Quelques difficultés de la langue française

SOMMAIRE


Pluriel des noms se terminant par "ail"
L'UN ET L'AUTRE. L'UN OU L'AUTRE Verbes se terminant en "oter" ou "otter"


Ambigu - Ambivalent

"Ambigu" (féminin "ambiguë"), comme "équivoque", se dit de ce qui, réunissant des caractères différents ou opposés, est difficile à interpréter ou est incertain : un discours ambigu, un homme au caractère ambigu.
L'ambigüité est le caractère de ce qui est ambigu, c'est-à-dire difficile à cerner, énigmatique, interprétable de différentes façons 10. "Comme il y a trois élèves prénommés Mathieu dans cette classe, le professeur les appelle par leur nom de famille pour lever l’ambiguïté" 13.
Est "ambivalent" ce qui se présente sous deux aspects différents ; son usage extensif pour "ambigu" est assez usuel 9. Un ambidextre est ambivalent.


Anti (trait d'union après "anti") 20 21

Déjà en 1872 chez Littré et en 1885 chez Larousse, "anti-" était systématiquement soudé aux noms communs dont il est préfixe. La règle communément admise depuis au moins le XXe siècle est que les mots commençant par "anti" ne prennent pas de trait d’union sauf dans les cas suivants :
- devant un nom propre (Anti-Atlas ; Anti-Liban ; les anti-Poutineanti-Le Pen) ;
- devant un nom composé (anti-sous-marin) ;
- quand le deuxième élément est un sigle ou un symbole (anti-CGTanti-g) ;
- quand anti- est le préfixe d’une locution, d’une dénomination de plusieurs mots (des militants anti-mariage pour tousdes traitements anti-gaz sarindes bons plans anti-vacances chères) ;
- en principe, quand le deuxième élément commence par un i  (anti-inflammatoireanti-intellectuel).


Beaucoup de, peu de, etc. 12

Le quantificateur adverbial est une locution adverbiale, formée à partir d'un adverbe de quantité et de la préposition "de" : assez de ; autant de ; beaucoup de ; peu de ; davantage de ; moins de ; plus de ; trop de ; etc.
"
Chez lui, il y a beaucoup de livres" ("beaucoup des livres" est incorrect)
Toujours invariable, le quantificateur adverbial peut déterminer un noyau, de nombre et de genre indifférents : beaucoup d'eau [féminin, singulier], beaucoup de vin [masculin, singulier], beaucoup de cerises [féminin, pluriel], beaucoup de gâteaux [masculin, pluriel]. "Beaucoup des gâteaux" est incorrect.


CELUI-CI, CELUI-LA voir ICI


Ce qui - ce qu'il 1

Bien que les puristes préconisent l'emploi de "ce qu'il", il n'est pas de règle formelle pour distinguer ces deux expressions qu'on emploie indifféremment sauf avec falloir ("ce qu'il faut" et non "ce qui faut") et avec plaire où il convient d'employer "ce qu'il" quand on veut sous-entendre, après plaire, l'infinitif du verbe employé précédemment (Hanse) : je ferai ce qu'il me plaira (de faire). Je fais ce qui me plaît est plus absolu.


Chance 22

D'abord neutre, chance se dit du hasard qui peut faire réussir ou échouer une entreprise : "la bonne, la mauvaise CHANCE" (Académie). — "Tenter sa CHANCE" (Id.).
— Au singulier, chance prend dès l'ancien français le sens favorable de « hasard heureux qui se produit ou même se renouvelle », en s'opposant à son composé "malchance" : "Avoir de la CHANCE au jeu" (Ac.).
— Au pluriel, "chances" garde le sens neutre de « possibilités de se produire au hasard » : "Il y a des chances que ..." — "Il y a moins de CHANCES de se faire tuer là-bas que d'avoir ici un accident de voiture" (R. Ikor).


