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SOMMAIRE
Le platonisme La philosophie de Platon (428-348 ou 347 av. J.-C.) repose sur la théorie des Idées ou doctrine des Formes. C'est Euclide le socratique(450-380 av. J.-C.), disciple de Parménide (lui-même disciple de Xénophane, fondateur de l'école d'Elée, qui développa un panthéisme idéaliste) et de Socrate, qui est à l'origine de cette théorie des « Idées » développée par Platon. La théorie des Idées divise l'Univers en deux mondes : le monde intelligible formé d'Idées ou Formes parfaites, éternelles et invisibles, et le monde sensible formé d'objets concrets et familiers. Pour Platon, les arbres, les pierres, les corps humains et tous les objets connus par les sens sont de vagues copies irréelles et imparfaites des Idées. Les croyances résultant de l'expérience de tels objets sont donc vagues et trompeuses, alors que les principes de la mathématique et de la philosophie, découverts par la méditation sur les Idées, constituent la seule connaissance digne de ce nom. Le genre humain est emprisonné dans une caverne et prend à tort les ombres projetées sur le mur pour la réalité. Le philosophe est celui qui pénètre le monde à l'extérieur de la caverne, parvenant à une vision de la vraie réalité (c'est-à-dire du monde des Idées), et retourne dans la caverne pour délivrer ses congénères. Le Logos, loi de l'être dans la philosophie d'Héraclite, est Dieu, source des Idées, chez Platon ; chez les stoïciens, le Logos est sort, raison ; chez les néo-platoniciens, c'est un des aspects de la divinité. La théorie spiritualiste des Idées de Platon et sa conception rationaliste de la connaissance sont au fondement de son idéalisme moral et politique. La conception du bien absolu de Platon, forme suprême englobant toutes les autres, a été une source importante des doctrines religieuses, panthéistes et mystiques, de la culture occidentale. ![]() Platon Xénocrate (v. 400 - 314 av. J.-C.), disciple de Platon, dirigea l'Académie (339) et s'efforça de concilier le platonisme avec le pythagorisme. Philon le juif (v. 13 av. J.-C. - v. 54), philosophe grec d'origine juive, imprégné de Platon et de la Bible, a inspiré le néoplatonisme et la doctrine des Pères de l'Eglise. Le néo-platonisme Le néo-platonisme, fondé par Ammonios Saccas, à Alexandrie, vers 229, fut enseigné dans diverses écoles jusqu'au VIe siècle. Il provient d'une jonction des influences rationnelles de la Grèce (pythagoriciens, Platon) et des influences mystiques d'origines hindoue et juive. Le principal représentant en fut Plotin (v. 205 - v. 270) dont la doctrine est une théorie de l'émanation qui a profondément inspiré la patristique chrétienne (doctrine des Pères de l'Eglise du ler au Ve siècle), la pensée médiévale et la cabale. Plotin préconisait un détachement complet pour atteindre la communion avec l'Un ; avec les théologiens chrétiens, il attaqua la thèse gnostique. ![]() Plotin Les théories du Verbe divin, de la compréhension spirituelle, qui requiert non seulement l'intelligence, mais la participation de l'âme, celle de la volonté humaine comme désir du bien et surtout celle de l’Un au-delà de l'être (et pas seulement au-delà de la connaissance) font du néo-platonisme un spiritualisme très profond, qui devait inspirer Augustin (354-430) et Les néo-platoniciens (en particulier Plotin) voyaient dans l'extase l'acte par lequel l'âme s'anéantit en Dieu. On a toutefois distingué l'extase positive (selon laquelle l'âme s'épanouit en Dieu ou dans la nature) et l'extase négative (selon laquelle l'âme s'anéantit en Dieu). La théologie distingua « l'extase naturelle, l'extase diabolique et l'extase divine », reconnaissables respectivement à la lassitude, au désordre et à la joie qui les accompagnent. Les principaux néoplatoniciens furent : Plotin, Porphyre (v. 234-304), Jamblique (v. 250-330), Hiéroclès (Ve siècle ; disciple de Plutarque d'Athènes, il essaya d'analyser la philosophie de Pythagore) et Proclus. Jamblique, élève de Plotin, croit à la réincarnation : "Ainsi les peines qui nous affligent sont souvent les châtiments d'un péché dont l'âme s'est rendue coupable dans une vie antérieure. Quelquefois, Dieu nous en cache la raison, mais nous ne devons pas moins l'attribuer à sa justice." Proclus (Constantinople 412 - Athènes 485) fut considéré, de son vivant, comme un sage et comme un mage inspiré : ses Éléments de théologie représentent la somme de la métaphysique néo-platonicienne. Le néoplatonisme est à l'origine du panthéisme (voir ci-après). Le panthéisme Le panthéisme (du grec pan : tout et theos : Dieu) est