premier dimanche de mai.

En Argentine, la fête des mères a lieu le troisième dimanche d'octobre.

En Chine, la fête, non inscrite au calendrier officiel, ne concerne que les mamans qui n’ont pas plus de 35 ans.

Citations et proverbes

Honore ton père et ta mère, comme te l'a commandé Yahvé, ton Dieu, afin d'avoir longue vie et bonheur sur la terre que Yahvé ton Dieu te donne (Deutéronome, V, 16. Bible de Jérusalem).

Le conte est difficile à croire ; mais tant que dans le monde on aura des enfants, des mères et des mères-grands, on en gardera la mémoire. (Charles Perrault 1628-1703)

L'asile le plus sûr est le sein d'une mère. (Jean-Pierre Claris de Florian, Fables, la Mère, l'Enfant et les Sarigues, 1792)

Le cœur d'une mère est un abîme au fond duquel se trouve toujours un pardon. (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, 1829/1842)

Oh ! L’amour d'une mère ! Amour que nul n'oublie !
Pain merveilleux qu'un dieu partage et multiplie !
Table toujours servie au paternel foyer !
Chacun en a sa part, et tous l'ont tout entier ! (Victor Hugo, Les Feuilles d'automne, Ce siècle avait deux ans, 1831).

Dieu ne pouvait être partout, alors il a créé la mère. (Proverbe yiddish)
Même Dieu a sa mère. (Proverbe albanais)
Mère piteuse fait fille teigneuse. (Proverbe français)


JOURNEE NATIONALE DE LA RESISTANCE

La LOI n° 2013-642 du 19 juillet 2013 institue une journée nationale de la Résistance fixée au 27 mai :
"Article 1. La République française institue une journée nationale de la Résistance.
Article 2. Cette journée, ni fériée, ni chômée, est fixée au 27 mai, jour anniversaire de la création du Conseil national de la Résistance."
C'est le 27 mai 1943 que se tint, rue du Four à Paris, la première réunion du CNR (Conseil national de la Résistance) présidé par Jean Moulin.

"Je crois que chez les gens de la résistance, il se produit une évolution en sens inverse selon les tempéraments. Ceux qui étaient doux, tendres, pacifiques, se durcissent. Ceux qui étaient durs comme je l’étais, comme je le suis encore, deviennent plus perméables aux sentiments. L’explication ? Peut-être les gens qui voyaient la vie sous des couleurs riantes se défendent par une sorte de bouclier intérieur au contact des réalités souvent affreuses que découvre la résistance. Et peut-être les gens qui avaient comme moi une vue assez pessimiste de l’homme s’aperçoivent dans la résistance que l’homme vaut bien mieux que ce qu’ils pensaient de lui." (Joseph Kessel, L'Armée des ombres).


JOURNEE NATIONALE D'HOMMAGE
AUX MORTS POUR LA FRANCE EN INDOCHINE

Le décret n°2005-547 du 26 mai 2005, publié au Journal Officiel du 27 mai 2005, institue une journée nationale d'hommage aux morts pour la France en Indochine, le 8 juin de chaque année :
"Article 1. Il est institué une journée nationale d'hommage aux morts pour la France en Indochine. Cette journée est fixée au 8 juin.
Article 2. Chaque année, à cette date, une cérémonie est organisée à Paris. Une cérémonie analogue a lieu dans chaque département, à Mayotte, en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française, à Saint-Pierre-et-Miquelon et dans les îles Wallis et Futuna, dont l'organisation est laissée à l'initiative du représentant de l'État…
Dans chaque département, les préfets présideront une cérémonie commémorative devant les monuments de leur département qui seront les plus appropriés. Le Mémorial national des guerres en Indochine à Fréjus sera consacré comme le lieu symbolique qui sera honoré à cette date symbolique tous les ans."