Des fois 23

Aux adverbes de temps "Parfois" et "Quelquefois", on ne doit pas substituer la locution adverbiale "Des fois". On ne doit pas non plus employer la locution conjonctive "Des fois que" pour "Au cas où".
L'exclamation populaire "Des fois" peut s'employer pour marquer avec véhémence son désaccord, son indignation : "Non, mais des fois !"


Genre des noms géographiques, particulièrement des noms de villes et des noms de pays

Le genre des noms propres des villes est parfois marqué par l'article : Le Mans, Villiers-le-Sec, La Rochelle, Brive-la-Gaillarde, etc. Dans les autres cas, les noms des villes sont souvent féminins quand ils se terminent par un "e" muet (Venise, Marseille, Lille), masculins dans le cas contraire (Paris, Lyon) 8.
En règle générale sont du féminin les noms de villes qui ont une terminaison féminine ("e") et du masculin ceux qui ont une terminaison masculine 1.
Mais la règle n'est pas absolue : il est possible de parler de Marseille au masculin et de Lyon au féminin. De plus, on peut toujours sous-entendre le mot "ville" et donc faire l'accord au féminin.

Les noms de pays sont d'ordinaire du féminin quand ils se terminent par "e" : la France, la Belgique, la Chine 7, la Sierra Leone. Les noms de pays se terminant par "a" sont généralement du masculin (Alaska, Canada, Nicaragua, Panama) sauf Cuba et Guyana 14.


ICI, VOICI, CELUI-CI ; LA, VOILA, CELUI-LA

Ici, voici et celui-ci indiquent une proximité.
Là, voilà et celui-là indiquent un éloignement.
Exemples :
- Il sortit de sa poche un morceau de papier chiffonné et s'exclama joyeusement : « J'ai une théorie dont voici la preuve. ».
- En entendant au loin un sifflement bien reconnaissable, Marie se tourna vers son fils et lui dit en souriant : « Voilà le train qui arrive. »
- "La Fayette, nous voici !" (phrase prononcée le 4 juillet 1917, sur la tombe de La Fayette au cimetière de Picpus à Paris, par le colonel américain Stanton (elle a été attribuée à tort au général John Pershing).
Il peut s'agir d'une distance physique, comme les exemples ci-dessus ou d'une distance temporelle, imaginaire, relationnelle, etc. :
"Les deux explorateurs s'approchèrent de la boite de Pandore. Marco prit l'initiative de l'ouvrir.
- Voici donc le trésor de notre temps.
- Et voilà les ennuis qui pointent leur nez à l'horizon, ponctua Samuel." 27

Ici s'emploie par opposition à , pour désigner un lieu ou un fait déterminé ou non :
Ici tout va bien, tout va mal. Ici le chômage, le travail.

Ici peut indiquer le temps présent, une période ou une date indéterminée :
Cela ne s'est pas vu jusqu'ici.
A quelque temps de . 1


Lequel, laquelle, lesquels, lesquelles, à laquelle, auquel, auxquels, auxquelles, de laquelle, duquel, desquels, desquelles 11

Ce pronom relatif s'accorde en genre et en nombre avec son antécédent.
Avec les prépositions "de" ou "à", il se contracte en duquel, desquels, desquelles, auquel, auxquels, auxquelles.
Il s'emploie  :
- Comme sujet ou, quelquefois, objet direct, à la place de "qui" ou "que", surtout quand l'accord évite l'ambiguïté sur l'antécédent que présenteraient "qui" ou "que" : "Je suis allé chez la mère de mon ami, laquelle habite en Bourgogne" ;
- dans la langue administrative : "Entendre les témoins, lesquels déclarent…"
- Après une préposition (obligatoirement quand l'antécédent est un nom de chose) : "Le livre dans lequel j'ai lu cette histoire"
- À la place de "dont" quand celui-ci serait complément d'un nom précédé d'une préposition : "Les gens au nom desquels je parle"


L'UN ET L'AUTRE. L'UN OU L'AUTRE. 1

Après "l'un et l'autre" suivi d'un nom, le verbe se met normalement au singulier : "L'un et l'autre cadeau lui fait plaisir". On rencontre aussi le verbe au pluriel.
Si "l'un et l'autre" est pronom, l'accord est facultatif, mais le pluriel est le plus fréquent : "L'un et l'autre sont venus". Si le verbe précède, le pluriel est de règle : "Ils sont venus l'un et l'autre".