la doctrine qui identifie l'univers à Dieu (les stoïciens, Plotin, Spinoza, Paul d'Holbach, Diderot). La nature a certainement été divinisée dès l'aube de l'humanité. John Toland, partisan d'un christianisme uniquement raisonnable et inventeur du mot panthéisme (il qualifia la doctrine de Spinoza de panthéisme), enseignait les principes de son Panthéisticon (1720) à Londres et à Dublin. Les doctrines qui affirment l'immanence de Dieu au monde (Spinoza) ou à l'histoire des hommes (Hegel) s'opposent aux doctrines de la libre création du monde par Dieu (Descartes) ou de la libre création de l'histoire par l'homme (Marx, Sartre) : elles constituent un panthéisme. On a dit que le panthéisme de Spinoza était un athéisme, dans la mesure où sa doctrine récusait toute idée d'un dieu personnel et vivant, et identifiait Dieu à la nécessité anonyme et universelle qui régit toutes choses dans la nature. - Le stoïcisme Le stoïcisme est la doctrine panthéiste et matérialiste qui prit naissance à la fin du IVe siècle av. J.-C. avec Zénon de Citium et se développa jusqu'à la fin du IIIe siècle av. J. C. On distingue : - l'ancien stoïcisme (Zénon, Cléanthe, Chrysippe) qui fut surtout une théorie de l'univers et une logique : il définissait la sagesse comme le « savoir des affaires divines et humaines » (Sextus Empiricus le sceptique), c'est-à-dire comme la connaissance des lois qui régissent l'univers entier et non seulement la conduite des hommes ; - le moyen stoïcisme (Panetius, Posidonius) ; - le nouveau stoïcisme (Epictète, Sénèque, Marc-Aurèle) qui est surtout une morale fondée sur l'effort et sur l'intention du bien : la sagesse se définit alors par la « possession d'un art convenable : la possession de la vertu ». L'évolution du stoïcisme s'est faite dans le sens d'un passage d'une « physique » (identifiée à la théologie) de caractère panthéiste à une « morale » de caractère rigoriste. - Panthéisme acosmique et panthéisme cosmique Les philosophes qui affirment qu'il existe une réalité divine qui préside au destin du monde, considérant par conséquent que la nature et les conditions humaines sont une manifestation de Dieu, représentent le panthéisme acosmique ou panenthéisme : « Tout est en Dieu ». Dieu est considéré comme l'acteur divin qui joue simultanément les innombrables rôles des hommes, des animaux, des plantes, des étoiles et des forces naturelles. Les présentations les plus typiques du panthéisme acosmique proviennent de la tradition hindoue, dont le principal représentant philosophique fut le penseur indien Sankara. Son système révèle les faiblesses de l'acosmisme : la tendance à récuser la réalité globale du fini changeant, à récuser la réalité du mal, à contester la réalité de la liberté et du hasard et à considérer la personnalité individuelle comme finalement irréelle. Inversement, les tenants du panthéisme cosmique se réfèrent à la totalité des entités finies et changeantes, réalité à laquelle ils donnent le nom de Dieu. Dieu est simplement toutes les choses de l'univers. Tout ce qui existe est en Dieu et réciproquement. - Giordano Bruno Le représentant même du panthéisme moderne, Giordano Bruno, se réfère très souvent à Plotin. Ce qu'il retient essentiellement chez le chrétien David de Dinant et chez le juif Ibn Gabirol, c'est l'affirmation de la divinité de la matière. Dieu est infini, et la nature matérielle qui est divine fait partie intégrante de cet infini. Le monde, dès lors, est réunifié et l'on peut affirmer valablement et que Dieu est l'infini et que Dieu est Un. La doctrine de Bruno consiste dans l'affirmation d'un monisme infiniste absolu. Dieu n'est pas distinct de l'Univers, et cet être unique et infini constitue la Substance. Plus précisément, Dieu et Univers sont deux aspects, deux points de vue sur cette réalité véritable qu’est l'« originaire et universelle Substance, identique pour tout » (De la cause, du principe et de l'unité, Ve dialogue). « Dans l’un infini et immobile qui est la Substance, qui est l’être », l'unité n'est pas affectée par la multiplicité des choses sensibles, qui ne sont que des modes multiformes de cet être unique, ou des apparences fugitives et la « face diverse » d'une même substance. Bruno représente la réflexion individuelle antidogmatique. D'inspiration néoplatonicienne, il préconise de n'user que de l'expérience et de la raison pour connaître le monde. Il écrit notamment : Expulsion de la bête triomphante (1584), De la cause, du principe et de l'unité (1584), De l'Infini, de l'univers et des mondes (1585). Giordano Bruno entra à 17 ans au couvent des Dominicains à