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SOMMAIRE
Présentation Dès les premiers temps de la chrétienté, les fidèles rendaient des honneurs à ceux qui, pour témoigner de la vérité de la religion, avaient sacrifié leur vie, et mérité par là, le nom de « martyrs » (du grec martus, marturos : témoin). Ils élevaient sur les tombeaux qui renfermaient leurs restes (reliques) des autels sur lesquels ils célébraient les saints mystères. Puis ils exhumaient leurs corps de leur première sépulture pour les transporter dans des églises érigées en leur honneur où ils leur rendaient un culte particulier. Ils fêtaient régulièrement l'anniversaire de leur martyre (la date de leur naissance au ciel). La présentation des saints selon l'ordre du calendrier relève d'une très ancienne tradition. Le 11 juin 993, le pape Jean XV fit paraître la première bulle de canonisation connue afin de proclamer la sainteté d’Ulric ou Ulrich ou Udalric (890-973), évêque d’Augsbourg, mort vingt ans plus tôt. Reliques Les reliques, du latin reliquiae (restes), sont les vestiges d’un important personnage ou les témoignages d’un grand événement : ossements, morceaux de vêtements, instruments de supplice (pour les martyrs), morceaux de bannières portées lors de batailles illustres, pages manuscrites, etc. Parmi les reliques les plus importantes du christianisme se trouvent les morceaux de la vraie Croix, possédés par de nombreuses cathédrales, et la Couronne du Christ (ou seulement ses épines) pour qui Louis IX fit édifier la Sainte-Chapelle de Paris. Le trafic des reliques, auxquelles on prêtait des pouvoirs miraculeux, tint une place importante dans l’économie médiévale. Le protestantisme proscrivit rigoureusement le culte des reliques. La dévotion envers les reliques est également très forte dans les religions asiatiques où elles sont l’objet de nombreux pèlerinages : outre des témoignages du passage terrestre de Bouddha, les reliques du sage Atisha (« le noble maître », l’un des grands saints du bouddhisme tibétain, auteur de La Lampe qui montre le chemin de l’éveil, mort en 1054) sont pieusement conservées au Tibet dans le monastère de Ne-thang, où elles attirent de nombreux pèlerins. Dès les premiers siècles, l'autel surmontait les reliques d'un saint. On mettait les corps ou les restes d’un martyr ou d’un saint dans une petite construction, appelée "confession", crypte de petites dimensions, enterrée d’une partie de sa hauteur, qui supportait l’autel. Au Moyen Âge, l’Église exigea que tout autel consacré contînt une ou plusieurs reliques. Aujourd'hui encore on place des reliques dans l'autel, dont la masse est appelée le "tombeau" de l'autel. En 787, le deuxième concile de Nicée, septième concile œcuménique, décréta : « Ceux (...) qui ôtent quelque chose de ce que l’on conserve dans l’église, l’Évangile, la croix, les images, ou les reliques des saints martyrs ; qui profanent les vases sacrés, ou les vénérables monastères : nous ordonnons qu’ils soient déposés, s’ils sont évêques ou clercs ; et excommuniés, s’ils sont moines ou laïques. » (7e session) En 1084, le concile de Constantinople approuva la vénération des reliques. En 1274, le deuxième concile de Lyon, quatorzième concile œcuménique, interdit la vénération des reliques récentes non encore authentifiées. En 1543, dans son Traité des reliques, le théologien protestant, Jean Calvin (Jehan Cauvin, 1509-1564) dénonça la multiplication des objets (quatorze clous de la Croix, quatre couronnes d’épines, etc.). Le concile de Trente, dix-neuvième concile œcuménique (1545-1563), décréta : " Le concile enjoint au clergé de veiller à ce que les enfants reçoivent au baptême le nom d’un saint qui leur servira de modèle. Il autorise la pratique de la vénération des