"L'un ou l'autre", exprimant la disjonction, veut au singulier le verbe qui suit : "L'un ou l'autre l'emportera".


Mots se terminant par "oir" ou "oire" 2 5 6

La plupart des noms masculins se terminent par "oir" (abattoir, bougeoir, comptoir, couloir, grattoir, lavoir, etc.) sauf ceux qui se terminent par "atoire" ou "itoire" (conservatoire, laboratoire, observatoire, purgatoire, auditoire, territoire), ceux qui se rattachent à un radical qui se termine par "t" ("direct" : directoire ; "exut" : exutoire ; "réfect" : réfectoire ; "répert" : répertoire) et autres exceptions : accessoire, déboire, grimoire, ivoire, pourboire.
Tous les noms féminins ont la terminaison "oire" : bouilloire, écumoire, échappatoire, écritoire, rôtissoire, patinoire, etc.
Les adjectifs ont la terminaison "oire", sauf "noir" : ambulatoire, définitoire, dérisoire, diffamatoire, éliminatoire, giratoire, illusoire, méritoire, notoire, obligatoire, péremptoire, prémonitoire, rédhibitoire, superfétatoire, etc.
Les verbes se terminent tous par "oir" sauf les verbes "boire" et "croire".


Nom collectif (accord du verbe avec un)

Les noms tels que "foule, multitude, troupe, masse, bande, file, majorité, grand nombre de, centaine, dizaine, centaine"… sont morphologiquement au singulier. Employés seuls, ils appellent un verbe au singulier :
"Une foule attendait l'ouverture des premières boutiques".
Lorsqu'ils sont suivis d'un complément au pluriel, ils peuvent, selon l'interprétation, appeler un verbe au pluriel. L'accord dépend alors du terme qui véhicule le sens le plus fort.
Le verbe s'accorde avec le nom collectif si l'on considère la globalité des êtres ou objets dont il s'agit :
"Une foule de gens accourait". (Une foule accourait)
Il s'accorde avec le complément si l'on considère la pluralité des êtres ou objets dont il s'agit :
"Une foule d'hommes penseraient le contraire". (De nombreux hommes penseraient le contraire)
Notez que souvent les deux interprétations demeurent possibles.

En revanche, lorsque le nom collectif est précédé d'un article défini (le, la, les), d'un pronom démonstratif (ce, cet, cette, ces) ou d'un adjectif possessif (mon, ton son, ma, ta…), le verbe s'accorde le plus souvent avec le nom collectif :
"Cette bande de jeunes terrifie les habitants du quartier". "Sa bande de motards passe toujours par ici". "Le troupeau de vaches se dirige vers le pré".
Mais là encore, on veillera à toujours prendre en compte le sens :
"Une file de jeunes attendent l'ouverture de la salle". (ce sont les jeunes qui attendent, non la file)

Après la plupart (de) et une infinité (de), le verbe s'accorde toujours avec le complément :
"La plupart des gens sont ravis d'une telle décision". "La plupart songent aux vacances". "Une infinité de gens prennent chaque jour le métro".
Le verbe qui a pour sujet un adverbe de quantité (beaucoup, peu, pas, pas mal, trop, assez, plus, moins, autant, la plupart, combien…) utilisé seul, est habituellement au pluriel :
"Beaucoup auraient éludé le problème".
Le verbe qui a pour sujet un adverbe de quantité suivi d'un complément s'accorde avec le complément :
"Peu de gens sont aussi ouverts d'esprit que toi". "Beaucoup d'eau est gaspillée l'été à laver des voitures". 24

Quand le sujet est précédé d'un numéral comme "dizaine, douzaine", on accorde avec le numéral s'il s'agit d'une quantité précise :
"Une dizaine de spectateurs peut entrer dans cette salle".
S'il s'agit d'une quantité imprécise, l'accord se fait avec le numéral ou avec son complément :
"Une douzaine de garçons vit là". "Une douzaine de garçons vivent là". 25


Noms féminins n'ayant pas d'équivalents masculins 2 :

idole, personne, recrue, sentinelle, star, vedette, victime, etc.