Naples. Il étudia la théologie, mais aussi les philosophes modernes et anciens : Héraclite, Démocrite. Sa pensée d'inspiration panthéiste le fit condamner à Rome pour hérésie en 1576. Il s'enfuit à Genève, puis à Toulouse et à Paris. On le retrouva professeur à Oxford, puis en Allemagne, à Prague et enfin à Venise où, dénoncé, il fut livré au Saint-Office. Jugé en 1592, il fut extradé à Rome. Pendant les 7 années de procès, il ne renia pas ses idées : « Je ne recule point devant le trépas et mon cœur ne se soumettra à nul mortel. » Au pape Clément VIII qui le sommait une dernière fois de se soumettre, Bruno répondit : « Je ne crains rien et je ne rétracte rien, il n'y a rien à rétracter et je ne sais pas ce que j'aurais à rétracter. » Le 20 janvier 1600, le pape ordonna au tribunal de l'Inquisition de prononcer le jugement. Bruno fut déclaré "hérétique impénitent, opiniâtre et obstiné" et, "devant son extrême et résolue défense", condamné à être remis au bras séculier pour être puni (selon la formule habituelle) "avec autant de clémence qu'il se pourrait et sans répandre de sang" (ut quam clementissime et citra sanguinis effusionem puniretur). À la lecture de sa condamnation au bûcher, Bruno commenta : « Vous éprouvez sans doute plus de crainte à rendre cette sentence que moi à l'accepter. » Le 17 février 1600, il fut conduit au Campo dei Fiori. Mis nu, la langue entravée par un mors de bois l'empêchant de parler, il fut brûlé vif. ![]() Giordano Bruno Le théisme Le théisme, doctrine d'un Dieu suprême, unique et personnel, pense pouvoir déterminer la nature de Dieu, lui attribue un certain nombre de qualités (bon, puissant, créateur du monde, etc.) et se le représente dans des symboles religieux. Le théisme est la religion du commun des hommes. Il s'oppose à l'athéisme et souvent au panthéisme. Le déisme Le déisme, courant de pensée née en Angleterre au XVIIe, influença de nombreux philosophes tels que Voltaire et Montesquieu. Le déisme est le système de ceux qui, rejetant toute révélation, croient seulement à l'existence de Dieu. Le déiste croit en Dieu mais se refuse à en dire quoi que ce soit et renonce à se le représenter. Les déistes opposent la religion naturelle, inhérente à tout individu et accessible par l'exercice de la raison, aux religions historiques dont ils réfutent les dogmes. Néanmoins, en pratique, la dénomination de déiste se prend en mauvaise part et est appliquée à l'individu qui répudie toute croyance religieuse (comme le libre penseur). Voltaire interprète ce système dans le sens étroit de la croyance à un seul Dieu : « Ce que le chancelier Bacon avait dit se trouve vrai à la lettre, qu'un peu de philosophie rend un homme athée et que beaucoup de philosophie mène à la connaissance d'un Dieu. Lorsqu'on croyait avec Epicure que le hasard fait tout, ou avec Aristote et même avec quelques anciens théologiens, que rien ne naît que par corruption, et qu'avec de la matière et du mouvement le monde va tout seul, alors on pouvait ne pas croire à la Providence. Mais depuis qu'on entrevoit la nature que les anciens ne voyaient point du tout ; depuis qu'on s'est aperçu que tout est organisé, que tout a son germe ; depuis qu'on a bien su qu'un champignon est l’ouvrage d'une sagesse infinie aussi bien que tous les mondes, alors ceux qui pensent ont adoré là où leurs devanciers avaient blasphémé. Les physiciens sont devenus les hérauts de la Providence. » (Dictionnaire philosophique) Le culte théophilanthrope La création du culte théophilanthrope répondit au désir de sauver la République, en fournissant aux citoyens les bases d’une morale publique. Le besoin d’une nouvelle religion s’était fait sentir dès l’échec de la Constitution civile du clergé, en 1791, et plusieurs tentatives officielles avaient été faites : culte de la Raison, fête de l’Être suprême. Ce besoin fut ressenti d’une manière plus pressante après le 9 Thermidor, quand on s’aperçut que la déchristianisation avait été beaucoup moins profonde qu’on ne se l’était imaginé. Les églises se remplissaient à nouveau et les prêtres réfractaires rentraient en France. Dès les premiers mois de l’an IV, on assista à une floraison de nouvelles religions parmi lesquelles il faut citer plus particulièrement la religion naturelle du club du Panthéon, le culte des adorateurs de Daubermesnil, et le culte social de Benoist-Lamothe (abbé Grégoire, Histoire des sectes, 1810 et 1828, 2 vol.). Au début de vendémiaire an V (septembre 1796), un modeste libraire, Jean-Baptiste Chemin-Dupontes (1760-1852), fit paraître le Manuel des théoanthropophiles : « Les théophilanthropes