reliques et formule des règles destinées à s’assurer de leur authenticité (de nombreuses reliques fantaisistes provenaient de Constantinople depuis le Xe siècle : prépuces de Jésus, cordon ombilical, gouttes de lait de la Vierge, bout de crèche, morceaux des pains multipliés par Jésus, poils de la barbe de Noé, etc.). Que penser de ces reliques de la circoncision de Jésus encore vénérées à l'époque moderne : un couteau à Compiègne, des linges maculés de sang [abbaye de Coulombs (Eure et Loir), cathédrale de Poitiers, Hildesheim (Allemagne), Anvers (Belgique)] et même plusieurs prépuces : 1 à Calcata en Italie (volé en 1983), 1 à Rome, 1 à Chartres, 1 à Anvers et 1 au Puy-en-Velay ? Vies de saints Les premières vies de saints furent rédigées pour ces commémorations annuelles, et des recueils en furent composés pour l'utilisation liturgique. Avec le temps, certains saints quittèrent le niveau simplement local et vinrent enrichir des calendriers plus généraux, tels que le Martyrologe romain ou le Synaxaire de Constantinople. Hagiographie Née de l'importance donnée au Moyen Âge à la vénération due aux saints de l'Église chrétienne, l'hagiographie, texte biographique relatant la vie d'un saint (hagies : saint en grec), trouve ses sources principales dans les Actes des martyrs, dans les différents martyrologes et ménologes (calendriers des martyrs de l'Église byzantine), ainsi que dans les enquêtes et les bulles de canonisation. Martyrologes Le Martyrologe d'Eusèbe de Césarée (265-340, évêque de Césarée en Palestine) traduit en latin par Jérôme (345-419) fut célèbre dans les premiers siècles de l'Église. On connaît aussi le Martyrologe de Bède (dit le Vénérable, moine anglo-saxon, 672-735) continué par Florus (diacre de Lyon du IXe siècle), ceux de Raban Maur (780-856, abbé de Fulda et archevêque de Mayence), de Oengus (Angus) le Culdee (évêque-abbé de Tamlact près de Dublin, +824), de Wandelbert de Prüm (moine du diocèse de Trèves) publié vers 848, d'Adon (archevêque de Vienne sur le Rhône de 859 à 875) composé sur l'ordre de Charles le Chauve et publié en 858, d'Usuard (moine à Saint-Germain-des-Prés entre 841 et 847) terminé vers 860 1, de Notker (moine de Saint-Gall) publié en 894, du chroniqueur Dithmar (évêque de Merseburg +1018), de Nevelon (moine de Corbie) vers 1089, d'Augustin Bellin de Padoue, de Georgii Vespucci publié à Florence en 1486, de François Maruli (Maurolycus) publié en 1568, de Van der Meulen dit Molanus (1533-1585) paru en 1573 et de Pierre Galesini (protonotaire apostolique) publié en 1578. Les Protestants ont aussi les leurs : ceux de Fox, de Bray et de Clarke. Damase I, pape de 366 à 384, ami d'Ambroise et de Jérôme, son secrétaire, à qui il commanda la Vulgate, entreprit un recensement précis des tombes des martyrs romains, restaura les catacombes et créa systématiquement des sanctuaires souterrains pour mettre en valeur ces tombes et permettre aux pèlerins de les vénérer. Il rédigea pour chacun des martyrs une notice plus ou moins longue résumant son histoire comme celle figurant sur le célèbre tombeau du jeune martyr Tarcisius. Ces textes furent gravés par le calligraphe officiel du pape, Furius Dyonisius Philocalus, qui, lui-même, en signa plusieurs. Jacques de Voragine, archevêque de Gênes rédigea, entre 1250 et 1280, La Légende dorée (Legenda aurea), vaste compilation d’histoires des vies et des martyres de saints mêlées d’épisodes de la vie du Christ. En 1568, le Martyrologe romain fut refondu et sa première véritable édition parut. Grégoire XIII confia au cardinal Baronius la rédaction définitive du Martyrologe Romain (1586). En 1607, le père Héribert Rosweyde (1569-1629), jésuite d’Anvers, dressa une liste de treize cents vies de saints. Il édita, en 1615, un