L’Indochine comprenait la Cochinchine, l’Annam, le Tonkin, le Laos, et le Cambodge. Tous ces territoires ont été colonisés par la France en 1884.
A la fin de la Seconde Guerre mondiale, en 1945, les Vietnamiens ont souhaité déclarer leur indépendance. Ce fut alors le début de la guerre d’Indochine, avec l’envoi par la France d’un grand nombre de soldats, pour maintenir le contrôle sur sa colonie.
Le 7 mai 1954, les forces communistes vainquirent l’armée française à la bataille de Diên Biên Phu. Le 21 juillet, la Déclaration finale de la Conférence de Genève (ouverte le 26 avril et à laquelle ont participé les représentants du Cambodge, de l’Etat du Vietnam, des Etats-Unis d’Amérique, de la France, du Laos, de la République démocratique du Vietnam, de la République populaire de Chine, du Royaume-Uni et de l’Union des Républiques socialistes soviétiques), signée notamment par le président du Conseil, Pierre Mendès-France, et Pham Van Dong, mit fin à la Guerre d'Indochine opposant depuis 1946 la France, le Cambodge, le Laos et le Viêt-Nam. La guerre a coûté du côté français, toutes nationalités confondues, 107 288 morts ou disparus, 144 000 blessés et 39 888 prisonniers ; il y aurait eu 500 000 victimes du côté vietnamien. 7


Première cérémonie officielle

Le mercredi 8 juin 2005 a lieu, dans la cour d'honneur de l'Hôtel national des Invalides, la première cérémonie officielle d'hommage aux Morts pour la France en Indochine.
Elle se déroule en présence d’un cercueil contenant la dépouille d'un soldat inconnu, mort en Indochine. Ce combattant faisait partie d'un groupe de 13 soldats dont les restes avaient été découverts en décembre 2004 sur le site de Diên Biên Phu et rapatriés ; il sera inhumé ultérieurement dans la nécropole de Fréjus.
Une cérémonie de même type, présidée par le préfet du Var, se déroule à 12h au Mémorial national des guerres en Indochine à Fréjus où les honneurs militaires funèbres sont rendus aux dépouilles des douze autres soldats rapatriés, inhumés ensuite dans la nécropole.

Message adressé aux préfets par M. Hamlaoui Mekachera, ministre délégué aux Anciens combattants : « Il y a 51 ans, les armes se taisaient en Indochine. Ce silence clôturait un siècle d'épopée française en Extrême-Orient. Il mettait un terme douloureux à une guerre de huit ans commencée au lendemain de la cruelle occupation japonaise. Loins de leurs foyers, sur des terrains inhospitaliers, face à un adversaire insaisissable, valeureux et sans cesse mieux armé, les combattants du corps expéditionnaire français ont lutté inlassablement, avec une foi, une ardeur, un courage et un dévouement qui forcent l'admiration et imposent le respect. Leur sacrifice fut immense. Leur tribut fut celui de la souffrance, du sang, et de la mort. De 1945 à 1954, près de 100 000 soldats de l'Union française sont tombés en Indochine. Plus de 76 000 ont été blessés. 40 000 ont été fait prisonniers. Parmi eux, 30 000 ne sont jamais revenus. Parachutistes, légionnaires, coloniaux, tirailleurs, métropolitains, gendarmes, marins, aviateurs, médecins et infirmières ; ils venaient de France, d'Europe, d'Afrique du Nord ou d'Afrique noire. Leurs frères d'armes vietnamiens se battaient pour leur terre, pour leur liberté, par fidélité. Ils étaient jeunes. Ils sont morts au détour d'une piste, dans la boue d'une rizière, dans un camp de prisonniers. Aujourd'hui, pour la première fois, la Nation rend officiellement un hommage solennel à nos combattants d'Indochine. La France se souvient. Que les combats de nos soldats en Indochine puissent rester gravés à jamais dans la mémoire du peuple français. Leurs actions héroïques étaient l'aboutissement d'une certaine conception du monde, dont les principes ont pour nom liberté, justice et démocratie. Aujourd'hui, dans ces pays, après de longues années de nouvelles souffrances, la guerre appartient désormais à l'Histoire. De nouvelles pages de paix, de coopération et d'amitié ont été écrites et s'écriront encore. Dans un monde incertain, où la paix n'est jamais acquise, que le souvenir des exploits de nos combattants, que la force des valeurs qu'ils ont illustrées, nous aident à rester debout, en hommes libres, vigilants et déterminés. Honneur aux combattants d'Indochine ! » 11