Noms masculins n'ayant pas d'équivalents féminins 1 2 3 :

un acolyte, un acquéreur, un agent, un agresseur, un amateur, un ange, un antagoniste, un apôtre, un armateur, un architecte, un artilleur, un assassin, un auteur, un automate, un bandit, un bâtonnier, un bourreau, un brigand, un censeur, un charlatan, un chef, un critique, un défenseur, un démon, un déserteur, un despote, un diplomate, un disciple, un écrivain, un émissaire, un escroc, un expert, un fantassin, un fat, un faux-monnayeur, un filou, un forçat, un fossoyeur, un fournisseur, un génie, un géomètre, un goinfre, un gourmet, un grand couturier, un guide, un historien, un imposteur, un imprimeur, un individu, un ingénieur, un interprète, un juge, un juré, un libraire, un magistrat, un malfaiteur, un mannequin, un mécène, un médecin, un ministre, un modèle, un monarque, un monstre, un oppresseur, un orateur, un otage, un paria, un parjure, un peintre, un penseur, un philosophe, un pilote, un pionnier, un plombier, un possesseur, un précurseur, un prédateur, un prédécesseur, un professeur, un reporter, un sauveur, un sculpteur, un serrurier, un stratège, un successeur, un supporter, un tâcheron, un témoin, un terrassier, un tirailleur, un tyran, un usager, un vainqueur, un voyou...
Cependant, certains noms de métier s'emploient aujourd'hui plus facilement au féminin : une arbitre, une avocate, une sculptrice, une peintre, une historienne, etc.


Noms féminins en "eure"

"Il convient de rappeler que les seuls féminins français en "-eure" (prieure, supérieure, inférieure, mineure, majeure, meilleure, antérieure, extérieure, intérieure) sont ceux qui proviennent des comparatifs latins en "-or" (prior, superior, inferior, minor, maior, melior, anterior, exterior, interior, ndlr). Aussi faut-il éviter absolument des néologismes tels que professeure, ingénieure, auteure, docteure, proviseure, procureure, rapporteure, réviseure, etc." (Académie Française, 1984)

Le 13 octobre 2014, l'Académie française, qui se targue d'être "fidèle à la mission que lui assignent ses statuts depuis 1635", fait une mise au point. Elle n'approuve pas la féminisation des titres avec un "e" à la fin, comme "professeure, recteure, sapeuse-pompière, auteure, ingénieure, procureure". Elle rappelle ensuite la valeur générique du masculin et rappelle qu'"en français, la marque du féminin ne sert qu'accessoirement à rendre la distinction entre mâle et femelle". L'Académie condamne également "le contresens linguistique sur lequel repose l'entreprise de féminisation systématique". Elle rappelle également qu'il est nécessaire de "distinguer des noms de métiers les termes désignant des fonctions officielles et les titres correspondants". Ainsi, les Immortels écrivent que "les particularités de la personne ne doivent pas empiéter sur le caractère abstrait de la fonction dont elle est investie, mais au contraire s'effacer derrière lui". Toutefois, l'Académie laisse une certaine marge de liberté à chacun dans la vie de tous les jours. Elle cite la Commission générale de terminologie et de néologie, qui estime que "s'agissant des appellations utilisées dans la vie courante (entretiens, correspondances, relations personnelles) concernant les fonctions et les grades, rien ne s'oppose, à la demande expresse des individus, à ce qu'elles soient mises en accord avec le sexe de ceux qui les portent et soient féminisées ou maintenues au masculin générique selon le cas". Finalement, l'institution indique que c'est l'usage le plus populaire qui aura raison. L'Académie écrit ainsi qu'elle laisse "rivaliser des formes différentes sans chercher à en proscrire autoritairement aucune, jusqu'à ce que la meilleure l'emporte". 19