important recueil de vies de saints moines des premiers siècles, les Vitae patrum. La masse de notes et de copies qu’il laissa à sa mort, en 1629, furent confiées à un autre jésuite belge, Jean Bolland (1596-1665), dit Johannes Bollandus, lequel modifia les projets de son prédécesseur et décida d’imprimer tous les textes et tous les renseignements concernant les saints classés selon les jours de leurs fêtes. Cela valut à Bolland d’être considéré comme le fondateur de l’entreprise à laquelle il a laissé son nom. Il s’adjoignit un autre jésuite, Godefroid Henskens, dit Henschenius (1601-1681). En 1643, Bolland et Henskens publièrent à Anvers le premier volume des Acta sanctorum, recueils de vies de saints, sous forme de calendrier. En 1659, un troisième jésuite entra dans l’équipe, Daniel Papebroch, dit Papenbrochius (1628-1714). Plus encore que ses deux aînés, celui-ci appliqua une méthode critique qui fit l’admiration des contemporains. Cependant certaines affirmations de Papebroch suscitèrent une controverse avec les Bénédictins. Puis, quand il démolit les légendes relatives à l’origine de l’ordre des Carmes, ceux-ci exprimèrent tant de réclamations qu’ils obtinrent la condamnation des Acta sanctorum par l’Inquisition espagnole, sentence qui ne fut pas reprise par le Saint-Office. En 1837, des jésuites belges reconstituèrent la Société des bollandistes. A partir de 1876, le père Charles de Smedt (1831-1911) fit appliquer les principes de la critique moderne. Tous les textes concernant les saints furent édités avec leurs variantes et leurs remaniements de manière à permettre de faire non seulement l’histoire des saints, mais aussi celle de leur légende. En 2001, l’Eglise catholique publia une nouvelle édition du Martyrologe. Représentation et attributs des saints Peints ou sculptés, les saints sont représentés avec leurs attributs : Abbé bénédictin avec sa crosse : Gilles. Abbesse bénédictine avec parfois le livre de la Règle sur lequel sont disposés deux yeux : Odile. Abbesse avec un calice, un lis et un ostensoir : Claire. Agneau : Agnès. Agneau (homme vêtu d'une peau de mouton tenant un) : Jean-Baptiste. Aigle : Jean l'Évangéliste. Aigle survolant la tête d'un homme : Médard. Ailes (Homme avec des) : Matthieu. Ancre (pape avec sa tiare et une) : Clément Ange avec un poisson : Raphaël. Ange (Femme accompagnée d'un) : Dorothée. Ange tenant un lis : Gabriel. Ange tenant une balance : Jonas. Ange tenant un rouleau ou un livre : Uriel. Ange tenant une épée flamboyante : Jophiel. Ange portant une couronne d'épines et un roseau : Haniel Ange terrassant un dragon : Michel. Araignée avec calice : Conrad Balai : Marthe, Pétronille Balance (ange tenant une) : Jonas. Bannière avec sept étoiles (militaire aux cheveux crépus, en armure, tenant une épée et une) : Maurice. Barbe : portée par les frères convers ou lais. Bâton : Barthélemy ou Jacques le Mineur. Bâton en forme de T : Antoine. Bâton et épi de blé ; Gaudérique. Bêche : Fiacre. Bergère tenant un cierge qu'un diable essaie d'éteindre : Geneviève. Biche : Gilles. Blé (en gerbe, avec serpe et paire de bœufs) : Isidore Bœuf ou taureau : Luc Bœufs (paire de) : Isidore Bourdon (bâton de pèlerin) et coquilles : Jacques le Majeur, Roch. Bouteille de parfum : 3 saintes femmes dont Marie-Madeleine Brebis : les Justes. Bure franciscaine (la), un livre, l'Enfant Jésus, une mule, des poissons, un cœur enflammé, un lys : Antoine de Padoue. Cabestan (homme aux intestins enroulés autour d’un) : Elme. Cailloux (Evêque tenant, dans la main gauche, les Evangiles sur lesquels sont posés trois petits) : Liboire évêque du Mans (+390) Calice (abbesse avec un), un lis et un ostensoir : Claire Calice ou coupe (d'où sort un dragon ou un serpent) : Jean l'évangéliste (en souvenir du poison qu’il but sans dommage). Calice avec araignée : Conrad Calice (un) dans la main, une colombe tout près de l'oreille, et un rouleau : Thomas d'Aquin Cavalier perçant de sa lance un dragon : Georges. Cavalier partageant son manteau : Martin. Cerf : Eustache. Cerf dont les bois sont surmontés d’une croix (avec parfois un cor) : Hubert. Chaîne (diable tenu en laisse avec une) par un diacre : Bernard de Menthon. Chapelet : Dominique. Charrue : Isidore Chaudière (homme dans une) : Jean à la Porte latine. Chien léchant les plaies d’un pèlerin ou tenant un pain dans la gueule : Roch Chien noir et blanc portant une torche allumée avec un moineau à ses côtés : Dominique. Chirurgie (instruments de) : Côme et Damien. Ciboire surmonté d'une hostie et tour : Barbe Cierge allumé (tenu par une bergère) que le diable cherche à éteindre : Geneviève. Cierges croisés (deux) tenus en main par un homme : Blaise de Sébaste Clés (deux) : Pierre. Clés (trousseau) : Marthe Clés (trousseau suspendu à la ceinture) : Zita Clochette brisée : Benoît. Clous (homme soumis au supplice des) : Quentin. Clous de la Crucifixion (impératrice tenant une croix ou les) : Hélène. Cochon : Antoine le Grand ![]() Antoine et son cochon 2 Cœur enflammé (un), une mule, la bure franciscaine, un livre, l'Enfant Jésus, des poissons, un lys : Antoine de Padoue. Cœur enflammé percé de flèches : Augustin Coeur avec une flamme ou monogramme JHS surmonté de 3 clous : Ignace de Loyola. Colombe posée sur l'épaule d'un pape : Grégoire Ier. Colombe perchée sur les épaules d'un évêque : David. Colombe sortant de la bouche (femme avec une) et les seins coupés : Julie. Colombe (un calice dans la main, une) tout près de l'oreille, et un rouleau : Thomas d'Aquin Colombe (évêque de Rome avec une épée et une) ou une massue et une colombe : Fabien. Coq : Pierre. Coquillage (enfant avec un) : Augustin Coquille Saint-Jacques (avec chapeau et bourdon : bâton de pèlerin) : Jacques le Majeur Cor : Hubert Corbeau : Benoît. Corbeille (femme portant une) avec une épée à terre : Dorothée. Cornes (tables de la Loi portées par un homme barbu avec des) : Moïse Corps nu (petit) : un petit corps nu sans sexe figure une âme ; plusieurs de ces petits corps tenus dans un linge par un vieillard sont des âmes bienheureuses dans le sein d'Abraham. Couronne : martyr Couronne (deux hommes en costume persan avec turban ou) : Abdon et Sennen. Couronne d'épines (homme portant une) : Acace d'Antioche Couronne d'épines (ange portant une) et un roseau : Haniel Couteau : Barthélemy. Crochet de fer, flèches et serpents : Christine de Tyr. Croix : Hélène Croix (homme tenant une) : Philippe, Matthias Croix en X (depuis le XIVe siècle en sautoir) : André Croix inversée : Pierre Croix tenue par une femme devant un dragon : Marguerite (ou Marina) ou Marthe. Croix (impératrice tenant une) ou les clous de la Crucifixion : Hélène. Cruche : Zita. Crucifix ailé (moine marchant sur un globe ; avec un), des rayons et des stigmates : François d'Assise. Cygnes (évêque avec des) à ses côtés et des colonnes de lumière au-dessus de lui : Cuthbert. Démon (diacre foulant aux pieds le) : Cyriaque Dent (dans une tenaille) ou dents brisées : Apolline Diable cherchant à éteindre un cierge allumé tenu par une bergère : Geneviève. Diable tenu en laisse avec une chaîne par un diacre : Bernard de Menthon. Diacre foulant aux pieds le démon : Cyriaque. Dominicain (habit de) : Dominique Dragon (archange terrassant un) : Michel. Dragon (cavalier perçant de sa lance un) ou dragon aux pieds d'un cavalier : Georges. Dragon avec une femme tenant une croix : Marguerite (ou Marina) d'Antioche ou Marthe. Dragon (calice ou coupe d'où sort un) : Jean l'évangéliste (en souvenir du poison qu’il but sans