Citation

Une colonie est un pays dont les fonctionnaires appartiennent à un autre pays. Exemple : l'Indochine est une colonie française, la France une colonie corse. (Daniel Pennac, La fée carabine, 1987)


LA FETE DES PERES

Sonora Smart Dodd, de Spokane (État de Washington), est la première personne à proposer la fête des pères. Élevée par son père, Henry Jackson Smart, après la mort de sa mère, elle tient à lui montrer sa reconnaissance. Son père étant né en juin, elle choisit ce mois pour organiser la première fête des pères à Spokane le 19 juin 1910.
En 1924, le président des Etats-Unis, Calvin Coolidge, soutient l’idée d’un jour spécial dédié aux pères.
En 1966, le président Lyndon Johnson proclame officiellement le Father’s Day le troisième dimanche de juin.

En 1949, Marcel Quercia, inventeur du briquet à gaz et créateur du Briquet Flaminaire, introduit la Fête des pères en France.
En 1952, le troisième dimanche de juin, a lieu la première fête des pères en France. Jamais officialisée, elle ne sera vraiment célébrée qu'à partir de 1968. Elle a été soutenue par les académiciens Georges Duhamel et Maurice Genevoix.

En Allemagne, le Vatertag a toujours lieu le même jour que l'Ascension.
En Belgique ou en Autriche, la fête des Pères a lieu le deuxième dimanche de juin.
Au Luxembourg, c'est le premier dimanche d'octobre.
En Europe du nord (Estonie, Finlande, Islande, Norvège, Suède), c'est le deuxième dimanche de novembre.
En Italie, les pères sont fêtés le jour de la Saint-Joseph, le 19 mars.

Citations

Honore ton père et ta mère, comme te l'a commandé Yahvé, ton Dieu, afin d'avoir longue vie et bonheur sur la terre que Yahvé ton Dieu te donne (Deutéronome, V, 16. Bible de Jérusalem).

Les pères doivent toujours donner pour être heureux. Donner toujours, c'est ce qui fait qu'on est père. (Honoré de Balzac 1799-1850)

Il est plus facile pour un père d'avoir un fils que pour un enfant d'avoir un bon père. (Jean XXIII + 1963)

Grands sont les yeux d’un père mort. (Proverbe persan)


LA FETE DE LA MUSIQUE

Le 21 juin (quelquefois le 20, rarement le 19), jour du solstice d’été célébré anciennement par une nuit païenne (le solstice d'été marquait le début de l'année chez les Egyptiens ; les Celtes célébraient alors la fête de Litha), la Fête de la Musique permet à chacun d'exprimer ses talents dans les rues.

Elle fut d'abord imaginée en 1976 par le musicien américain Joël Cohen qui travaillait alors pour Radio France-France Musique. Cohen proposa pour cette station des "Saturnales de la Musique" pour le 21 juin et le 21 décembre lors des deux solstices 14 et il encouragea tous les groupes de musique, amateurs et professionnels, à jouer leur répertoire à ces dates.

Adaptée par Maurice Fleuret, directeur de la Musique et de la Danse ("La musique partout et le concert nulle part") et Christian Dupavillon, conseiller technique auprès du ministre de la Culture, la Fête de la Musique a été mise en place par Jack Lang, ministre de la Culture.
Depuis sa première édition, le 21 juin 1982, et sa déclaration officielle le 21 juin 1983, la Fête de la Musique a gagné de nombreuses villes sur tous les continents.

Voir : http://fetedelamusique.culturecommunication.gouv.fr/


Citations

Comment un homme dépourvu des vertus qui sont propres à l'homme peut-il cultiver la musique ? (Confucius v. 551-479 av. J.-C.)