Particule "de" (nom avec la) 26 1

La particule "de" n'apparaît que lorsque le nom est précédé d'un prénom, d'un titre ou d'une dénomination (monsieur, madame, marquis, abbé, général, etc.) : Jean de La Fontaine, le marquis de Sade, Madame de Sévigné, le procureur de Montgolfier...
Lorsque le nom est employé sans prénom ou sans titre, le « de » n'est pas maintenu : La Fayette, La Fontaine, Richelieu, Montherlant...
De même, au pluriel, le « de » disparaît : Les Montherlant ; mais « d' », « Du » ou « Des » sont maintenus : Du Guesclin, Des Cars, Des Esseintes, d'Alembert, d'Hozier.
On conserve ordinairement la particule « de » pour les noms d'une syllabe sonore (le e final étant muet) : de Thou, de Sèze, de Gaulle, de Lattre... Si dans ce cas, la particule est heurtée par un "de" préposition non élidé, il est d'usage d'y mettre la majuscule : la mort de De Thou, l'arrivée de De Lattre, l'appel de De Gaulle...


Pluriel des noms et des adjectifs se terminant par "al" 1 15

Les noms et les adjectifs terminés au singulier par "al" changent "al" en "aux" au pluriel. Exemples : un journal, des journaux ; un individu normal, des individus normaux.
Exceptions :
- noms : avals, bals, cals, caracals, carnavals, cérémonials, chacals, chorals (chants religieux ou compositions instrumentales), copals, étals, festivals, finals (en musique), foirals, gavials, idéals (ou idéaux), narvals, nopals, pals, pascals (unités de mesure), récitals, régals, rorquals, servals, sisals, trials, vals (ou vaux), virginals (épinettes)
- adjectifs : australs (ou austraux), banals, bancals, boréals (ou boréaux), fatals, glacials, idéals (ou idéaux), jovials, natals, navals, pascals (ou pascaux, de Pâques) et tonals.


Pluriel des noms se terminant par "ail" 15

La plupart des noms terminés au singulier par "ail" changent "ail" en "ails" au pluriel. Exemples : un portail, des portails.
Cependant, certains noms se terminant par "ail" ont leur pluriel en "aux" : bail (sauf crédit-bail et cession-bail), corail, émail, soupirail, travail (sauf le dispositif), vantail et vitrail.


Tout,

adverbe signifiant "entièrement, très", est invariable sauf s'il précède un adjectif féminin commençant par une consonne ou un "h" aspiré. 1 2
Exemple : "La famille tout entière fut toute contrite et toute honteuse."


Trait d'union avec là, ci et même. 18

Après un nom ou un pronom, "là" est lié par un trait d'union : ce matin-là, celle-là, ces deux-là...
Le mot "là" est lié dans les expressions suivantes : là-bas, là-dedans, là-dessus, là-devant, là-derrière, là-dessous, là-haut, de-ci de-là, par-ci par-là,  jusque-là.
Le mot "ci" est toujours lié par un trait d'union : celui-ci, ci-joint, ci-inclus, ces jours-ci, par-ci par-là, ci-dessus, ci-dessous...
Après un pronom, "même" est lié par un trait d'union : lui-même, soi-même, elles-mêmes... Le mot "même" prend le S du pluriel si le pronom qu'il complète est au pluriel : eux-mêmes.


Verbes se terminant par "eler" 1

Parmi les verbes se terminant par "eler", la plupart redoublent le "l", d'autres changent "e" en "è" devant une syllabe muette. Voici, d'après l'Académie, la liste de ces derniers verbes : celer, ciseler, congeler, dégeler, geler et regeler, déceler, démanteler, écarteler, marteler, modeler, peler, receler.