dommage). Dragons (évêque avec les pieds entourés de serpents ou de) : Patrick. Eglise (impératrice tenant une maquette d') : Hélène. Enclume : Éloi. Enfant avec un coquillage : Augustin Enfant couché pour être immolé : Isaac (sacrifice d'Abraham). Enfant (Jésus) sur les épaules d'un géant : Christophe ou Christophore Enfant Jésus (l'), la bure franciscaine, un livre, une mule, des poissons, un cœur enflammé, un lys : Antoine de Padoue. Enfants massacrés : les Saints Innocents Enfants (3) dans un saloir et un évêque ou 3 enfants sortant d’une cuve : Nicolas. Epée ou glaive : divers saints et saintes, notamment Foy, Matthias, Abdon et Sennen, Barbe, Cyprien, etc. Epée à terre et femme portant une corbeille : Dorothée. Epée à double tranchant : Paul. Epée avec fouet et 2 hommes : Gervais et Protais Epée et palme : Valentin ; martyrs. Epée (évêque de Rome avec une) et une colombe ou une massue et une colombe : Fabien. Epi de blé et bâton : Gaudérique. Epine de la couronne du Christ plantée dans son front : Rita. Equerre : Thomas, quelquefois Matthieu. Evangiles sur lesquels sont posés trois petits cailloux (Evêque tenant, dans la main gauche, les) : Liboire évêque du Mans (+390) Evêque avec des cygnes à ses côtés et des colonnes de lumière au-dessus de lui : Cuthbert. Evêque avec les pieds entourés de serpents ou de dragons : Patrick. Evêque avec un ours et le soleil au-dessus de la tête : Colomban. Evêque avec un ours portant son bagage : Corbinien. Evêque (colombe perchée sur les épaules d'un) : David. Evêque de Rome avec une épée et une colombe ou une massue et une colombe : Fabien. Evêque de Rome tenant une grappe de raisin : pape Urbain Ier. Evêque debout entre 3 pucelles et 3 clergeons : Nicolas. Evêque et épée : Cyprien. Evêque et 3 enfants dans un saloir ou sortant d’une cuve : Nicolas. Evêque portant sa tête coupée : Denis, Nicaise. Evêque tenant, dans la main gauche, les Évangiles sur lesquels sont posés trois petits cailloux : Liboire évêque du Mans (+390) Femme accompagnée d'un ange et portant une couronne de fleurs ou portant une corbeille, avec une épée à terre : Dorothée. Femme accompagnée d’une fillette : Ursule. Femme apprenant à lire à sa fille : Anne (mère de Marie). Femme aux cheveux longs, à la riche toilette, avec un pot d'onguents ou un vase de parfum : Marie-Madeleine. Femme avec une colombe sortant de la bouche et les seins coupés : Julie. Femme avec un trousseau de clefs suspendu à sa ceinture et tenant une cruche ou portant sac et clé, ou encore avec des pains et des fleurs : Zita Femme couronnée avec épée, palme, livre, roue et l'empereur à ses pieds : Catherine d'Alexandrie. Femme tenant une croix devant un dragon : Marguerite (ou Marina) ou Marthe. Fers brisés : Léonard. Filet : Blandine. Fillette à laquelle sa mère apprend à lire : Marie et Anne Fillette (femme accompagnée d’une) : Ursule. Flèches : Christine de Tyr. Flèches (cœur enflammé percé de) : Augustin. Flèches (homme nu percé de) : Sébastien. Fleurs (femme accompagnée d'un ange et portant une couronne de) : Dorothée. Fleurs (femme portant des) : Zita. Fleuves (quatre) : les évangélistes, les fleuves du paradis. Fouet (deux hommes avec épée et) : Gervais et Protais Géant portant un enfant sur ses épaules : Christophe. ![]() Christopherus 3 Globe (moine marchant sur un) ; avec un crucifix ailé, des rayons et des stigmates : François d'Assise. Gril : Blandine. Gril (homme tenant un gril ou couché dessus) : Laurent. Hache : Matthias, Matthieu. Hache viking : Olaf. Hallebarde : Matthias, Thaddée ou Jude. Harpe : David Homme ailé : Matthieu. Homme attaché au poteau de torture et soumis au supplice des clous ou homme assis, un clou dans chaque épaule : Quentin Homme au milieu de lions : Daniel. Homme aux