Ne fréquente pas la femme musicienne, de peur que tu ne sois pris dans ses rets. (Bible, L’Ecclésiastique IX 4)

L'homme qui n'a pas de musique en soi et que n'émeut pas un concert de doux accords est capable de trahisons, de complots et de rapines. (William Shakespeare, Le Marchand de Venise, 1594/1597)

Où il y a de la musique, il ne peut rien y avoir de diabolique. (Cervantès, Don Quichotte, 1605/1615)

La comédie réveille les sens, la musique les jette à la renverse. (Les Caquets de l’accouchée, 1622, anonyme)

La musique est aussi dangereuse que la poudre à canon. (Jeremy Collier 1650-1726)

La musique a sept lettres, l'écriture a vingt-cinq notes.

La musique, dans les dangers, élève plus haut les pensées. (Joseph Joubert 1754-1824)

La musique est une révélation plus haute que toute sagesse et toute philosophie. (Ludwig van Beethoven + 1827)

La musique creuse le ciel. (Baudelaire 1821-1867)

La musique est le plus cher de tous les bruits. (Théophile Gautier 1811-1872)

La musique offre aux passions le moyen de jouir d'elles-mêmes. (Friedrich Nietzsche, Le Gai Savoir, 1882)

La musique c’est du bruit qui pense. (Victor Hugo 1802-1885)

La musique est peut-être l’exemple unique de ce qu’aurait pu être – s’il n’y avait pas eu l’invention du langage, la formation des mots, l’analyse des idées – la communication des âmes. (Proust 1871-1922)

La musique est l'âme de la géométrie. (Paul Claudel, 1868-1955)

La musique est le domaine des démons. C'est l'art chrétien au mode négatif. (Thomas Mann 1875-1955)

J’ai dit quelque part qu’il ne suffisait pas d’entendre la musique, mais qu’il fallait la voir. (Igor Stravinsky 1882-1971)

La musique seule peut parler de la mort. (André Malraux 1901-1976)

La musique est le refuge des âmes ulcérées par le bonheur. (Émile Michel Cioran 1911-1995)

Peu importent les notes, en musique, ce sont les sensations produites qui comptent. (Léonide Pervomaïski, écrivain ukrainien)

Le musicien est l'écrivain des notes ; l'écrivain est le musicien des mots (...) La Société des Auteurs Compositeurs et Éditeurs de Musique (SACEM) connaît la musique et fait payer la note, en silence, facture à la clé, sans mettre un bémol et malgré les soupirs... (Jean-Paul Coudeyrette, Autocitations)


LA SAINT-JEAN

La fête de la Saint-Jean a lieu le soir du 23 juin qui précède la fête de la nativité de Jean-Baptiste le 24 juin.
Voir dossier


LE QUATORZE JUILLET

Depuis 1880, le 14 juillet, jour férié, chômé et payé, est le jour de la Fête Nationale de la France. Il commémore la fête de la Fédération du 14 juillet 1790, premier anniversaire de la prise de la Bastille, prison d’état et symbole de l’arbitraire royal, le 14 juillet 1789.
Voir dossier.


JOURNEE NATIONALE A LA MEMOIRE DES VICTIMES
DES CRIMES RACISTES ET ANTISEMITES DE L'ETAT FRANCAIS
ET D'HOMMAGE AUX JUSTES DE FRANCE

La Loi n°2000-644 du 10 juillet 2000, publiée au JORF du 11 juillet, instaure une Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'État français et d'hommage aux Justes de France :
"Article unique.
Il est institué une journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'Etat français et d'hommage aux « Justes » de France qui ont recueilli, protégé ou défendu, au péril de leur propre vie et sans aucune contrepartie, une ou plusieurs personnes menacées de génocide.
Cette journée est fixée au 16 juillet, date anniversaire de la rafle du Vélodrome d'hiver à Paris, si ce jour est un dimanche ; sinon, elle est reportée au dimanche suivant.
Chaque année, à cette date, des cérémonies officielles sont organisées aux niveaux national et départemental, dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat.
La présente loi sera exécutée comme loi de l'Etat."