croient à l’existence de Dieu et à l’immortalité de l’âme... ces deux vérités sont nécessaires à la conservation des sociétés et au bonheur des individus.» C’étaient les deux principes de cette religion naturelle qui prêchait le respect des devoirs envers les semblables et le respect des devoirs envers la société. La première réunion des « Amis de Dieu et des hommes » a été tenue à Paris, 34 rue Saint-Denis, le 15 janvier 1797. Les cérémonies étaient aussi simples que le dogme : les « pères de famille » rendaient hommage au « Père de la nature ». Puis suivaient l’examen de conscience et des lectures ou discours de morale, entrecoupés d’hymnes. À l’origine, la plus grande liberté était laissée au « père de famille » qui officiait, mais, progressivement, il y eut une « ritualisation », la messe théophilanthrope devenant aussi bien réglée que la messe catholique. Les premières cérémonies eurent lieu dans l’église Sainte-Catherine, mise à la disposition de Chemin par Valentin Haüy, directeur de l’Institut des aveugles. Le parti républicain suivit avec beaucoup d’intérêt cette tentative d’une religion simple, sans hiérarchie ni sacerdoce, prêchant la tolérance et désireuse de restaurer dans les âmes des ennemis du catholicisme les principes d’ordre et de morale. La théophilanthropie compta dès le début parmi ses partisans des hommes comme Rallier, Dupont de Nemours, Creuzé-Latouche, Bernardin de Saint-Pierre, Mercier, David, Chénier, Paine et Lecoulteux de Canteleu. Le 12 floréal an V (1er mai 1797), La Révellière-Lépeaux, un des directeurs, lut à l’Institut des « Réflexions sur le culte, sur les cérémonies civiles et les fêtes nationales ». Il devint le protecteur de la secte (« le pape » disaient ses ennemis ; car elle comptait des ennemis, aussi bien chez les catholiques que chez les républicains). Les théophilanthropes obtinrent de partager avec les catholiques, l’une après l’autre, les 15 églises de Paris qui étaient affectées au culte. En province, la religion naturelle se répandit largement. Le Manuel fut traduit en anglais, en allemand, en hollandais et en italien. Le coup d’arrêt à l’expansion de la théophilanthropie fut donné par l’établissement du culte décadaire au début de l’an VII (octobre 1798). Le culte civique, c’est-à-dire l’instruction civique, l’emportait sur la religion naturelle : les déistes avaient été vaincus par les philosophes. Bonaparte chassa la secte de tous les édifices publics par un arrêté du 12 vendémiaire an X (4 octobre 1801), puis le culte fut interdit en tout lieu en mars 1803. Jean-Baptiste Chemin-Dupontes retourna alors à la franc-maçonnerie (en 1815, il sera vénérable de la Loge des Sept Écossais réunis). En 1882, Joseph Décembre, dit Décembre-Alonnier (1831-1906), tenta de faire renaître la théophilanthropie en fondant le Comité central théophilanthropique ; mais il essaya surtout de transformer ce courant spirituel en filon commercial auprès des francs-maçons et des occultistes. L’entreprise échoua probablement à cause de la querelle boulangiste qui désunissait les membres du comité directeur. Citations Le déisme est presque aussi éloigné de la religion chrétienne que l'athéisme, qui y est tout à fait contraire. (Pascal 1623-1662). Ce n'est pas le tout que d'avoir fait la prière du déiste, il faut encore être modeste. (Voltaire 1694-1778) Le théisme des hommes éclairés est de la véritable philosophie. (Mme de Staël 1766-1817) Le panthéisme est évidemment plus raisonnable que l'athéisme. (B. Constant 1767-1830) Un déiste est un homme qui, dans sa courte existence, n'a pas eu le temps de devenir athée. (Louis de Bonald 1754-1840) Le déiste est un athée sous bénéfice d'inventaire. (Balzac 1799-1850) Le panthéisme est à la fois quelque chose d'immense et de vague. (Lamennais 1782-1854) Le déiste, rejetant l'intermédiaire du Verbe incarné, veut s'établir en rapport immédiat avec Dieu. (Lamennais) Le dualisme sépare Dieu de l'univers, le panthéisme les confond. (Emile Saisset 1814-1863). Le panthéisme est la religion des enfants et des sauvages. (Proudhon 1809-1865). Le déisme de Mahomet est le même que celui de Moïse. (Proudhon) Le panthéisme est proprement la divinisation du tout, le grand tout donné comme Dieu. (Victor Cousin 1792-1867) C'est une erreur de croire que la religion du panthéisme conduise les hommes à l'indifférence. (H. Taine 1828-1893). Le panthéisme n'est que la forme savante de l'athéisme. (Jules Simon 1814-1896) Sources Auteur : Jean-Paul Coudeyrette Référence publication : Compilhistoire ; reproduction interdite sans autorisation. Date de mise à jour : 27/04/2012 |