intestins enroulés autour d’un cabestan : Elme. Homme barbu avec des cornes et portant les tables de la Loi : Moïse Homme dans une chaudière : Jean à la Porte latine. Homme déchirant la gueule d'un lion : Samson. Homme dénudé et décharné : François d’Assise Homme guérissant une jeune fille ou tenant une épée et une palme : Valentin Homme jeune et imberbe : Jean le disciple bien-aimé Homme, accompagné d'un chien, montrant son bubon de lèpre à la cuisse : Roch. Homme noir en costume d’officier romain : Maurice Homme nu percé de flèches : Sébastien. Homme portant un poisson : Tobie. Homme portant une couronne d'épines : Acace d'Antioche Homme tenant un gril ou couché dessus : Laurent. Homme tenant une croix : Philippe l'apôtre, Matthias Homme tenant une épée et une palme, symboles de son martyre, ou guérissant une jeune fille : Valentin Homme tenant 2 cierges croisés : Blaise de Sébaste Homme vêtu de peaux tenant un agneau : Jean-Baptiste. Hommes (deux) en costume persan avec turban ou couronne : Abdon et Sennen. Hommes (deux) avec épée et fouet : Gervais et Protais Hommes (deux) avec besace, large chapeau et bâton en main : Fromond et Wendelin. Hostie (tour et ciboire surmonté d'une) : Barbe Impératrice tenant une croix ou les clous de la Crucifixion ou une maquette d'église : Hélène. Intestins enroulés autour d’un cabestan (homme aux) : Elme. Jeune fille portant ses seins sur un plat : Agathe JHS surmonté de 3 clous : Ignace de Loyola. Lance : Thomas, Matthias. Lance (cavalier perçant un dragon de sa) : Georges. Lèpre (homme, accompagné d'un chien, montrant son bubon de lèpre à la cuisse) : Roch. Lion : Marc, Abdon et Sennen, Blandine Lion (vieillard amaigri, près d'un) : Jérôme. Lion (homme déchirant la gueule d'un) : Samson. Lions (homme au milieu de) : Daniel. Lions : Ignace Lis (un), une mule, la bure franciscaine, un livre, l'Enfant Jésus, des poissons, un cœur enflammé : Antoine de Padoue. Lis (abbesse avec un calice, un) et un ostensoir : Claire Lis (ange tenant un) : Gabriel. Livre : Jésus-Christ, apôtres (Matthias), évangélistes, docteurs de l'Eglise. Livre (un), la bure franciscaine, l'Enfant Jésus, une mule, des poissons, un cœur enflammé, un lys : Antoine de Padoue. Livre de la Règle sur lequel sont disposés deux yeux (abbesse avec le) : Odile. Livre (ange tenant un rouleau ou un) : Uriel. Louche : Marthe Loup : François d'Assise, Hervé Mâchoire fracassée : Apolline Manteau (cavalier partageant son) : Martin. Marmite : Marthe Marteau : Éloi. Massue : Thadée ou Jude. Massue (évêque de Rome avec une épée et une colombe ou une) et une colombe : Fabien. Militaire en armure avec le visage noir et les cheveux crépus tenant une épée et une bannière avec sept étoiles : Maurice Militaire ou cavalier partageant son manteau avec un pauvre : Martin Moine marchant sur un globe ; avec un crucifix ailé, des rayons et des stigmates : François d'Assise. Moineau (chien noir et blanc portant une torche allumée avec un) à ses côtés : Dominique. Mule (une), la bure franciscaine, un livre, l'Enfant Jésus, des poissons, un cœur enflammé, un lys : Antoine de Padoue. Oiseaux : François d'Assise. Onguents (femme aux cheveux longs, à la riche toilette, avec un pot d') ou un vase de parfum : Marie-Madeleine. Orgue : Cécile. Ostensoir (abbesse avec un calice, un lis et un) : Claire Ours : Blandine, Colomban. Ours et plume de paon : Colombe Ours portant le bagage d'un évêque : Corbinien. Pain dans la gueule (chien tenant un) : Roch Pains (femme portant des) : Zita Pains (homme portant des) : Philippe apôtre Palme : martyr. Pape avec une colombe posée sur son épaule : Grégoire Ier. Pape avec sa tiare et une ancre : Clément Ier Parfum (femme aux cheveux longs, à la riche toilette, avec un pot d'onguents ou un vase