La date choisie pour cette commémoration correspond à la date anniversaire de la rafle du Vélodrome d'Hiver effectuée par la police française (16 et 17 juillet 1942).
Les 16 et 17 juillet, lors de la rafle dite du Vél’d’Hiv (le régime nazi a décidé d'une énorme rafle de Juifs dans plusieurs pays européens : l'opération Vent Printanier ; en France, elle est organisée par René Bousquet, secrétaire général de la police 10), 12 884 (13 152 selon la Préfecture de Police) Juifs étrangers ou apatrides dont 3 031 hommes, 5 802 femmes et 4 051 enfants de tous âges (pourtant les ordres allemands ne visaient que les jeunes à partir de 16 ans) sont arrêtés par 4 500 policiers et gendarmes (dixit Jacques Chirac, 16 juillet 1995) ; une partie des Juifs est emmenée par autobus dans le camp de Drancy (au nord de Paris), les autres sont rassemblés dans le Vélodrome d’Hiver, rue Nélaton dans le 15e arrondissement, où, pendant 5 jours, ils restent sans nourriture, avec un seul point d'eau et 2 médecins, avant d'être conduits à Drancy, Beaune-la-Rolande et Pithiviers, puis déportés à Auschwitz.


Les Justes de France

En février 2003, le Comité Français pour Yad Vashem (Mémorial des victimes juives de la shoah, 1953) est invité à l’Elysée pour remettre au Président de la République, Jacques Chirac, le Dictionnaire des Justes de France.
En juin 2006 le Mur des Justes est inauguré dans le quartier du Marais à Paris, près du Mémorial.
Le 18 janvier 2007, au nom de la Nation, Jacques Chirac rend hommage aux Justes de France en inaugurant une plaque posée en leur honneur dans la crypte du Panthéon.
La date du 18 janvier, indique Simone Veil, présidente de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, est celle où ont commencé les "marches de la mort" de prisonniers d'Auschwitz poussés sur les routes par les SS alors que l'Armée Rouge progressait.
La plaque dévoilée porte l’inscription : « Sous la chape de haine et de nuit tombée sur le France dans les années d'occupation, des lumières par milliers, refusèrent de s'éteindre. Nommés Justes parmi les nations ou restés anonymes, des femmes et des hommes de toutes origines et de toutes conditions ont sauvé des Juifs des persécutions antisémites et des camps d'extermination. Bravant les risques encourus, ils ont incarné l'Honneur de la France, ses valeurs de Justice, de Tolérance et d'Humanité ».
Selon le comité français de Yad Vashem, en 2016, 3 925 Justes de France sont reconnus "Justes parmi les Nations" par le Mémorial de Yad Vashem, en Israël. 8

« Quiconque sauve une vie sauve l'Univers tout entier. » (Phrase du Talmud gravée sur la médaille des Justes décernée par Yad Vashem)

Voir
Journée nationale du souvenir des victimes et héros de la déportation
Le Huit Mai
Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste (27 janvier)


L’ASSOMPTION

Le dogme de l'Assomption de la Vierge Marie, fêtée le 15 août, est proclamé par le pape Pie XII le 1er novembre 1950.
Voir dossier.



JOURNEE NATIONALE D'HOMMAGE AUX HARKIS
ET AUTRES MEMBRES DES FORMATIONS SUPPLETIVES

Le Décret du 31 mars 2003 institue une Journée nationale d'hommage aux harkis et autres membres des formations supplétives en reconnaissance des sacrifices qu'ils ont consentis du fait de leur engagement au service de la France lors de la guerre d'Algérie. Cette journée est fixée au 25 septembre.
Chaque année, à cette date, une cérémonie officielle est organisée à Paris. Une cérémonie analogue a lieu dans chaque département dont l'organisation est confiée au préfet.

Selon les historiens, après les accords d'Evian du 18 mars 1962 qui ont mis fin à la guerre d'Algérie, entre 55 000 et 75 000 harkis ont été abandonnés dans l'ancienne colonie où ils ont subi de sanglantes représailles, mais quelque 60 000 furent admis en France.