Verbes se terminant par "eter" 1 2

Parmi les verbes se terminant par "eter", la plupart redoublent le "t", d'autres changent "e" en "è" devant une syllabe muette. Voici, d'après l'Académie, la liste de ces derniers verbes : acheter et racheter, corseter, crocheter, fureter, haleter. A été ajouté à la liste : fileter.


Verbes se terminant en "oner" ou "onner" 1 16

La plupart de verbes en "on(n)er" prennent deux "n", sauf détoner (faire explosion), dissoner, s'époumoner, ramoner, téléphoner, siliconer, zoner, cloner et les verbes comportant un "ô" comme trôner, détrôner, prôner.


Verbes se terminant en "oter" ou "otter" 1 4

La majorité des verbes se terminant en "oter" s'écrivent avec un seul "t" sauf : balotter, botter et débotter, bouillotter, boulotter, boycotter, calotter et décalotter, carotter, crotter et décrotter, culotter, déculotter et reculotter, emmenotter et menotter, émotter, flotter, frisotter, frotter, garrotter, gobelotter, grelotter, gringotter, marcotter, margotter, marmotter, motter, trotter.


Verbes se terminant en "uir" ou "uire"

Les verbes en "UIR" s'écrivent "UIRE" sauf fuir et s'enfuir. 17



VOICI, VOILA : voir ICI


Notes
1 Dictionnaire des difficultés de la langue française. Larousse. 1971
2 Toute la grammaire. Gaillard et Colignon. Dicos d'Or. Albin Michel. Magnard. 2005
3 www.aidenet.eu/grammaire03.htm
4 www. lefrancaisenvrac.info/particularitesor/index.html
5 www. francaisfacile.com/exercices/exercice-francais-2/exercice-francais-9136.php
6 www.scribd. com/doc/4437721/Regles-dorthographe
7 http://www.francaisfacile.com/exercices/exercice-francais-2/exercice-francais-23922.php
8 Grammaire du Français contemporain, Larousse, 1995
9 Dictionnaire historique de la langue française. Le Robert. 1994
10 Le Petit Larousse 2012
11 http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/lequel_laquelle_lesquels_lesquelles/46743
12 http://fr.wikipedia.org/wiki/Quantificateur_(grammaire)
13 http://fr.wiktionary.org/wiki/ambigu%C3%AFt%C3%A9
14 Le Petit Larousse 2012
15 Toute l'orthographe. Gaillard et Colignon. Dicos d'Or. Albin Michel. Magnard. 2005
16 https://sites.google.com/site/motsetsons/verbes-en--onner--oner--auner
17 http://www.francaisfacile.com/exercices/exercice-francais-2/exercice-francais-88190.php
18 http://www.logilangue.com/public/Site/clicGrammaire/Trait_LA_MEME.php
19 http://actu.orange.fr/politique/madame-le-president-la-mise-au-point-de-l-academie-francaise-francetv_CNT0000005bkNt.html
20 http://fr.wiktionary.org/wiki/anti-
21 http://www.francaisfacile.com/exercices/exercice-francais-2/exercice-francais-82803.php
22 Grevisse Le Français Correct par Maurice Grevisse. 5e édition. 2003. Editions Duculot
23 http://www.academie-francaise.fr/des-fois
24 http://www.conjugaison.com/grammaire/sujet.html
25 http://www.logilangue.com/public/Site/clicGrammaire/CollectifAccord.php
26 https://fr.wikipedia.org/wiki/Particule_(onomastique)
27 https://french.stackexchange.com/questions/6266/usage-de-voici-et-de-voil%C3%A0


Auteur : Jean-Paul Coudeyrette
Référence publication : Compilhistoire ; toute reproduction à but non lucratif est autorisée.

Date de mise à jour : 06/07/2017

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