de) : Marie-Madeleine. Peau avec des bandes découpées : Crépin. Peau de bête : Barthélemy. Peau de mouton (homme vêtu d'une) : Jean-Baptiste. Peigne : Blaise. Pelle : Joachim (père de Marie). Pelle à enfourner le pain : Honoré. Pierres : Étienne. Plume de paon et ours : Colombe Poisson (ange avec un) : Raphaël. Poisson (homme portant un) : Tobie. Poissons (des), une mule, la bure franciscaine, un livre, l'Enfant Jésus, un cœur enflammé, un lys : Antoine de Padoue. Porc : Antoine le Grand. Poule : Colette Puits (de la Samaritaine), poule : Colette. Raisin (évêque tenant une grappe de) : pape Urbain Ier. Rats : Gertrude. Règle : Thomas. Reine avec insignes royaux ou religieuse avec une couronne : Radegonde Religieuse portant une couronne ou reine avec insignes royaux : Radegonde. Roi (en costume royal) : Louis Rose : Germaine Roseau (ange portant une couronne d'épines et un) : Haniel Roue brisée : Catherine d'Alexandrie. Rouleau (un calice dans la main, une colombe tout près de l'oreille, et un) : Thomas d'Aquin Sac (femme portant un) : Zita Scie : Simon. Seins sur un plateau (jeune fille portant ses) : Agathe. Seins coupés (femme avec une colombe sortant de la bouche et les) : Julie. Serpe : Isidore Serpent (calice ou coupe d'où sort un) : Jean l'évangéliste (en souvenir du poison qu’il but sans dommage). Serpents : Christine de Tyr. Serpents (évêque avec les pieds entourés de) ou de dragons : Patrick. Soleil au-dessus de la tête (évêque avec un ours et le) : Colomban. Stigmates : François d'Assise. T (bâton en forme de T) : Antoine. Tables de la loi (Homme barbu avec des cornes et portant les) : Moïse. Taureau : Luc, Sylvestre, Blandine Tenailles avec dent : Apolline Tête coupée : Jean-Baptiste. Tête coupée (évêque portant sa) : Denis, Nicaise. Tiare (vieillard coiffé de la) : Dieu le Père. Tiare (pape avec une ancre et coiffé de sa) : Clément Tiare (homme coiffé d'une ... et tenant des clés) : Pierre Torche allumée (chien portant une) : Dominique. Tour et ciboire surmonté d'une hostie, éclair, livre, épée, couronne ou palme de martyre : Barbe Trèfle (feuille de) : Patrick. Turban (deux hommes en costume persan avec couronne ou) : Abdon et Sennen. Verge fleurie : Joseph. Veuve avec ceinture et voile entourée de moines augustiniens : Monique (mère d'Augustin). Vieillard amaigri, près d'un lion : Jérôme. Vieillard coiffé de la tiare : Dieu le Père, Pierre. Vieillard tenant dans un linge plusieurs petits corps nus (âmes bienheureuses dans le sein d'Abraham). Vin (évêque avec du) et des raisins : Urbain Ier Voile (Jeune fille portant un) : vierge. Yeux sur un plat : Lucie. Yeux (abbesse avec le Livre de la Règle sur lequel sont disposés deux) : Odile. Citations et proverbes Les saints ressemblent à un jardin dont les arbres portent des fruits variés, tout en étant arrosé par la même eau. De fait autre est l’activité de tel saint, autre celle d’un autre, mais c’est un seul Esprit qui agit en eux tous. [Sentences des Pères du Désert ou Apophtegmes des Pères du désert (Apophtegma Patrum), IVe siècle. Ed. Solesmes] Veuille, en effet, votre charité le comprendre, nous n'élevons pas d'autel à Etienne en ce lieu, mais des reliques d'Etienne nous faisons un autel à Dieu. Dieu les aime, ces autels ; et si vous me demandez pourquoi, c'est que la mort des saints est précieuse devant lui. Pour obéir à Dieu, l'âme invisible a quitté sa maison visible ; mais cette maison, Dieu la garde : et il trouve sa gloire dans les honneurs rendus par nous à cette chair inanimée ; et lui donnant la vertu des miracles, il la revêt de la puissance de sa divinité. » (Augustin d'Hippone + 430, Sermo CCCXVIII, de Stephano Mart. V). Puissante armée des saints, troupe bienheureuse des apôtres et évangélistes, des martyrs, des