LA FÊTE DE LA SCIENCE

La fête, qui a lieu généralement en octobre, a pour but de permettre au grand public de mieux comprendre les sujets scientifiques les plus complexes, de débattre sur les enjeux de la recherche (bioéthique, recherche médicale, agroalimentaire et spatiale, financement de la recherche, etc.) et d’évaluer la quantité et la qualité des progrès enregistrés au fil du temps.
La Fête de la Science est une manifestation nationale organisée en région. Le coordonnateur régional est l'interlocuteur des acteurs de la Fête de la Science à toutes les étapes de la mise en place et du déroulement de la manifestation.

En 1991, le ministre délégué à la Recherche et aux Nouvelles Technologies, Hubert Curien, décide de fêter les 10 ans du ministère, dans ses jardins, pour la première fois ouverts au public.
A travers cette fête, il souhaite rapprocher le citoyen parisien de la science et de ses acteurs.

En 1992, l'événement devient national et se déroule du 12 au 14 juin. C'est la première édition de "Science en Fête".

En 1995, la fête a lieu au mois d'octobre.

En 1998, Claude Allègre, ministre de l'Éducation Nationale, de la Recherche et de la Technologie, transforme la manifestation en "Semaine de la Science" afin de toucher le public scolaire (rencontres entre élèves et chercheurs).

En 2000, Roger Gérard Schwartzenberg, ministre de la Recherche, pérennise l'événement et lui redonne son côté festif en le nommant "Fête de la Science".

En 2008 et 2009, la Fête de la science a lieu en novembre.

En 2010, la fête revient au mois d'octobre.

Pour connaître les manifestations organisées dans votre région, consultez la page suivante : https://www.fetedelascience.fr

Citations

Le commencement de toutes les sciences, c'est l'étonnement de ce que les choses sont ce qu'elles sont. (Aristote +322 av. J.-C., Métaphysique, I, 2)

Celui qui n’a pas cru n’expérimente pas. Celui qui n’aura pas expérimenté ne comprendra pas. La science de quiconque a expérimenté l’emporte sur la connaissance purement intellectuelle. (Anselme de Cantorbéry + 1109)

Seigneur Jésus-Christ, écoutez la voix de notre douleur. Dans le désert des pénitents, nous crions vers vous pour n’être pas séduits par de veines paroles tentatrices sur la noblesse de la famille, le prestige de l’Ordre, le brillant de la science. (Prière d'Albert le Grand +1280, patron des scientifiques)

La véritable science tient dans ces deux propositions : Dieu est tout. Je ne suis rien ! (Laurent Justinien +1455, Perles de sagesse).

Parce que, selon le sage Salomon 13, sapience (sagesse) n'entre point en âme malivole (de mauvaise volonté) et science sans conscience n'est que ruine de l'âme. (François Rabelais +1553, Pantagruel, 8)

La morale doit être l'étoile polaire de la science. (Chevalier de Boufflers, Pensées et Fragments, 1816)

Les sciences sont des fouilles faites dans Dieu. (Victor Hugo +1885, Fragments)

Science is organized knowledge : La science est du savoir organisé. (Herbert Spencer +1903, Education, 2)

Il ne peut pas y avoir de morale scientifique ; mais il ne peut pas non plus y avoir de science immorale. (Henri Poincaré +1912, Dernières Pensées, Flammarion)

Le but de la science est de prévoir et non, comme on l'a dit souvent, de comprendre [Pierre Lecomte du Noüy +1947, L'Homme et sa destinée, La Colombe].

La science est comme une maladie, une maladie qui progresse en transformant le monde et en le dévorant aussi. (Georges Duhamel +1966, Les Maîtres, Mercure de France)

Plus je sais et plus je sais que je ne sais rien.
Dieu est assis dans la brouette que l'homme pousse.
Ce qui paraît totalement inconcevable aujourd'hui sera tout-à-fait rationnel demain.
Il n’y a pas de question sans réponse ; la réponse n'est qu'affaire de temps (Jean-Paul Coudeyrette, Autocitations)



HALLOWEEN, SAMAIN, TOUSSAINT ET DEFUNTS

La fête d'Halloween est célébrée la veille de la Toussaint (soirée du 31 octobre).
En 835, la fête de la Toussaint est introduite dans le calendrier romain, au 1er novembre, par Grégoire IV.
En 998, Odilon, abbé de Cluny, établit, dans les monastères de son ordre, un office liturgique à l’intention de tous les frères défunts le 2 novembre, lendemain de la Fête de Tous les Saints.
Voir dossier.