confesseurs, des docteurs, des anachorètes et des moines, des prêtres, des saintes femmes et des vierges pures, priez sans cesse pour nous misérables pécheurs. Tendez-nous une main secourable, détournez de nos têtes coupables la justice irritée de Dieu ; faites entrer par vos prières notre frêle navire dans le port de la bienheureuse éternité. (Texte attribué à Augustin d'Hippone) Ils décident en commun de piétiner les sentiments du monde et de s’attacher à Dieu. Ils ont hâte de voir la face de celui qu’ils ont servi. C’est par amour pour lui qu’ils ont méprisé le temps qu’il leur restait à vivre et qu’ils fuient la vie présente comme un délai haïssable. (Euloge de Tolède + 859, Vie des martyrs de Cordoue) Elle nous attend, cette Église des premiers-nés, et nous n'y prêtons pas attention. Ils nous désirent, les saints, et nous n'en faisons guère de cas. Ils comptent sur nous, les justes, et nous restons indifférents. Réveillons-nous enfin, frères, ressuscitons avec le Christ, recherchons les réalités d'en haut, goûtons ces réalités. Désirons ceux qui nous désirent, accourons vers ceux qui nous attendent, empressons-nous de rejoindre par les vœux de notre esprit ceux qui comptent sur nous (...) Il est de notre intérêt, non de l’intérêt des saints, que nous honorions leur mémoire. Penser à eux, c’est en quelque sorte les voir. De la sorte, nous sommes transportés par notre fine pointe spirituelle vers la Terre des Vivants. (Bernard de Clairvaux 1090-1153) Ce n’est pas en paradis que se fabriquent les saints. C’est sur terre. (Paroles de sagesse de Joseph de Cupertino + 1663) C'est dans la fidélité au Christ et jusqu'à lui donner sa vie, que l'Église trouve son unité fondamentale, par delà les dissensions, les divergences, les séparations. L'oecuménisme du martyre est le témoignage de l'unité (...) Le sang des martyrs est semence de vie parce qu’il se mêle au sang rédempteur du Christ qui s’est offert pour nous. A leur tour, ils ont donné leur vie pour la vérité, et le témoignage de leur fidélité nous incite à notre tour à vivre tout au Christ. (Lectionnaire Emmaüs) Chacun devrait avoir un Saint que lui soit familier, pour le sentir proche par la prière et son intercession, mais aussi pour l'imiter. Pour cela, nous devons connaître plus de Saints, à commencer par celui dont vous portez le nom, en lisant sa vie et ses écrits : ils deviendront de bons guides pour aimer encore plus le Seigneur et des soutiens valables pour votre croissance humaine et chrétienne. Comme vous le savez, moi aussi, je suis lié de manière particulière à quelques figures de Saints : parmi celles-ci, outre Saint Joseph et saint Benoît dont je porte le nom, et d'autres, il y a Saint Augustin, que j'ai eu le grand don de connaître, pour ainsi dire, de près à travers l'étude et la prière et qui est devenu un bon "compagnon de voyage" dans ma vie et dans mon ministère. (Benoît XVI, 25 août 2010) A chaque saint sa chandelle. Comme on connaît les saints, on les honore. Selon le saint, l’encens. Saint qui ne guérit rien, n'a guère de pèlerins. Il n'est si petit saint qui ne veuille avoir son offrande. Il n'est miracle que de vieux saints. La fête passée, adieu le saint. Notes : 1 Le Martyrologe d’Usuard fut terminé vers 860. Son voyage en Espagne en 858 lui permit l’insertion des saints espagnols dans son ouvrage. 2 Gravure sur acier d'un anonyme (Cologne, 1470 à 1480) 3 Gravure de Meister E. S., Haut-Rhin, seconde moitié du 15e siècle (Furnologia) Voir : - Toussaint - Liste des saints : A ; B ; C ; D ; E ; F ; G ; H-I ; J ; K-L ; M ; N-O ; P ; Q-R ; S ; T ; U-V-W-X-Y-Z Sources Auteur : Jean-Paul Coudeyrette Référence publication : Compilhistoire ; reproduction interdite sans autorisation. Date de mise à jour : 27/04/2012 |