LE ONZE NOVEMBRE

Le 11 novembre est le jour anniversaire de l’Armistice de 1918, signé à Rethondes, qui marque la fin de la Première guerre mondiale, dite la Grande Guerre.
Voir dossier.


CITATIONS ET PROVERBES

Ne déplace pas la borne antique. (Bible, Livre des Proverbes, XXIII, 10)

Il est des coutumes qu'il est plus honorable d'enfreindre que de suivre. (Shakespeare 1564-1616, Hamlet)

La vraie fête, c'est faire ce dont on a envie, indépendamment de ce que font les autres, sans tenir compte du calendrier, en se moquant des usages et en faisant fi du qu'en-dira-t-on. Rare et difficile. (Philippe Bouvard)

Toute religion nouvelle est nécessairement syncrétiste : pour s’implanter solidement, elle doit se greffer sur les fondamentaux de l’ancienne. (Jean-Paul Coudeyrette, Autocitations)

Le cérémonial est la fumée de l'amitié.
Laissons venir la fête avant de la chômer.
Il n'y a pas de bonne fête sans lendemain.
A chaque saint sa chandelle. (Proverbes français)

La fête de Noël peut être renouvelée à Pâques. (Proverbe écossais)

Ne méprisez pas la pompe des cérémonies avant de les connaître. (Proverbe anglais)

Les sots font les fêtes et les hommes de sens en ont le plaisir. (Proverbe italien)

La coutume est le cinquième élément de l'univers. (Proverbe arabe)


Notes
1 Silences et non-dits de l'Histoire Antique. Emmanuelle Grün. Yvelinédition. 2008
2 http://www.marxists.org/francais/lafargue/works/1908/10/pl19081015.htm
3 Encyclopédie des gens du monde, 1837
4 Le décret du 31 mars 2003 (JORF n°78 du 2 avril 2003) institue "une Journée nationale d'hommage aux harkis et autres membres des formations supplétives" en reconnaissance des sacrifices qu'ils ont consentis du fait de leur engagement au service de la France lors de la guerre d'Algérie.
5 http://www.memoire-net.org
6 http://www.fmd.asso.fr/
7 http://www.archives.premier-ministre.gouv.fr/
8 http://www1.yadvashem.org/yv/en/righteous/statistics.asp
9 http://colleges.ac-rouen.fr/romilly/IMG/pdf/Signes_distinctifs_dans_les_camps_nazis.pdf ; http://d-d.natanson.pagesperso-orange.fr/triangles.htm
10 plusieurs rafles de Juifs en zone occupée, sont orchestrées et effectuées par la police française en juillet 1942, sous le régime de Vichy : rafle du Vélodrome d'Hiver le 16 juillet, rafle de Nancy le 19 et rafle de la Marne le 20. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Vent_printanier)
11 http://www.archives.premier-ministre.gouv.fr/villepin/information/actualites_20/indochine_premiere_journee_nationale_53213.html
12 http://fr.wikipedia.org/wiki/Calendrier_julien
13 "La sagesse n'entre pas dans une âme qui médite le mal, et n'habite pas dans un corps esclave du péché." (Livre de la Sagesse de Salomon I, 4)
14 http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%AAte_de_la_musique
15 http://fr.wikipedia.org/wiki/2015
16 http://www.histoire.presse.fr/mensuel/34/la-fete-des-meres-01-05-1981-55095
17 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4915151.texte
18 https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%AAte_des_M%C3%A8res


Sources


Auteur : Jean-Paul Coudeyrette
Référence publication : Compilhistoire ; toute reproduction à but non lucratif est autorisée.

Date de mise à jour : 06/01/2017

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